Informations mondiales sur les phénomènes aériens non identifiés, OVNI – UAP -UFO -PAN – MOC
Edité par le Groupe d’Etudes des Objets Spatiaux de France – G.E.O.S. France – A.S.B.L.. Parue au journal officiel de la République Française le 5 juin 1969
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24-01-2026 – Un OVNI en Araucanie ? une observation insolite à Curarrehue au Chili
Des habitants de cette ville chilienne ont aperçu un objet en forme de disque se déplacer rapidement avant de disparaître. La vidéo, filmée au stade, a suscité de nombreux débats sur les réseaux sociaux.
ENTREE DE LA VILLE DE CARARREHUE DANS LAPROVINCE DE CAUTIN AU CHILI
Le samedi 24 janvier 2026 après-midi, les habitants de Curarrehue, dans la province de Cautín, région de La Araucanía, au sud du Chili, ont été surpris par un phénomène aérien inexplicable. Selon les témoignages, un étrange objet en forme de disque a été aperçu survolant la zone, suscitant immédiatement la curiosité des personnes présentes.
Le phénomène a été filmé et observé par des habitants qui se livraient à des activités de loisirs. Selon Joaquín Brevis Morales, l’un des principaux témoins, l’observation a eu lieu au stade municipal.
« Nous étions au stade de Curarrehue lorsque nous avons vu cet objet voler devant nous, à une certaine distance », a déclaré Brevis Morales, encore surpris par la netteté de l’événement.
Mouvements inhabituels. D’après les témoins, l’objet avait une forme métallique, semblable à un disque. Le plus frappant n’était pas seulement sa forme, mais aussi son comportement dynamique : il a effectué un mouvement rapide et inhabituel pour un aéronef conventionnel, avant de disparaître brusquement du champ de vision des observateurs.
Joaquín Brevis Morales explique : l’observation a eu lieu alors que me trouvais au stade de la ville et j’ai vu juste devant moi l’objet se déplacer dans l’espace…. .
PHOTOS : Document pris par Firmin Panguilef et agrandissement de l’objet. Doc RED43
Le principal témoignage du phénomène a été recueilli par Fermín Panguilef, dont les images ont déjà commencé à circuler et ont suscité un débat intense sur les réseaux sociaux quant à l’origine de cet objet mystérieux.
Alors que certains internautes avancent des explications techniques, la communauté de Curarrehue reste sous le choc après un événement qui a brisé la tranquillité de samedi après-midi et a une fois de plus attiré l’attention sur les phénomènes aériens non identifiés dans le sud du Chili.
Résumé de l’observation
Date et lieu : L’événement s’est produit le samedi 24 janvier 2026 dans la commune de Curarrehue, province de Cautín (Région d’Araucanie).
Témoins principaux : L’observation a été rapportée par Joaquín Brevis Morales (témoin oculaire) et filmée par Fermín Panguilef.
Description de l’objet : Les témoins décrivent un objet de forme discoïdale à l’apparence métallique.
Comportement : L’engin a effectué un mouvement rapide et inhabituel pour une aéronef conventionnelle, avant de disparaître abruptement du champ de vision des spectateurs
Rapport : CAS OVNI Peccinetti & Villegas – Mendoza, Argentine (31 août 1968)
Par : Archive du GEOS France – Condensé.
1. Résumé Exécutif d’après le rapport officiel
Le 31 août 1968, à 3 h 42, dans la banlieue de Mendoza, deux hommes d’affaires respectés, M. Roque Peccinetti et M. José Villegas, sont témoins d’un phénomène aérien anormal durant près de 40 minutes. Le cas se distingue par la qualité des témoins (experts en mécanique et électricité), la durée exceptionnelle de l’observation, les multiples manœuvres de l’objet, et la présence de preuves matérielles (traces au sol et effets électromagnétiques). L’enquête officielle de la Force Aérienne Argentine et les analyses ultérieures n’ont jamais fourni d’explication conventionnelle satisfaisante.
2. Contexte et Témoins
Date et Heure : 31 août 1968 – 3 h 42
Lieu : Route Provinciale 15, entre les localités de Cacheuta et Potrerillos, province de Mendoza. Zone de contreforts andins.
Témoins Principaux :
Roque Peccinetti (52 ans) : Propriétaire d’un atelier de mécanique automobile à Mendoza. Homme pragmatique, techniquement compétent.
José Villegas (43 ans) : Directeur d’une entreprise d’installations électriques. Également un observateur technique et fiable.
Les deux revenaient d’un voyage d’affaires à Santiago du Chili. Leur crédibilité était unanimement reconnue.
01 Photo : bande dessinée sur l’affaire de Mendoza en 1968.
3. Déroulement des Faits
Les événements se sont déroulés en plusieurs phases distinctes :
Observation Initiale : Alors qu’ils conduisaient, leur attention est attirée par une « étoile » anormalement brillante au-dessus de la chaîne de montagnes. Intrigués, ils s’arrêtent pour observer.
Approche et Description de l’Objet : L’objet se rapproche. Ils le décrivent comme ayant une forme générale de « deux assiettes soudées par leur bord » (classique « soucoupe volante »), avec une coupole supérieure et une base plate. Il émet une lumière intense, blanche-bleutée, pulsante, qui éclaire violemment le paysage environnant. Aucun son n’est perçu.
Manœuvres Aérobatiques : Pendant près de 40 minutes, l’objet exécute une série de mouvements aout défiant la physique conventionnelle :
Déplacements en « escargot » : Mouvements circulaires lents et très bas (estimés à 200-300 m d’altitude).
Arrêts et départs brusques : Changements de direction instantanés à angle droit.
Oscillations : Balancements comme « une feuille qui tombe ».
Vol stationnaire parfait au-dessus de la rivière Mendoza.
Interaction avec l’Environnement : À plusieurs reprises, l’objet dirige son faisceau lumineux principal vers le sol et vers les témoins. Lorsque la lumière les frappe, ils ressentent une intense chaleur sur le visage et les mains, ainsi qu’une sensation de picotement électrique.
Effets Électromagnétiques : Les phares de leur véhicule (une Ford Falcon) s’éteignent et se rallument à plusieurs reprises de manière incontrôlée, coïncidant avec les passages rapprochés de l’objet. Les moteurs électriques de leurs montres-bracelets (une Rolex et une Bulova) s’arrêtent et ne fonctionneront plus jamais.
Traces au Sol et Départ : Alors que l’objet est très bas, les témoins voient des buissons s’embraser sous l’effet de la chaleur. Après une dernière approche à très basse altitude, l’objet s’élève à une vitesse vertigineuse et disparaît dans le ciel. Sur les lieux, ils découvrent des zones d’herbe brûlée en forme de cercles et de spirales, ainsi que des buissons calcinés.
02 Photo : La FSR a consacrée une étude à ce cas.
4. Enquêtes et Analyses
Enquête Officielle (CNIFA) : Le Commandement National des Investigations des Phénomènes Aériens Anormaux (CNIFA) de la Force Aérienne Argentine, dirigé par le Capitaine Carlos I. García, a mené une enquête approfondie. Les témoins ont été interrogés séparément, leurs récits se recoupant parfaitement. García a qualifié les témoins de « très crédibles » et le cas de « hautement étrange ».
Expertise des Traces : Des échantillons de sol et de végétation brûlée ont été prélevés. Les analyses ont confirmé une combustion intense et localisée, non attribuable à un incendie naturel ou criminel banal.
Expertise des Montres : Les montres endommagées ont été examinées par des horlogers. Leur diagnostic fut que les micro-moteurs électriques avaient été « grillés » par l’induction d’un champ électromagnétique extrêmement puissant.
Hypothèses Écartées : Les enquêteurs ont éliminé les possibilités suivantes : avion conventionnel, hélicoptère, ballon-sonde, phénomènes astronomiques (Vénus, étoiles), hallucinations, canular. Aucune explication prosaïque n’a pu rendre compte de l’ensemble des observations et des preuves matérielles.
5. Points Forts et Éléments Inexpliqués
Crédibilité des Témoins : Observateurs techniques, sobres, cohérents.
Durée et Qualité de l’Observation : 40 minutes d’observation à l’œil nu, à distance relativement courte.
Preuves Matérielles Multiples : Traces thermiques au sol, effets EM sur le véhicule et les montres (pièces à conviction objectives).
Manœuvres Anti-aéronautiques : Comportement de vol défiant les lois connues de l’inertie et de la propulsion.
Effets Physiologiques : Sensation de chaleur et de picotement directement liée au faisceau lumineux.
6. Impact et Classement
Classement GEPAN/GEIPAN (modèle français) : Ce cas correspondrait à la catégorie D (Phénomène inexpliqué avec de fortes cohérences et de bons témoignages et indices). Il présente un haut degré d’étrangeté et de cohérence.
Référence : Il est devenu un cas classique dans la littérature ufologique mondiale, souvent cité comme exemple de rencontre rapprochée du 2ème type (RR2) avec effets physiques.
Documentation : Il est documenté dans les archives du CNIFA, dans des livres d’ufologues argentins réputés (comme Fabio Zerpa), et a fait l’objet de reportages télévisés.
7. Conclusion
Le CAS Peccinetti & Villegas (1968) reste, plus de 50 ans après, l’un des dossiers OVNI les plus troublants et les mieux documentés d’Amérique du Sud. La combinaison de témoins fiables, d’une observation prolongée, de preuves physiques tangibles (montres, végétation brûlée) et d’un comportement de l’objet inexplicable par la technologie de l’époque, en fait un élément fort en faveur de l’existence de phénomènes aériens non identifiés aux caractéristiques avancées. Aucune explication prosaïque n’a pu être validée, laissant le cas officiellement « non résolu » par les autorités argentines.
Photo 03 : L’ufologue Argentin Alejandro Agostinelli (à droite) réputé pour son sérieux, très connu dans son pays, a rencontré Fernando Villegas en 2007 à Mendoza. Archives Alejandro Agostinelli
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Chronologie avancée annotée du cas Villegas–Peccinetti
Nuit du 30 août 1968 — premières heures
~04:30 : un habitant de Guaymallén se lève et observe le ciel (récit publié). Le récit situe l’activité aérienne très tôt le matin.
30 août 1968 — matinée
Tôt le matin : Fernando Villegas (26 ans) et Juan Carlos Peccinetti (≈30 ans) se présentent au Liceo Militar General Espejo pour raconter un contact avec un engin et cinq êtres ; la garde consulaire prend note et la police est alertée. Le dépôt de la plainte est l’acte initial officiel.
30–31 août 1968 — intervention policière et constatations
Heures suivantes : la police localise l’automobile de Villegas ; les enquêteurs signalent marques gravées sur la carrosserie et autres traces physiques sur le véhicule et le lieu. Ces constatations sont rapportées dans la presse et reprises par ufologues. Les marques sont l’élément matériel le plus cité.
Septembre–octobre 1968 — dossier judiciaire et couverture médiatique
Instruction par le juge Jorge Marzari Céspedes : ouverture d’un expediente au Premier Juzgado de Instrucción de Mendoza ; auditions et perquisitions consignées dans le dossier. La revue 2001 publie une transcription et enquête le 18 octobre 1968. La publication de 2001 est la source contemporaine la plus citée.
1969–présent — réévaluations et mémoire locale
Années suivantes : le cas entre dans les archives ufologiques locales ; interviews rétrospectives (ex. Victorio Corradi) confirment qu’il y eut enquête et traces, mais aucun rapport scientifique indépendant public n’a validé l’hypothèse extraterrestre. Le dossier reste controversé.
Sources primaires à consulter
Revue 2001 Nº 2, 18 octobre 1968 pour la transcription initiale.
Dossiers judiciaires du Primer Juzgado de Instrucción, Mendoza (Juge Jorge Marzari Céspedes).
Archives de Diario Uno et articles contemporains.
Risques, biais et étapes suivantes
Risques : canular, altération médiatique, perte de preuves matérielles. Vérifier actes judiciaires et expertises métallurgiques est prioritaire.
État des Rapports Officiels
1. Le Contexte Institutionnel : Le CNIFA
En 1968, l’organisme officiel chargé d’enquêter sur ces phénomènes en Argentine était le Comando Nacional de Investigaciones de Fenómenos Aéreos Anormales (CNIFA), dépendant de la Force Aérienne Argentine (FAA). Le CNIFA était l’équivalent argentin du Project Blue Book américain, bien que moins connu.
Photo 04 : Juan Carlos Peccinetti en Mar del Plata, en 2008. / Doc d’Alejandro Agostinelli.
2. L’Existence et l’Accès aux Documents
OUI, un rapport officiel a été produit. Le Capitaine Carlos I. García, responsable du CNIFA, a personnellement mené l’enquête. Il a interrogé les témoins, a recueilli les preuves (montres, échantillons de sol) et a rédigé un dossier pour ses supérieurs.
MAIS, ce rapport n’a JAMAIS été rendu public par la FAA. Contrairement aux États-Unis qui ont déclassifié les dossiers du Project Blue Book, l’Argentine n’a jamais procédé à une déclassification systématique et complète des archives du CNIFA. Ces documents sont donc restés classifiés ou du moins internes à l’institution militaire.
3. Ce que nous savons du contenu officiel (de source secondaire)
Les informations sur le contenu de ce rapport nous viennent principalement de deux sources qui ont eu un accès direct ou partiel aux enquêteurs et aux documents dans les années qui ont suivi :
Les investigations de Fabio Zerpa : Ufologue et chercheur argentin de premier plan, Zerpa a rencontré le Capitaine García et a pu consulter des éléments du dossier. C’est grâce à ses livres (comme « El Reino Subterráneo ») et à ses émissions télévisées que les détails techniques (arrêt des montres, analyses du sol, déclarations de García sur la crédibilité des témoins) ont été rendus publics.
Le témoignage du Capitaine (devenu Commodore) Carlos I. García lui-même : Dans des interviews accordées à la presse et à des chercheurs dans les années 70 et 80, García a confirmé publiquement les points clés de l’enquête :
La crédibilité absolue de Peccinetti et Villegas.
La constatation des traces de brûlure au sol.
L’expertise des horlogers confirmant que les montres avaient été « grillées » par un champ électromagnétique intense.
L’élimination des hypothèses conventionnelles (avion, ballon, hallucination).
Son impression que c’était un cas extrêmement étrange et inexpliqué.
Photo 05 : L’incident s’est produit à l’extrême nord-ouest de la ville de Mendoza, à 200 mètres du terrain de sport du lycée militaire Général Espejo et à environ 300 mètres du poste de sécurité de l’établissement. Il s’agit d’un quartier résidentiel en développement, comptant de nombreux terrains vagues.
4. La situation actuelle : une « zone grise » archivistique
Statut inconnu. On ignore si le dossier existe encore dans les archives de la FAA, s’il a été détruit, ou s’il est conservé mais inaccessible.
Pas de document accessible en ligne. Vous ne trouverez pas de PDF scanné du rapport du CNIFA sur ce cas, comme on peut en trouver pour certains cas du Blue Book.
Demandes de transparence. Des chercheurs et des journalistes argentins ont régulièrement demandé l’accès à ces archives, sans succès à ce jour.
Synthèse : Le « Rapport Officiel » reconstitué
En l’absence du document primaire, le rapport officiel de facto et public sur cette affaire est une reconstruction basée sur :
Les déclarations publiques de l’enquêteur officiel (García).
Les comptes-rendus détaillés des témoins (interviews, procès-verbaux relayés par les chercheurs).
Les preuves matérielles attestées (photos des traces, témoignage sur les montres, rapport d’expertise des horlogers cité par García et Zerpa).
Les articles de presse de l’époque qui ont couvert l’affaire et ont parfois cité des sources militaires.
Reproduire le rapport officiel dans son intégralité textuelle est impossible, car il reste sous le contrôle de la Force Aérienne Argentine.
À ce niveau de nos recherches, nous restons toujours dans l’analyse du rapport officiel initial, sans tenir compte de ce qui va se passer dans les années à venir.
Description détaillée du contenu et des conclusions du rapport officiel du CNIFA (Comando Nacional de Investigaciones de Fenómenos Aéreos Anormaux) sur le CAS Peccinetti & Villegas (1968), telle que reconstituée à partir des déclarations publiques, interviews et témoignages de l’enquêteur en chef, le Capitaine (puis Commodore) Carlos I. García, ainsi que des chercheurs ayant eu accès au dossier.
Description du Contenu et des Conclusions du Rapport Officiel du CNIFA
A. Processus d’Enquête Décrit par le Capitaine García
Activation : Le CNIFA a été alerté rapidement après que les témoins ont signalé l’événement aux autorités locales, qui l’ont transmis à la Force Aérienne.
Interrogatoires : García a personnellement et séparément interrogé Roque Peccinetti et José Villegas. Il a noté la parfaite cohérence de leurs récits sur la chronologie, le comportement de l’objet et les effets physiques ressentis.
Évaluation des Témoins : Dans toutes ses interviews, García a insisté sur la crédibilité exceptionnelle des deux hommes. Il les a décrits comme :
« Des personnes sérieuses, stables, et d’un bon niveau socio-culturel. »
« Des techniciens (mécanique, électricité) habitués à observer et décrire avec précision. »
« Totalement sobres au moment des faits. »
« Non désireux de publicité, mais plutôt gênés par l’événement. »
Collecte des Preuves Matérielles : L’équipe du CNIFA s’est rendue sur les lieux pour :
Photographier et prélever des échantillons des zones de végétation brûlée (formations circulaires/spiralées).
Récupérer les deux montres-bracelets (une Rolex et une Bulova) pour expertise.
Examiner le véhicule Ford Falcon pour d’éventuels dommages ou anomalies résiduelles.
B. Conclusions Techniques et Scientifiques (Telles que Rapportées par García)
Sur les Traces au Sol :
Conclusion : Les analyses ont confirmé une carbonisation intense et localisée, non attribuable à un incendie ordinaire, un projectile ou un artifice pyrotechnique connu.
Déclaration de García :« Nous avons constaté que l’herbe et les buissons avaient été brûlés par une source de chaleur extrêmement puissante et concentrée, venue d’en haut. »
Sur les Montres-Bracelets :
Procédure : Les montres ont été envoyées à des ateliers d’horlogerie spécialisés à Buenos Aires.
Conclusion des Experts (rapportée par García) : Les micromoteurs électriques (les montres étaient des modèles à remontage automatique ou électriques) étaient « fondus » ou « grillés ». Le diagnostic technique fut qu’ils avaient subi l’induction d’un courant électrique de très haut voltage ou d’un champ électromagnétique d’une intensité inhabituelle.
Déclaration de García :« Les horlogers nous ont dit que c’était comme si on avait branché les montres sur le courant à haute tension. C’était la preuve matérielle la plus tangible d’un effet électromagnétique intense. »
Sur les Effets sur le Véhicule :
Conclusion : L’extinction et le rallumage incontrôlés des phares ont été attribués aux interférences du même champ électromagnétique sur le circuit électrique de la voiture. Cela corrobora le témoignage et indique un effet à distance.
Sur les Manœuvres de l’Objet :
Analyse : Le CNIFA a comparé les descriptions (déplacements à angle droit, arrêts brusques, oscillations, ascension verticale à vitesse vertigineuse) avec les capacités de tous les aéronefs connus en 1968.
Conclusion :Aucun avion, hélicoptère, ballon ou prototype secret (américain, soviétique ou autre) ne pouvait reproduire cet ensemble de manœuvres. En particulier, les changements de direction instantanés défiaient les lois de l’inertie.
Sur les Hypothèses Conventionnelles : García a systématiquement écarté les explications prosaïques :
Hallucination collective/mass hystery : Réfutée par les preuves physiques (brûlures, montres) et la qualité des témoins.
Phénomène astronomique (Vénus, etc.) : Réfutée par la durée (40 min), la proximité, les manœuvres et les effets au sol.
Avion ou hélicoptère secret : Réfutée par le silence total, la forme décrite, et les manœuvres impossibles.
Ballon-sonde ou débris spatial : Réfutée par le contrôle manifeste de la trajectoire, les changements de direction et la lumière dirigée.
Canular : Réfuté par l’absence de motif, le coût et la complexité d’une telle supercherie, et l’intégrité des témoins.
C. Conclusion Générale du Rapport (D’après les Déclarations de l’Enquêteur)
Le Capitaine Carlos I. García a toujours maintenu publiquement que ce cas était « inexpliqué » (no identificado).
Synthèse de ses conclusions, telles qu’exprimées dans la presse et aux chercheurs :
Validité du Phénomène : Un phénomène aérien anormal a bien eu lieu le 22 juillet 1968 près de Potrerillos.
Crédibilité Maximale : Les témoins sont absolument dignes de foi et leurs observations sont corroborées par des preuves physiques.
Caractère Exceptionnel : Le cas combine de manière unique des observations visuelles prolongées, des effets électromagnétiques mesurables et des traces thermiques.
Absence d’Explication Conventionnelle : Après une enquête rigoureuse, le CNIFA n’a pu attribuer le phénomène à aucune cause connue (naturelle ou humaine).
Implication : Le dossier a été classé comme l’un des plus solides et troublants des archives argentines. Il démontrait, pour García et son équipe, l’existence de phénomènes aériens dont la nature et la provenance restaient un mystère pour la science et les autorités militaires de l’époque.
Citation caractéristique de García :
« Le cas Peccinetti-Villegas est pour moi le plus important que nous ayons étudié. Nous avons eu des témoins de première catégorie, des preuves matérielles et un phénomène qui a duré longtemps. Tout a été vérifié, et nous n’avons jamais pu trouver d’explication. Cela reste un mystère complet. »
En Résumé : Le « Verdict » Officiel Non-Écrit
Le rapport officiel du CNIFA, à travers les mots de son responsable, conclut que : Il s’agit d’une observation authentique et inexpliquée d’un objet volant non identifié, présentant des caractéristiques aérodynamiques et électromagnétiques incompatibles avec la technologie humaine de 1968, et ayant produit des effets physiques quantifiables sur l’environnement et les objets.
Ce « rapport par procuration » est considéré par les historiens du sujet comme la position de facto des autorités militaires argentines sur ce cas, faute de document déclassifié.
Il ne faut pas oublier !
Toutefois il est important de noter qu’un aspect fondamental de l’enquête concerne la personnalité et les intérêts des témoins.
Peccinetti cessa de travailler dans la région. Un an plus tard, en août 1969, les policiers de la section des fraudes et escroqueries reçurent la plainte de cinq oléiculteurs concernant la vente de leurs olives à une société qui, bien que paraissant solvable, n’existait pas et dont les propriétaires avaient disparu.
L’enquête policière aboutit et mena à l’arrestation des quatre individus impliqués. Parmi eux, Juan Carlos Peccinetti, appréhendé dans la province de La Rioja, où – selon les informations de la police – lui et le reste de la bande auraient commis des délits similaires. Les détenus furent traduits en justice, accusés de fraude répétée. Cependant, Peccinetti semble avoir réussi à s’échapper et, malgré des mandats d’arrêt émis à son encontre à La Rioja et Mendoza, il est entré au Chili trois mois plus tard.
06 Photo : Los Andes, Mendoza, 8 novembre 1970
En novembre 1970, il a refait surface dans l’actualité. Cette fois, le Département chilien des enquêtes (police civile) a révélé l’identité de plusieurs hommes armés impliqués dans un meurtre. Selon la police, Peccinetti a tiré les deux coups de feu qui ont causé la mort quasi instantanée d’un comptable. Le mobile du crime aurait été de s’emparer d’une somme d’argent en dollars que la victime transportait et qui, comme Peccinetti et ses complices, était impliquée dans du blanchiment d’argent. Ils sont considérés comme « très dangereux » et, selon certaines sources, seraient responsables du meurtre d’un policier à Rosario et d’un braquage de banque, également dans cette ville de la province de Santa Fe.
Comme on le voit, la qualité du témoignage de ce témoin est sujette à caution. Malgré les apparences convaincantes du récit, la moralité d’un des deux témoins peu remettre tout en question.
Nous nous bornerons donc à prendre en considération le témoignage officiel et les travaux des autorités, qui vont dans le sens d’un cas véridique, tout en prenant en considération le fait qu’il peut s’agir d’un canular, non prouvé car le témoin n’a pas avoué ce délit et reste sur ses positions.
LES CONCLUSIONS DU JUGE MARZARI CESPEDES
Aspect fondamental et souvent méconnu de l’affaire Peccinetti & Villegas, qui montre l’impact juridique et institutionnel exceptionnel qu’elle a eu. L’intervention du Juge Fédéral Dr. Román Reynaldo Marzari Céspedes est un fait documenté et constitue un chapitre unique dans l’histoire de l’ufologie argentine.
Voici ce que l’on sait de son intervention et de ses conclusions :
Contexte de l’Intervention du Juge Marzari Céspedes
La Plainte des Témoins : Peu après l’événement, Roque Peccinetti et José Villegas, souhaitant une enquête officielle et constatant l’ampleur de ce qu’ils avaient vécu, ont déposé une plainte formelle auprès du système judiciaire argentin. Ils ne portaient pas plainte contre une personne, mais signalaient un fait extraordinaire et potentiellement lié à la sécurité nationale qui nécessitait une enquête d’État.
La Compétence du Juge Fédéral : En raison de la nature du phénomène (aérien, potentiellement extraterritorial) et des implications possibles sur la souveraineté de l’espace aérien, l’affaire a été prise en charge par un juge fédéral. C’est ainsi qu’elle est arrivée sur le bureau du Dr. Román Reynaldo Marzari Céspedes, juge fédéral de Mendoza.
L’Enquête Judiciaire et ses Conclusions
Le juge Marzari a mené une enquête sérieuse et indépendante, parallèlement à celle du CNIFA (Force Aérienne). Son raisonnement et ses conclusions sont connus grâce aux documents judiciaires et aux comptes-rendus dans la presse de l’époque.
Procédure : Il a auditionné les témoins, a examiné les preuves matérielles (montres, rapports sur les brûlures) et a très probablement sollicité des avis techniques.
Conclusions et Décision (la plus importante) :
Le juge Marzari Céspedes a reconnu l’existence d’un « fait aérien non identifié ».
Il a considéré que ce fait avait une ampleur et une nature qui dépassaient le cadre d’une simple observation curieuse.
Décision Historique : Fort de cette conviction, le juge a pris une décision sans précédent. Il a ordonné à la Force Aérienne Argentine de « procéder à la capture » (procéder a la captura) de l’objet volant non identifié, au cas où il réapparaîtrait dans l’espace aérien argentin.
Le terme « captura » est juridique et fort. Il ne s’agit pas simplement d’observation ou d’interception, mais bien d’une tentative de saisie ou d’appréhension, comme on le ferait pour un aéronef intrus ou hostile.
En pratique, cela signifiait qu’il ordonnait à l’Armée de l’Air de déployer ses moyens (avions de chasse, radars) pour tenter d’intercepter et de forcer l’atterrissage de l’OVNI s’il était à nouveau détecté.
Signification et Impact de cette Décision
Reconnaissance Juridique sans Précédent : C’est probablement l’une des rares fois, sinon la seule, où un tribunal de justice d’un pays a officiellement ordonné à son armée de capturer un OVNI. Cela conférait au phénomène OVNI un statut légal et concret.
Validation à un Niveau Supérieur : Alors que le CNIFA concluait à un phénomène « inexpliqué », le juge fédéral est allé plus loin en entérinant la réalité physique du phénomène et en ordonnant une action proactive de l’État.
Implications Logistiques et Militaires : Bien que l’ordre ait été formel, sa mise en œuvre était extrêmement problématique. Comment « capturer » un objet aux performances aussi extraordinaires ? Cet ordre reflétait surtout la volonté des plus hautes autorités judiciaires de prendre le phénomène au sérieux et de le faire entrer dans le champ des responsabilités de l’État.
Fin de l’Enquête Judiciaire : Une fois cette ordonnance rendue, le rôle du juge Marzari était terminé. Il avait établi les faits et délégué l’action aux forces armées. L’affaire au pénal était close, mais l’ordre à la Force Aérienne restait (en théorie) valide.
Cette intervention judiciaire est ce qui distingue le cas Peccinetti-Villegas de la plupart des autres cas OVNI dans le monde. Elle montre qu’en Argentine, face à des témoignages et des preuves solides, les institutions (justice et armée) ont, à un moment donné, considéré le phénomène avec une gravité extrême et ont été prêtes à agir officiellement. Cela renforce encore la solidité et l’importance historique de ce dossier.L’Intervention des Experts de la Commission Nationale de l’Énergie Atomique (CNEA)
Cette information provient principalement des travaux de l’ufologue Fabio Zerpa, qui a enquêté sur le cas en profondeur et a eu accès à certaines parties du dossier ou à des témoignages de première main.
Photo 07 – Intervention sur le terrain des experts de la CNEA
Voici ce qui est rapporté :
La Demande : Dans le cadre de l’enquête exhaustive du CNIFA, et face à la nature des traces (brûlures intenses et localisées) et des effets électromagnétiques rapportés, il a été décidé de vérifier si une éventuelle radioactivité résiduelle était présente sur les lieux. C’est une procédure qui a du sens pour éliminer toute hypothèse impliquant une source d’énergie nucléaire ou des radiations ionisantes.
L’Intervention : Des experts de la Commission Nationale de l’Énergie Atomique (CNEA) se seraient rendus sur le site de Potrerillos avec leurs équipements de détection (compteurs Geiger ou similaires).
La Conclusion des Experts (telle que rapportée) :
Les mesures n’ont révélé AUCUNE radioactivité anormale (ni augmentation de la radioactivité naturelle ambiante, ni trace de contamination).
C’était une conclusion négative, mais extrêmement importante pour le processus d’élimination des hypothèses.
Et la presse :
08 Photo : Article de presse d’EL ANDINO sur l’affaire de Mendoza.
EXTRAIT D’UN ARTICLE DE 2001, PUBLIE QUELQUES JOURS APRES L’OBSERVATION.
Un des rares document d’époque.
Mendoza – Mendoza (31 août 1968)
Source : « 2001 » n° 2 (18 octobre 1968) Auteurs : Alejandro Vignati et Marcelo Ray
…. Deux autres personnes traversaient la ville pour se rendre au travail. C’étaient deux employés du Casino, peu aimables, mariés et jeunes. Juan Carlos Peccinetti (26 ans) et Fernando José Villegas (29 ans) étaient loin de se douter de ce qui allait leur arriver.
En résumé, voilà comment s’est passée cette nuit-là. Mais il nous faut remonter le temps, chercher, enquêter avant cette nuit-là. Qui étaient les personnes impliquées dans cet écheveau de personnages ? À qui était réservée une place privilégiée dans cette prétendue aventure de l’imagination ?
Voilà pourquoi il nous faut revenir en arrière. Retour au vendredi 30. Le ciel était dégagé ; les Andes se découpaient en silhouettes sur le ciel. C’était un jour comme les autres. Les 500 000 habitants du centre urbain s’activaient. Les commerces ouvraient, les vendeurs de journaux sortaient, les places étaient noires de monde. L’air était vif, la lumière du soleil était au zénith. Les 166 905 kilomètres carrés de la province vibraient de vie. Et ses 895 000 habitants ignoraient tout de ce qui allait peut-être les transformer radicalement. Chacun reprenait ses occupations habituelles : médecins, juges, militaires, civils, avocats, criminologues, policiers, l’Américain de la base de Plumerillo, barmans, chauffeurs de taxi.
La ville explosa : elle résonnait de voix et de cris. Micaela et Juana, qui habitaient une petite baraque au numéro 2400 de la rue Boulogne-sur-Mer, firent leurs adieux au mari de l’une d’elles (l’autre étant la mère de ce dernier) et nettoyèrent le sol en terre battue de la maison. Le juge Jorge Marzari Cespedes réfléchissait aux audiences du jour et cherchait avec curiosité dans sa mémoire les preuves, les réfutations et les noms des témoins. Roberto Hartkof, le lieutenant-colonel en charge du commissariat, vaquait à ses occupations habituelles. Ambrosio Garcia Lao, chef du service de presse de la chaîne 7 et correspondant d’un magazine de Buenos Aires, monta au troisième étage de la station de télévision et commanda un café. Il parcourut les journaux et prit note des événements importants. Tout était comme les jours, les semaines précédentes. Le docteur Ferrari, chef du service de santé de la police de Mendoza et interne titulaire de troisième classe à l’hôpital Lagomaggiori, pensait sans doute à sa garde de nuit. C’est peut-être ce que pensaient le commissaire Miguel Montoza, du 6e district, fort de 25 ans de service, et l’inspecteur Palomo Albornoz, du 33e. Pour eux, la journée était ordinaire. Le mécanicien Toujas réparait une voiture relativement récente lorsque deux personnes entrèrent dans son atelier. Au volant d’une voiture neuve, ils en remorquaient une autre à l’aide d’une barre de remorquage : une vieille Whippet de 1929 avec une carrosserie de Chevrolet de 1934. Fernando Villegas était au volant. Deux fils de bougie avaient été remplacés et la voiture refusait de démarrer. Peccinetti et sa femme accompagnaient Villegas. Une réparation comme une autre. Rien d’extraordinaire. Le lycée militaire Général Espejo avait modifié son planning de gardes et attribué les équipes de nuit.
Photo 09 – article de presse de l’époque.
La situation commençait à s’éclaircir. Alors que nous pensions avoir trouvé la clé pour démêler cet écheveau complexe et trouble, les dernières informations nous sont parvenues. Nous avions l’adresse des principaux protagonistes. Vingt-quatre heures après notre arrivée à Mendoza, nous savions que notre tâche ne serait pas aisée. Nous avons quitté le bar El Mendocino et traversé la rue pour feuilleter le dernier numéro de « Los Andes ». Quelques personnes entraient et sortaient des lieux publics. Les nouvelles étaient simples et banales. Le restaurant Nicolita a comblé notre faim.
Le deuxième acte commençait. Mais par où commencer ? Nous pensions que huit cent seize heures s’étaient écoulées depuis que la léthargie de Mendoza s’était réveillée en sursaut. Mais une chose était sûre : si quelque chose d’étrange existait réellement, nous allions le découvrir. Voilà, cher lecteur, la mission pour laquelle 2001 nous avait envoyés là-bas.
Le chemin du diable
Le soleil tape fort, une chaleur intense monte le long des murs. Mendoza et sa chaleur de midi accablent les habitants. Des murmures et autres bruits emplissent l’air. Le taxi file vers le nord ; il remonte la rue San Martín ; puis tourne à l’ouest. Les montagnes se profilent à l’horizon. Nous poursuivons notre route vers le nord. Mendoza défile rapidement ; nous apercevons les cyprès et les arbres d’un vert lumineux. En longeant l’avenue Boulogne-sur-Mer – la limite ouest –, nous repérons le lycée militaire Général Espejo et, plus loin, jaunes, droits et carrés, les immeubles du Barrio Cano (anciennement des logements collectifs). Nous en cherchons un en particulier. Un numéro et une rue que nous ne dévoilerons pas pour l’instant. Nous étions en plein milieu de nos recherches lorsqu’une petite femme aimable, un bébé dans les bras, nous ouvre la portière. Nous la saluons et demandons à voir son mari. Nous avions rendez-vous. Son mari, Fernando José Villegas, tout en désignant Juan Carlos Peccinetti, s’avance pour nous accueillir. Ils étaient là. Les principaux protagonistes de l’atterrissage « présumé » d’OVNI à Mendoza et de leurs contacts ultérieurs avec les occupants esquissaient à peine un sourire. Nous étions journalistes, et cela nous gênait beaucoup. Mais nous devions continuer.
« Ce jour-là », confie Villegas, en parlant du vendredi 30 août, « je me sentais soulagé de la grippe que j’avais eue jeudi. Par contre, j’avais un problème. Je devais changer les câbles de bougies de la voiture. C’est la plus vieille, celle qui est la plus sujette aux farces. Oui, c’était une parmi tant d’autres. C’était la farce classique que mes collègues font : déverser des ordures dessus ou mettre des poubelles sur le toit. Jeudi soir, quand j’ai voulu démarrer la voiture, j’ai entendu des explosions. Déterminé à rentrer par un autre moyen, j’ai vu Peccinetti et un ami partir. Je leur ai demandé de me donner un coup de main. En vain. C’est là que j’ai vérifié et compris que c’était une blague. Je connaissais à peine Peccinetti, mais il m’a aidé. Alors on a pris un taxi et il m’a ramené chez moi. On a pris le thé (j’étais seul), puis il est revenu et on est partis. Je me souviens que ce jour-là, c’est-à-dire tôt vendredi matin, il avait oublié son pardessus. » Nous avons récupéré sa femme et cherché une barre de remorquage pour tirer la voiture.
À cet instant, Villegas s’arrête. Il semble se souvenir. Il n’est pas très grand, porte des lunettes noires, a un nez droit et fin, des traits anguleux et un teint pâle ; tout cela contraste fortement avec la stature imposante de Peccinetti (1,90 m), son physique athlétique, sa réserve et le peu d’importance qu’il accorde à l’événement. Mais pas Villegas. Il décide de parler, d’expliquer, calmement, froidement et logiquement. Nous parvenons à peine à obtenir une confirmation de Peccinetti, qui hoche la tête ou la secoue. Contrairement à un Villegas supposément timide, émotif, craintif, pusillanime et influençable, nous découvrons un homme lucide et logique, cohérent dans son récit, réfléchi, issu d’un milieu modeste et père, semble-t-il, d’un homme aimant. Quant à Peccinetti, loin du loquace, énergique, bavard et dominateur qu’il était, nous nous trouvons face à un jeune homme sérieux, correct et réservé, apparemment indifférent, blasé et las du problème. qui répète l’événement avec une certaine réticence et tente de clore rapidement l’affaire.
C’était la technique d’interrogatoire. L’appartement de Villegas, à ce moment précis, était le théâtre d’un dialogue entre des hommes en quête de vérité et des hommes interrogés par les autorités. C’est pourquoi nous devions être fermes : poser des questions, obtenir des informations.
« On va remorquer la voiture », hasarde Peccinetti.
– Oui. Allez dans l’atelier – dit Villegas (Ils restent silencieux. Puis, la conversation reprend).
La douce couleur des étoiles
C’est là que l’intrigue a véritablement commencé. Nous avons pris soin de parler lentement, de poser des questions lentement et de répéter certaines questions. L’histoire a été racontée par l’un d’eux, ou par les deux, car ils disaient la même chose. Il n’y avait aucune contradiction. Du moins, c’est ce que nous avons compris.
« Il était midi », se souvient Villegas, évoquant ce vendredi 30. « Après avoir quitté le garage, la voiture fonctionnait parfaitement. Je n’ai rien remarqué d’inhabituel. Je suis allé à la station-service à l’angle de Jorge Calle et Peru et j’ai rechargé la batterie. Je suis rentré chez moi et j’ai dormi. Le soir même, je suis allé travailler. Peccinetti m’a trouvé à 22h30 et m’a dit qu’il avait oublié son manteau. »
– Oui. Je n’avais pas de voiture – répond la personne concernée – Le démarreur ne voulait pas s’enclencher ; c’est déjà arrivé.
– Je me suis couché tôt ce vendredi soir-là, raconte Villegas.
– Je suis resté jusqu’à trois heures passées – raconte Peccinetti.
« J’ai traversé la frontière pour aller à Bacara », a raconté le propriétaire de la voiture, « et j’étais avec quatre amis. Ils m’ont invité à prendre un café. Il se faisait tard et Peccinetti est sorti. Il n’avait pas de voiture, et dès que je retrouve un ami, je le prends en stop. Même s’il habite tout au sud et moi tout au nord, il m’a demandé de prendre son manteau et de le lui rapporter. J’ai accepté. »
Voici une question : pourquoi Peccinetti, par une nuit où il ne faisait pas excessivement froid, a-t-il insisté pour aller chercher son manteau ? N’aurait-il pas pu attendre le lendemain ?
– À ce moment-là, je voulais au moins qu’il me rende la pareille, pour ainsi dire, de la veille : qu’il pousse la voiture et l’emmène à l’atelier. J’insiste sur le fait que j’étais très fatigué et que je ne connaissais pas le chemin jusqu’à chez lui. Je n’y étais jamais allé. Nous n’étions pas amis (Peccinetti reste silencieux).
« Je suis allé à gauche (là où se trouvaient les gravures), car c’était le seul endroit où j’avais la clé. Je suis allé à droite et j’ai pris le volant », poursuivit Villegas. « Ce jour-là, je suis parti par la rue Peru – j’avoue que je ne prends jamais cette route – remonter la rue Jorge m’aurait ramené directement chez moi. Mais non. Ce soir-là – je ne sais pas pourquoi – j’ai tourné vers le sud sur la rue Olazcoaga. J’ai roulé vers l’ouest jusqu’à la rue Paraná – Peccinetti ne parlait pas – et j’ai tourné vers le nord sur la rue Paso de los Andes. J’ai continué jusqu’à Moldes, j’ai atteint la rue Huarpes, j’ai tourné vers le nord dans cette rue (j’avais encore la possibilité d’aller à Boulogne-sur-Mer et de rentrer chez moi, mais je ne l’ai pas fait) et nous sommes arrivés à la rue Laprida, et quand je suis arrivé à la rue Neuquén, j’ai de nouveau tourné vers le nord. J’ai roulé sur une cinquantaine de mètres. À ce moment-là, la voiture s’est arrêtée. »
Nous étions là au bon moment. Et nous attendions avec impatience la suite des événements. Face aux véritables protagonistes, ils parlèrent librement, sans hésitation, calmement. Que s’était-il passé cette nuit-là ?
Le moment de vérité
La police a dû faire de nombreuses déductions, peser le pour et le contre. Nous nous sommes rendus sur place : un terrain vague en face du lycée militaire, aride, à la terre sèche qui soulève la poussière par grand vent. Il mesure environ 16 mètres sur 26 et est bordé par un petit fossé d’irrigation côté rue Neuquén, et par un autre, plus large, qui le sépare de la rue Jorge Newbery.
C’est tout. À cette heure-là – 3 h 42, le samedi 31 août, heure à laquelle la voiture de Villegas est tombée en panne – la circulation est rare. À gauche, de l’autre côté de Boulogne-sur-Mer, à quelques rues de là, se trouve l’hôpital Lagomaggiori. Arnaldo Ferrari y était de garde.
Nous avons continué à poser des questions. Arrivés à ce stade, sans rien révéler, nous avons commencé à leur faire passer un questionnaire soigneusement préparé. Ils l’ignoraient. Mais ils ne pouvaient échapper à la vérité.
10 – Photo- Reconstitution d’artiste de la scène
« La voiture est tombée en panne ! » s’exclama Villegas ce matin-là. Peccinetti était déjà levé. Cela ne l’étonna pas. C’était une vieille voiture, elle avait toujours des problèmes. « Mauvaise carburation », ajouta Villegas.
Je suis sorti par la droite et me suis dirigé vers le moteur. Peccinetti, quant à lui, est sorti par la gauche. Arrivé devant la voiture, au niveau de l’aile gauche, j’ai regardé vers l’ouest. J’ai crié : « Hé, regardez ! » Là, suspendu à environ 1,7 mètre du sol, un objet, ressemblant à deux plaques jointes par leurs bords et émettant une lumière oblique (un faisceau compact) à un angle d’environ 45 degrés, était visible. Il mesurait (je m’en souviens maintenant, en repensant aux événements) environ cinq ou six mètres de large et était de couleur gris foncé. Au début, je n’ai rien vu. Il se trouvait à une trentaine de mètres de nous. Il oscillait légèrement (Peccinetti ne l’a pas remarqué), et puis, ils étaient là.
Peccinetti se remue sur sa chaise. Il ne fume pas. Il semble distrait. Ou las de répéter mille fois la même chose. On apprenait des détails inédits. C’était le récit fidèle, sans embellissement ni déformation. C’était, pour eux, la vérité absolue.
05 – Photo – Plan des lieux et positions de l’objets et des êtres.
D’autres êtres : D’autres mondes ?
– Oui, il y en avait cinq – dit Villegas.
« La première chose que j’ai vue, c’était la lumière de l’appareil », raconte Peccinetti, « puis les êtres. Je ne sais pas s’il y en avait cinq. J’ai su qu’il y en avait cinq quand trois sont partis devant et qu’il n’en restait plus que deux. À ce moment-là, j’ai ressenti un choc terrible. J’ai eu un peu peur. Puis j’ai perdu l’envie de courir ; c’était comme quand on m’a donné un comprimé avant une opération. Non, je n’étais pas fatigué à ce moment-là. C’était comme une détente, une sensation de néant. Juste être là. »
Je n’avais pas peur, j’étais paralysé. Je fixais l’objet (ils sont tous deux d’accord là-dessus). J’étais incapable de bouger. En fait, ce n’était pas une incapacité, mais simplement (et Peccinetti le confirme) que nous n’avions envie de rien faire. Ni courir, ni fuir, ni parler. Juste le fixer.
– Comment ont-ils su qu’il s’agissait d’extraterrestres ?
Ils répondent : Nous n’avons jamais prétendu le contraire.
« Nous n’avons rien senti, ni chaleur, ni froid, rien du tout », s’exclama Villegas. « Nous étions complètement inconscients de ce qui se passait. Ils marchaient lentement, comme des gens ordinaires. Un éclair de lumière a jailli du troisième d’entre eux. ».
11 – Photo : descriptions des êtres d’après dessin de Peccinetti
Leurs oreilles se découpaient sur la lumière venant de derrière. Elles étaient comme les nôtres. Leurs lèvres ne bougeaient pas (du moins, c’est l’impression que j’ai eue). Elles avaient les traits d’une personne normale.
– Je ne pouvais jamais les regarder en face. L’un d’eux s’est approché de moi par la droite, et sans pouvoir tourner les yeux, j’ai réussi à apercevoir, lorsqu’ils ont quitté mon champ de vision direct, ce que le coin de mon œil pouvait entrevoir (comme Peccinetti).
La conclusion est évidente. Ils étaient sous hypnose et voyaient ces êtres directement dans leur champ de vision. Lorsqu’ils se déplaçaient, ils ne pouvaient plus que les apercevoir de côté.
– Ils étaient petits, environ un mètre cinquante. Alors qu’ils avançaient, j’ai entendu deux mots en espagnol – raconte Villegas.
« C’était comme ma propre pensée, mais plus claire. Oui. C’était deux mots : N’AYEZ PAS PEUR. N’AYEZ PAS PEUR. Je les avais là, dans ma tête », confirme Peccinetti.
– J’avais l’esprit vide – dit Villegas.
– Après avoir entendu ses paroles, je n’ai pas ressenti le besoin de lui répondre, déclare Peccinetti.
– Je n’avais pas envie de parler, poursuivit son ami.
– Je n’entends que : N’AYEZ PAS PEUR. Puis : TROIS TOURS AUTOUR DU SOLEIL POUR ÉTUDIER LES COUTUMES ET LES LANGUES.
Tandis qu’ils marchaient, j’ai remarqué qu’ils portaient des vêtements similaires. Ils se ressemblaient. Du moins, ils avaient une apparence semblable. Ils portaient des combinaisons, comme les pilotes de course. Je n’ai pas vu leurs mains (Peccinetti non plus). Ils ont pris ma main gauche. Ils étaient chauves et avaient de grosses têtes.
– Moi aussi, dit le plus grand des deux.
Ensuite :
12 – Photo article de presse de l’époque
Que s’est-il passé ensuite ? Il est facile de déduire qu’ils ont été pris par la main – et ils en conviennent tous deux – dans un but précis. Jusque-là, aucun des deux garçons n’avait bougé. Mais les mots, ou plutôt les pensées de chacun d’eux, se faisant plus pressantes, ont formé les phrases suivantes : N’AYEZ PAS PEUR… LES MATHÉMATIQUES SONT LE LANGAGE UNIVERSEL.
Ainsi se poursuivit le « monologue », la transmission d’esprit à esprit induite par l’un des êtres.
Villegas fournit ici une information fondamentale.
– L’un d’eux – dit-il – répétait sans cesse : DOMINATION DE LA GRAVITÉ.
Ce qui suit est le résultat de la comparaison des deux opinions.
L’un des deux qui étaient restés en arrière (l’autre demeurant sur place) s’approcha, portant une sorte de roue (à en juger par sa forme) de la taille d’une roue de vélo (peut-être légèrement plus petite). Il s’arrêta devant le fossé qui sépare le terrain vague de la rue Neuquén. Ce fossé mesure environ 45 centimètres de large, et l’« écran » circulaire illuminé y projetait des images en couleur.
– J’ai d’abord vu une cascade au débit abondant. Elle était immobile (Villegas).
– Oui. Cela ressemblait à une cataracte ordinaire. Cela a dû durer environ trois secondes. Puis c’est passé (Peccinetti).
Villegas l’affirme. Ils utilisent les mêmes termes indifféremment. L’un parle, ou les deux en même temps. En réalité, ils ne se contredisent absolument pas.
– Puis – dit Villegas – j’ai vu quelque chose qui ressemblait à un champignon atomique.
Son ami explique : « C’était comme un gros nuage, semblable à un champignon. Il se détachait sur le ciel bleu. Puis nous avons revu les chutes. Le paysage semblait identique à celui d’avant, mais sans eau. Les mêmes rochers et les mêmes arbres, mais à nu. »
– On se serait cru en hiver (à l’unisson).
Nous reprenons le récit au moment où leurs doigts ont été piqués.
– Il a pris ma main gauche (celle qui était à ma droite) – déclare Villegas avec insistance – et j’ai senti une piqûre dans mon index et mon majeur.
Peccinetti montre les trois plaies par piqûre. C’est le majeur de sa main gauche. Elles sont toujours là. Claires. Pourtant, le rapport médical indique que celles de Villegas étaient profondes et celles de Peccinetti superficielles. Il poursuit :
Entre-temps, j’ai aperçu du coin de l’œil un crépitement à ma gauche, en contrebas. Lorsque ce crépitement a cessé, ils sont partis tous les trois ensemble.
Exode
– Oui. Tous les trois sont partis, puis le quatrième – celui qu’on voit à l’écran (d’après Villegas) – j’insiste, c’étaient des gens comme les autres. Ils ont traversé le fossé (on n’a pas vu comment) et ont atteint la zone éclairée.
À partir de ce moment, leurs récits concordent : ils gravissaient le faisceau lumineux comme un escalator, l’un derrière l’autre. Il s’éteignit au moment où le dernier monta. Puis, une explosion que Villegas ressentit comme un éclair dans son pantalon et Peccinetti comme une bouffée d’air sur son corps.
Lorsque l’objet, ou le vaisseau, s’éloigna, ils reprirent conscience. Ils s’enfuirent.
Il était devant moi (je ne pouvais pas beaucoup courir à cause de ma blessure au talon). Villegas est tombé. Je l’ai aidé à se relever et nous sommes arrivés au lycée.
On note ici qu’il est dit : « Je l’ai pris, je l’ai porté au Lycée. » La montre de Peccinetti s’est arrêtée à 3 h 42. La température, selon Razquin, était assez froide.
On raconte que le garde dormait. C’est pourquoi, lorsque les cris de Peccinetti et Villegas ont alerté les soldats, ce fut le chaos.
Les étranges symboles qui sont apparus sur la voiture
OPINIONS
13 – Photo : Les symboles gravés sur la voiture
Le chef de la police Roberto Hartkopf
D’abord, le chef de la police. Nous avons attendu. Finalement, Roberto Hartkopf, aimable et souriant, nous a tendu la main. Nous sommes allés droit au but :
2001 – Monsieur le Chef, quel est votre avis sur le cas précis de Peccinetti et Villegas ?
Patron – Je ne confirme ni n’infirme.
2001 – Croyez-vous aux ovnis ?
Patron – Je m’y suis toujours intéressé. On sait qu’ils existent depuis l’Antiquité. De plus, je trouve que la tendance à dissimuler ce qui se passe à ce sujet est néfaste.
2001 – Pourquoi alors ce décret de police ? S’agit-il d’interdire les ovnis par décret ?
Chef – Absolument. C’est une invitation à la réflexion. De plus, il n’y a aucune allusion – même de loin – à l’affaire Villegas-Peccinetti.
2001 – Croyez-vous que ce cas soit scientifiquement expliqué ?
Chef – J’ose le dire. Des analyses graphologiques ont également été effectuées. Je ne peux pas dire pourquoi. La police ne part d’aucune hypothèse, mais cherche une explication.
Nous avons poursuivi le dialogue, qui s’est conclu après quelques minutes. La réponse finale a été claire et précise. Voici le communiqué de la police du 5 septembre :
Suite à plusieurs signalements récents dans cette province, largement relayés par la presse écrite, la télévision et la radio, concernant des observations présumées d’OVNIs et d’êtres étranges, le quartier général de la police provinciale, par l’intermédiaire de ses services spécialisés, a mené une enquête approfondie sur les circonstances et les témoignages de toutes les personnes affirmant avoir été témoins de ces phénomènes ou en avoir été affectées. Dans tous les cas, sans exception, l’enquête a conclu qu’aucune des affirmations relatives à ces événements extraordinaires présumés n’était fondée. Cette conclusion repose sur les rapports des techniciens scientifiques de la police, des services de santé de la police, des experts en minéralogie de la direction provinciale des mines, des scientifiques de la délégation occidentale de la Commission nationale de l’énergie atomique et des professionnels médico-chimistes de l’Institut de criminologie et de médecine légale. Dans certains cas, il s’agit simplement de phénomènes hallucinatoires, dans d’autres, du fait d’individus présentant une tendance à la mythomanie, parfois liée à leur niveau culturel, et parfois d’une recherche de notoriété à des fins inavouées.
Il est souligné que toutes les preuves matérielles recueillies et analysées correspondent à des causes naturelles et communes, exemptes d’interprétations extraordinaires, et sont parfaitement reproductibles.
La police provinciale met en garde le public contre ces événements, susceptibles de perturber l’ordre public, et appelle au calme, à l’équité et à la modération dans l’évaluation et la diffusion de ce type d’informations.
Il est également précisé que le Code pénal punit d’emprisonnement ceux qui incitent indûment à la peur publique, et que, par conséquent, des poursuites judiciaires seront engagées contre ceux dont la conduite relève de la disposition légale susmentionnée.
Le juge Marzari Céspedes, le juge qui est intervenu en premier dans l’incident
Il est 21 heures, samedi soir. Mendoza est silencieuse et déserte. Au Palais de Justice du quartier civique, le juge Marzari Céspedes empile des centaines de dossiers pour nous faire une place. Il fume nerveusement. Il gesticule rapidement. Il lance des phrases, les coupe, les reconstitue. À contrecœur, il accepte de parler.
« J’y suis allé par curiosité. Oui. C’est une mauvaise blague. Avec un téléphone portable en arrière-plan. Rien d’extraordinaire. Mendoza, c’est comme ça. Il se passe toujours des choses bizarres, et c’est moi qui me retrouve mêlé à tout ça. C’était juste une autre. Et j’y suis allé. En plus, ils n’arrêtaient pas de plaisanter en disant que la dernière chose dont j’avais besoin, c’était d’arrêter une soucoupe volante. Et… je ne sais pas. »
C’était un samedi, si je me souviens bien. Mais je suis arrivé le dimanche. Je me suis réveillé ce jour-là avec une grande curiosité. J’étais certain que tout le monde s’y rendait pour chercher de la radioactivité. Les gribouillis sur la porte (un agent m’accompagnait) m’ont fait mauvaise impression. Je me suis rendu sur le lieu supposé de l’atterrissage. J’allais vraiment voir si je pouvais trouver quelque chose, humain ou non (je vous le dis, répète-t-il, par pure curiosité). J’ai fait dévier la circulation. Il nous fallait trouver le Dr Estrella (l’autre juge était absent) et une évaluation psychologique devait être ordonnée. Peut-être une séance d’hypnose avec Villegas et Peccinetti, et cela devait être ordonné par le juge.
Sur le site, comme je l’ai dit, il y avait un mur d’un côté, un palmier, deux lampadaires, deux saules et, droit au nord, deux autres terrains vagues. Pourquoi se sont-ils installés à cet endroit précis ? Pourquoi n’ont-ils pas choisi un terrain plus grand ? Ne me jugez pas trop sévèrement. Je pose des questions humaines pour trouver une réponse non humaine. Oui, mon interrogatoire a été mentionné. Je l’ai fait uniquement pour déterminer les éléments sur lesquels j’allais demander une analyse d’expert.
Lundi, je leur ai parlé pour la première fois. Nous estimions que 48 heures s’étaient écoulées depuis l’incident. Je l’ai fait pour savoir précisément ce que couvrirait l’évaluation psychologique. Ah ! Revenons à dimanche. Je suis allé à l’endroit – parmi les gens – où le faisceau lumineux était censé avoir été. J’ai cherché des clous, des attaches, des sangles. Et quelque chose pour accrocher, par exemple un rideau : je n’avais que le palmier, les saules et le lit de roseaux.
Comme je l’ai dit, je suis arrivé à l’endroit où se trouvait le prétendu « petit canard » (c’est ainsi que le juge appelle le prétendu OVNI). Et j’ai vu au centre, là où l’objet aurait dû apparaître, deux traces de pneus fraîches, d’une roue de 15 ou 16 pouces. Malheureusement, lorsque j’ai appelé le policier qui m’accompagnait, il a roulé dessus, les effaçant. J’ai continué à chercher. Je n’ai rien dit.
Le lendemain, je les ai convoqués pour témoigner. J’ai ordonné une expertise portant sur leurs réactions à la lumière, au son, à la vue et aux autres stimuli sensoriels. J’ai désigné deux psychologues et deux psychiatres. Or, lors de leurs interrogatoires, j’ai constaté de nombreuses contradictions. Je les ai également constatées en reconstituant les faits. Le dossier est désormais classé.
Conclusion ? La reconstitution manquait de fidélité. Villegas, d’après ce que j’ai pu constater, ne se souvenait pratiquement de rien. De plus, je pense qu’il ne voyait rien, ou peut-être pas du tout. Il était terrifié. C’est du moins mon impression. Je n’ai jamais prétendu que Peccinetti était l’auteur de cette farce.
Le procureur Juan Santos Curri, le procureur actuellement en charge de l’affaire
« Je ne peux rien dire. Le dossier est sous scellés. Quant à MM. Peccinetti et Villegas », précise-t-il, « ils craignaient d’être poursuivis. Ce n’est pas le cas. Ce sont des témoins. Outre les blessures, il y a un autre délit : les dommages causés au véhicule. Dans cette affaire, la justice enquête sur ce qui est présumé être un acte criminel. Un juge ne doit jamais fonder sa décision sur des idées préconçues. »
Personnellement, je ne me prononce pas sur la véracité des faits. Si personne n’est reconnu coupable, l’affaire est classée sans suite jusqu’à l’identification du coupable ou la prescription (autrement dit, elle est archivée).
« Le bureau du procureur sous ma direction », a poursuivi Curri, « n’a déposé aucune accusation contre ces messieurs. »
Quel était le contenu de ce résumé secret ? Il nous a fallu creuser davantage, multiplier les contacts, tenter de trouver une solution. Et pour 2001, à Mendoza, nous avons tout subi : le silence, la peur chez les personnes interrogées, la réticence des autorités, l’impossibilité d’obtenir une réponse claire. Mais nous avons fini par découvrir la vérité, par relier les points.
Éléments de preuve possibles que le tribunal pourrait présenter pour prouver qu’il s’agissait d’une plaisanterie.
Des traces de pneus de voiture, observées par Mazarri Cespedes, prouveraient qu’une voiture neuve se trouvait sur les lieux de l’incident (là où le faisceau lumineux était censé se trouver).
L’horloge de Peccinetti s’arrêta à 3 h 42. L’heure d’arrivée au Lycée fut enregistrée une heure plus tard.
Du mercure a été détecté (il est précisé dans le résumé que la quantité correspond exactement à celle contenue dans un thermomètre courant).
Des fragments de verre à côté du mercure.
Lignes de conduite possibles avancées par la police, similaires à celles trouvées, pour démontrer que cela peut être fait « humainement ».
L’explosion aurait été provoquée par un coup de fusil de chasse.
Ce serait une plaisanterie, avec des « objectifs inavouables ».
Des contradictions dans les témoignages des témoins le lendemain et sur les lieux du crime.
En analysant objectivement chaque « test », les réflexions suivantes peuvent être limitées à chaque « test ».
L’empreinte n’existe plus. Comment peut-on prouver son existence physiquement s’il n’y a pas de photographies et que personne d’autre que le juge ne l’a vue ?
Le juge admet que l’horloge s’est arrêtée à 3 h 42 le samedi 31 août. De plus, il est affirmé qu’ils sont arrivés au lycée une heure plus tard. S’il s’agissait d’un canular et que Peccinetti l’a arrêté, pourquoi l’accusé présumé aurait-il attendu une heure avant de s’y rendre en courant ? Par ailleurs, les événements sont censés avoir commencé à 3 h 42. Comment peut-on déterminer la durée d’une opération de cette nature, si elle a réellement eu lieu, menée par des êtres extraterrestres, voire terrestres ? Existe-t-il une limite de temps pour une telle opération ? Qui peut la déterminer ? Enfin, à titre d’information, il est prudent de noter que dans les cas d’atterrissages présumés d’OVNI et de contacts ultérieurs avec des êtres humains, le temps ne s’écoule plus normalement pour les témoins. Ce qui semble être une heure pourrait n’avoir été qu’une minute, et inversement. Qui peut le dire ?
En 2001, il a été confirmé que plusieurs témoins avaient recueilli du mercure. Qu’a analysé la police ? En a-t-elle trouvé lors de la mise en fourrière du véhicule ? Comment peut-on affirmer que sa teneur correspond à celle d’un thermomètre classique ?
L’apparition présumée de fragments de verre à côté du mercure, que les premiers témoins arrivés sur les lieux n’ont pas vus, constitue sans aucun doute une « preuve » douteuse.
Cela démontrerait simplement une compétence de la part de la police comparable à celle des auteurs du dessin original. Toutefois, cela n’exclut pas la possibilité qu’il s’agisse d’êtres extraterrestres.
Explication fournie par le juge Mazari Céspedes pour tenter de prouver qu’il s’agissait d’un coup de fusil : « L’expérience que nous avons menée indique que deux coups de fusil, tirés d’une colline, sous un certain angle, à une hauteur particulière et dans des conditions spécifiques, peuvent produire un écho semblable à une explosion. Le fusil est recherché. »
L’objectif est d’associer cet événement à certains mouvements extrémistes. Jusqu’à présent, et d’après les enquêtes menées en 2001, le lien entre les ovnis et des agendas cachés ne semble être étayé que par l’affiliation extrémiste présumée de ceux qui auraient orchestré cette « plaisanterie de mauvais goût ». Cela transformerait alors le phénomène ovni en un facteur d’agitation politique à l’échelle internationale.
On suppose que toute personne sous l’effet d’un état d’altération ou d’excitation, motivée par la perception d’un phénomène aux caractéristiques inhabituelles, n’est pas exempte d’erreurs ou de contradictions qui ne modifieraient pas le fait central.
Ces prétendues preuves révèlent à quel point une mentalité conditionnée par des préjugés qui l’empêchent d’accepter des phénomènes inhabituels ou inconnus recourt à toutes sortes d’explications ou d’excuses – souvent puériles – pour dévaloriser la possibilité d’un fait difficile à harmoniser avec les schémas traditionnels que la pensée ordinaire accepte normalement.
Premier témoin : Arnoldo Ferrari, médecin légiste de garde à l’hôpital de Lagomaggiori
« J’étais à l’hôpital Lagomaggiori pour ma garde hebdomadaire tôt le matin du 31 août. Il était 4 h 45 et je lisais le journal. On m’a appelé. Je suis allé les voir et j’ai trouvé Peccinetti et Villegas. L’un d’eux (Peccinetti) était allongé face contre terre sur un banc. L’autre (Villegas) était assis à une extrémité, la tête entre les mains. »
Les deux hommes présentaient une forte agitation psychomotrice. Ils m’ont dit avoir été maltraités à l’académie militaire. J’étais surpris qu’une institution militaire aussi prestigieuse les traite de la sorte, et plus encore qu’ils n’aient pas été lavés de la poussière et de la saleté qui les recouvraient. Peccinetti était horrifié et effrayé. Par moments, il se cachait le visage dans ses mains. Son récit était quelque peu incohérent. Il répétait sans cesse : « … ». Leurs vêtements portaient des traces de manipulations brutales récentes. Leur rythme cardiaque était de 150 battements par minute. Cela s’explique aisément : ils avaient couru de l’académie militaire jusqu’à cet endroit. Leur température axillaire était légèrement supérieure à la normale. Ils présentaient deux micro-perforations à la pulpe de l’index et du majeur de la main gauche, d’où s’écoulait du sang.
À leur arrivée, les policiers les ont invités à se rendre sur les lieux. Peccinetti a refusé. Il m’a dit : « Il est resté à discuter avec moi et n’a plus jamais reparlé du problème. »
Témoignage de Bernardo Razquin : météorologue
« Ce samedi-là », nous raconte-t-il, « il était environ 8 h 45 du matin lorsque Radio Nihuil annonça l’atterrissage d’une soucoupe volante en ville. Je me suis immédiatement rendu à l’Académie militaire. J’ai prélevé un peu de mercure sur l’aile de la voiture à l’aide d’une pipette. Je l’ai présenté à la chaîne 7 à 13 h, le même jour. Cette nuit-là, les particules ont commencé à se séparer. Je les ai d’abord placées dans un petit couvercle en plastique, puisqu’elles avaient été apportées dans une enveloppe. Le lendemain, les fragments de ce mercure apparent se désagrégeaient un à un. Oui, il y a eu comme une explosion à l’intérieur. »
Voici une autre personne qui prétend avoir collecté du mercure. Comment la police peut-elle affirmer que le mercure provenait d’un thermomètre ordinaire, alors que plusieurs témoins en avaient prélevé une certaine quantité ?
Le Défenseur Ignacio Correa Llano : Avocat
Ignacio Correa Llano, président du Centre de recherche spatiale, arrive au bar de l’hôtel. « J’ai spontanément pris en charge la défense de Peccinetti et Villegas », nous explique-t-il, « compte tenu du risque de traitement arbitraire lors de leur interrogatoire. Une fois celui-ci terminé, lorsqu’ils ont été convoqués, je me suis rendu à leur domicile avec un notaire. Eux et Mme Peccinetti ont été convoqués. À ce moment-là, Marzari Cespedes était impliqué dans l’affaire. Il a ensuite été dessaisi et remplacé par le procureur Juan Santos Curri. Ce dernier m’a assuré qu’ils n’étaient pas visés par une enquête formelle, mais convoqués comme témoins. Cependant, malgré le temps écoulé (5 octobre), le rapport de police n’a toujours pas été transmis au parquet, alors même que notre code pénal (le code de Mendoza) autorise le procureur à s’intéresser à l’enquête préliminaire avant sa transmission officielle. » Marzari se désolidarise et aucune accusation concrète n’est portée contre lui pour le délit d’intimidation publique.
Je maintiens qu’il y a eu une pression psychologique due à la manière dont l’interrogatoire a été mené et à un manque total d’objectivité de la part de Marzari Cespedes. Il a préjugé de l’affaire. De toute évidence, les faits se sont produits. Par ailleurs, il ne s’agit pas d’une affaire relevant de la police scientifique au sens strict du terme. Certes, ce sont des hommes très compétents et travailleurs, experts en empreintes digitales, balistique et résidus de tir, mais ils ne disposaient pas des ressources essentielles pour mener l’enquête. L’erreur est d’ordre procédural et concerne une affaire qui aurait dû être traitée à un autre niveau.
Au final, mille versions se sont entremêlées. Ce fut une tâche ardue et complexe. Nous avons extrait tous les éléments vraiment utiles. Des liens supposés avec des groupes apparemment ésotériques comme Kronos (rien n’a pu être vérifié) à une prémonition parue dans le journal La Tarde, annonçant un événement imminent. Nous avons rencontré les témoins, nous les avons interrogés, et surtout, Peccinetti et Villegas étaient deux personnes normales, « des employés respectables, autorisés à se rendre à Buenos Aires » – selon Arturo Solari, le directeur adjoint du casino pendant notre séjour – « à leur demande, ils ont été autorisés à rester au guichet les jours suivants pour éviter les commentaires de leurs collègues ; de plus, à leur retour de Buenos Aires, on ne leur a pas attribué de table le premier jour pour éviter les incidents. » Non. Absolument pas, ils n’ont été suspendus pour rien. Et certainement pas pour avoir vu une soucoupe volante. C’est absurde ! Il a ensuite appelé un responsable du personnel, qui a déclaré devant nous qu’il n’y avait aucune suspension à l’encontre de Peccinetti et Villegas. « Ils, a-t-il poursuivi, font leur travail. C’est un établissement où la discipline est stricte. »
Oui, cher lecteur. M. Solari a confirmé le départ de Peccinetti ce soir-là. Et nous avions beaucoup de questions. Cependant, des amis de Peccinetti affirment qu’il a été suspendu. Nous avons pu retrouver la trace de cette suspension et trouver son numéro : la résolution 267 du 21 septembre 1968. Si cela est avéré, quelqu’un ment. En attendant, le doute persiste. Comment prouver définitivement la présence de la soucoupe volante, ou comment l’infirmer ? C’est le défi auquel sont confrontés les enquêteurs. À Mendoza, l’attente était palpable au moment de l’apparition supposée de l’OVNI. Tout le monde parlait de « soucoupes volantes ». Aujourd’hui, plus personne n’en parle. La peur est là. Une peur bien réelle. Le communiqué de presse a eu l’effet escompté. Il semble y avoir une « peur de contagion OVNI », comme l’a formulé un serveur du restaurant « Don Angelo ».
On constate que Peccinetti n’a pas changé. Il continue sa vie comme avant. Villegas, en revanche, a changé. Il s’est passionné pour la lecture, cherchant à approfondir des sujets qui lui étaient étrangers avant l’incident. On pourrait dire qu’il est devenu une autre personne. Si l’on ajoute à cela les témoignages de voisins, comme Micaela et Juana, qui ont entendu l’explosion, ou Mme Maria de Spinelli, du 60 rue Luzuriaga, qui affirme avoir vu un OVNI à ce moment-là, les preuves pour et contre deviennent inégales. Il existe de nombreux éléments en faveur de la thèse de l’événement. Juridiquement et humainement, l’objectif est de nier cet événement inhabituel. Cela nous semble légitime. La police et la justice tentent de l’expliquer et de le justifier. Mais si les choses étaient différentes, s’il y a réellement eu contact avec des extraterrestres, à qui profite cette attitude ?
Nous sommes rentrés. L’avion a survolé Mendoza, laissant derrière lui les 500 000 habitants de la ville. Nous étions venus pour voir et entendre. Là, sept mille mètres plus bas, se trouvaient les protagonistes d’un événement – peut-être – d’un réalisme saisissant.
MESSAGE
« Le message est si clair et cohérent que nous pouvons le considérer comme l’un des faits les plus remarquables et les plus valides des affaires soumises à l’enquête. » C’est ce qu’a déclaré en 2001 l’un des scientifiques de l’équipe à laquelle nous avions confié l’étude des inscriptions sur les « portes de Mendoza ».
Le samedi 31 août, à 3 h 42 du matin, dans la ville de Mendoza, une main anonyme, munie d’un outil, inscrivit un message sur la portière et le marchepied de la vieille voiture de Villegas. Ce message signifiait précisément : « LA FIN COMMENCE ». Et il était écrit en araméen, l’ancien alphabet de Byblos. Mais ce n’est pas tout. Pour le comprendre pleinement, il faut faire preuve d’ouverture d’esprit. Il faut se départir des critères simplistes que nous utilisons actuellement pour communiquer – sémantique ou linguistique, symbolisme scientifique ou artistique, etc. – et s’immerger dans un nouveau langage – certes ancien – où toutes les formes de communication s’unissent pour transmettre un message d’une harmonie remarquable.
14 – PHOTO : EXTRAIT DU MESSAGE
D’où viennent-ils ?
La gravure, qui apparaît à droite du message linguistique sur la porte et l’étrier, représente un système binaire (deux soleils, l’un tournant autour de l’autre, chacun avec son propre système planétaire). Dans ce cas, trois orbites ont été inscrites autour de chaque soleil, et une orbite identique entre les deux corps célestes sur la troisième orbite a été déterminée au moyen de symboles de corrélation ou d’égalité.
Qu’est-ce que cela signifie ? Au départ, le système binaire le plus proche de la Terre était considéré : Alpha Centauri – à 4,2 années-lumière – mais nous privilégions désormais l’hypothèse suivante :
LA TERRE, TROISIÈME PLANÈTE DU SOLEIL – GANYMÈDE, TROISIÈME SATELLITE DE JUPITER.
Pour les êtres de Ganymède, le Soleil et son « étoile » centrale : Jupiter, déterminent un système binaire.
[Note de Carlos Iurchuk : Grâce aux sondes Voyager I et II, qui ont visité la planète en 1979, 12 nouveaux satellites de Jupiter ont été découverts, dont quatre avec des orbites plus proches de la planète que les lunes connues jusqu’alors (Io, Europe, Ganymède et Callisto). Par conséquent, Amalthea est devenue le troisième plus grand satellite de Jupiter, Ganymède tombant à la septième place (bien qu’il reste le troisième plus grand des quatre principaux satellites de Jupiter).]
L’offre qu’ils nous font
Les symboles qui associent les deux corps célestes marquent une identité géopolitique entre les deux républiques interplanétaires, la Terre et Ganymède, établissant un statut d’égalité entre elles. Telle est leur proposition. Mais quel est donc le message complet ? Pour le comprendre, il faut aussi se rappeler les images présentées : une cascade (la nature), puis un champignon atomique (l’explosion atomique), et enfin, le même paysage qu’au début, mais désormais aride et désertique (la destruction de la Terre).
Tout devient clair.
La gestion irresponsable de l’énergie atomique devient dangereuse – « la fin commence » – non seulement pour la Terre, mais pour tout le Système solaire. Là, non loin de là, en orbite autour de Jupiter sur sa troisième orbite, vivent, ressentent et pensent peut-être d’autres êtres très semblables à nous (rappelons-nous les paroles adressées à l’ouvrier Nuñez, dans YPF – 2001 n° 3). Ils arrivent et nous avertissent du danger. Ils nous transmettent leurs messages par tous les moyens de communication possibles. Ils s’expriment dans le langage de Dieu, le langage biblique et dans le seul langage désormais universel : les mathématiques. Ils parlent et montrent des images. Et si tout cela semble un peu confus, il faut se rappeler que Jésus lui-même pouvait parfois être déroutant lorsqu’il parlait avec le sens merveilleux et harmonieux de ses paraboles. Ainsi, à travers ce possible message d’amour et de fraternité interplanétaire, le « EN VÉRITÉ, JE VOUS LE DIS… » serait à nouveau d’actualité aujourd’hui pour ceux qui « ONT DES OREILLES ET VEULENT ENTENDRE… »
MESSAGE LINGUISTIQUE : Les symboles gravés appartiennent, comme nous l’avons dit, à l’alphabet de Byblos, et sont : Sh (a) et Kof (j), qui, avec la première lettre dudit alphabet inscrite en haut, sont interprétés comme « Début de la fin ».
15 – Photo : la voiture des deux témoins. La voiture a été abandonnée dans un garage. Quel a bien pu être son destin final… ?
MESSAGE SÉMANTIQUE : Les mots prononcés par les prétendus êtres extraterrestres à Peccinetti et Villegas : « Les mathématiques sont le langage universel », ont une cohérence parfaite avec d’autres symboles gravés dessus.
MESSAGE MATHÉMATIQUE : (Algébrique-Géométrique, du type de la géométrie analytique de Descartes) Où, outre les signes de corrélation ou d’égalité (Û), les symboles des éléments de la géométrie et de la topologie sont utilisés à plusieurs reprises. Le fait que les fondements de ces deux disciplines soient exposés est interprété comme une volonté de communication entre mathématiciens.
MESSAGE VISUEL : Projection d’images montrant le cataclysme atomique.
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L’ARTICLE PUBLIE ¨PAR LOS ANDES 142 – REPRISE D’INFORMATIONS – DU 2 JUILLET 2023
Pour ceux qui l’ignorent, en 1968, la ville de Mendoza fut l’épicentre de ce que Josef Allen Hynek appellera plus tard une « rencontre rapprochée du troisième type » : un contact direct avec un vaisseau spatial extraterrestre et des êtres animés, bien entendu, venus d’une autre planète. L’affaire, impliquant Juan Carlos Peccinetti et Fernando « Nene » Villegas, deux employés du casino de Mendoza, devint l’une des rencontres présumées avec des extraterrestres les plus spectaculaires et médiatisées, entraînant l’intervention de la police, d’un juge, de la Commission nationale de l’énergie atomique et de l’armée de l’air. Plus d’un demi-siècle plus tard, elle continue de fasciner.
Les principaux événements, tels que rapportés par Peccinetti et Villegas et tels qu’ils ont été diffusés à l’époque, sont si nombreux et captivants qu’il convient de les reproduire dans un récit qui, par principe, ne prétend pas en juger la véracité. Pour ce faire, il est nécessaire de consulter de nombreuses sources, notamment les témoignages des protagonistes.
Il était 3 h 42, le samedi 31 août 1968, lorsque Villegas, accompagné de son collègue Peccinetti, conduisait sa Whippet de 1929 carrossée par une Chevrolet de 1934. C’était une voiture très ancienne pour l’époque, qui avait valu des moqueries à son propriétaire, outre quelques problèmes mécaniques : la veille, elle était passée à l’atelier pour une panne, et Peccinetti en personne était intervenu pour lui prêter main-forte.
Alors qu’ils circulaient rue Neuquén, dans le sixième quartier de Mendoza, peu avant d’arriver rue Laprida et devant un terrain vague, la voiture s’arrêta. À ce moment précis, certains affirment avoir entendu une explosion. Villegas et Peccinetti sortirent précipitamment pour vérifier le moteur, supposant que les problèmes mécaniques n’avaient pas été résolus. Mais ils n’eurent pas le temps de le savoir : « Avant même d’avoir pu soulever le capot, ils furent figés sur place, face à cinq humanoïdes d’environ 1,50 m. La faible luminosité et leur nervosité empêchèrent Peccinetti et Villegas de distinguer clairement leurs visages : ils se souviennent seulement que leurs deux yeux brillaient intensément et que leurs grosses têtes étaient glabres », rapporte un article du quotidien Los Andes (qui a interrogé les deux employés du casino et les autorités) dans son édition du dimanche 1er septembre.
Le journal andin, qui a également couvert l’affaire, a rapporté le témoignage des deux témoins : « Alors que nous nous trouvions encerclés par ces individus, nous avons regardé sur le côté et aperçu, au-dessus d’un grand terrain vague de la rue Neuquén (…), un objet lenticulaire d’environ 5 mètres de diamètre, suspendu dans les airs. D’une ouverture d’environ 0,50 m située à sa base, jaillissait un puissant faisceau lumineux dirigé vers le sol, formant un angle d’environ 45 degrés. L’OVNI apparaissait comme une masse opaque, au sein de laquelle se détachait cette intense lumière blanche. Il se trouvait à 1,70 m de hauteur, comme flottant dans l’espace, à une trentaine de mètres de nous. »
Mais cela ne s’arrêta pas à la vision et à l’étrange immobilité vécues par Peccinetti et Villegas. Tous deux affirmèrent avoir commencé à recevoir des messages télépathiques (quoique « en espagnol approximatif ») de ces êtres étranges. On leur répéta d’abord la phrase « N’ayez pas peur, n’ayez pas peur ». Puis, on leur expliqua qu’il s’agissait d’une étape d’un long voyage, comprenant « trois tours du soleil », dans le cadre d’une mission anthropologique qui leur avait permis d’apprendre diverses langues. On leur dit également que « le soleil nourrit généreusement le système », que « les mathématiques sont le langage universel », et une phrase lapidaire comme « maîtrise de la gravité ».
17 – Photo Article de Crónica –
Pendant qu’ils parlaient, trois êtres manifestement non humains s’approchèrent des deux employés et leur prélevèrent du sang à l’index de la main gauche. Puis les messages reprirent, cette fois de façon beaucoup plus spectaculaire. L’un des « extraterrestres » plaça devant eux un écran rond qui, à l’époque de la télévision en noir et blanc, affichait des images en couleur. Comme le rapporte Los Andes, « sur l’écran de cette « sphère lumineuse », on pouvait voir une succession d’images : un cours d’eau, une cascade, une explosion atomique, puis la même cascade complètement asséchée. Cette nouvelle version de « L’Aleph » de Borges offrait aux deux jeunes hommes des interprétations faciles et pacifistes : la vie, la paix, interrompues ou détruites par une explosion, par la violence, en étaient l’explication la plus évidente. »
Comme si tous ces messages ne suffisaient pas, Peccinetti et Villegas ont déclaré qu’au cours de la projection du film télépathique, ils avaient vu des étincelles jaillir près de leur voiture, comme si un autre être avait laissé des graffitis interstellaires sur la portière. Los Andes a rapporté à nouveau : « Les marques qui en résultent sont très étranges : des demi-cercles où sont gravés des cercles, évoquant furtivement des orbites planétaires ; des croix ; des lignes parallèles ; bref, des signes de toutes sortes qui se prêtent à des explications complexes, exercice auquel les voisins se sont attelés avec enthousiasme. »
Une fois le dialogue terminé, les employés du casino virent les trois êtres qui les avaient approchés s’éloigner pour monter à bord de leur vaisseau, garé sur le terrain vague, et celui-ci s’éloigna à toute vitesse dans le ciel de Mendoza.
Libérés de leur état de paralysie, les employés s’enfuirent en panique (Villegas était bien plus rapide), atteignirent le poste de garde de l’Académie militaire et signalèrent l’incident. Ils furent conduits au sixième commissariat de police, puis à l’hôpital de Lagomaggiore. On constata qu’ils n’étaient pas sous l’influence de l’alcool, mais qu’ils souffraient d’agitation psychomotrice et présentaient trois petites plaies par piqûre au bout de l’index et du majeur de la main gauche.
Loin d’être ignorées ou considérées comme une plaisanterie, les révélations de Peccinetti et Villegas eurent un impact considérable. À cette époque, plusieurs « observations » avaient été signalées (les médias rapportèrent qu’à Dorrego, certains habitants affirmaient avoir vu des ovnis), et très vite, tous les journaux de Mendoza et du pays s’emparèrent de l’affaire. Quelques jours plus tard, les deux hommes se rendirent à Buenos Aires pour être interviewés par les journaux locaux et dans la très populaire émission « Sábados Circulares », où le présentateur, Pipo Mancera, montra la portière de voiture en question à plusieurs reprises.
Libérés de leur état de paralysie, les employés s’enfuirent en panique (Villegas était bien plus rapide), atteignirent le poste de garde de l’Académie militaire et signalèrent l’incident. Ils furent conduits au sixième commissariat de police, puis à l’hôpital de Lagomaggiore. On constata qu’ils n’étaient pas sous l’influence de l’alcool, mais qu’ils souffraient d’agitation psychomotrice et présentaient trois petites plaies par piqûre au bout de l’index et du majeur de la main gauche.
Loin d’être ignorées ou considérées comme une plaisanterie, les révélations de Peccinetti et Villegas eurent un impact considérable. À cette époque, plusieurs « observations » avaient été signalées (les médias rapportèrent qu’à Dorrego, certains habitants affirmaient avoir vu des ovnis), et très vite, tous les journaux de Mendoza et du pays s’emparèrent de l’affaire. Quelques jours plus tard, les deux hommes se rendirent à Buenos Aires pour être interviewés par les journaux locaux et dans la très populaire émission « Sábados Circulares », où le présentateur, Pipo Mancera, montra la portière de voiture en question à plusieurs reprises.
Agostinelli affirme également croire que la rencontre extraterrestre « était une plaisanterie montée de toutes pièces entre eux deux », mais ajoute : « Honnêtement, je pense que ce verdict est le commentaire le moins intéressant que je puisse faire sur cette histoire. Disons, par simple hypothèse, qu’aucun des deux n’avait anticipé l’impact considérable de cette nouvelle. » « Pour moi, explique-t-il, étudier les nuances de ces récits, tenter de les comprendre dans leur contexte historique et culturel, est bien plus instructif. Bien plus, même, que de déterminer si l’histoire est vraie ou fausse. »
Cependant, Agostinelli a un élément supplémentaire à ajouter, qui pourrait bien apporter des réponses à ceux qui se posent encore des questions : « Vers 2011, lors de ma dernière conversation avec Peccinetti au sujet du film qu’il souhaitait réaliser sur l’évasion, j’ai enregistré notre échange. Je ne lui en ai rien dit, et je reconnais que c’était une erreur. Juan Carlos est décédé, et je n’ai jamais su s’il était approprié de diffuser cet enregistrement. Je suis confronté à un dilemme éthique. Au cours de cette conversation, il m’a confié que Villegas était le cerveau de l’opération. “Nené était le génie”, m’a-t-il dit. »
Un génie de la fantaisie, sans aucun doute, car cette rencontre avec des extraterrestres reste gravée dans les mémoires. Le fait qu’elle ait été mise en scène est, de toute évidence, le cadet de nos soucis.
Ils prévoient de faire un film
Depuis 2020, Gabriel Deputat, scénariste originaire de Mendoza, nourrit l’idée de réaliser un film sur l’affaire Peccinetti-Villegas. « J’ai terminé le scénario à la fin de la pandémie. Je poursuis toujours ce projet, même si trouver un producteur s’avère difficile en ce moment. Il faut du temps », a-t-il reconnu.
« Je connaissais les grandes lignes de cette affaire depuis mon enfance, car j’habitais à proximité et mon père y croyait. En creusant le sujet et en constatant son ampleur, je me suis convaincu qu’elle méritait un documentaire », a-t-il déclaré.
Ce qui importe pour Deputat, c’est le nombre d’agents officiels impliqués dans l’affaire. « De nombreux services gouvernementaux étaient impliqués, et l’ordonnance de confidentialité n’a jamais été levée. Le juge n’a rendu aucune décision et a pensé qu’il s’agissait d’une plaisanterie de Peccinetti à l’encontre de Villegas, mais il ne l’a jamais accusé de quoi que ce soit », a-t-il ajouté.
La forte médiatisation de l’affaire et l’absence d’explications définitives, conjuguées à l’insistance des protagonistes sur sa véracité, ont finalement conduit Deputat à décider d’en faire un film. « Cela comporte des aspects qui en font un mythe », a-t-il déclaré, « au-delà du récit qu’ils font. »
L’idée de Deputat est de mêler fiction et documentaire dans un style « œuvre en cours », avec des témoignages réels et des témoignages romancés.
OVNIs en Argentine : les 36 cas étudiés par l’armée de l’air et leur résolution
Des lumières étranges aux objets volants capturés en photos et en vidéos, le Centre d’identification aérospatiale de l’armée de l’air argentine a analysé 36 signalements d’OVNI présumés en 2024.
À Entre Ríos, une personne photographiant la lune a signalé avoir aperçu un OVNI et a envoyé les images au Centre d’identification aérospatiale (CIAE). Photo : CIAE.
En Argentine, il n’existe ni Zone 51 ni agents secrets vêtus de noir. Cependant, depuis quelques années, un organisme officiel analyse les phénomènes aériens non identifiés : les ovnis. Il s’agit du Centre d’identification aérospatiale (CIAE), rattaché à l’armée de l’air argentine, qui publie depuis une dizaine d’années des rapports annuels détaillant les signalements reçus d’Argentins de tout le pays et leurs analyses techniques.
Dans son rapport de 2024, le CIAE a évalué 36 cas, étayés par des témoignages et des preuves (photographies ou vidéos). Les incidents ont été classés en deux catégories : type A (explication définitive étayée par des preuves concluantes) et type B (explication plausible fondée sur des éléments techniques solides). Parmi eux figurait un incident survenu à Mendoza. Il a été signalé par une femme qui photographiait des nuages lors d’un voyage en famille sur la route 7 (le lieu exact n’a pas été précisé). Elle a déclaré aux autorités qu’en examinant les photos, elle avait remarqué un objet qui avait attiré son attention.
Les cas d’OVNI les plus frappants du rapport
Cas d’OVNI à Morón. Source : CIAE.
Morón (Buenos Aires) : Une caméra de sécurité a capturé des lumières semblant provenir d’une piscine. L’analyse a déterminé qu’il s’agissait d’insectes volant devant l’objectif, éclairés par des LED. Conclusion : Cas de type B.
Photos de l’objet : L’Observation d’un phénomène aérien non identifié sur SANTA CRUZ – Argentine
Cas d’OVNI à Santa Cruz. Source : CIAE.
Route 40 (Santa Cruz) : Un automobiliste a photographié une forme lumineuse lors d’un trajet. L’équipe du CIAE a conclu qu’il s’agissait d’un reflet interne sur le pare-brise, dû à l’angle du soleil. Conclusion : Cas de type B.
Cas d’OVNI à Miramar. .
Miramar (Buenos Aires) : Lors des célébrations du Nouvel An, un objet lumineux a été photographié dans le ciel. L’analyse a permis d’identifier un débris de feu d’artifice capturé en plein vol. Conclusion : Cas de type A.
Observation d’un OVNI à Mendoza. Photo prise sur place de ce phénomène
Cas d’OVNI à Mendoza. Source : CIAE.
Mendoza (Route 7) : Une image prise lors d’un voyage montrait un objet sombre dans le ciel. Les enquêteurs ont déterminé qu’il s’agissait d’un oiseau photographié au moment précis où il battait des ailes. Conclusion : Cas de type B.
Cas d’OVNI à Entre Ríos. Source : CIAE.
Villa del Rosario (Entre Ríos) : Un citoyen a signalé une « lumière rouge » près de la lune. Il s’agissait en fait d’une lampe suspendue à proximité, visible grâce à l’exposition de l’appareil photo. Conclusion : Cas de type A.
Cas d’OVNI à Mar del Tuyú. Source : CIAE.
Mar del Tuyú (Buenos Aires) : Un point volant a attiré l’attention d’une famille. L’image a été analysée et il a été déterminé qu’il s’agissait d’un insecte volant très près de l’objectif. Conclusion : Cas de type B.
Cas d’OVNI à La Rioja. Source : CIAE.
Talampaya (La Rioja) : Une forme floue photographiée dans un paysage aride ressemblait à un objet volant. Il s’agissait d’un insecte flou au premier plan. Conclusion : Cas de type B.
Cas d’OVNI à Río Negro. Source : CIAE.
El Bolsón (Río Negro) : Un objet brillant visible sur une photographie a été attribué à une réflexion interne dans l’objectif de l’appareil photo. Conclusion : Cas de type A.
Cas d’OVNI à Tigre. Source : CIAE.
Tigre (Buenos Aires) : Une série de lumières traversant le ciel a été signalée comme un phénomène étrange. Il s’agissait de satellites Starlink reflétant la lumière du soleil à l’aube. Conclusion : Cas de type A.
Science-fiction et OVNI
L’humanité a toujours rêvé de l’existence d’une vie extraterrestre. Cette fascination se retrouve aussi bien au cinéma qu’en science. Des films comme « Independence Day » ou la récente série Netflix inspirée d’El Eternauta revisitent ce désir – et aussi la peur – de découvrir l’inconnu dans le ciel.
Mais, comme chacun sait, la recherche de vie extraterrestre n’est pas de la science-fiction. Des organisations internationales telles que la NASA, l’Agence spatiale européenne (ESA) et d’autres instituts d’astronomie développent depuis des années des technologies pour étudier les planètes situées en dehors du système solaire.
Des signes de vie extraterrestre ? Un homme de Mendoza travaillant à la NASA apporte des éléments de réponse.
Lucas Paganini, ingénieur originaire de Mendoza et membre de l’équipe de la NASA, a récemment partagé une découverte sur Instagram : « Avons-nous trouvé des signes de vie extraterrestre ? Le télescope spatial James Webb vient d’observer quelque chose de fascinant sur une planète lointaine appelée K2-18 b. Bien que nous ne puissions pas encore parler de vie, ces découvertes ouvrent un nouveau chapitre dans l’exploration de l’univers », a-t-il écrit.
Photo :
Lucas Paganini, ingénieur originaire de Mendoza et employé de la NASA donne une conférence au Paraguay. Photo : @gauchogalactico
Paganini a expliqué que le télescope Webb permet l’étude des atmosphères des exoplanètes avec un niveau de précision sans précédent, permettant même de détecter d’éventuelles biosignatures (composés chimiques associés à la vie).
Science, preuves et mises en garde des autorités concernant les OVNI
Les rapports de l’armée de l’air argentine n’excluent pas les phénomènes inexpliqués, mais insistent sur le fait que la plupart des observations peuvent être comprises grâce à des méthodes scientifiques. C’est pourquoi ils publient chaque année leurs cas afin qu’ils soient examinés, discutés et utilisés par d’autres chercheurs et la communauté scientifique.
Le document, signé par le commodore Rubén Lianza, directeur du CIAE, et le brigadier Ricardo Gabriel Cappabianca, secrétaire général de l’état-major général de l’armée de l’air, souligne que les causes les plus fréquentes étaient les réflexions, les insectes, les oiseaux, les satellites, les drones et les effets optiques.
Le Centre d’identification aérospatiale a été créé le 4 avril 2019 suite à une restructuration de la Commission d’étude des phénomènes aérospatiaux (CEFAE), établie le 6 mai 2011. Ses capacités ont été adaptées pour « organiser, coordonner et mener l’enquête et l’analyse des événements, activités ou éléments présents dans ou provenant de l’espace aérospatial concerné ; identifier leurs causes ; et communiquer les conclusions aux organismes compétents qui en font la demande », comme indiqué sur son site web officiel. Une de ses missions secondaires est « le service public de résolution des cas d’observation et la publication annuelle des rapports correspondants ».
TRADITION ET UFOLOGIE MODERNE AU JAPON – OVNI ET UFOLOGIE
C’est un dossier absolument fascinant qui se trouve à la frontière exacte entre le folklore japonais traditionnel et l’ufologie moderne. L’incident de l’Utsuro-bune (littéralement « bateau creux ») de 1803 est souvent cité comme l’un des premiers cas documentés de « rencontre du troisième type ».
Voici la synthèse de cette étrange apparition.
1. Le récit des événements (22 février 1803)
Selon les manuscrits de l’époque, un objet étrange a dérivé vers le rivage de la province de Hitachi (actuelle préfecture d’Ibaraki), sur la plage de Harayadori.
L’objet : Les témoins décrivent une embarcation de forme circulaire, mesurant environ 5,4 mètres de large et 3,3 mètres de haut. La partie supérieure semblait faite de bois de rose laqué et de verre (ou cristal), tandis que la partie inférieure était renforcée par des plaques de métal ou de fer.
L’occupante : À l’intérieur se trouvait une jeune femme d’environ 20 ans. Elle avait un teint très pâle, des sourcils et des cheveux roux (parfois décrits avec des extensions blanches). Elle portait des vêtements d’un tissu inconnu et luxueux.
Le comportement : Elle parlait une langue que personne ne comprenait. Elle était amicale mais refusait que quiconque touche à une boîte carrée qu’elle serrait contre elle.
2. Les détails qui troublent les ufologues
Ce qui rend cette légende « insolite » par rapport aux contes de fées habituels, c’est la précision quasi technique des récits :
Les symboles : Les textes de l’époque (comme le Hyōryū Kishū) reproduisent des signes gravés à l’intérieur du vaisseau. Ces glyphes ne ressemblent à aucun alphabet connu, mais présentent des similitudes frappantes avec des symboles rapportés dans des cas d’E.V.I. (Engins Volants Identifiés) modernes.
La structure : La description du vaisseau évoque une « soucoupe volante » classique, avec des fenêtres transparentes et une coque métallique, des concepts assez étrangers au Japon rural du début du XIXe siècle.
L’issue : Faute de pouvoir communiquer, les villageois, intimidés, ont remis la femme dans son vaisseau et l’ont repoussée à la mer pour qu’elle suive son destin.
3. Les sources historiques principales
Il existe au moins trois documents d’époque qui relatent l’événement avec des illustrations très similaires :
Toen Shōsetsu (1825) : Écrit par Kyokutei Bakin.
Hyōryū Kishū (1835) : Un recueil d’histoires de naufrages.
Ume-no-chiri (1844) : Qui donne des détails supplémentaires sur l’objet.
4. Analyses et théories
Le débat reste ouvert entre les historiens et les passionnés de mystères :
Perspective
Explication
Folklore
Une variante de la légende du « Prince et de la boîte », adaptée au contexte maritime japonais.
Historique
Le naufrage d’une étrangère (Russe ou Européenne) arrivant dans un canot de sauvetage inhabituel, les Japonais ayant mal interprété son apparence et ses accessoires.
Ufologique
Un « OSNI » (Objet Sous-marin Non Identifié) ou un vaisseau spatial dont la technologie a été décrite avec les mots et concepts de l’époque (bois, métal, fenêtres).
Note intéressante : L’historien Kazuo Tanaka, qui a étudié le cas pendant des années, a conclu qu’il s’agissait probablement d’une version romancée d’un événement réel, mais il admet que la précision des descriptions techniques reste inexpliquée.
Photo 01-02 – Illustration du récit « L’étrange bateau échoué sur le fief du seigneur Ogasawara », tirée de Hyoryu Kishu (Archives des naufragés), vers 1868 ou avant
Au début de l’année 1803, un vaisseau extraterrestre s’échoua sur les côtes japonaises. Des pêcheurs, le prenant pour l’un des leurs, ramèrent pour remorquer cet objet flottant sur les vagues. Il n’en était rien. Le navire ressemblait à un chaudron, une marmite à riz ou une capsule ; son fond était forgé dans une sorte de métal lourd ; le dessus semblait être en palissandre, laqué et incrusté de verre ajouré. Sur la plage, les villageois s’émerveillèrent de cette ingénierie avancée et, regardant à travers les hublots opaques, ils aperçurent quelque chose qui se tortillait. Soudain, un panneau s’ouvrit brusquement sur la coque et un être d’apparence presque humaine en sortit… Du moins, c’est ce que rapportent les différentes sources, avec plus ou moins de contradictions.
Cet utsuro-bune (navire creux ou vide) apparaît dans au moins douze sources littéraires de la fin de l’époque d’Edo. La plus notable est sans doute le Toen shōsetsu (1825) de Bakin Takizawa (Kyokutei), un recueil en quatorze volumes de récits et d’anecdotes. On découvre une série de détails énigmatiques dans le onzième volume, lors d’un récit intitulé Utsuro-bune no Banjyo (Une étrangère dans un navire creux). Ce navire extraterrestre, d’environ cinq mètres de diamètre, fut découvert sur une plage de la province d’Hitachi. Son occupante adolescente était d’une beauté incomparable. Ses cheveux roux étaient rehaussés de reflets blancs ; certains pensaient qu’ils étaient en fourrure. Elle portait une robe confectionnée dans une étoffe étrange, que les femmes du coin appréciaient particulièrement, car elle pouvait être ajustée au buste et ample aux chevilles. Elle serrait fermement une boîte en bois et refusait de la lâcher. D’après les éléments recueillis à bord, son espèce semblait boire de l’eau et se nourrir de viande hachée et de gâteaux. Elle ne parlait pas japonais.
Doc 03 – Illustration de l’ utsuro-bune tirée du Toen shōsetsu de Bakin Kyokutei (1825)
Sur la plage, ils imaginaient qu’elle était une princesse étrangère fuyant un mariage malheureux. Cela expliquerait la boîte — certains croyaient qu’elle contenait la tête tranchée d’un amant défunt — et l’écriture extraterrestre inscrite sur le récipient, ce qui leur faisait supposer qu’elle était « une princesse britannique, bengalie ou américaine ». (Les reproductions de ces symboles, comme dans la colonne de droite de l’image ci-dessus, nous incitent à penser autrement.) Dans un dénouement cruel et légèrement comique, les villageois décident de renvoyer l’étrangère d’où elle vient. Non par peur ou par haine, mais par frugalité.
Dans la traduction de Shoichi Kamon :
Si l’incident est porté à la connaissance du seigneur du territoire, nous pourrions recevoir l’ordre d’inspecter cette femme et l’embarcation, ce qui engendrerait des frais importants. Puisqu’il existe un précédent selon lequel ce type d’embarcation doit être rejetée au large, il est préférable de la placer à bord et de la renvoyer. D’un point de vue humanitaire, ce traitement est inhumain. Cependant, il serait son destin.
Le récit du Toen shōsetsu se termine par une curieuse digression. Signé Kinrei, probablement un pseudonyme d’Okitsugu Takizawa, il s’achève par une postface de son père, Bakin. Ce dernier évoque le récit de voyageurs japonais en Russie, qui auraient vu des femmes se poudrer les cheveux de blanc pour leurs tenues de cérémonie. Il suggère donc qu’« il s’agissait peut-être d’une femme vivant dans une dépendance russe. Une étude plus approfondie est nécessaire. »
04 – Illustration de l’Utsuro-bune tirée de l’Umeno chiri (1845) de Matajiro Nagahashi de 1825
05 –Illustration de l’ utsuro-bune tirée des Ōshuku zakki (notes Ōshuku) de Komai Norimura , considérée comme une ébauche de l’ image Toen shōsetsu présentée ci-dessus (1825)
Une femme russe, américaine ou bengalie a-t-elle réellement été rejetée à la mer il y a deux siècles ? Ou s’agit-il simplement d’une légende ? Sans la ressemblance entre l’Utsuro-bune et les ovnis surnommés « soucoupes volantes » au milieu du XXe siècle, ces images auraient pu rejoindre les autres fantômes et monstres de l’époque d’Edo. Pourtant, les ufologues hésitent à laisser ces faits supposés se transformer en fiction ou en récits de naufragés. Dans son ouvrage « Le Mystère de l’Utsuro-Bune » (2019), Shoichi Kamon estime par exemple qu’il n’est « pas déraisonnable » de penser que cet événement a réellement eu lieu et espère que cette histoire « pourrait bien être la clé pour résoudre le mystère des ovnis modernes ».
Pour ceux qui recherchent une explication pragmatique, il convient de se pencher sur le contexte historique de l’apparition de ces récits. Dans son analyse rigoureuse de l’incident, « Une rencontre du troisième type s’est-elle réellement produite sur une plage japonaise en 1803 ? » (2000), Kazuo Tanaka évoque l’Utsuro-bune : un genre de conte populaire qui prétend commémorer les origines de l’immigration japonaise – lorsque les gens arrivaient dans l’archipel à bord de pirogues et de petites embarcations – afin de renforcer la légitimité politique du pouvoir familial. « L’histoire typique de ce folklore raconte qu’une ancêtre d’une famille était une noble étrangère ayant traversé la mer en bateau. » Le folkloriste Kunio Yanagita, qui a longuement étudié les mythes de l’Utsuro-bune, pense qu’ils obéissent à une loi : la légende devient histoire. Ces récits se sont embellis au fil du temps, et les embarcations traversant la mer se sont transformées en navires richement décorés par un phénomène d’amnésie culturelle.
Si l’on ajoute à ce genre le repli sur soi de l’époque d’Edo, marquée par le refus des échanges internationaux – sachant que les navires étrangers pénétraient de plus en plus fréquemment dans les eaux japonaises au tournant du XIXe siècle –, on aboutit peut-être à des récits semblables aux contes Utsuro-bune , où l’angoisse et l’excitation liées à l’altérité ethnique s’approprient la forme littéraire historiquement employée pour consolider l’identité nationale. Dans une variante de ce récit, illustrée ci-dessous, un navire vide s’échoue sur la plage, sa surface et son intérieur presque entièrement noirs. Shoichi Kamon souligne que les navires occidentaux entrant en contact avec les côtes japonaises à cette époque étaient appelés Kuro-fune (navires noirs), en raison de leur imperméabilisation par le goudron.
06 Dessin à l’encre de 1825 de l’Utsuro-bune crédité à Bakin Takizawa (Kyokutei) — Source . Une autre version peut être trouvée dans Nihon zuihitsu taisei dai-ni-ki (1928).
VERSION DU PROFESSEUR TANAKA KAZUO
SPECIALISTE JAPONAIS DE CE DOSSIER
« Utsuro-bune » : une légende d’OVNI du Japon du XIXe siècle
Un événement mystérieux survenu au Japon au début du XIXe siècle présente des similitudes surprenantes avec les histoires d’OVNIs.
Pr Tanaka Kazuo Professeur émérite à l’université de Gifu. Né en 1947. Spécialisé en ingénierie de l’information optique, il a également enseigné la pensée critique. Chercheur de premier plan sur les légendes des Utsuro-bune (navires creux). Il a publié Edo Utsuro-bune misuterī en 2009 sous un pseudonyme, ouvrage traduit et publié en anglais en 2019 sous le titre The Mystery of Utsuro-bune. DOC 07
En 1803, une embarcation ronde s’échoua sur une côte japonaise. Une belle femme en émergea, vêtue d’étranges vêtements et portant une boîte. Incapable de communiquer avec les habitants, elle constata que son navire était marqué d’une inscription mystérieuse. Cette histoire d’un Utsuro-bune, ou « navire creux », dans la province d’Hitachi (actuelle préfecture d’Ibaraki), figure dans de nombreux documents de l’époque d’Edo (1603-1868). Tanaka Kazuo, professeur émérite à l’université de Gifu, étudie ce sujet depuis de nombreuses années. Qu’est-ce qui l’a poussé à s’éloigner de son principal domaine de recherche, l’optique appliquée, pour enquêter sur cet épisode curieux ? Et que s’est-il réellement passé ?
« Comme une soucoupe volante »
Tanaka raconte avoir commencé ses recherches sur l’engin après les attentats meurtriers au sarin perpétrés dans le métro japonais en 1995 par la secte Aum Shinrikyō. « Les prophéties et les affirmations du fondateur d’Aum, Asahara Shōkō, selon lesquelles il pouvait léviter, ont fait couler beaucoup d’encre. Pourtant, les membres les plus influents de la secte appartenaient à l’élite scientifique. J’ai alors commencé à donner des conférences sur les phénomènes paranormaux abordés d’un point de vue scientifique, ce qui impliquait de rassembler toutes sortes de documents pédagogiques, notamment sur les OVNI aux États-Unis et le folklore japonais. C’est ainsi que j’ai découvert la légende de l’Utsuro-bune. » Il ajoute : « Bien avant les récits d’OVNI américains, l’engin décrit dans les documents japonais de l’époque d’Edo ressemblait, pour une raison qui m’échappe, à une soucoupe volante. Cela me fascinait. »
Les ovnis sont devenus un phénomène moderne après que les médias ont rapporté que l’homme d’affaires américain Kenneth Arnold avait aperçu des « soucoupes volantes » le 24 juin 1947. Une avalanche d’histoires similaires a suivi à travers le monde. La plus célèbre est celle d’un ovni qui se serait écrasé près de Roswell, au Nouveau-Mexique, en juillet 1947. « Finalement, cependant, aucune épave ni aucun corps extraterrestre n’ont été retrouvés », explique Tanaka. « Il n’y avait que des témoignages ambigus. C’était le cas pour toutes les autres histoires d’ovnis à travers le monde : des mystères sans preuves tangibles. La légende de l’Utsuro-bune, en revanche, dispose de plusieurs documents à examiner comme pistes, ce qui en fait, pour les chercheurs, un mystère qui a du sens. »
Photo : 07 – Un ouvrage publié en anglais par Tanaka Kazuo, relatant ses recherches. La couverture reprend une illustration du recueil Toen shōsetsu (Contes de Toen ; 1825).
Le rapport d’un ninja
Il existe des traditions orales similaires concernant des « navires creux » à travers le Japon de l’époque d’Edo. Les recherches de Tanaka portent sur les différents documents relatant l’incident de 1803 à Hitachi et incluant des illustrations d’une belle femme et d’un étrange navire, bien que les dates citées varient.
L’une des sources les plus connues est le Toen shōsetsu (Contes de Toen), un recueil de 1825 consignant des rumeurs fantastiques, écrit par le cercle littéraire Toenkai et édité par Kyokutei Bakin, célèbre pour son long roman historique Nansō Satomi hakkenden (Les Huit Chroniques des Chiens). Parmi les autres ouvrages figurent Ume no chiri (Poussière de prune) de Nagahashi Matajirō, publié en 1844, ainsi que des recueils tels que Ōshuku zakki (Notes d’Ōshuku), Hirokata zuihitsu (Essais de Hirokata) et Hyōryūki-shū (Récits de naufragés), qui rassemble des histoires de navires étrangers échoués au Japon et de marins japonais ayant débarqué outre-mer.
Doc 05 Extrait des Ōshuku zakki (Notes d’Ōshuku ; vers 1815) de Komai Norimura, vassal du puissant daimyō Matsudaira Sadanobu. (Avec l’aimable autorisation de la Bibliothèque nationale de la Diète)
Photo 03 – Extrait de Hirokata zuihitsu (Essais de Hirokata ; 1825), par Yashiro Hirokata, serviteur du shogunat et calligraphe, également membre du cercle Toenkai. (Avec l’aimable autorisation des Archives nationales du Japon)
Photo 08 – Extrait de Mito bunsho (Document Mito). (Avec l’aimable autorisation du propriétaire)
Au départ, Tanaka a émis l’hypothèse que l’incident était un récit romancé concernant le naufrage d’un baleinier russe, mais il n’a trouvé aucune mention d’un tel désastre dans les archives officielles. Il a alors découvert de nouveaux éléments et s’est plongé dans des recherches plus approfondies. À ce jour, il a trouvé onze documents relatifs à la légende de l’Hitachi Utsuro-bune , dont les plus intéressants dateraient de 1803, année où le navire aurait échoué.
L’un de ces documents est le Mito bunsho (Document de Mito), appartenant à un collectionneur de Mito, dans la préfecture d’Ibaraki. Tanaka remarqua que les vêtements d’une femme figurant dans une illustration de cet ouvrage étaient similaires à ceux d’une statue de bodhisattva du temple Shōfukuji à Kamisu, également dans la préfecture d’Ibaraki, dédié à l’élevage du ver à soie. Une légende attribue l’origine de la sériciculture dans la région à la princesse Konjiki (ou « princesse d’or »), dont la figure est souvent représentée dans les images du temple. Selon une version de l’histoire, la princesse Konjiki échoue sur le rivage après un voyage depuis l’Inde à bord d’une pirogue en forme de cocon. Elle remercie un couple local qui tente de la soigner en leur transmettant les secrets de la sériciculture lorsqu’elle se transformera elle-même en ver à soie après sa mort. Parmi les différents documents étudiés, seule l’illustration du document de Mito présentait une ressemblance frappante avec la princesse Konjiki. Tanaka pense que lorsque les premières rumeurs concernant un « navire creux » s’étant échoué sur une plage appelée Kashimanada ont commencé à se répandre, les gens de Shōfukuji ont peut-être décidé de l’intégrer à la promotion du temple.
Une autre source, encore plus importante, est le Banke bunsho (Document Banke) appartenant à Kawakami Jin’ichi, héritier de la tradition Kōka ninjutsu (arts martiaux ninjas) , chercheur en ninjutsu et expert en arts martiaux. Ce document tire son nom de la famille Banke (ou Ban), une lignée de ninjas Kōka. Si certains autres documents indiquent que le navire aurait accosté à des endroits comme Harayadori ou Haratonohama, rien ne prouve l’existence de tels lieux. Ce document, en revanche, mentionne Hitachihara Sharihama, un nom figurant sur une carte du célèbre cartographe Inō Tadataka et aujourd’hui connu sous le nom de Hasaki Sharihama dans le Kamisu. Tanaka remarque que, contrairement aux autres sources qui présentent des incohérences géographiques, ce document fait référence à un lieu réel. Il ajoute que Kawakami a suggéré qu’un membre de la famille Banke aurait pu rassembler des informations pour le compte du chef du domaine d’Owari (actuelle préfecture d’Aichi). « Si tel est le cas, il n’aurait consigné aucun mensonge, nous pouvons donc affirmer que le document est très fiable. »
En attente de nouvelles révélations
Le folkloriste Yanagita Kunio affirmait que toutes les légendes d’utsurobune étaient de pures fictions. « Mais dans le cas de l’Utsuro-bune d’Hitachi, il y a une nette différence avec les autres histoires du pays », explique Tanaka. « D’abord, l’événement est daté de 1803. Ensuite, il est étrange de trouver des photos précises de l’engin le faisant ressembler à une soucoupe volante. Je pense que cela s’inspire probablement d’un fait réel. Mais le Japon était alors largement fermé sur lui-même ; si l’épave d’un navire étranger avait fait naufrage ou si des étrangers étaient arrivés dans le pays, cela aurait été un événement majeur, et un fonctionnaire aurait mené une enquête et rédigé un rapport. Lorsque des marins britanniques sont entrés à Ōtsuhama (aujourd’hui Kitaibaraki) en 1824, cela a contribué à l’édit interdisant l’arrivée de navires étrangers l’année suivante. Il se pourrait donc qu’il y ait eu des témoignages d’un événement survenu brièvement à Kashimanada. Il est possible que cela se soit lié à d’anciennes légendes d’Utsuro-bune. »
Tout comme les descriptions des vêtements de la femme varient selon les documents, celles de la forme et de la taille de son embarcation varient également. Par exemple, le recueil « Récits de naufragés » indique qu’il mesurait environ 3,3 mètres de haut et 5,4 mètres de large (mesures actuelles) et qu’il était fait de bois de rose et de fer, avec des fenêtres en verre et en cristal. « Je ne sais pas si le recueil « Récits de naufragés » était un document officiel. Il comprend deux volumes, et à l’exception de l’Utsuro-bune, il relate tous des événements réels. Cela laisse supposer que l’auteur croyait au moins que l’Utsuro-bune s’était réellement échoué sur le rivage », explique Tanaka.
D’innombrables mystères entourent le « vaisseau creux », comme la signification de l’écriture qui s’y trouve. Tanaka explique qu’une théorie suggère qu’elle ressemble aux caractères pseudo-romains que l’on trouve parfois en bordure des estampes ukiyo-e . « Il pourrait donc s’agir d’un simple élément décoratif. Bien sûr, il n’est pas impossible que nous découvrions un jour des preuves qu’il s’agit d’une écriture extraterrestre ! » Sur ces mots, il rit. « Il est probable que nous découvrions d’autres éléments inconnus liés à l’Utsuro-bune , et que de nouvelles révélations fassent surface. Cette légende est si fascinante car elle se prête à de nombreuses interprétations. Qu’une telle histoire, au Japon – 140 ans avant les observations d’OVNIs aux États-Unis – stimule autant l’imagination me rappelle la profondeur et le caractère captivant de la culture japonaise. »
Photo 01 – Extrait du Hyōryūki-shū (Récits des naufragés) d’auteur inconnu. Le texte décrit une femme d’environ 18 à 20 ans, élégante et belle. Son visage est pâle, ses sourcils et ses cheveux sont roux. Impossible de communiquer avec elle, son origine reste donc un mystère. Elle tient une simple boîte en bois, comme si elle lui était très précieuse, et garde ses distances. Une inscription mystérieuse figure sur la barque. (Avec l’aimable autorisation de la bibliothèque Iwase Bunko de Nishio, préfecture d’Aichi)
(Initialement publié en japonais le 17 juin 2020, d’après une interview d’Itakura Kimie de Nippon.com.Photo de bannière : Détail de Hyōryūki-shū (Récits des naufragés). Avec l’aimable autorisation de la b
Un cinéaste britannique affirme avoir bénéficié d’un « accès exceptionnel » aux archives secrètes du Vatican et que l’Église se prépare à l’arrivée d’E.T.
Un documentariste britannique affirme que le Vatican pourrait se préparer à l’éventualité d’une rencontre extraterrestre, le pape pouvant aborder la question d’un « premier contact » avec des extraterrestres au cours de l’année à venir.
Photo : L’ufologue Mark Christopher Lee
Le chercheur en ufologie Mark Christopher Lee affirme avoir obtenu un « accès exceptionnel » aux archives confidentielles du Vatican et enquête sur des récits historiques d’événements inexpliqués susceptibles d’éclairer les interactions de l’humanité avec des civilisations extraterrestres
Il laisse entendre que l’Église catholique réfléchit déjà aux implications théologiques et spirituelles de la découverte d’une vie extraterrestre.
Lee a expliqué : « J’ai bénéficié d’un accès exceptionnel aux archives secrètes du Vatican. Je rechercherai toute référence historique à des phénomènes inexpliqués, à des rencontres spirituelles ou à tout élément susceptible d’éclairer un éventuel contact de l’humanité avec une vie intelligente extraterrestre. »
« Si nous sommes sur le point de confirmer l’existence d’une vie intelligente au-delà de la Terre, aucune institution ne ressentira les ondes de choc plus fortement que l’Église catholique », rapporte le Daily Star .
« Le nouveau pape pourrait devenir le premier chef spirituel de l’histoire à aborder la question du premier contact – et j’ai l’intention de découvrir à quel point l’Église est réellement préparée. »
Il s’est interrogé : « L’Église se serait-elle préparée discrètement à ce moment depuis tout ce temps ? Et que révélera le nouveau pape lorsque la vérité sera enfin mise en lumière ? »
Dans son dernier documentaire, Dieu contre les extraterrestres, Lee affirme que les rencontres avec des OVNI et les phénomènes paranormaux sont liés, et soutient que l’Église pourrait être beaucoup plus réceptive à l’existence des extraterrestres que la plupart des gens ne le pensent.
Lee a déclaré : « La foi et la prophétie ont toujours guidé l’humanité. Aujourd’hui, avec la révélation des phénomènes OVNI et l’intérêt mondial sans précédent qu’ils suscitent, ces forces convergent d’une manière inédite. 2026 pourrait être l’année où tout bascule. »
Les astronomes du Vatican ont toujours soutenu que l’existence d’une vie extraterrestre ne contredirait pas la foi chrétienne. En 2008, le père Gabriel Funes a suggéré que des êtres intelligents créés par Dieu pourraient exister au-delà de la Terre.
Dans un article pour le journal du Vatican, il a écrit : « De même qu’il existe une multiplicité de créatures sur la terre, il pourrait exister d’autres êtres, même des êtres intelligents, créés par Dieu.
« Cela n’est pas en contradiction avec notre foi, car nous ne pouvons pas fixer de limites à la liberté créatrice de Dieu. Pour reprendre les mots de saint François, si nous pouvons considérer certaines créatures terrestres comme des « frères » ou des « sœurs », pourquoi ne pourrions-nous pas parler d’un « frère étranger » ? Lui aussi appartiendrait à la création. »
Plus récemment, le nouvel astronome nommé par le pape Léon XIV a révélé qu’il serait prêt à baptiser un extraterrestre, décrivant les extraterrestres comme des « enfants de Dieu ».
Le père Richard D’Souza, qui dirige actuellement l’Observatoire du Vatican près de Rome, a affirmé que la théologie devrait se réinventer si l’humanité rencontrait un jour une vie intelligente. Il a déclaré : « Ils font tous partie de la création de Dieu. La question serait de savoir comment entrer en contact avec eux ou comment ils pourraient entrer en contact avec nous. »
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