L’incident OVNI de Soubré, en Côte d’Ivoire, le 15 septembre 1954, impliquait l’observation d’un objet rapide et silencieux par des militaires près d’Abidjan, mais les détails sont rares, se concentrant sur un « disque » lumineux traversant le ciel à grande vitesse, souvent cité dans les catalogues d’OVNI comme un cas classique d’observation inexpliquée de l’époque.
Détails de l’observation :
Date et lieu : 15 septembre 1954, près de Soubré (environ 250 km au nord-ouest d’Abidjan, Côte d’Ivoire).
Photo : Localisation de Soubré en Côte d’Ivoire.
Témoins : Militaires français.
Description : Un objet discoïdal, lumineux (décrit comme un « disque » ou « phare »), silencieux, traversant le ciel à très grande vitesse, selon plusieurs témoins, un cas typique des phénomènes rapportés en Afrique de l’Ouest durant cette période.
Selon d’autres sources, il est indiqué :
Témoins principaux : Un groupe d’une vingtaine de personnes, dont le chef du village et des notables, réunis pour une réunion. Leur crédibilité et leur nombre font la force de ce cas.
Description de l’objet : Les témoins décrivent un immense objet silencieux, en forme de cigare ou de fuseau lumineux. Il se déplaçait lentement et horizontalement au-dessus du village. Il était entouré d’une lueur, et certains témoins ont rapporté avoir vu des « hublots » ou des ouvertures le long de sa structure.
Comportement : L’objet a plané ou s’est déplacé très lentement au-dessus de Soubré pendant plusieurs minutes, permettant une observation prolongée. Il n’a émis aucun son. Il a finalement disparu à l’horizon, apparemment en accélérant.
Conséquences : L’événement a créé une vive émotion dans le village. Le chef a rédigé un rapport officiel qui a été transmis aux autorités coloniales françaises. L’affaire a ensuite été reprise par la presse (notamment Paris-Presse dans son édition du 24 septembre 1954)
INFO DANS LA PRESSE ET DANS LES OUVRAGES UFOLOGIQUES
· L’article de Paris-Presse du 24 septembre 1954, intitulé « Un cigare volant a survolé un village de Côte d’Ivoire », est la source médiatique principale.
· Livres de référence : L’affaire est décrite dans de nombreux ouvrages sur la vague de 1954, notamment ceux de l’époque comme Jimmy Guieu (« Black-out sur les soucoupes volantes ») ou plus récemment dans des synthèses comme « La Grande Vague d’OVNIs de 1954 » de Dominique Caudron.
L’ARTICLE DE VAR MATIN DU 5 – 10 – 1954.
Abidjan, 4 octobre. — Des soucoupes volantes ont été aperçues en Côte d’Ivoire. La nouvelle a été connue par un rapport officiel adressé au gouverneur de la Côte d’Ivoire par M. Vernhet, administrateur en chef de la subdivision de Danane, ville située à 500 km au nord-ouest d’Abidjan. Les faits remontent au 19 septembre, mais ils n’ont été rendus officiels qu’aujourd’hui à la suite de demandes de renseignements précis et d’une enquête.
Outre la population, le chef de poste de gendarmerie, le médecin, chef du centre médical, le révérend père Vyard, des missions de Lyon, M. Vernhet, chef de la subdivision et sa femme, réunis dans la cour de la résidence, aperçurent, le 19 septembre, de 20 h. 30 à 21 h. 05, un engin correspondant exactement à ceux observé en France, mais qui ne se posa pas.
Il s’agissait d’un point lumineux, entouré d’un halo qui, d’abord, grandit rapidement, se déplaçant en se rapprochant ou s’écartant de l’horizon. Les témoins virent l’engin allumer un phare puissant, tantôt dirigé en haut, tantôt en bas. L’engin de forme ovoïde, était surmonté d’une coupole et des rayons lumineux semblaient se détacher de chaque coté.
Lorsqu’il disparut, après avoir évoluer une demi-heure, les témoins virent très nettement deux halos lumineux, de forme ovale, se former à l’endroit présumé de l’engin. Celui-ci se déplaçait sans bruit. L’administrateur Vernhet a joint à son rapport un croquis détaillé des différentes phases observées ainsi que la forme de l’appareil.
Le même jour, à Soubré, à 250 km au nord-ouest d’Abidjan, et dans la même direction, des phénomènes semblables ont été observés. Le chef de la subdivision de Soubré a confirmé l’existence du phénomène auquel il a assisté.
Contexte de l’époque (1954) :
L’année 1954 a été marquée par une vague d’observations d’OVNI en France et dans ses colonies (dont l’Afrique de l’Ouest), souvent impliquant des objets volants rapides et silencieux.
Analyse :
Bien que les détails spécifiques soient limités dans les sources générales (souvent évoqué par des ufologues comme Jacques Vallée ou des compilateurs d’observations), il s’agit d’un exemple classique des « vagues » d’OVNI des années 50, où des observations similaires ont eu lieu dans plusieurs régions du monde, notamment en Afrique du Nord et en Afrique de l’Ouest.
En bref, le cas de Soubré est un événement célèbre dans l’ufologie, mais peu de données officielles claires subsistent, mis à part les témoignages militaires de l’époque, caractérisant un phénomène inhabituel à grande vitesse.
Je recommande vivement la lecture des deux articles de blog de Gilles Fernandez concernant Ariel, en particulier le premier ( 26/06/16 et 14/05/19 ; clic droit et « traduire en »). Docteur en psychologie cognitive, il apporte un éclairage précieux sur la manière d’interroger des enfants, ainsi que sur les manquements de Cynthia Hind et John Mack à ces principes et sur l’influence de ces erreurs sur les récits des enfants.Mon fil Twitter : Les enfants connaissaient-ils l’existence des extraterrestres et des ovnis ? (Réponse : oui)Les trois rapports de Cynthia Hind sur l’affaire sont transcrits ici et analysés ci-dessous dans la section : « Déformer le mythe ».
Lisez presque n’importe quel article récent sur l’apparition à l’école Ariel et vous découvrirez une synthèse des témoignages recueillis lors de plusieurs mois d’entretiens. En les présentant dans l’ordre chronologique, comme je l’ai fait sur ce site (suivez les liens ci-dessus), il apparaît clairement que l’histoire s’est enjolivée au fil du temps.
Cette analyse reflète mes réflexions, basées sur mes impressions de ces témoignages, examinés dans l’ordre. Compte tenu de la présence d’enfants et du traumatisme dont certains font état, je m’engage à éviter toute ironie ou sarcasme. J’ai recensé 30 témoignages de témoins nommés (principalement filmés) et 13 autres non identifiés (avec peut-être quelques recoupements). Vu l’évolution de cette histoire, les témoignages des témoins, désormais adultes, me semblent peu pertinents pour cette analyse. (Bien sûr, il est intéressant en soi de savoir comment cet événement a affecté leur vie.) Mon objectif ici est d’examiner ce qui s’est passé ce jour-là en 1994 et d’envisager les explications possibles.
Alors, qu’ont réellement vu les enfants ? Comment les détails sont-ils devenus de plus en plus étranges, voire « extraterrestres », au fil des jours, des semaines et des mois ? Et pourquoi l’histoire a-t-elle évolué ainsi ?
Cynthia Hind a révélé dans son compte rendu de l’affaire en 1995 (BUFORA 1995) que les élèves de CM1 avaient discuté d’OVNIs plus tôt dans la semaine, ce qui a pu influencer certains d’entre eux. Elle n’en parle plus jamais (à ma connaissance) et affirmera plus tard à la télévision que les enfants n’avaient aucune connaissance culturelle des OVNIs ni de la télévision (ce qui est manifestement faux).
Le vendredi suivant l’événement, selon le directeur Colin Mackie, les parents venus chercher leurs enfants ont appris qu’il s’était passé quelque chose. Ils se sont rendus sur le site de l’« atterrissage ». Mackie ne rapporte pas qu’ils n’aient rien trouvé d’inhabituel, bien que Guy ait affirmé plus tard avoir vu trois traces de brûlure (qui avaient disparu le mardi). (BUFORA 1995, p. 37)
Hind a parlé à trois enfants pendant le week-end. Nous ne disposons pas de comptes rendus précis de ces appels téléphoniques, seulement de son souvenir trois ans plus tard, lors d’un entretien avec Michael Hesemann, ainsi que de quelques brèves mentions (sous forme de citations indirectes) dans ses propres rapports.
Dans son livre « OVNIs au-dessus de l’Afrique » (1996), Hind affirme avoir reçu plus de 100 témoignages d’observations liées au lancement d’un satellite russe et à la rentrée atmosphérique de sa coiffe. « Je suis convaincue que ces [témoignages] concernaient tous la coiffe du satellite lors de sa rentrée sur Terre. » (p. 219) La poignée de récits qui, selon elle, ne correspondent pas exactement à cette description banale, elle en conclut qu’il s’agissait de visiteurs extraterrestres « curieux des événements initiés par les êtres humains ». Cela plante le décor, dans son esprit, de ce qui s’est passé à Ariel.
Lundi banal
Les premiers témoignages directs disponibles proviennent des trois enfants que Tim Leach a interviewés pour la BBC lundi. Guy raconte avoir vu un disque brillant dans les arbres à une centaine de mètres (en réalité à 200 mètres selon la carte de Hind et son livre de 1996, « OVNIs au-dessus de l’Afrique »). Il ne l’a pas vu atterrir et aucun bruit n’a été émis. Il a aperçu un homme mince (1,68 m) à la peau claire et aux grands yeux bas, qui est allé puis revenu. (Le témoignage de Kayleigh concernant deux autres personnes – une rouge et une blanche – a rapidement été écarté.)
L’objet « a disparu d’un coup », « assez haut ». Guy ne précise pas à quelle altitude. En fait, je n’ai trouvé aucun témoin rapportant avoir vu l’objet descendre d’une haute altitude pour atterrir, ou décoller d’une haute altitude et s’envoler. Il était là, puis il a disparu. Ces trois enfants nient qu’il s’agisse d’un hélicoptère ou d’une plaisanterie, car « personne ne se retrouverait au sol comme ça, par simple jeu ».
Mardi peu impressionnant
Le lendemain, Hind interroge six élèves de 7e année, puis deux jeunes filles, sous le regard attentif des autres enfants. Elle discute des dessins* avec Mackie devant eux et lui demande s’il croit aux visites extraterrestres sur Terre. Aucun des témoignages des enfants ne donne de détails précis sur l’apparence de l’objet, pourtant de nombreux dessins montrent des fenêtres et des hublots, des portes, des jambes d’atterrissage, des antennes, des lumières clignotantes, etc. Aucun ne décrit les caractéristiques de l’« extraterrestre », hormis de grands yeux et un costume noir. Certains dessins représentent d’autres traits du visage, une ceinture, des boutons, un costume à pois, des doigts et des orteils, des têtes et des yeux de taille normale, ou encore l’absence d’yeux. Personne n’a dessiné le bandeau qui figurait dans le tout premier témoignage fait à la femme de la cantine.
Certains des êtres dessinés lundi, montrant des têtes et des yeux de taille normale, des visages sans traits distinctifs, des doigts, des orteils, une ceinture et des boutons, éléments qui n’ont pas été mentionnés dans les témoignages.
Hind reconnaît que certains dessins sont « un peu imaginatifs » et écrit plus tard que certains ressemblent à des soucoupes volantes typiques issues de la culture populaire. (D’ailleurs, des années plus tard, dans l’émission Sightings, elle affirmera que les enfants ne connaissaient pas les OVNI, malgré les témoignages de plusieurs enfants affirmant que d’autres avaient qualifié l’observation d’OVNI. Voir également l’article de Gideon Reid analysant les programmes télévisés et les articles de journaux du week-end précédant les dessins des enfants et leur première interview.) Elle ne précise pas les critères utilisés pour distinguer les représentations imaginatives des représentations fidèles de ce qui a été vu.
. Hind explique aux enfants qu’elle est en contact avec Londres et les États-Unis et que cela « pourrait être l’événement le plus marquant du XXe siècle ». Elle semble ensuite vexée, lors de l’interview que Leach lui donne après la visite décevante et infructueuse sur les lieux, que les Britanniques ne se soient pas intéressés à une observation dans une cour de récréation au Pays de Galles en 1979, malgré ses trois déplacements sur place.
« Je pense qu’il est temps que le monde se réveille », dit-elle aux enfants, pour éviter qu’on la prenne pour une folle. Cela fait peser une énorme pression sur les enfants, qui doivent l’aider en lui fournissant ce qu’elle attend. Dans le cadre strict de l’école, la pression est d’autant plus forte qu’ils doivent se comporter correctement devant les adultes, surtout assis sur une chaise devant le directeur, une caméra de la BBC braquée sur eux.
Les témoignages des enfants concordent avec les reportages du lundi, mais avec davantage de détails apportés par ces nouveaux témoins : Nathaniel décrit (et dessine) une plateforme autour de l’objet. Hind parle d’« un petit homme », mais on le corrige : il avait la même taille qu’un élève de sixième.
On ne voyait pas son visage, seulement ses grands yeux noirs, comme des ballons de rugby. Son costume noir était brillant et moulant. Il avait de longs cheveux noirs et raides, comme un hippie. Il courait et courait sur l’objet, tandis qu’un autre était assis dessus ou debout à côté. Certains enfants admettent n’avoir aperçu qu’un bref instant l’homme, « comme une ombre ». Daniel rapporte qu’il était corpulent.
Après n’avoir rien fait d’intéressant, l’homme est retourné au « vaisseau ». Emily B. raconte qu’il y avait un grand vaisseau et quelques petits, et que « tout le monde disait que c’étaient des ovnis », mais cela n’a pas influencé son interprétation. Emma rapporte que le vaisseau s’est élevé d’un mètre puis a disparu. (Il aurait dû s’élever bien plus d’un mètre pour passer au-dessus des arbres ; il semble donc plus probable qu’il se soit simplement estompé ou ait disparu, comme d’autres l’ont rapporté.)
Un enfant dessine des OVNI volant le long des lignes électriques. Dehors, Stefan – sans doute l’artiste – désigne un second point d’atterrissage à gauche du premier, mais précise que le vaisseau n’a pas bougé ; il y en avait donc peut-être deux. Hind n’approfondit pas cette piste et elle est finalement abandonnée. Aucune preuve matérielle n’est trouvée, bien que des semaines plus tard, Guy rapporte qu’une enseignante et des élèves ont vu des traces de brûlure et des fourmis mortes le vendredi, qui avaient disparu le lundi.
Ainsi, à la fin de cette deuxième journée, il est établi que les enfants ont identifié l’observation comme étant des OVNI et des extraterrestres, malgré l’absence de phénomènes particulièrement étranges. Ils témoignent auprès de la BBC. Les États-Unis et l’Angleterre s’y intéressent. Un expert en OVNI les encourage à considérer l’observation comme une manifestation d’OVNI et d’extraterrestres pour ne pas passer pour un fou, et le directeur, quelque peu perplexe, tergiverse quant à la venue ou non d’extraterrestres à l’école.
Aucun des enfants ne rapporte avoir été captivé par le regard de l’extraterrestre, ni l’avoir fixé du regard, ni avoir perçu le moindre signe de communication télépathique. Personne ne mentionne une tête anormalement grosse, ni l’extraterrestre courant au ralenti ou apparaissant et disparaissant par intermittence. Hind confie à Leach : « Certaines choses qu’ils m’ont racontées, ils ne pouvaient pas les savoir. Impossible. » – sans toutefois préciser de quoi il s’agit. Elle évoque un « élément temporel manquant », apparemment parce que certains enfants dessinaient des silhouettes lointaines tandis que d’autres les dessinaient proches et sans visage.
Déformer le mythe
Dans trois rapports ultérieurs rédigés par Cynthia Hind (pour le MUFON en décembre 1994 et deux dans sa propre lettre d’information en 1995), ses comptes rendus déforment les premiers témoignages des enfants (les deux premiers jours, enregistrés par la BBC) – nous le savons grâce aux enregistrements de leurs déclarations. Je ne suggère pas une tromperie délibérée, mais simplement que, dans son rapport (et en l’absence de toute contestation), elle a construit un récit conforme à ses préjugés.
Souvent, ses modifications semblent subtiles, un mot par-ci par-là, mais leurs implications sont considérables. Deux exemples qui alimentent le récit OVNI/extraterrestre sont – contrairement aux témoignages des enfants – que tous les témoins, ou presque, ont vu l’objet descendre au sol et atterrir, et que l’« homme » a été systématiquement décrit comme très petit. En réalité, aucun enfant n’a rapporté avoir vu l’OVNI (ou les OVNI) atterrir, et l’homme a été décrit comme ayant la taille d’un enfant de 12 ans (ou plus).
J’ignore la fiabilité de Hind dans d’autres affaires (elle a une formation de journaliste), mais concernant Ariel, son travail était bâclé. Pour preuve qu’elle a déformé les faits, même involontairement, voici une comparaison entre son récit et les propos tenus.
Remarque : le texte en gras indique des extraits des reportages de Hind ( reproduits ici ) dans la première colonne, et des citations textuelles d’interviews filmées dans la seconde. Les lignes sont classées par ordre chronologique approximatif.
Sources :
Les articles de Hind dans son propre UFO AFRINEWS n° 11 (février 1995) et n° 12 (juillet 1995) sont cités ci-dessous simplement comme n° 11 et n° 12 avec les numéros de page.
Son article MUFON UFO Journal #320 (décembre 1994) est cité comme MUFON.
D’autres citations proviennent d’interviews filmées et transcrites sur ce site.
D’après les rapports de Hind
Extraits d’interviews filmées
Soixante-deux enfants… se trouvaient dans leur cour de récréation pour la récréation de la matinée. Soudain, ils aperçurent trois boules argentées dans le ciel au-dessus de l’école. Celles-ci disparurent dans un éclair puis réapparurent ailleurs. [MUFON, p. 6]
Plusieurs enfants virent des objets en forme de disque arriver le long des lignes électriques… [#11, p. 20] Selon un garçon, l’objet suivit cette ligne [électrique] avant d’atterrir. [MUFON, p. 7]
Hind mélange ici divers témoignages pour donner l’impression que 62 enfants ont vu les objets arriver dans le ciel, disparaître et réapparaître au fur et à mesure de leur vol.
Elle rapporte qu’« un garçon » a vu un objet suivre les lignes électriques, mais dans un autre témoignage, il s’agit de « plusieurs » enfants. Témoignage : le dessin de Stefan montre des objets le long des lignes électriques. Barry D. a déclaré à Hind (selon sa paraphrase) avoir vu l’engin pénétrer dans l’enceinte de l’école en suivant les lignes électriques… il avait vu trois objets survoler la zone… [#11, p. 22].
Barry a vu des lumières rouges clignotantes et un engin qui disparaissait et réapparaissait. Personne d’autre n’a signalé cela. Certainement pas 62 enfants.
La formulation de Hind suggère que Barry a vu l’engin atterrir : « …entrer dans l’enceinte de l’école… est venu et a atterri près de quelques eucalyptus. » [#11, p. 22]. Il semble qu’elle suppose que des objets dans le ciel sont descendus dans les buissons et ont atterri. Aucun enfant ne décrit le moindre détail de cet événement marquant. (Voir ci-dessous où elle cite délibérément de manière erronée Nathaniel quant à savoir s’il a vu l’objet atterrir.)
De plus, Gunter Hofer a récemment déclaré que cette activité OVNI le long des lignes électriques avait eu lieu la veille. En résumé , un seul enfant a fait un signalement (paraphrasé) et un autre a dessiné les objets volant le long des lignes électriques ; il semblerait que ce soit l’observation de jeudi.
Tertia N. a décrit la lumière comme un objet doré et brillant, avec une petite lumière qui s’allumait et s’éteignait. Lorsqu’elle l’a aperçu pour la première fois, cela ressemblait à un crayon dans le ciel, avec une lumière brillante à l’arrière. [#11, p. 20]
Tertia N. a ajouté qu’avec des amis, elle avait observé l’objet atterrir, puis qu’il avait disparu. [#11, p. 20]
Bien que Hind inclue cet événement dans l’observation du vendredi, le dessin de Tertia ainsi que son témoignage (des semaines puis 18 mois plus tard) indiquent clairement qu’il s’agissait de l’observation du jeudi. « La veille de l’arrivée du vaisseau spatial, mes amis et moi étions assis dans la cour de récréation et l’une d’entre nous, Emily, a levé les yeux au ciel et s’est exclamée : « Oh, il y a un OVNI ! »… Il a volé pendant environ une minute, puis il a disparu. »
Il n’a pas atterri. Il s’est volatilisé en plein vol. (Son dessin et sa description semblent décrire un avion, probablement mal identifié en raison de la « frénésie OVNI » qui s’est emparée du pays.)
Guy G a déclaré que les objets étaient en forme de disque et scintillaient parmi les arbres avant d’atterrir. Il a indiqué que le lieu d’atterrissage se situait au niveau du troisième poteau à partir de l’enceinte de l’école et que les objets étaient arrivés le long des lignes électriques en direction de cette zone. [#12, p. 10].
Hind déforme les propos de Guy afin de les faire concorder avec son témoignage. Guy a clairement affirmé n’avoir jamais vu l’objet atterrir. « L’avez-vous vu atterrir ? » Lui demande Leach. « Non, il était dans les arbres là-bas, il scintillait. »
Guy ne mentionne jamais la présence de plusieurs objets. Il n’a rien vu non plus voler le long des lignes électriques, mais Hind lui attribue ce témoignage.
Le consensus d’opinion était qu’un objet était tombé dans la zone qu’ils ont indiquée [MUFON p. 7].
Hind laisse entendre que plusieurs enfants ont vu les ovnis descendre pour atterrir. En réalité, la plupart des témoignages ne font état d’aucune observation de l’objet dans le ciel ni de son atterrissage. Il était simplement là, un reflet dans les arbres, un aperçu furtif, un éclair du coin de l’œil.
Nathaniel a dit qu’il avait vu « un navire » atterrir sur le sol. [#12, p. 11].
Une fois de plus, Hind fait dire à Nathaniel que le vaisseau est en train d’atterrir. Voici ce qu’il déclare devant la caméra : « J’ai vu une sorte de vaisseau, posé au sol. » À ce moment-là, elle semble comprendre qu’il a vu un vaisseau posé au sol, et non un vaisseau en train d’atterrir, car elle ne lui demande pas ensuite de décrire la descente.
Pourtant, elle rapporte les faits comme s’il avait vu la descente, un événement bien plus spectaculaire qui exclut la possibilité que l’objet dans les arbres ait été un véhicule sur roues ou un bâtiment éloigné aux vitres scintillantes.
Les enfants ont indiqué deux zones d’atterrissage : la première, où l’engin s’est posé – au niveau du troisième poteau électrique depuis leur point de vue – et la seconde, d’où sont apparus les petits hommes. [#12, p. 10]
Hind signale deux sites d’atterrissage, mais sa description diffère de celle des enfants. Aucun témoin n’a rapporté que l’OVNI se soit déplacé. Stefan réfute explicitement cette idée lorsqu’il désigne (et lui seul) un autre site d’atterrissage à gauche de celui sur lequel tous les autres enfants s’accordent : c’est au niveau du troisième pôle qu’ils ont vu l’OVNI (au sol ou en vol stationnaire) et les hommes.
La plupart des garçons plus âgés (12 ans) ont vu des pattes comme des dents enfoncées dans le sol [#11, p. 20]
Hind n’a trouvé aucune preuve matérielle de l’atterrissage de l’OVNI et émet l’hypothèse, par ailleurs, qu’il planait. Le fait que les garçons les plus âgés aient dessiné un OVNI bien conçu avec des pattes, tandis que d’autres l’ont dessiné en vol stationnaire, indique que certains enfants ont complété les détails de leurs dessins grâce à leur imagination. Hind concède que cela semble s’être produit pour certains dessins, mais ne fournit aucun critère lui permettant de déterminer quels dessins relèvent de l’imagination et lesquels sont réalistes.
Il y avait un gros objet et deux ou trois plus petits. [#11, p. 20] Dessin d’Emma représentant plusieurs navires – Ci-dessous
Deux témoins signalent la présence de plusieurs « vaisseaux » sur le lieu d’atterrissage. Tous les autres n’en décrivent qu’un seul, mais Hind affirme avoir vu plusieurs objets. (Étant donné que de nombreux témoins décrivent un disque scintillant mal défini, il est probable qu’un seul objet reflétant la lumière du soleil depuis différents endroits ou fenêtres puisse donner l’impression de plusieurs reflets.)
Emily B. : « Il y en avait un gros et plusieurs petits éparpillés autour. » Hind à Emma K. : « Sur ton dessin, tu as non seulement représenté l’objet principal, mais aussi plusieurs autres. » (Emma a dessiné plusieurs vaisseaux, mais Hind ne lui laisse pas l’occasion de s’expliquer.)
Ils pouvaient également entendre un bruit de bourdonnement [#11, p. 20]
On ignore d’où Hind tenait ce bruit de bourdonnement (peut-être de Barry, qu’elle a appelé ce week-end-là). Aucun des enfants ne semble avoir entendu de bruit. Guy affirme à Leech qu’il n’y avait aucun bruit.
La première mention d’un bruit à l’écran est celle de Candice lors de son interview avec Jill Darke : elle a entendu un son de flûte.
Mme Kirkman m’a dit… les enfants sont arrivés en courant dans la cantine, parlant avec excitation d’« un petit homme qui court avec un bandeau autour de la tête et une combinaison une pièce » … [#11, p.19]
Mme Kirkman (à la cantine) a déclaré que c’était Luke N. qui lui avait signalé l’observation. [Hesemann, 1997]
Le « bandeau » autour de la tête de l’homme a été retiré du récit. Aucun des dessins ne montre de bandeau. (Le dessin de Luke n’a pas encore été identifié.)
Les enfants avaient tous un peu peur, même s’ils étaient aussi curieux. [#11, p.20]
Contrairement à la peur que Mack inspire aux enfants, Hind rapporte qu’ils n’ont eu qu’« un peu peur », ce que confirment leurs apparitions devant la caméra lors d’interviews réalisées des jours et des semaines plus tard.
Puis un petit homme (d’environ un mètre de haut) apparut au sommet de l’objet. [MUFON p. 7]
Les dessins concordaient le plus dans les descriptions de la petite entité que les enfants avaient vue sortir de l’engin. Il mesurait environ un mètre [#11, p. 20].
[Guy] a vu un petit homme (environ un mètre de haut) sortir et traverser le terrain parallèlement à l’aire de jeux. [ Nathaniel a dit] Il mesurait environ un mètre et demi. [#12, p. 11]
Dans une exagération des plus flagrantes, Hind a introduit dans son récit l’idée que les êtres étaient de petite taille, car tout le monde sait que les Gris sont petits.
Les élèves de 6e et 7e qui ont témoigné de la taille de l’homme ont tous affirmé qu’il était de leur taille, voire plus grand. Il était tout simplement faux pour Hind d’écrire qu’il y avait une cohérence dans le témoignage concernant un homme de petite taille , compte tenu des entretiens qu’elle a menés.
Guy indique de la main, devant la caméra, que l’homme était une tête plus grand que lui ; pourtant, Hind attribue à Guy le témoignage selon lequel l’homme mesurait 1 mètre (3 pieds 4 pouces).
Elle interroge Nathaniel à propos d’« un petit homme », mais il la corrige : « De là où nous regardions, il était à peu près de cette taille [il indique 1 mètre], mais nous étions assez loin, donc il était à peu près de notre taille . »
Hind pense peut-être se couvrir en rapportant qu’il mesurait « un mètre et plus [3 pieds 4 pouces] », mais il est clair que Nathaniel et Guy ne décrivent pas un « petit homme ». Un enfant de 12 ans mesure en moyenne 1,5 mètre (5 pieds).
[Guy] pouvait voir que le petit homme était vêtu d’un costume noir brillant (comme une combinaison de plongée sous-marine) [#11, p.21]
Ce que Guy dit exactement : « Il n’était pas très foncé, il avait plutôt le teint clair et était très mince. » Comme indiqué précédemment, Guy ne le qualifie pas de petit homme, mais précise qu’il était plus grand que lui d’une tête. Il ne fait aucune mention des vêtements de l’homme, ni de leur couleur ni de leur style. La première mention de vêtements apparaît le lendemain, de la part des élèves de 7e année, qui disent que l’homme était « tout de noir vêtu ».
Guy pouvait voir… qu’il avait de longs cheveux noirs et de grands yeux, qui semblaient plus bas sur la joue que les nôtres, étaient grands et allongés. Sa bouche n’était qu’une fente et ses oreilles étaient à peine discernables. [#11, p.21]
Guy ne dit rien des cheveux, de la bouche ou des oreilles de l’homme. Tous les élèves de 7e année affirment que le visage était invisible, à l’exception des grands yeux.
Lors d’entretiens ultérieurs, certains enfants ajoutent des détails, comme la petite taille du nez et de la bouche.
[Luc] « Il ressemblait à l’ombre de quelque chose. » [#12, p. 11]
Luke n’a pas mentionné le mot « ombre ». Il dit à Hind que l’homme était « tout noir ». Hind demande pourquoi il ne voyait rien de plus. « Était-il parmi les arbres ? »
Trevor, assis à côté de Luke, répond : « C’était comme une ombre. On a juste vu une ombre passer. » Hind cite mal cette phrase en disant « l’ombre de quelque chose ».
Son manque de rigueur dans le choix des citations et des sources est flagrant, car on peut comparer avec l’interview filmée. Ces interviews étant incomplètes, je me méfie de ses citations non enregistrées.
[Daniel] « Ses cheveux n’étaient pas comme les cheveux africains habituels – très bouclés et près de la tête – c’était presque comme les cheveux d’un hippie, longs et noirs. » [#12, p. 11]
Hind prend des libertés avec le témoignage de Daniel lorsqu’il explique pourquoi il pensait que l’homme n’était pas « un gamin du camp qui s’amusait » .
En réalité, il dit : « Ses cheveux… ils ressemblaient plus aux nôtres, ils n’étaient pas bouclés. On aurait dit un hippie. » Il ne précise pas la couleur des cheveux.
[Emily B] « J’ai vu les petits hommes aux longs cheveux noirs et aux grands yeux noirs. Ils se sont retournés, m’ont fixée du regard, puis sont retournés dans une sorte de vaisseau. Il n’y avait qu’un seul vaisseau et quelques petits êtres éparpillés autour. Je pouvais voir leurs grands yeux et leurs longs cheveux. Je les ai clairement vus ! » [#12, p. 11]
Hind ajoute deux mots ici : « à moi ». Emily dit en réalité : « Ils se sont en quelque sorte retournés, nous ont fixés du regard, puis sont remontés dans une sorte de vaisseau. » Emily (et d’autres) raconteront plus tard à Mack que ces êtres les fixaient, ce qui les a effrayés et, dans certains cas, leur a transmis des messages télépathiques. Rien dans ces premiers entretiens n’indique que quiconque ait été fasciné par ces yeux.
Ce que Hind omet de mentionner est également révélateur. Elle retranscrit approximativement la citation d’Emily, mais ne mentionne pas : « Eh bien, tout le monde disait que c’étaient des ovnis et tout ça, alors [haussement d’épaules] … » ni l’aveu d’Emily selon lequel elle a été « en quelque sorte » influencée par les propos des autres enfants.
Interrogée par Tim Leach de la BBC sur sa connaissance des ovnis, Charity a répondu : « Je n’ai jamais entendu parler d’ovnis auparavant. » [#12, p. 11]
Cette étrange erreur ne fait que souligner le manque de rigueur de Hind en matière de transcription et de compte rendu. Ce n’est pas Leach qui pose la question, mais Hind. Et Charity répond simplement : « Non. »
[Emma] « Les petits hommes portaient des vêtements d’un noir très brillant. Comme une combinaison de plongée, très moulante. » [#12, p. 13]
Voici un exemple de manipulation par Hind. Emma ne parle jamais de combinaison de plongée. Elle décrit l’homme comme étant « d’un noir très brillant ». Hind insiste : « Une combinaison d’un noir brillant ? » Emma hésite. Hind demande : « Avez-vous déjà vu des plongeurs entrer dans la mer ? » Emma confirme que c’était « comme ça ». Hind demande si c’était « une combinaison moulante », et Emma acquiesce.
Hind consigne l’intervention comme si Emma avait utilisé ce terme spontanément. Lors d’entretiens ultérieurs, d’autres enfants parleront de combinaison de plongée.
[Lisel] « Un homme vêtu de noir est sorti. Il avait de grands yeux. » [#12, p. 13]
Lisel n’a pas dit qu’un homme était sorti. Elle a dit : « Et j’ai vu un homme noir, tout de noir vêtu, avec de grands yeux. »
Hind a complété ce détail manquant : Lisel a vu un extraterrestre sortir de l’engin. Dans une interview télévisée ultérieure, Hind ajoutera encore plus de détails : « Puis une porte s’est ouverte et ce petit homme est sorti » [Unexplained Mysteries, épisode 25, extrait de l’interview de Sightings, 1996]. Je n’ai trouvé aucun témoignage d’enfant mentionnant que l’OVNI avait une porte, et encore moins qu’elle s’ouvrait, bien que trois ou quatre dessins en représentent une.
Une jeune fille interrogée par SATV a déclaré qu’il avait des bras et des jambes comme un être humain, mais que sa tête était plus grosse qu’une tête normale. [#11, p. 20]
Malgré une tête anormalement grosse, un détail qui méritait d’être mentionné, aucun témoin ne l’a signalé initialement. Hind a dû se référer à une interview télévisée de Salma, deux semaines plus tard, pour obtenir ce détail qui s’est rapidement intégré au récit du groupe. (Ces interviews ultérieures étaient destinées aux journaux télévisés ; les enfants avaient donc vu leurs camarades et eux-mêmes raconter l’événement.)
L’objet a décollé très rapidement et a disparu. [MUFON p. 7]
Les témoins restent vagues sur la façon dont l’objet a disparu, mais aucun ne le décrit comme Hind ici. Elle ne précise pas non plus qui le lui a raconté, mais ce témoignage ne figure dans aucun des premiers enregistrements. Le meilleur témoignage dont nous disposons est celui d’Emma, bien qu’il ne s’agisse pas d’une description précise de l’objet s’envolant : « Je les ai vus disparaître. Ils sont montés à un mètre du sol, puis ils ont disparu. »
Guy, lui aussi, ne semble pas l’avoir vu s’envoler : « C’est parti d’un coup… Plus bas, dans la vallée. »
Randall Nickerson affirme maintenant qu’aucun des enfants n’a vu l’OVNI partir car ils se sont tous précipités à l’intérieur ; il avait tout simplement disparu à leur retour avec leurs professeurs.
Le directeur Mackie a eu la présence d’esprit de faire revenir tous les enfants dans leur classe, en leur demandant de dessiner ce qu’ils avaient vu. [#11, p. 20]
L’interview de Mackie à la BBC indique clairement que les enfants ont réalisé les dessins le lundi, trois jours après l’événement. Or, Hind laisse entendre que c’était l’idée de Mackie et qu’il leur avait demandé de dessiner immédiatement.
J’avais suggéré à M. Mackie, avant de visiter l’école et avant que les enfants ne soient interrogés, de laisser ces derniers dessiner ce qu’ils avaient vu. [MUFON, p. 7]
Ici, Hind se contredit : elle a demandé à Mackie de faire dessiner les enfants. La différence entre le moment où ils ont dessiné (vendredi) et le lundi, après un week-end de réflexion, est significative. Le fait qu’elle se contredise quelques semaines plus tard sur ce point important confirme sa tendance à déformer les propos et à exagérer pour donner plus de crédibilité à son récit.
Il possède maintenant une trentaine ou une quarantaine de dessins… J’ai 22 photocopies des dessins les plus nets, car M. Mackie a eu la gentillesse de me permettre de les feuilleter et de choisir ceux qui m’intéressaient. [MUFON, p. 7]
Il est possible que Hind ait été mal informée sur le nombre de dessins réalisés, car 62 est le chiffre généralement cité. Ou peut-être que seulement 30 à 40 dessins ont été faits le lundi, et les autres des jours ou des semaines plus tard. Outre le fait qu’elle a sélectionné les 22 dessins qu’elle préférait, la vidéo le confirme : elle trie les images en deux piles selon ce qui, selon elle, représente le plus fidèlement un événement auquel elle n’a pas assisté.
La plupart des enfants blancs – mais pas tous – étaient au courant de l’existence des ovnis. Ainsi, lorsqu’ils dessinaient, on les identifiait souvent comme des « ovnis » et les petits hommes en noir étaient qualifiés d’« extraterrestres ». [#12, p. 9]
On voit les enfants parler librement d’OVNIs et d’extraterrestres lors des interviews de lundi et mardi, et crier à propos d’extraterrestres pendant l’observation (provoquant l’excitation des autres). Hind rapporte donc à juste titre que certains étaient au courant de ces phénomènes. Cependant , deux ans plus tard, dans l’émission télévisée « Sightings », elle nie que les enfants aient puisé ces idées dans la culture populaire : « Les Africains n’ont pas la télévision. Ils ont peut-être la radio, mais je peux vous dire que les médias ne parlent pas d’OVNIs là-bas… Alors, où auraient-ils pu trouver ces informations ? »
Cette invention, ainsi que le fait qu’elle paraphrase parfois les propos des enfants, en modifiant leur sens pour mieux les faire correspondre à son idée de petits hommes gris, nuit gravement à sa crédibilité et remet en question tous les « faits rapportés » qui ne peuvent être vérifiés indépendamment (par exemple, par des interviews filmées).
Derrière le mythe
D’après ces premiers témoignages, qu’ont vu les enfants ?
Impossible de revenir en arrière – nous ne le saurons probablement jamais – mais j’ai trouvé ce passage du livre de Hind, * UFOs Over Africa*, paru en 1996, curieux. Il s’agit de l’exploration, mardi, du site d’atterrissage supposé par un groupe d’adultes et d’enfants :
« Les deux garçons ont également mentionné une lumière très vive provenant du sommet de la colline, au milieu des buissons épais, comme le reflet du soleil sur une vitre. Fungai a dit qu’il avait d’abord pensé qu’il pouvait s’agir du reflet du soleil sur les vitres d’une maison, mais qu’il s’était ensuite rendu compte qu’il n’y avait aucune habitation là-haut.
Le groupe a cherché des traces d’habitation au sommet de la colline, mais les buissons étaient denses et l’endroit totalement désert.
Lorsque Tim Leach a envoyé sa vidéo à Londres, on lui a fait remarquer qu’une lumière très vive masquait une partie du film, tourné lorsque nous étions tous ensemble à explorer la propriété inhabitée. On lui a suggéré de retourner au même endroit et de refilmer cette section. Il l’a fait deux jours plus tard, par une journée tout aussi dégagée. Cette fois, aucune trace de la lumière vive n’était visible en arrière-plan. » (Hind, p. 231)
Il semble probable qu’il y avait quelque chose sur la colline : soit un bâtiment que le groupe n’a pas trouvé et où il se passait quelque chose d’inhabituel pendant quelques jours (la carte de 2005 montre bien des bâtiments derrière les arbres), soit un objet mobile. Quoi qu’il en soit, la cause de la lumière vive avait disparu deux jours plus tard. Il est donc probable que cette lumière vive était l’OVNI, les enfants ayant ensuite imaginé les détails, ou qu’au moins certains d’entre eux n’aient pas vu l’OVNI du tout, mais seulement cette lumière. (Plusieurs enfants rapportent n’avoir vu qu’un simple reflet ou un éclair.) Quoi qu’il en soit, la lumière était apparemment moins intense mardi, mais restait suffisamment vive pour perturber l’enregistrement.
Si cette lumière vive n’était pas l’OVNI et que les enfants distinguaient assez précisément des lumières, des fenêtres et une forme distincte, alors un véhicule reflétant la lumière du soleil est une possibilité. Au moment où le véhicule s’éloignait, la « lumière » a pu sembler s’élever (en passant sur une bosse) puis disparaître (en passant à l’ombre et en cessant de scintiller).
Quant aux « extraterrestres », étant donné qu’ils étaient décrits dans les premiers témoignages comme des gens ordinaires avec de grands yeux qui bougeaient normalement, l’image de quelques individus courant avec des lunettes de soleil ou des masques correspond à la plupart des éléments de preuve avant que les récits ne deviennent plus élaborés et plus extraterrestres.
Certains dessins ressemblent effectivement à une caravane ( comme le suggère Gilles Fernandez ) ou à une camionnette, avec une rangée de fenêtres et, pour certains, un avant et un arrière bien distincts. Les enfants disent qu’ils ne voyaient pas bien à cause des arbres et des hautes herbes qui cachaient les roues. La forte luminosité du soleil rendait les autres détails invisibles.
Et loin de moi l’idée de spéculer sur le comportement d’extraterrestres, mais pourquoi diable étaient-ils perchés sur leur vaisseau spatial ? Grimper sur le toit de sa voiture et s’asseoir dessus, ce n’est pas un truc d’ados idiots qui rigolent ?
Peut-être que ces types leur faisaient une blague. Peut-être qu’ils s’étaient arrêtés fumer un joint et, voyant la curiosité des enfants, ils ont voulu en profiter. Mais le fait est que, même si on ne saura jamais exactement ce qui se trouvait là-bas et pourquoi, les premiers témoignages ne prouvent pas qu’il s’agissait de quelque chose d’extraterrestre.
Une explication possible pour l’« OVNI » de l’école Ariel : une camionnette ou un véhicule similaire, à moitié dissimulé dans les hautes herbes, scintillant au soleil.
La zone faisait partie du parcours de cross-country de l’école, un chemin fréquenté [Hesemann, 1997] à travers la brousse. Il semble donc qu’un véhicule pouvait y accéder. Comment expliquer l’absence de traces de véhicules ? Il est possible que les enfants aient mal évalué la distance jusqu’à l’objet et que le lieu d’atterrissage ne se situât pas exactement là où ils le pensaient. (Rappelons que Hind avait initialement situé le site à 100 mètres d’après les dires des enfants, avant de se raviser et d’estimer la distance à 200 mètres. Les adultes qui ont mené l’enquête ont-ils seulement cherché au bon endroit ?) Gunter Hofer a indiqué que le sol était extrêmement dur suite à une grave sécheresse, ce qui pourrait également expliquer l’absence de traces.
Qu’en est-il des objets arrivant le long des lignes électriques ? Il pourrait s’agir d’une observation sans lien avec l’affaire, peut-être des hélicoptères (un vent fort et un vrombissement ont été notés dans le rapport de Hind) ou même des oiseaux. Là encore, nous ne le saurons jamais, mais il est étrange que seulement deux témoins aient vu cela : Stefan, qui l’a dessiné (si je l’ai bien identifié), et Barry, dont le témoignage nous est parvenu indirectement par l’intermédiaire de Hind. Quoi qu’il en soit, Gunter Hofer a récemment déclaré que l’observation le long des lignes électriques avait eu lieu la veille.
Hypothèse : Marionnettes
Le chercheur Gideon Reid a émis l’hypothèse d’une autre explication à l’apparition d’Ariel : une représentation (ou une répétition) de marionnettes par une troupe de théâtre itinérante. Cette hypothèse considère les témoignages et les dessins des enfants comme étant globalement exacts, jusqu’aux visages gris et aux nuques raides, et explique certains des dessins les plus étranges. Elle pourrait même expliquer le son de flûte. Lisez la première partie de son hypothèse détaillée ici et la deuxième partie ici
Dessin réalisé par les enfants
Hypothèse : tourbillon de poussière
Oliver D. Smith a écrit un article pour SUNlite (mai-juin 2023, vol. 15 no. 3 pp. 7-8) suggérant que l’observation était un tourbillon de poussière soulevant de la terre et de la végétation.
Dessin : exemple de tourbillons
Établir le mythe
Au cours des semaines suivantes, au moins deux autres entretiens furent menés avec les enfants, en groupe. L’observation fut fermement établie comme étant celle d’un OVNI et d’extraterrestres. La version officielle se consolida, tandis que les détails qui ne correspondaient pas furent écartés. On ne mentionna plus jamais le vent violent, le silence, l’engin arrivant le long des lignes électriques, ni les hommes en rouge et blanc.
L’homme de taille normale, trop éloigné pour que l’on puisse distinguer d’autres traits de son visage que ses grands yeux, se transforma en deux ou trois petits hommes à grosses têtes et à nez et bouche minuscules. L’un d’eux devint chauve. Désormais, ils se déplaçaient au ralenti. Le vaisseau était décoré de motifs jaunes, violets, verts et argentés. Il était rouge orangé. Il était argenté.
Trois ans après l’événement, Hind écrira qu’un enfant avait rapporté que les êtres « semblaient se déplacer au ralenti » ( magazine Fate , avril 1997, p. 48), ainsi que d’autres citations directes et indirectes qui prouvent que la mention du ralenti provient d’ une interview télévisée ultérieure , et non d’un témoignage personnel d’un enfant quatre jours après l’événement. Ainsi, la description au ralenti ne figurait dans aucun témoignage initial.
Seule une enfant, Candice, émet l’hypothèse que les extraterrestres « essaient de nous dire quelque chose ». Une autre (Marle) attribue également une motivation à l’un des extraterrestres : il « garde » le vaisseau tandis que l’autre court de long en large « comme s’il était désorienté » (à noter, pas au ralenti).
L’observation de la veille, jeudi, est confirmée : ce que nous appellerions un Tic-Tac avec des lumières clignotantes, probablement un avion au loin.
Candice raconte qu’elle et ses amies se sont approchées de l’objet, le prenant pour une maison dont les fenêtres reflétaient la lumière du soleil. Elles ne se sont pas approchées suffisamment pour l’identifier autrement que comme « cette chose argentée qui brille ». Les dessins de l’objet réalisés par ses amies Claire et Camilla sont également dépourvus de détails. Salma affirme s’être trouvée à un mètre de l’extraterrestre, mais aucun autre enfant n’a été témoin de ce spectacle remarquable. Candice entend une flûte, ce que son amie Hailey, présente-t-elle aussi, rapportera plus tard au Dr Mack.
Les dessins de Camilla et Claire représentant des objets lumineux indéfinissables prouvent qu’elles ne se sont pas approchées de très près de l’« OVNI ». (Camilla expliquera plus tard que les objets étaient argentés, mais qu’elle n’avait pas de peinture argentée.)
Ces enfants ne mentent pas – à aucun moment ils ne semblent tromper intentionnellement. Ils confrontent leurs propres souvenirs au récit du groupe et s’adaptent en conséquence. Ceux qui n’ont pas vu grand-chose rapportent honnêtement qu’ils n’ont pas vu grand-chose – « Je n’ai vu qu’un éclair argenté », dit Anna. D’autres rapportent ce que le groupe a vu plutôt que ce qu’ils ont vu personnellement. Et comme ils sont toujours en groupe, il est peu probable qu’ils s’écartent de la version officielle et obligent leurs camarades à faire face à une contradiction.
Valider le mythe
J’ai écrit à l’Institut John E. Mack (juin 2022) dans l’espoir d’obtenir les transcriptions complètes des entretiens avec les enfants. La réponse de leur archiviste indiquait qu’il n’existait aucune transcription exacte, à moins que Randall Nickerson n’en ait produit lors de ses recherches pour son film (Ariel Phenomenon, 2022). Ainsi, des extraterrestres auraient atterri dans une école avec leur soucoupe volante et communiqué avec des enfants… et pourtant, le récit complet de cet événement extraordinaire, tel que rapporté à un psychiatre renommé, n’a pas été transcrit et les vidéos complètes restent inaccessibles. Étonnant.
MISE À JOUR : août 2022 : L’archiviste m’informe que l’Institut espère rendre les entretiens complets disponibles – aux visiteurs, voire en ligne pour tous – mais pas avant mi-2023, car « des accords d’exclusivité expirent à la date anniversaire de la sortie d’Ariel Phenomenon ».
MISE À JOUR : mi-2025 : Rien n’a été publié mi-2023.
Le parti pris du Dr John Mack est malheureusement flagrant dès son premier entretien avec le directeur, M. Mackie, deux mois et demi après l’incident à l’école Ariel. Il ne semble jamais envisager la possibilité que les enfants se soient trompés, qu’ils aient vu quelque chose de banal, qu’ils se soient nourris de la panique des autres et qu’ils aient inventé une histoire d’extraterrestres, histoire que des adultes importants ont rapidement validée, au mépris des parents qui n’y croyaient pas.
Mack demande tout de même à M. Mackie s’il est possible qu’« un enfant imaginatif ait raconté une histoire et ait influencé les autres ». Cette explication est rejetée. Tout le monde s’accorde à dire que les enfants ont vu quelque chose, et personne ne veut suggérer qu’en l’absence d’adultes pour leur expliquer ce qu’ils voyaient, ils l’ont mal interprété.
Deux enseignants expriment des points de vue similaires lors de la réunion du personnel, mais cette théorie ne semble pas avoir fait son chemin, et de toute façon, Mack leur dit : « C’est leur expérience et la façon dont ils perçoivent la réceptivité des adultes qui les entourent. » On explique aux enseignants qu’il est sain de considérer les fantasmes des enfants comme une réalité. Mackie ne souhaite pas s’attirer les foudres des parents qui pourraient désapprouver le fait que l’école encourage la théorie de l’invasion extraterrestre. Il accepte toutefois la présence de caméras de télévision dans l’établissement pendant quelques années, même s’il paraît généralement perplexe, mal à l’aise ou contraint lors des interviews. Sept entretiens enregistrés avec le Dr John Mack sont disponibles, bien que son assistante, Dominique Callimanopulos, ait déclaré avoir parlé à douze enfants. À noter que seuls trois de ces enfants finissent par « se souvenir » de messages télépathiques. J’ai reconstitué les entretiens ici . Voici un résumé des propos de chaque enfant et de la manière dont, dans certains cas, Mack les a amenés à croire qu’ils avaient reçu des messages télépathiques. Nathaniel C.
Il redessine son vaisseau spatial avec la plateforme (qu’il décrit comme rouge) et confirme que les hommes étaient « à peu près de ma taille ». Ce n’étaient pas les petits Gris que tout le monde semble vouloir qu’ils soient.
Emily B. rapporte le comportement désormais établi, semblable à celui d’un extraterrestre, de courir au ralenti (« rebondissant comme si un humain courait sur la lune », mais pas à ce point). Marcher en microgravité est bien sûr la façon dont un enfant pourrait imaginer qu’un extraterrestre se déplace. Elle raconte que l’être a couru sur une courte distance, a regardé les enfants « un peu étonné de ce que nous étions », puis est reparti. Elle répète également le témoignage de Marle [orthographe à vérifier] selon lequel l’un d’eux « gardait » le vaisseau (ce qui ne signifie pas qu’il en ait eu l’idée en premier). L’interview d’Hailey est pénible à regarder – cette enfant semble terrifiée. Les images disponibles commencent par le fait qu’elle dit que le son de la flûte l’a effrayée. Mack lui demande : « Qu’est-ce qui te faisait peur ? », lui insinuant qu’un événement effrayant allait se produire, ce qu’elle n’avait pas du tout mentionné (dans les extraits disponibles). Mais maintenant, on lui demande d’imaginer un scénario effrayant, et elle s’y attelle : « J’ai cru que les extraterrestres allaient m’attaquer. » Pourtant, elle précise aussi que les extraterrestres n’étaient pas hostiles et n’ont pas tenté de m’attaquer.
Kayleigh V décrit les yeux de l’extraterrestre et on lui demande de décrire ce qu’elle a ressenti en les regardant. Elle dit que les yeux étaient maléfiques, puis peine à trouver une explication et se contente de : « Ils avaient l’air maléfiques parce qu’ils me fixaient. » Insuffisant. Mack exige qu’elle explique les motivations de l’extraterrestre : « Vous fixer… comme pour faire quoi ? » et elle trouve une explication : « Comme s’il voulait venir nous enlever. » L’interview deFrancis est presque comique. Il dessine les yeux de l’extraterrestre et les décrit d’un ton neutre. Mack lui demande de décrire ce qu’il a ressenti. Francis, souriant et visiblement amusé, raconte avoir tremblé, avoir eu très peur, avoir eu le vertige… « Pourquoi avez-vous continué à regarder ? » demande Mack, alors que Francis vient de dire qu’il avait arrêté de regarder.
Rather than contradict the Very Nice and Important American, Francis attempts but fails to find a reason. Mack asks, “What do you imagine is his reason for visiting Earth?” This is a request to speculate (« We never force the child to imagine in the question. » – Gilles Fernandez ). Francis thinks long and hard before coming up with a half-hearted: “Pollution or something.” Mack’s excited response tells him he got the answer “right”.
Now Mack rephrases the question to turn it into a telepathic message: “And how did he get that idea of pollution across to you?” Remember, Francis was notIl racontait un message, tout simplement. Il imaginait, comme demandé. Après toutes ces discussions sur le regard de l’extraterrestre qui l’avait troublé, il était fin prête à donner la bonne réponse (même s’il semblait hésitant) : « La façon dont il me fixait ? » Mack reformule d’un ton affirmatif, pour insister : « Il y avait donc un message sur la pollution, d’une manière ou d’une autre, dans son regard ? » Soulagé, Francis répond : « Oui. »
Il s’avère que l’idée ne venait ni des extraterrestres ni de l’imagination de Francis : « On avait déjà parlé à l’école des causes de la pollution, m’a dit Francis, mais c’était la première fois qu’il y pensait ou qu’il en parlait. » [Mack, Passport to the Cosmos (1999), p. 97]
Emma K. décrit sa réaction émotionnelle face à ces êtres : elle est à la fois excitée, effrayée et heureuse de voir quelque chose de nouveau. Leurs yeux lui ont dit : « Je te veux », ce qui, comme Mack l’explique judicieusement, signifie : « Je veux que tu viennes avec moi. » Emma rapporte à Mack (bien que cela ne figure pas dans les images disponibles) qu’elle s’est approchée à 3 ou 4 mètres de l’être.
L’interview est trop incomplète pour comprendre comment elle en arrive à cette conclusion : « Je pense qu’ils veulent que les gens sachent que nous faisons du mal à cette planète et que nous ne devons pas devenir trop technophiles. » Mais comme la phrase commence par « Je pense », je suppose que Mack lui a demandé : « À votre avis, que voulaient-ils ? » Il l’incite une fois de plus à spéculer, ce qui lui permet d’inventer une réponse, qu’elle prétend même provenir de sa « conscience » (elle voulait peut-être dire subconscient) … Pourtant, il l’amène à comprendre qu’il s’agissait d’une communication télépathique de l’extraterrestre. L’interview de Lisel P. est une succession de questions orientées, à commencer par : « Mais cette expérience est encore fraîche dans votre mémoire, n’est-ce pas ? » Elle dessine les yeux immenses de l’être et Mack lui demande, par gestes, si elle a eu le « sentiment » d’une connexion avec lui. Elle répond : « Non. » À la fin de l’entretien, elle lui dira avoir reçu un message apocalyptique en bonne et due forme grâce à ces yeux. Lorsque les parents ont autorisé l’entretien de leurs enfants avec un pédopsychiatre renommé de Harvard, imaginaient-ils que leurs enfants en ressortiraient avec le souvenir implanté d’yeux irrésistiblement maléfiques transmettant des visions apocalyptiques, ou à tout le moins avec la peur d’être enlevés par des extraterrestres ?
Réciter le mythe
Au moment où Cynthia Hind publie ses rapports dans les mois suivants, elle bénéficie de l’approbation tacite de Mack quant à l’atterrissage d’extraterrestres à Ariel et à la communication de messages télépathiques aux élèves. Les enfants ont harmonisé leurs témoignages lorsqu’ils les ont relatés, et elle a fait de même. Le premier article de Hind sur ses recherches a paru dans le MUFON UFO Journal de décembre 1994. Sa formulation laisse entendre que 62 enfants ont rapporté avoir vu trois boules argentées dans le ciel, disparaissant et réapparaissant, avant de se poser à 100 mètres de distance (distance corrigée à 200 mètres dans son livre). Ceci est totalement faux : un seul garçon a rapporté avoir vu des OVNI dans le ciel, et Gunter Hofer a récemment attribué cette observation à la veille. Tous les autres enfants ont seulement rapporté avoir vu un OVNI déjà posé au sol
Dans son rapport, Hind décrit l’homme comme mesurant « environ 1 mètre ». Dans les actes du symposium BUFORA de 1995, elle cite indirectement Guy Gibbons affirmant que l’homme mesurait « environ la taille d’un enfant de CM2 (environ 1 mètre) ». C’est absurde. Un garçon de quatre ans mesure en moyenne un mètre. Un enfant de douze ans mesure en moyenne 1,5 mètre. De plus, devant la caméra, Guy (un garçon de CM2) indique que l’être le dépassait d’une tête, soit environ 1,68 mètre.
Extrait du graphique de croissance du CDC
Dix-huit mois après les faits, lors d’une interview télévisée néerlandaise, Lisel P. prend la parole au nom du groupe et révèle des détails inédits (deux êtres au lieu d’un, courant au ralenti, un grand vaisseau entouré de plus petits, des lumières multicolores). Quelques enfants s’en tiennent à leur version des faits : « Je n’ai vu aucun homme », tandis qu’un groupe de garçons discute des couleurs exactes de ces lumières, censées être celles des OVNI, mais qui semblent avoir été ajoutées ultérieurement.
Une autre fille raconte que les enquêteurs venus à l’école ont trouvé des traces de brûlures et que « toute vie était morte » aux alentours, alors qu’en réalité, ils n’ont rien trouvé. Elle y ajoute un détail sensationnel rapporté par un autre enfant. Là encore, elle ne ment pas : elle ne fait que répéter la légende.
Nourrir le mythe
Ces dernières années, les témoins, devenus adultes, ont donné des interviews en amont du film « Le Phénomène Ariel » que Randall Nickerson a commencé à réaliser en 2008. Le fait qu’ils racontent toujours la même histoire (plus ou moins) est considéré comme une preuve convaincante que les enfants n’ont pas tout inventé.
Mais une fois de plus, cela passe à côté de l’essentiel : les enfants – comme tout le monde – peuvent dire la vérité tout en se trompant.
L’incident d’Ariel a profondément marqué certains d’entre eux, qui croient encore avoir vu une soucoupe volante atterrir et des extraterrestres ce jour-là, et témoignent à ce sujet. Depuis, ils ont sans doute repassé les détails en revue à maintes reprises – et en ont parlé entre eux – et ces détails évoluent encore. Deux témoins affirment maintenant s’être approchés à moins d’un bras d’un extraterrestre – chose qu’aucun d’eux, ni aucun autre enfant, n’avait rapportée à l’époque. Les autres enfants de la cour de récréation n’auraient certainement pas manqué de remarquer leurs camarades face à face avec des extraterrestres !
L’OVNI bourdonnait maintenant comme une abeille mécanique. Les extraterrestres flottent désormais. Ou bien, ils couraient non seulement au ralenti, mais selon un étrange schéma en boucle : ils parcouraient une distance, disparaissaient, réapparaissaient au point de départ et recommençaient à parcourir la même distance, de façon répétée. Cela ressemble fort à la remémoration d’un événement unique, et non à la répétition de l’événement lui-même. Aucun de ces comportements surnaturels n’a été rapporté à l’époque par les témoins qui s’en « souviennent » aujourd’hui.
Ce qui démontre la malléabilité et la faillibilité de la mémoire. Nous savons que c’est vrai dans tous les autres aspects de la vie : nous oublions des choses, nous nous souvenons mal, et bien sûr, nous avons des perceptions erronées. Alors, lorsqu’il s’agit d’une observation d’OVNI survenue dans l’enfance, pourquoi la perception et les souvenirs d’un adulte seraient-ils considérés comme exacts ? Même si nous disposons de preuves filmées montrant que l’observation, telle que rapportée initialement, n’avait rien d’extraordinaire et que les souvenirs ont évolué ?
Sources
Cette page regroupe les informations provenant de toutes les autres pages Ariel du site, chacune d’elles listant ses sources à la fin.
C’est avec une profonde émotion que nous annonçons la disparition d’Erich von Däniken, mort de vieillesse, survenue à l’âge de 90 ans le 10 janvier 2026 à Unterseen (canton de Berne) Suisse. L’écrivain et théoricien suisse s’est éteint paisiblement, entouré des siens.
Né le 14 avril 1935 à Zofingue, Erich von Däniken a marqué des générations de lecteurs à travers le monde avec ses ouvrages audacieux, dont le célèbre « Présence des extraterrestres » (1968). Traduit en plus de 30 langues et vendu à des dizaines de millions d’exemplaires, ce livre a lancé le mouvement de la « théorie des anciens astronautes », selon laquelle des visiteurs venus de l’espace auraient influencé les civilisations humaines dans l’Antiquité.
Critiqué par une grande partie de la communauté scientifique, mais admiré par un large public fasciné par le mystère, von Däniken a poursuivi inlassablement sa quête, publiant plus de 40 livres et participant à de nombreuses émissions télévisées, dont la série « L’Énigme des anciens astronautes ». Son héritage culturel est immense : il a inspiré des films, des séries, des jeux vidéo et toute une sous-culture vouée à l’exploration des hypothèses alternatives de l’histoire.
Personnalité complexe, à la fois rêveur obstiné et entrepreneur habile, il a fondé le Mystery Park (aujourd’hui Jungfrau Park) à Interlaken, un parc à thème dédié aux grands mystères du monde. Son influence s’étend bien au-delà du champ de l’archéologie, touchant à la philosophie, à la théologie et à la culture populaire.
Erich von Däniken laisse derrière lui une communauté de passionnés, une œuvre controversée mais indéniablement marquante, et des questions qui continueront de stimuler l’imagination de millions de personnes. « Et si nous n’étions pas seuls ? » restera la question phare de son existence.
Ses proches, sa famille et ses nombreux amis à travers le monde sont invités à garder vivant son esprit curieux et son audace intellectuelle. Conformément à sa volonté, une cérémonie intime sera organisée. En lieu de fleurs, la famille suggère une donation à une organisation soutenant l’exploration spatiale ou la recherche archéologique.
« Les véritables trésors de l’humanité ne sont pas ceux que l’on cache, mais ceux que l’on ose questionner. » – Erich von Däniken
Conférence de presse sur les phénomènes OVNI (UAP) à Washington DC
COMMUNIQUÉ DE PRESSE – CONFÉRENCE DE PRESSE SUR LES PAN (OVNI) À WASHINGTON DC
JAMES FOX PRÉSENTE
Conférence de presse sur les phénomènes OVNI (UAP) à Washington DC
AVEC DES TÉMOINS, DES EXPERTS ET DES MEMBRES DU CONGRÈS
LIEU : National Press Club
DATE : 20 janvier 2026
11h00 – 13h00 : Témoignages directs de Brésiliens ayant vu un OVNI s’écraser et les êtres vivants non humains
14h00 – 15h00 : Experts américains en récupération de débris/produits biologiques – appel à l’immunité pour les lanceurs d’alerte
PARTIE 1 : BRÉSIL
Pour la toute première fois, un éminent neurochirurgien brésilien révèle les détails de son contact direct, en 1996, dans un hôpital, avec un être vivant, non humain et intelligent. Lui et d’autres témoins brésiliens seront présents au National Press Club de Washington, D.C., le 20 janvier 2026, pour une conférence de presse.
« La vérité, c’est que j’ai vu cet être. Ce n’était pas un être de notre planète », déclare le Dr Italo Venturelli, le neurochirurgien qui était à son chevet à l’hôpital régional de Varginha. « Nous parlons de quelque chose qui remet en question notre conception de l’humanité. Il est important que les gens le sachent. »
En janvier 1996, à Varginha, au Brésil, de nombreux témoins ont signalé la présence d’un objet en forme de cigare en détresse, qui a fini par s’écraser dans un champ à l’extérieur de la ville. Quelques jours plus tard, le 20 janvier, trois jeunes filles – âgées de quatorze, seize et vingt-deux ans – se sont approchées à quelques pas d’une créature d’un autre monde, recroquevillée en plein jour contre un mur sur un terrain vague. Il a été révélé par la suite que les pompiers et la police militaire brésiliens avaient capturé deux êtres non humains ce même jour. Selon plusieurs responsables du gouvernement brésilien, les débris de l’accident et les êtres non humains (dont l’un était probablement encore en vie) ont été évacués du Brésil quelques jours plus tard par l’armée de l’air américaine et seraient toujours en possession d’un programme de recherche américain secret.
« Il s’agit du cas de récupération d’OVNI le plus convaincant de l’histoire moderne, impliquant des êtres non humains vivants et, selon certaines sources, l’armée de l’air américaine », déclare l’enquêteur et réalisateur James Fox, qui organise la conférence de presse. « Ce cas pourrait enfin clore le débat, en prouvant que nous ne sommes pas seuls. »
Sera également présent le Dr Armando Fortunato, médecin légiste ayant pratiqué l’autopsie du corps d’un jeune gendarme décédé subitement d’une infection massive et sans précédent, après avoir été accidentellement griffé par la créature qu’il avait capturée. Le rapport d’autopsie complet sera présenté.
L’affaire a été confirmée à Fox et à ses producteurs par le général quatre étoiles de l’armée de l’air brésilienne José Carlos Pereira et par Pedro Luiz Aguiar, chef de la police au moment des faits.
Fox (réalisateur de « The Phenomenon » et « The Program ») et son équipe enquêtent sur l’affaire Varginha depuis près de trente ans, recueillant les témoignages de dizaines de personnes ayant directement assisté à l’événement. Son nouveau documentaire, « Moment of Contact : New Revelations of Alien Encounters », est sorti mondialement début janvier 2026.
Suite au documentaire très remarqué « The Age of Disclosure », cette conférence de presse présentera de nouvelles données et des témoignages directs concernant de multiples rencontres avec des êtres intelligents non humains. « Le public a droit à la vérité », a déclaré Fox. « J’espère inciter les gens à exiger davantage d’informations, encourager un débat public et déclencher une enquête du Congrès. »
PARTIE 2 : L’AMÉRIQUE
À partir de 2023, de nombreux initiés du renseignement se sont manifestés, souvent sous serment, pour faire état de programmes d’accès spéciaux ultra-secrets impliqués dans la récupération et l’analyse de véhicules accidentés et de matériel biologique, défini dans ce contexte comme des spécimens biologiques ou des corps d’origine non humaine.
La divulgation d’échantillons biologiques ne présente aucun risque pour la sécurité nationale, contrairement à la divulgation de technologies provenant de véhicules accidentés. Cette conférence de presse historique abordera la question des produits biologiques non humains d’une manière inédite.
À titre d’initiative indépendante, les intervenants américains présents à la conférence de presse demanderont au pouvoir exécutif d’assouplir certaines exigences d’habilitation de sécurité afin que les personnes ayant participé au programme américain « Legacy » sur les PAN puissent partager des informations classifiées avec le Congrès et, à terme, s’exprimer plus ouvertement auprès du public. Ils insisteront également sur la nécessité de renforcer la coopération internationale en matière d’échange d’informations concernant les crashs de PAN et la récupération des éléments biologiques associés.
INTERVENANTS DU BRÉSIL
Le sénateur Eduardo Girão
siège au Sénat fédéral brésilien depuis février 2019. Il représente l’État côtier du Ceará, le huitième État brésilien par sa population, dont la capitale, Fortaleza, est la quatrième ville du pays. Il milite pour une plus grande transparence concernant les activités illégales de pompiers (AUP). Afin de sensibiliser le Congrès brésilien à cette question, il a animé un débat sur les AUP lors d’une audition spéciale au Sénat en 2022.
Le Dr Italo Venturelli
est neurologue et neurochirurgien depuis de nombreuses années, exerçant aussi bien en milieu clinique que dans des interventions spécialisées. De 1998 à 2002, il a été directeur financier du service de neurologie et de neurochirurgie des trois plus grands établissements de santé de Varginha : l’Hospital Regional do Sul de Minas, l’Hospital Bom Pastor et l’Hospital Humanitas. Il est actuellement neurochirurgien référent à l’Hospital Regional, exerce en cabinet privé et participe à des activités de gestion de la santé par le biais de sa société de services médicaux. Tout au long de sa longue carrière, le Dr Venturelli a été reconnu pour sa rigueur technique, son éthique médicale et son sens des responsabilités dans la prise en charge de cas complexes. Il a contribué de manière significative au développement de la neurologie et de la neurochirurgie dans la région.
Le docteur Armando Fortunato
est médecin légiste. Expert reconnu dans ce domaine, il a exercé pendant plus de trente ans comme pathologiste légiste et médecin légiste auprès de la police civile du Minas Gerais, réalisant de nombreuses autopsies d’importance régionale. Titulaire d’un diplôme de droit, il a également été expert médical désigné par les tribunaux dans plusieurs districts judiciaires. Engagé dans le service public, il a été élu conseiller municipal de Varginha à deux reprises et a présidé l’Ordre des médecins ainsi que le service municipal de santé de Varginha. Le docteur Fortunato a été fait citoyen d’honneur de Varginha en 2023.
Carlos de Sousa
(témoin de l’accident) est un ancien homme d’affaires et actuellement professeur de géographie au lycée Jorge Dupra Figueiredo, où il enseigne depuis plus de vingt ans. Il a également enseigné à l’Université de São Paulo. M. de Sousa est pilote d’ULM, une passion qu’il pratique depuis de nombreuses années.
Des témoignages vidéo courts supplémentaires, dont quatre de témoins directs qui se sont vu refuser un visa pour assister à cette conférence de presse et qui ont passé du temps en présence d’êtres non humains, seront également fournis. Ces entretiens ont été enregistrés fin décembre, spécifiquement pour cet événement. Ces témoignages vidéo, accompagnés de leurs transcriptions, seront mis à la disposition des médias lors de la conférence de presse.
Les intervenants feront de brèves déclarations, suivies d’une heure de questions-réponses.
Le 16 septembre 2025, le Brésil vivra un moment historique. Pour la première fois, la Chambre des députés, à Brasília, ouvrira officiellement un débat public sur les phénomènes aériens non identifiés (PAN/OVNI).
Cette initiative est le fruit d’un partenariat entre le député Chico Alencar, la revue Revista UFO et la Commission brésilienne des ufologues (CBU). Elle témoigne non seulement d’un intérêt scientifique, mais aussi du devoir constitutionnel de transparence concernant les actes de l’administration publique et du respect du droit fondamental d’accès à l’information, tel qu’il est consacré par l’article 5, paragraphe XXXIII, de la Constitution fédérale.
Le Brésil possède un héritage unique dans ce domaine. La première enquête militaire du pays fut la Première Enquête Confidentielle sur les Objets Aériens Non Identifiés, menée par l’Armée de l’Air brésilienne en 1954, lors de la première vague importante d’observations d’OVNIs dans le pays. Par la suite, des documents officiels ont été publiés par le SIOANI, un organisme de l’Armée de l’Air actif entre 1969 et 1972, suivis de l’emblématique Opération Soucoupe dans l’État du Pará en 1977 et de la controversée affaire Varginha en 1996. De ce fait, le Brésil possède l’une des documentations les plus complètes au monde sur les phénomènes aériens anormaux. Cependant, une grande partie de ces informations est restée classifiée au nom de la sécurité nationale, empêchant ainsi un contrôle social complet et limitant les possibilités d’analyse scientifique.
En inscrivant ce sujet à l’ordre du jour du Congrès, le Brésil s’inscrit dans le mouvement international pour la transparence et la responsabilité, déjà observé dans des pays comme les États-Unis et au sein du Parlement européen. L’audition publique, fondée sur la loi n° 12.527/2011 (loi sur l’accès à l’information), vise à garantir la mise à disposition du public des documents civils et militaires relatifs aux PAN/OVNI, sauf en cas de secret légalement justifié. Cette initiative constitue ainsi l’application concrète des principes constitutionnels de légalité, de publicité et d’efficacité, imposant à l’État l’obligation de rendre compte des phénomènes susceptibles d’affecter la souveraineté nationale et la sécurité de l’espace aérien.
Parmi les experts invités figurent des figures de proue de l’ufologie brésilienne : Thiago Luiz Ticchetti, directeur du MUFON Brésil, rédacteur en chef de la Revista UFO, directeur des relations internationales de la CBU et membre de l’ICER et du CIFE ; Marco Antônio Petit, corédacteur de la Revista UFO et président de la CBU ; Fernando de Aragão Ramalho, vice-président de la Commission et fervent défenseur de la publication des archives officielles ; et Vitório Pacaccini, l’un des principaux enquêteurs de l’affaire Varginha et membre actif de la CICOANI depuis près de vingt ans. Cette diversité confère au débat un caractère multidisciplinaire et technique, garantissant que les discussions s’appuient non seulement sur des témoignages, mais aussi sur des preuves empiriques et une analyse critique.
Les difficultés sont manifestes. La classification des documents comme « ultra-secrets » ou « secrets », telle que prévue par la loi n° 12.527/2011, restreint encore la diffusion d’informations susceptibles de contribuer à la recherche scientifique. L’absence de protocoles officiels standardisés nuit à la crédibilité des documents et engendre des lacunes méthodologiques. Par ailleurs, la stigmatisation du milieu universitaire demeure un obstacle, et l’exploitation sensationnaliste du sujet compromet souvent sa rigueur scientifique et juridique.
Néanmoins, les conséquences potentielles de cette audition sont importantes. Elle devrait aboutir à la création d’une commission parlementaire permanente ou d’un groupe technique interinstitutionnel doté de pouvoirs normatifs pour superviser, analyser et diffuser les données en toute transparence. Une telle mesure consoliderait le contrôle parlementaire et social des informations d’intérêt public, tout en favorisant l’intégration entre les institutions civiles, les forces armées et le monde universitaire.
Sur le plan international, le Brésil rejoint une série d’initiatives similaires : les États-Unis ont tenu des auditions en 2022, 2023 et 2025 avec de fortes répercussions mondiales ; le Mexique a tenu une session en 2023, bien que critiquée pour ses lacunes méthodologiques ; le Parlement européen discute des normes de rapport ; le Canada a publié son rapport officiel sur le projet Sky Canada en 2025 ; et le Chili a maintenu la SEFAA (anciennement CEFAA), liée à l’aviation civile, depuis les années 1990.
L’audience de septembre 2025 doit être perçue comme un acte juridico-politique d’une importance capitale, car elle concrétise les principes de transparence, de souveraineté et d’intérêt public. Plus qu’une simple recherche de réponses définitives sur l’origine des PAN, elle réaffirme l’engagement de l’État brésilien envers la bonne foi administrative, la prévention des risques pour la sécurité collective et le droit inaliénable de la société à la vérité.
Si elle est menée avec sérieux, cette audience pourrait rester dans les mémoires non seulement comme une étape scientifique majeure, mais aussi comme la consolidation du premier pas juridique et institutionnel vers la divulgation au Brésil, établissant des fondements juridiques, politiques et académiques permettant d’aborder l’inconnu avec rigueur, transparence et responsabilité.
Conformément au règlement de la Chambre des députés, cette audition publique se déroulera à titre officiel, sera retransmise en direct à partir de 9h30 et constituera un acte solennel d’intérêt public.
Il s’agit d’un jalon juridique et historique pour l’ufologie brésilienne et mondiale, garantissant la publicité, la transparence et le principe constitutionnel de responsabilité devant la société.
Nous invitons chacun à suivre ce moment unique, qui renforce la responsabilité institutionnelle de l’État de promouvoir un débat scientifique, démocratique et juridique sur les phénomènes aériens non identifiés.
Fernanda Pires
QUI EST FERNANDA PIRES Brésilienne originaire d’Uberaba, dans l’État du Minas Gerais, est enquêtrice de terrain pour MUFON Global (Réseau mondial d’étude des objets volants non identifiés). Son objectif est d’étudier scientifiquement le phénomène OVNI au bénéfice de l’humanité. Fernanda préside également le CIFE (Scientific Channel of UFO Phenomena & Space Research) et fait partie de l’équipe de recherche du GARPAN (Investigation Professionnelle en Ufologie Civile / Professional Group of Civil Ufology Researchers of Canada). Fernanda Pires est associée dans une entreprise de construction au Canada, ou elle a déménagé en 2011.
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