Des éclairs lumineux inexpliqués dans le ciel des années 1950 : une analyse indépendante confirme leur existence
par Sam Jarman, Phys.org
Édité par Sadie Harley, critique de Robert Egan

Photo : Des phénomènes transitoires apparaissent sur des plaques photographiques de l’Observatoire de Hambourg. Crédit : Ivo Busko
Des observations historiques réalisées par un observatoire allemand ont confirmé de manière indépendante l’existence de brefs et mystérieux éclairs lumineux dans le ciel nocturne, initialement détectés par une étude astronomique américaine dans les années 1950. Grâce à une nouvelle analyse d’une étude allemande de la même période, le chercheur indépendant Ivo Busko, ancien développeur à la NASA aujourd’hui retraité, a mis en évidence de nouveaux éléments probants confirmant l’existence de ces signaux énigmatiques. Ces résultats sont disponibles en prépublication sur arXiv.
Éclairs mystérieux
En 2019, une équipe internationale d’astronomes a lancé le projet VASCO, visant à identifier des phénomènes inhabituels dissimulés dans de vastes archives de données historiques. Leurs travaux ont notamment porté sur les phénomènes astronomiques transitoires : des objets qui apparaissent soudainement dans le ciel sur certaines images, mais disparaissent lors d’observations ultérieures.
Un résultat particulièrement passionnant a été obtenu en 2025, lorsque des chercheurs ont analysé des plaques photographiques prises dans le cadre du relevé du ciel de l’observatoire Palomar. Mené en Californie tout au long des années 1950, cet ambitieux programme a produit près de 2 000 images du ciel nocturne grâce à des plaques à longue exposition. Sur ces images, l’équipe a découvert des preuves évidentes de phénomènes transitoires à l’apparence et au comportement étranges, capturés à une époque antérieure au lancement de tout satellite artificiel.
Surtout, la netteté de la diffusion spatiale de la lumière provenant de ces sources était trop marquée pour être expliquée par des étoiles ordinaires ou des objets astronomiques lointains. Compte tenu de la manière dont les plaques ont enregistré leur luminosité, les signaux suggéraient que les éclairs duraient moins d’une seconde, bien qu’ils soient inclus dans des temps d’exposition de plusieurs dizaines de minutes.
À moins qu’elles ne proviennent d’un phénomène astrophysique encore inconnu, une possibilité particulièrement fascinante demeurait : que ces éclairs soient produits par des objets artificiels, soit en orbite autour de la Terre pendant une courte période, soit passant à proximité.
Recherche de résultats indépendants
Jusqu’à présent, les observations de Palomar n’avaient pas été confirmées de manière indépendante. Pour combler cette lacune, Busko s’est tourné vers un ensemble de données totalement différent : des plaques photographiques d’archives prises à l’observatoire de Hambourg, en Allemagne, durant la même période dans les années 1950. Ces plaques couvraient plusieurs des mêmes régions du ciel et ont ensuite été numérisées par les archives APPLAUSE , les rendant ainsi accessibles à une analyse moderne.
En comparant des paires de plaques prises à la suite — chacune exposée pendant environ 30 minutes avant d’être remplacée —, Busko a pu rechercher des changements fugaces entre les images.
Ses résultats ont révélé des preuves claires de phénomènes transitoires remarquablement similaires à ceux rapportés par l’équipe VASCO, fournissant ainsi la première confirmation indépendante du phénomène à l’aide d’une méthode et d’un ensemble de données différents.
Pour l’instant, seule une petite partie des plaques de Hambourg a été examinée. Mais grâce à de nouvelles améliorations des techniques d’analyse, Busko espère que des exemples plus subtils de ces anomalies pourront être mis au jour dans les archives, renforçant ainsi la signification statistique des résultats.
Des objets artificiels ?
Bien que les astronomes ne sachent peut-être jamais exactement ce qui a provoqué ces événements, les résultats de VASCO et l’analyse indépendante de Busko convergent vers une interprétation cohérente : ces éclairs pourraient provenir d’objets plats en rotation orbitant près de la Terre, réfléchissant brièvement la lumière solaire vers le sol. Pour certains, cela ouvre la voie à une hypothèse plus spéculative : ces signaux mystérieux pourraient même être un indice de l’existence d’objets artificiels envoyés délibérément sur Terre.
Écrit pour vous par notre auteur Sam Jarman , édité par Sadie Harley , et vérifié et relu par Robert Egan , cet article est le fruit d’un travail humain rigoureux. Nous comptons sur des lecteurs comme vous pour préserver le journalisme scientifique indépendant. Si ce travail vous importe, pensez à faire un don (idéalement mensuel). En guise de remerciement, vous bénéficierez d’un compte sans publicité.
Détails de la publication
Ivo Busko, Recherche de phénomènes astronomiques transitoires rapides dans des plaques photographiques d’archives, arXiv (2026). DOI : 10.48550/arxiv.2603.20407
Informations sur la revue : arXiv




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