Informations mondiales sur les phénomènes aériens non identifiés, OVNI – UAP -UFO -PAN – MOC
Edité par le Groupe d’Etudes des Objets Spatiaux de France – G.E.O.S. France – A.S.B.L.. Parue au journal officiel de la République Française le 5 juin 1969
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Il ne s’agit ni d’une blague, ni d’un canular, ni d’un signe d’instabilité mentale, ni d’une tentative de stimuler le tourisme local en attirant les curieux, a insisté aujourd’hui l’agence de presse soviétique TASS lors de discussions sur ce qu’elle a qualifié de visite extraterrestre dans le sud de la Russie.
Photo : représentation imaginaire de l’humanoïde observé.
Les habitants de la ville de Voronej ont affirmé aujourd’hui que des créatures extraterrestres longilignes à trois yeux avaient bel et bien atterri dans un parc local et s’étaient promenées, et que le reportage apparemment fantastique diffusé lundi par l’agence de presse officielle TASS était absolument vrai.
« Ce n’était pas une illusion d’optique », a déclaré le lieutenant Sergei A. Matveyev du commissariat de police du district de Voronej, qui a affirmé lors d’un entretien téléphonique avoir vu l’atterrissage de l’OVNI le 27 septembre.
Le lieutenant Matveyev a avoué n’avoir pas vu les extraterrestres, mais a affirmé avoir aperçu le vaisseau spatial : « C’était assurément un corps volant dans le ciel », se déplaçant silencieusement à très grande vitesse et à très basse altitude. « Tout est possible. »
Pour être honnête, le lieutenant Matveyev a déclaré qu’il était lui-même un peu sceptique lorsqu’il a vu l’objet pour la première fois. « Je me suis dit que je devais être vraiment fatigué », a-t-il dit. « Mais je me suis frotté les yeux et ça n’a pas disparu. Alors je me suis dit qu’à notre époque, tout est possible. »
Utilisant le ton sensationnaliste qui a récemment contaminé la très sérieuse agence de presse TASS, celle-ci a fourni aujourd’hui de nouveaux détails sur l’atterrissage d’un OVNI à Voronej, une ville située à environ 480 kilomètres au sud-est de Moscou.
Selon l’agence TASS et un article paru aujourd’hui dans le journal Sovetskaya Kultura, deux garçons et une fille d’une école locale – Vasya Surin, Zhenya Blinov et Yuliya Sholokhova – jouaient dans un parc par une douce soirée du 27 septembre lorsque, soudain, à 18h30, « ils ont aperçu une lueur rose dans le ciel, puis une sphère d’un rouge profond » d’une dizaine de mètres de diamètre. Une foule s’est rassemblée et « on pouvait clairement voir une trappe s’ouvrir dans la partie inférieure de la sphère et une forme humanoïde à l’intérieur ». Un regard figé.
La créature à trois yeux, mesurant environ trois mètres de haut et élégamment vêtue d’une salopette argentée et de bottes en bronze, avec un disque sur la poitrine, disparut, puis atterrit et sortit pour une promenade avec un compagnon et un robot.
Les extraterrestres semblaient communiquer entre eux, produisant l’apparition mystérieuse d’un triangle brillant, et activèrent le robot d’un simple contact.
Terrifié, un garçon se mit à hurler, mais, selon Tass, le regard des yeux brillants de l’extraterrestre le réduisit au silence et le paralysa.
Après une brève disparition, les trois revinrent, mais cette fois, l’un des « humanoïdes » avait à ses côtés ce qui ressemblait à une arme : un tube d’environ soixante centimètres de long qu’il pointa vers un garçon de seize ans. Le garçon, dont le nom n’était pas mentionné dans le rapport, disparut aussitôt, mais réapparut après que l’extraterrestre fut monté dans la sphère.
Vladimir A. Moiseyev, directeur du département régional de la santé, a déclaré lors d’un entretien téléphonique que malgré les informations faisant état d’une peur généralisée dans la ville, aucun des témoins n’avait sollicité d’aide médicale. Il a toutefois ajouté : « Nous prévoyons bien sûr d’examiner les enfants. » Aucune explication n’a été fournie quant à la raison pour laquelle, deux semaines plus tard, cet examen n’avait toujours pas eu lieu. Le rapport a été pris au sérieux.
M. Moiseyev, à l’instar d’autres autorités de Voronej, des rédacteurs de l’agence TASS et de nombreux lecteurs, a pris ce rapport au sérieux, le considérant comme un phénomène scientifique majeur. « Aucun renfort n’est affecté à la patrouille de la zone, car le service manque d’effectifs », a déclaré l’officier de permanence du ministère de l’Intérieur local, qui a souhaité rester anonyme et n’a donné que son nom de famille, Larin. Il a toutefois précisé que des troupes seraient déployées « si les faits se reproduisent ».
Le correspondant de Tass couvrant l’affaire des mystérieux visiteurs de Voronej, Vladimir V. Lebedev, semblait insulté que quiconque puisse traiter cette histoire autrement qu’avec le sérieux total que lui accordait l’agence.
Lors d’un entretien téléphonique, M. Lebedev a décrit ses conversations avec des dizaines de témoins et des experts ayant examiné les preuves et interrogé les enfants. Il a indiqué qu’il y avait eu environ trois atterrissages de l’OVNI entre le 23 et le 29 septembre.
Dernièrement, et non encore relayé par l’agence TASS, M. Lebedev a déclaré que Genrikh M. Silanov, directeur du Laboratoire géophysique de Voronej, avait demandé aujourd’hui aux enfants de dessiner ce qu’ils avaient vu. Des dessins similaires auraient été réalisés.
Bien qu’isolés les uns des autres, a-t-il déclaré, les enfants ont tous dessiné un objet en forme de banane qui a laissé dans le ciel la trace de la lettre X. De telles descriptions, a précisé M. Silanov, étaient considérées comme typiques des OVNI dans un article de 1976 du magazine américain Saga, aujourd’hui disparu. M. Silanov a indiqué aujourd’hui qu’une roche qui aurait été trouvée sur le site et décrite comme n’étant pas d’origine terrestre était en réalité une forme d’hématite, que l’on trouve dans diverses régions de l’Union soviétique.
Bien qu’il n’ait pas été témoin des faits, M. Lebedev a déclaré s’être rendu sur place. « Les traces étaient encore visibles », a-t-il affirmé. « Je pouvais distinguer des trous de forme nette qui ressemblaient à des empreintes d’éléphant. »
Il a indiqué que ses reportages depuis Voronej se poursuivraient.
L’armée de l’air américaine a confié aux Archives nationales les dossiers du projet BLUE BOOK relatifs aux enquêtes sur les objets volants non identifiés. Le projet BLUE BOOK a été déclassifié et les documents sont consultables dans notre salle de recherche.
Le projet a pris fin en 1969 et nous ne disposons d’aucune information sur les observations postérieures à cette date
Les Archives nationales ont reçu de nombreuses demandes de renseignements concernant des documents identifiés comme « MJ12 » et « Document d’information : Opération Majestic 12 ». Nous avons effectué des recherches approfondies dans les archives de l’US Air Force et de l’état-major interarmées que nous conservons afin d’identifier ces documents. Les bibliothèques Truman et Eisenhower ont également consulté leurs fonds pour rechercher toute référence à ces documents ou des copies de ceux-ci. Par ailleurs, les archives du Conseil de sécurité nationale (NSC) des administrations Truman et Eisenhower sont conservées par les Archives nationales. Des recherches ont été menées dans les index des documents de politique générale et des procès-verbaux des réunions du NSC, sous les termes suivants : MJ-12, Majestic, objets volants non identifiés, OVNI, soucoupes volantes, entités biologiques extraterrestres et Aquarius. Toutes ces recherches se sont révélées infructueuses, à l’exception d’une note de service adressée au général Twining par Robert Cutler, assistant spécial du président, intitulée : « Projet d’études spéciales NCS/MJ-12 », datée du 14 juillet 1954. Cette note, d’une seule page, mentionne une réunion d’information prévue le 16 juillet. Elle ne précise ni la nature du MJ-12, ni l’objet de cette réunion.
Rapport de référence du projet BLUE BOOK
Les documents textuels du Projet BLUE BOOK (documents relatifs aux enquêtes sur les objets volants non identifiés), à l’exception des noms des personnes impliquées dans les observations, sont désormais accessibles à la recherche aux Archives nationales. Ces documents comprennent environ 0,056 m³ de dossiers administratifs ou de projets non classés, 1,05 m³ de dossiers d’enquêtes classant les observations individuelles par ordre chronologique, et 0,085 m³ de documents relatifs à l’Office of Special Investigations (OSI), classés par ordre chronologique, par district de l’OSI et par commandement outre-mer. Un mètre cube de documents représente environ 2 000 pages. Les instruments de recherche comprennent un catalogue des dossiers de projets et un index des observations individuelles, classées par date et lieu.
L’accès aux notices textuelles du BLUE BOOK se fait grâce à 94 bobines de microfilm 35 mm (T-1206) conservées dans la salle de lecture des microfilms des Archives nationales. La première bobine contient la liste du contenu de l’ensemble des bobines ainsi que les instruments de recherche. Les photographies disséminées parmi les notices textuelles ont également été microfilmées séparément sur les deux dernières bobines.
Les films de cinéma, les enregistrements sonores et certaines photographies sont conservés par la Motion Picture & Sound & Video Branch (NNSM) et la Still Picture Branch (NNSP).
Fiche d’information de l’US Air Force concernant les OVNI et le Projet BLUE BOOK
Vous trouverez ci-dessous une copie de la fiche d’information de l’US Air Force distribuée par la base aérienne de Wright-Patterson en janvier 1985.
Division des affaires publiques de l’armée de l’air des États-Unis base aérienne Wright-Patterson, Ohio 45433
OVNIs et PROJET BLUE BOOK
Le 17 décembre 1969, le secrétaire de l’armée de l’air annonça la fin du projet BLUE BOOK, le programme de l’armée de l’air consacré à l’étude des OVNI.
De 1947 à 1969, 12 618 observations ont été signalées au Projet Blue Book. Parmi celles-ci, 701 demeurent non identifiées. Le projet était basé à la base aérienne de Wright-Patterson, dont le personnel ne reçoit, ne documente ni n’enquête plus sur les signalements d’OVNI.
La décision d’interrompre les enquêtes sur les ovnis s’est fondée sur l’évaluation d’un rapport préparé par l’Université du Colorado intitulé « Étude scientifique des objets volants non identifiés » ; sur un examen du rapport de l’Université du Colorado par l’Académie nationale des sciences ; sur des études antérieures sur les ovnis et sur l’expérience de l’armée de l’air en matière d’enquêtes sur les signalements d’ovnis au cours des années 40, 50 et 60.
Suite à ces enquêtes, études et à l’expérience acquise grâce à l’étude des rapports d’OVNI depuis 1948, les conclusions du Projet BLUE BOOK sont les suivantes : (1) aucun OVNI signalé, étudié et évalué par l’Armée de l’air n’a jamais donné la moindre indication d’une menace pour notre sécurité nationale ; (2) aucune preuve n’a été soumise à l’Armée de l’air ou découverte par elle que les observations classées comme « non identifiées » représentent des développements technologiques ou des principes au-delà de la portée des connaissances scientifiques actuelles ; et (3) aucune preuve n’indique que les observations classées comme « non identifiées » sont des véhicules extraterrestres.
Suite à l’arrêt du projet BLUE BOOK, la réglementation de l’Armée de l’air établissant et encadrant le programme d’étude et d’analyse des OVNI a été abrogée. La documentation relative à l’ancienne enquête BLUE BOOK a été transférée définitivement au Service de référence militaire des Archives nationales et de l’Administration des documents (National Archives and Records Administration), à Washington, D.C. 20408, et est accessible au public pour consultation et analyse.
Depuis la clôture du projet BLUE BOOK, rien n’indique que l’armée de l’air américaine doive reprendre les enquêtes sur les OVNI. Compte tenu du coût considérable qu’elles ont représenté pour l’armée de l’air par le passé et des restrictions budgétaires actuelles, il est peu probable qu’elle s’implique à nouveau dans ce domaine.
Plusieurs universités et organisations scientifiques professionnelles, telles que l’Association américaine pour l’avancement des sciences (AAAS), ont examiné le phénomène OVNI lors de réunions et de séminaires périodiques. Par ailleurs, une liste d’organisations privées s’intéressant aux phénomènes aériens figure dans l’Encyclopédie des associations de Gayle (18è édition, vol. 1, p. 432-433). Cet examen rapide de la situation par des groupes privés garantit que des preuves solides ne seront pas négligées par la communauté scientifique.
Il est conseillé à toute personne appelant la base pour signaler un OVNI de contacter une organisation privée ou professionnelle (comme mentionné ci-dessus) ou de contacter les forces de l’ordre locales si elle estime que sa sécurité publique est menacée.
On affirme régulièrement, à tort, que des restes de visiteurs extraterrestres sont ou ont été entreposés sur la base aérienne de Wright-Patterson. Il n’y a jamais eu, et il n’y a toujours pas, de visiteurs ou d’équipement extraterrestres sur la base aérienne de Wright-Patterson.
Rapport de référence Majestic 12 ou « MJ-12 »
Les Archives nationales ont reçu de nombreuses demandes de documentation et d’informations concernant le « Projet MJ-12 ». Beaucoup de ces demandes portent sur une note de service de Robert Cutler au général Nathan Twining, datée du 14 juillet 1954. Ce document pose problème pour les raisons suivantes :
Le document se trouvait dans le groupe d’archives 341, à l’entrée 267. Cette série est classée par numéro d’enregistrement « Très secret ». Ce document ne porte pas un tel numéro.
Le document est classé dans le dossier T4-1846. Il ne contient aucun autre document relatif à « NSC/MJ-12 ».
Les chercheurs des Archives nationales ont consulté les archives du secrétaire à la Défense, de l’état-major interarmées, du quartier général de l’US Air Force et d’autres documents connexes. Aucune information supplémentaire n’a été trouvée à ce sujet.
Les demandes d’informations auprès de l’US Air Force, de l’état-major interarmées et du Conseil national de sécurité n’ont pas permis d’obtenir de nouvelles informations.
Le Bureau de la liberté d’information du Conseil de sécurité nationale a informé les Archives nationales que la mention « Informations classifiées très secrètes » n’a été utilisée au Conseil de sécurité nationale que sous l’administration Nixon. La Bibliothèque présidentielle Eisenhower confirme également que cette mention n’a pas été utilisée durant la présidence d’Eisenhower.
Le document en question ne porte ni en-tête officiel du gouvernement ni filigrane. Le spécialiste en conservation des Archives nationales (NARA) a examiné le papier et a déterminé qu’il s’agissait d’une copie carbone réalisée sur papier calque. La bibliothèque Eisenhower a examiné un échantillon représentatif des documents de sa collection des archives Cutler. Tous les documents de cet échantillon, créés par M. Cutler lorsqu’il travaillait au Conseil de sécurité nationale (NSC), portent un filigrane à l’aigle sur le papier. Les copies carbones sur papier calque présentent soit un filigrane à l’aigle, soit aucun filigrane. La plupart des documents diffusés par le NSC étaient préparés sur papier à en-tête de la Maison-Blanche. Pendant la brève période où M. Cutler a quitté le NSC, ces copies carbones étaient réalisées sur papier calque de prestige.
Les Archives nationales ont consulté les procès-verbaux officiels des réunions du Conseil national de sécurité et n’ont trouvé aucune trace d’une réunion du CNS le 16 juillet 1954. Une recherche dans tous les procès-verbaux des réunions du CNS pour juillet 1954 n’a révélé aucune mention du MJ-12 ni du Majestic.
Le service judiciaire, fiscal et social a consulté les index des archives du NSC et n’a trouvé aucune trace des éléments suivants : MJ-12, Majestic, objets volants non identifiés, OVNI, soucoupes volantes ou disques volants.
NAJA a trouvé une note dans un dossier intitulé « Réunion spéciale du 16 juillet 1956 » qui indiquait que les membres du NSC seraient appelés à un exercice de défense civile le 16 juillet 1956.
La bibliothèque Eisenhower déclare, dans une lettre adressée au Service de référence militaire, datée du 16 juillet 1987 :
Les agendas du président Eisenhower ne contiennent aucune mention d’une réunion spéciale le 16 juillet 1954, qui aurait pu inclure un exposé sur le MJ-12. Même lors des réunions non officielles du président, les agendas contiennent des entrées indiquant l’heure et les participants…
« Le bureau de déclassification du Conseil de sécurité nationale nous a informés qu’il n’avait aucune trace d’une quelconque mesure de déclassification concernant ce mémorandum ou tout autre document relatif à ce prétendu projet… »
Robert Cutler, sur ordre du président Eisenhower, visitait des installations militaires à l’étranger le jour où il aurait émis ce mémorandum, le 14 juillet 1954. La série « Administration » des archives d’Eisenhower contient le mémorandum et le rapport de Cutler au président à son retour de voyage. Ce mémorandum, daté du 20 juillet 1954, fait référence aux visites effectuées par Cutler dans des installations en Europe et en Afrique du Nord entre le 3 et le 15 juillet. Par ailleurs, les archives du personnel du Conseil de sécurité nationale (NSC) contiennent un mémorandum daté du 3 juillet 1954, adressé par Cutler à ses deux subordonnés, James S. Ia et J. Patrick Cone, leur expliquant comment gérer les affaires administratives du NSC pendant son absence. On peut supposer que si le mémorandum adressé à Twining était authentique, « Lay ou Cone l’auraient signé ».
Lors de la certification d’un document sous le sceau des Archives nationales, nous attestons que la reproduction est une copie conforme du document en notre possession. Nous n’authentifions pas les documents ni les informations qu’ils contiennent.
« L’incident de Roswell »
Les Archives nationales n’ont pu trouver aucun document dans les archives du Projet BLUE BOOK qui traite de l’incident de 1947 à Roswell, au Nouveau-Mexique.
Le 8 septembre 1994, la secrétaire à l’Air Force, Sheila E. Widnall, annonça que l’US Air Force avait achevé son enquête visant à retrouver les documents relatifs à l’incident d’OVNI présumé de 1947 près de Roswell, au Nouveau-Mexique. Les chercheurs partisans de la théorie des OVNI affirment qu’un vaisseau spatial extraterrestre et ses occupants auraient été récupérés près de Roswell en juillet 1947 et que ce fait aurait été dissimulé au public.
À la demande du représentant Steven H. Schiff (républicain du Nouveau-Mexique), le Bureau de la responsabilité gouvernementale (GAO) a lancé un audit en février 1994 afin de localiser tous les documents relatifs à l’« incident de Roswell » et de vérifier si leur gestion avait été conforme aux normes. L’audit du GAO a été mené à terme et ses résultats ont été publiés par le quartier général de l’US Air Force en 1995. Cette publication, intitulée « Le rapport Roswell : faits et fiction dans le désert du Nouveau-Mexique », est disponible auprès de la plupart des bibliothèques dépositaires du gouvernement américain. Sa cote est ISBN 0-16-048023-X.
L’audit du Bureau général de la comptabilité (GAO) a concerné de nombreuses agences gouvernementales, mais s’est concentré sur l’Armée de l’air. Afin d’appuyer cet audit, l’Armée de l’air a entrepris une recherche systématique dans ses bureaux actuels ainsi que dans de nombreux centres d’archives et de documentation susceptibles d’éclairer l’incident. Des responsables de l’Armée de l’air ont également interrogé de nombreuses personnes pouvant avoir eu connaissance des événements. Avant ces entretiens, le secrétaire Widnall a levé toutes les obligations de confidentialité qui auraient pu restreindre leurs déclarations.
Les recherches de l’armée de l’air n’ont permis de trouver aucune information établissant que l’« incident de Roswell » était lié à un phénomène OVNI, ni aucune indication d’une tentative de dissimulation de la part du gouvernement. Les informations recueillies grâce à des recherches approfondies dans les archives et à des entretiens ont révélé que les matériaux récupérés près de Roswell étaient compatibles avec un ballon du type utilisé dans un projet alors classifié. Aucun document n’indiquait, ni même ne laissait présager, la récupération de corps extraterrestres ou de matériaux d’origine extraterrestre.
Toute la documentation relative à cette affaire est désormais déclassifiée et accessible au public. Elle a été remise au bureau des archives de l’armée de l’air.
La distinction entre un OVNI (Objet Volant Non Identifié) et un drone est un sujet de confusion et de débat, car les deux peuvent parfois présenter des caractéristiques similaires dans le ciel. Cependant, la différence fondamentale réside dans leur nature et leur identification.
Qu’est-ce qu’un OVNI ?
Un OVNI est, par définition, tout objet volant que l’observateur ne peut pas identifier. Le terme est un acronyme qui signifie simplement que l’objet n’a pas été reconnu. Un OVNI n’est donc pas nécessairement un vaisseau spatial extraterrestre. Il peut s’agir de phénomènes naturels, d’avions militaires secrets, de ballons météo, de satellites, ou même d’un drone. Un objet est un OVNI tant qu’il n’a pas été formellement identifié.
Les observations d’OVNIS sont souvent caractérisées par des mouvements inhabituels qui semblent défier les lois de la physique connues :
Vitesse et manœuvres extrêmes : La capacité de passer de l’immobilité à une vitesse fulgurante en un instant.
Absence de bruit : Beaucoup de témoignages rapportent un silence total, même pour des objets de grande taille.
Forme et apparence : Ils peuvent avoir des formes étranges (soucoupes, triangles, orbes lumineuses) et ne ressemblent pas aux aéronefs conventionnels.
Comportement : Ils peuvent disparaître et réapparaître, se déplacer contre le vent ou effectuer des virages brusques impossibles pour un avion ou un drone standard.
Qu’est-ce qu’un drone ?
Un drone est un véhicule aérien sans pilote (UAV). Il s’agit d’une technologie identifiée, fabriquée par l’homme et contrôlée à distance. Ils sont utilisés dans divers domaines, de la photographie et la surveillance aux applications militaires et de livraison.
Les drones ont des caractéristiques qui les distinguent généralement des phénomènes inexpliqués :
Bruit : La plupart des drones, en particulier les modèles amateurs, émettent un bourdonnement ou un bruit de moteur distinctif.
Mouvement : Bien qu’ils puissent être très agiles, leurs mouvements restent dans les limites de la physique et de la technologie actuelle. Ils peuvent s’immobiliser en vol stationnaire, mais ne peuvent pas effectuer les manœuvres extrêmes souvent décrites dans les observations d’OVNIS.
Lumières : Les drones sont souvent équipés de lumières clignotantes qui servent à la navigation et à la sécurité, comme des feux rouges, verts et blancs.
Forme : La plupart des drones grand public sont reconnaissables avec leurs hélices et leur carrosserie caractéristique.
La confusion entre OVNI et drones
De nombreux cas d’OVNIS rapportés, en particulier au cours des dernières années, se sont avérés être des drones mal identifiés. Plusieurs facteurs expliquent cette confusion :
Popularisation des drones : Avec la démocratisation des drones, de plus en plus de personnes en font voler, parfois de manière irresponsable ou illégale (la nuit, près de zones sensibles).
Absence de points de repère : La nuit, une lumière clignotante dans le ciel sans point de référence peut être difficile à identifier. Les lumières de drones, vues de loin, peuvent ressembler à des objets étranges.
Drones militaires ou de surveillance : Les drones militaires ou d’espionnage, souvent de taille plus grande et avec des capacités plus avancées, peuvent être confondus avec des objets non identifiés, surtout s’ils opèrent dans des zones secrètes. Des rapports officiels indiquent que de nombreux UAP (phénomènes aériens non identifiés) signalés par le personnel militaire américain étaient en réalité des drones de surveillance étrangers, notamment chinois.
Conclusion
En résumé, si vous voyez quelque chose dans le ciel et que vous ne savez pas ce que c’est, c’est par définition un OVNI. Si vous pouvez l’identifier comme un drone, il n’est plus un OVNI. Les observations de drones sont souvent mal interprétées, en particulier la nuit, mais elles n’ont pas les caractéristiques de mouvements impossibles et de silence total souvent associées aux récits d’OVNIS les plus intrigants. Le débat se poursuit, avec des sceptiques qui attribuent la majorité des observations modernes à des technologies humaines mal identifiées, tandis que d’autres pensent que certains cas restent inexpliqués et méritent une enquête plus approfondie.
CAS DE DRONE PRIS POUR DES OVNI
La confusion entre les drones et les OVNIs (ou plus précisément, les PAN, Phénomènes Aériens Non identifiés) est de plus en plus fréquente, surtout avec la démocratisation de cette technologie. De nombreux cas médiatisés ont finalement été expliqués par la présence de drones, qu’ils soient amateurs, commerciaux ou militaires.
Voici quelques exemples notables de cas où des drones ont été pris pour des OVNIs :
1. La vague de drones dans le New Jersey (fin 2024)
Ce cas est un exemple parfait de la confusion de masse. Fin 2024, de nombreux habitants du New Jersey, aux États-Unis, ont rapporté des observations d’objets volants non identifiés dans le ciel. Des milliers de vidéos ont été partagées sur les réseaux sociaux, créant un climat de peur et d’anxiété.
Les faits : Les témoignages décrivaient des objets lumineux et silencieux, se déplaçant en formation ou de manière erratique, souvent la nuit et près de zones sensibles (bases militaires, infrastructures énergétiques).
L’explication : Après une enquête du FBI et des autorités locales, il a été déterminé que la plupart de ces observations étaient en fait des drones, dont l’origine n’a pas toujours été clairement identifiée (amateurs, entreprises effectuant des tests, voire d’éventuels drones de surveillance étrangers). La taille et le bruit des drones, difficiles à évaluer de loin et la nuit, ont contribué à la confusion.
2. L’incident de l’aéroport de Gatwick (2018)
En décembre 2018, l’aéroport de Gatwick, près de Londres, a été fermé pendant près de deux jours à la suite de signalements répétés d’observations de drones non autorisés. Cet incident a causé des perturbations majeures, avec des milliers de vols annulés ou retardés.
Les faits : De nombreux témoins, y compris du personnel de l’aéroport et de la police, ont rapporté avoir vu des drones près des pistes. Cependant, malgré une mobilisation massive de la police et de l’armée, aucun drone n’a jamais été retrouvé et aucun coupable n’a été identifié.
L’explication : Les enquêtes ont suggéré que l’incident a pu être déclenché par une observation initiale erronée (par exemple, une confusion avec une lumière d’hélicoptère ou un autre objet) qui, combinée à l’anxiété et à la peur, a conduit à une série de rapports biaisés et non fondés. C’est un exemple de la façon dont un seul incident peut créer une « panique de masse » autour des « OVNIs », même si l’objet initial est banal.
3. Les drones militaires sophistiqués
La confusion ne se limite pas aux drones amateurs. Les drones militaires, conçus pour la furtivité et la performance, peuvent facilement être pris pour des phénomènes inexpliqués par le public, et même parfois par des observateurs entraînés comme des pilotes.
Les faits : En 2019, des destroyers de l’US Navy ont signalé avoir été suivis pendant plusieurs nuits par des « drones relativement imposants ». Les manœuvres de ces objets, parfois silencieux et difficiles à détecter par les radars, ont soulevé des questions sur leur nature.
L’explication : Bien que ces cas restent sensibles en raison de la sécurité nationale, les autorités ont indiqué que beaucoup de ces « phénomènes aériens non identifiés » étaient probablement des drones de surveillance étrangers, testant les capacités de détection et de réponse de l’armée américaine.
Ces exemples montrent que l’augmentation du nombre de « cas d’OVNIs » rapportés ces dernières années est souvent directement liée à la prolifération des drones. Si certains cas d’OVNIs restent inexpliqués et continuent d’alimenter les spéculations sur des technologies avancées ou d’origine non humaine, une part significative des observations contemporaines peut s’expliquer par la confusion avec des drones.
QUE PENSE L’ARMEE DES OBSERVATIONS DE DRONES PRIS POUR DES OVNI
La position des armées et des agences de renseignement face aux observations de drones pris pour des OVNIs est un mélange de pragmatisme et de prudence. D’un côté, il y a la nécessité de déclassifier ce qui peut l’être pour rassurer le public, et de l’autre, la préoccupation grandissante pour la sécurité nationale.
Voici ce que l’on peut dégager de la position officielle, notamment de l’armée américaine et du Pentagone :
1. La distinction est cruciale : une question de sécurité nationale
Pour l’armée, un objet inconnu dans son espace aérien n’est pas une question d’origine extraterrestre, mais une potentielle menace. Les autorités ne se demandent pas si l’objet vient d’une autre planète, mais plutôt s’il appartient à une nation rivale, à des terroristes ou à un simple citoyen qui enfreint la loi.
Menace d’espionnage : La plupart des « OVNIs » rapportés par des pilotes militaires ou observés près de bases sensibles sont souvent considérés comme des drones de surveillance étrangers. La prolifération de cette technologie, notamment par la Chine et la Russie, est une préoccupation majeure pour la sécurité nationale. Le Pentagone a admis que de nombreux « phénomènes aériens non identifiés » (UAP) étaient probablement des drones étrangers qui testaient les capacités de détection des États-Unis.
Vulnérabilité des infrastructures : La présence de drones non autorisés près de bases aériennes, de centrales nucléaires ou d’autres infrastructures critiques est une menace directe. Cela a poussé l’armée à prendre des mesures pour renforcer la sécurité et développer des systèmes de détection et de neutralisation des drones.
2. Le Pentagone encourage les signalements, mais avec une approche analytique
Le Pentagone a créé un bureau dédié à l’étude des phénomènes aériens non identifiés, l’All-domain Anomaly Resolution Office (AARO). Son objectif n’est pas de trouver des extraterrestres, mais de résoudre les cas inexpliqués de manière rigoureuse.
Déstigmatisation : L’armée a délibérément remplacé le terme « OVNI » par « UAP » (Unidentified Anomalous Phenomena) pour encourager les pilotes et le personnel militaire à signaler ce qu’ils voient sans craindre d’être ridiculisés.
Classification des cas : Le rapport du Pentagone de juin 2021 sur les UAP a classé les observations en plusieurs catégories, dont l’une est « les systèmes de systèmes adverses », c’est-à-dire les drones, les ballons et autres technologies étrangères. Le rapport a clairement indiqué que la majorité des cas pouvaient s’expliquer par des phénomènes banals, des erreurs de capteurs ou des technologies humaines.
3. Les drones représentent un défi technologique et réglementaire
Pour les armées, la confusion entre drones et OVNIs met en lumière un nouveau défi opérationnel : comment faire la distinction rapidement et efficacement.
L’identification en vol : Il est souvent très difficile de distinguer un drone d’un autre type d’aéronef, surtout de nuit ou dans de mauvaises conditions. L’armée doit développer des technologies de détection et d’identification plus sophistiquées.
La réglementation : Le problème est que de nombreux drones observés sont des modèles amateurs, non identifiables et volant en toute illégalité. Cela rend la tâche des autorités encore plus complexe.
En conclusion, si l’armée est de plus en plus attentive aux signalements d’objets non identifiés, elle le fait dans une perspective de sécurité et non de science-fiction. Loin de croire à une invasion extraterrestre, les responsables militaires considèrent que la plupart des observations contemporaines s’expliquent par des technologies humaines, et que celles qui ne le sont pas pourraient représenter une nouvelle forme de menace stratégique. La priorité n’est pas de confirmer l’existence d’extraterrestres, mais de comprendre qui opère ces engins et comment contrer cette menace.
QUE PENSENT LES ASSOCIATIONS ET ORGANISMES D’ETUDE DES OVNIS DE CES OBSERVATIONS D’OVNI IDENTIFIEES COMME DES DRONES
Les associations et organismes d’étude des OVNI reconnaissent de plus en plus que les drones sont une explication valide et fréquente pour de nombreuses observations. Cependant, leur position varie entre les organismes officiels, qui classent la majorité des cas comme des phénomènes identifiés, et les groupes de recherche plus indépendants, qui continuent de se concentrer sur les cas qui résistent à toute explication conventionnelle.
1. Position des organismes officiels
Les organismes officiels, comme le GEIPAN (Groupe d’Études et d’Informations sur les Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés) en France, adoptent une approche scientifique rigoureuse. Leurs enquêtes ont permis de classer une grande partie des signalements.
Classification des cas : Le GEIPAN classe les observations en quatre catégories (A, B, C, et D), selon le degré d’explication. Les cas A et B, qui représentent plus de 60% des observations, correspondent à des phénomènes facilement identifiables, et les drones sont maintenant l’une des explications les plus courantes aux côtés des avions, ballons ou satellites.
Transparence : Ces organismes mettent leurs archives à la disposition du public, montrant qu’une grande majorité des observations trouvent une explication rationnelle. Cette démarche vise à lutter contre la désinformation et à canaliser les efforts d’enquête sur les cas les plus intrigants.
2. Position des associations ufologiques indépendantes
Les groupes ufologiques indépendants ont une position plus nuancée. Si la plupart reconnaissent que les drones sont responsables de nombreux faux positifs, ils insistent sur le fait que l’identification des drones ne résout pas tous les cas.
Concentration sur les cas « D » : Ces associations se concentrent sur les quelques pour cent de cas qui, après une enquête approfondie, restent inexpliqués (catégories C et D). Ils estiment que la présence de drones ne doit pas discréditer l’ensemble du sujet.
« Drones » non conventionnels : Certains ufologues spéculent que certains objets non identifiés pourraient être des drones, mais de technologies très avancées et potentiellement non terrestres. Ils se basent sur les rapports des pilotes qui décrivent des manœuvres impossibles pour les drones actuels.
Les risques de la « dronification » des OVNIs : L’un des risques, selon ces associations, est que la facilité d’expliquer une observation par un drone conduise à une enquête superficielle, négligeant des détails cruciaux qui pourraient pointer vers une explication plus complexe.
En conclusion, la reconnaissance des drones comme une explication de plus en plus courante est perçue comme un progrès dans l’étude des OVNIs, car elle permet de se concentrer sur les cas les plus difficiles et les plus intrigants, tout en réduisant le nombre de signalements facilement identifiables.
Cinq officiers du renseignement du 10e Groupe des forces spéciales ont observé un grand objet ovale irrégulier au-dessus du mont Cheyenne, dans le Colorado, en milieu de journée. L’objet est resté immobile pendant environ 30 à 120 secondes avant de disparaître ; aucun mouvement n’a été constaté. Il a été décrit comme blanc translucide avec un léger scintillement, d’environ 90 mètres de diamètre, à une distance estimée à environ 10 kilomètres et à environ 300 mètres au-dessus du col, près du réseau d’antennes. Aucun son, aucune émission ni aucun impact environnemental n’ont été relevés.
Emplacement : Fort Carson, Colorado
Durée : 2 minutes
Nombre d’objets : 1
Nombre d’observateurs : 5
Contexte du témoin
Caison Best est un ancien officier du renseignement et des forces spéciales de l’armée américaine, basé à Seattle. Il a notamment servi dans le renseignement militaire, où il a acquis une expérience en matière d’observation et d’analyse.
Récit de l’événement
Le 15 février 2022, vers 11 h 40, cinq officiers du renseignement gravissaient une colline en direction du quartier général du groupe à Fort Carson lorsque le mont Cheyenne apparut à leur vue, à une distance estimée à environ 10 kilomètres. Survolant le col près du réseau d’antennes, à environ 300 mètres d’altitude, ils observèrent un objet décrit comme un ovale irrégulier, horizontal (« ressemblant à une pomme de terre »), d’environ 90 mètres de diamètre. L’objet semblait parfaitement immobile et silencieux, d’un blanc translucide avec de légers reflets à la lumière du soleil.
Photo : localisation de l’observation
Les témoins ont noté que sa surface semblait composée de panneaux angulaires irréguliers dont les articulations formaient des pulsations légèrement irrégulières sur toute la surface de l’objet. Les cinq observateurs ont reconnu l’objet ; le témoin ayant fait le rapport a décrit leur réaction comme un choc. Après environ 120 secondes d’observation, l’objet a disparu. Personne n’a observé de changement de direction particulier (par exemple, disparition derrière le relief, dissolution ou mouvement rapide). Le groupe a scruté les environs à 360° et n’a signalé aucun autre objet ni nuage. Le temps était décrit comme parfaitement dégagé, avec un ciel bleu ensoleillé et une température ambiante d’environ 10 °C.
Bureau de résolution des anomalies tous domaines (AARO)
Document d’information de l’AARO
Effet de la perspective forcée et de la parallaxe sur les observations de PAN
Mai 2024
Introduction
Bien qu’aucune explication ni méthode d’analyse ne puisse à elle seule rendre compte de tous les cas de phénomènes anormaux non identifiés (PAN) reçus par le Bureau de résolution des anomalies tous domaines (AARO), les effets de la perspective forcée et de la parallaxe peuvent souvent expliquer les tailles excessivement grandes ou les vitesses élevées décrites dans les rapports de PAN. Dans de nombreux cas, la personne qui effectue le signalement peut se trouver loin de l’objet observé tout en se déplaçant rapidement par rapport à lui. Dans ces conditions, un observateur peut mal interpréter la taille et la vitesse apparentes d’un PAN en raison de deux phénomènes distincts mais liés : la perspective forcée et la parallaxe. Ce document présente un aperçu de ces phénomènes et de leur impact sur les observations de PAN.
Perspective forcée et estimation de la distance
Figure 1 : Exemple de perspective forcée. La personne au premier plan est beaucoup plus proche de la caméra que de la tour.
Leur impact sur les observations de PAN.
La perspective forcée est utilisée en photographie et au cinéma pour donner l’illusion qu’un objet est plus grand ou plus petit que sa taille réelle. Se faire photographier en tenant la Tour Eiffel par le bout du clocher ou en poussant contre la Tour de Pise est un exemple classique de cette technique, comme illustré sur la Figure 1. La Tour de Pise mesure environ 58 mètres de haut, et une personne mesure en moyenne entre 1,5 et 1,8 mètre. Dans cet exemple, la perspective forcée déforme la distance entre la tour et la personne, ce qui fait paraître la personne plus grande et la tour plus petite que leur taille réelle.
L’exemple ci-dessus illustre les effets de la perspective forcée. Reconnaître l’illusion d’optique est aisé dans ce cas, car les dimensions réelles des deux objets de l’image sont connues.
Cependant, évaluer la taille d’objets inconnus dans le ciel est plus difficile. Les observateurs comparent souvent les objets inconnus aux nuages, aux arbres, aux bâtiments ou à d’autres points de repère non standard pour effectuer des estimations. Ils peuvent donc percevoir de manière inexacte la distance entre un objet et un point de repère, ce qui conduit à une estimation erronée de sa taille réelle. Le risque d’erreur lors de l’estimation de la taille ou de la distance d’un objet est encore plus élevé si, contrairement à la tour de Pise, l’objet ne présente aucune caractéristique discernable (par exemple, fenêtres, hélices, ailes).
Prenons le cas où aucun point de repère ne permet de comparer un objet inconnu. Dans ce cas, l’observateur doit estimer sa distance sans aucun indice. Estimer avec précision la taille et la distance d’un objet sans point de repère connu est difficile. La perspective forcée peut faire en sorte que des objets grands et éloignés paraissent plus petits et plus proches que leur taille et leur position réelles, et inversement.
L’image de la figure 2 illustre cet effet. Une sphère de 3 mètres de diamètre sans aucun détail (par exemple, – fenêtres, lignes, détails de surface) placée à une distance inconnue d’un observateur peut paraître plus petite ou plus grande que sa taille réelle, selon le point de référence et les hypothèses de l’observateur.
Figure 2 : La sphère de 3 mètres de diamètre à l’extrême droite se trouve à une distance inconnue de l’observateur. Si l’observateur estime la distance plus courte, il estimera la taille plus petite.
Parallaxe
La parallaxe, ou effet de parallaxe, est un phénomène qui peut déformer la position réelle d’un objet lorsqu’il est observé sur un fond sous différents angles. Une démonstration simple de l’effet de parallaxe consiste à tendre le pouce à bout de bras et à fermer un œil. Observez la position de votre pouce par rapport à un objet en arrière-plan. Maintenant, sans bouger votre pouce, fermez le premier œil et ouvrez l’autre. Observez à nouveau la position du pouce par rapport à l’arrière-plan. Bien que votre pouce n’ait pas bougé, il semble avoir changé de position en raison de la distance entre vos yeux. Rapprocher votre pouce de vos yeux et répéter l’opération donne l’impression que le pouce s’est déplacé davantage par rapport à l’arrière-plan. Votre pouce semble bouger car chaque œil offre une perspective différente en termes de parallaxe.
Une autre façon d’observer plusieurs perspectives en termes de parallaxe d’un objet immobile est que l’observateur soit en mouvement. Lorsque l’observateur se déplace, la perspective en termes de parallaxe change. Ce changement de perspective peut donner l’illusion du mouvement à un objet immobile. Plus l’observateur se déplace rapidement, plus cet effet peut être marqué. Les capteurs électroniques peuvent également être sensibles à ces effets. Contrairement à l’exemple du pouce, lorsqu’un capteur électronique sur une plateforme aéroportée se déplace par rapport à un objet, il peut être trop éloigné pour estimer une distance exacte, ce qui conduit à une mauvaise interprétation de la taille réelle et de la vitesse.
Considérons l’exemple illustré à la figure 3. Un observateur, à bord d’une plateforme aéroportée, se déplace au-dessus de la surface terrestre, traversée par une rivière. Un objet immobile est suspendu directement au-dessus de la rivière. L’observateur, se déplaçant de la position 1 à la position 2 puis à la position 3 dans les airs, observe l’objet sous différents angles. Les effets de parallaxe font que l’objet est « projeté » sur trois points différents de l’arrière-plan. Depuis la position 1, l’objet apparaît projeté sur la rive droite de la rivière, depuis la position 2 sur la rivière elle-même, et depuis la position 3 sur la rive gauche. Cette illusion de projection crée une perception de mouvement, l’objet semblant traverser la rivière dans la direction opposée à celle de l’observateur.
Plus le capteur aéroporté se déplace rapidement, plus la vitesse perçue de l’objet est élevée. En raison de la parallaxe, des objets immobiles peuvent paraître en mouvement, et des objets se déplaçant lentement peuvent paraître se déplacer très rapidement.
(L’angle de parallaxe est nul si l’observateur se trouve directement au-dessus de l’objet. Cela permet à l’observateur de percevoir la localisation de l’objet par rapport à l’arrière-plan avec précision.)
Figure 3 : La parallaxe provoque la projection de la position d’un objet en différents points par rapport à un arrière-plan. Lorsque l’observateur se déplace, les changements dans les projections de l’arrière-plan donnent à l’objet un mouvement apparent.
Résumé
Tous les signalements de PAN se déplaçant rapidement ne sont pas attribuables aux effets de perspective forcée ou de parallaxe. Cependant, dans certains cas, les effets de ces phénomènes sont connus pour entraîner des estimations inexactes de la taille, de la vitesse et de la direction de déplacement d’un PAN. Ces phénomènes affectent par conséquent les données provenant d’un seul capteur se déplaçant très rapidement par rapport à l’objet cible. Malgré cette susceptibilité, les signalements d’un seul observateur sont essentiels à prendre en compte dans les analyses de l’AARO. Ces signalements peuvent compléter les données d’autres capteurs pour aider à dresser un tableau plus complet de la taille et de la vitesse d’un objet. Les observateurs soumettant un signalement de PAN doivent toujours estimer la distance, la taille et la vitesse dans le cadre d’une description complète de leur observation. Les observateurs qui possèdent une compréhension plus approfondie de la perspective forcée et de la parallaxe sont mieux équipés
NDLR
Dans le cadre de l’observation de Martyl au Nord du Maroc (voir le livre L’HISTOIRE DES OVNIS AU MAROC de Gérard LEBAT, sur le site d’OVNI MAROC INTERNATIONAL) le Dr Claude Poher, qui a largement contribué à la création du GEPAN, à abordé ce problème dans le cadre de l’analyse de cette observation. C’est donc pour l’enquêteur et le chercheur dans le domaine « ovni » un élément à bien connaître.
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