Le Congrès souhaite en savoir plus sur les interceptions de phénomènes aériens non identifiés (PAN) effectuées par l’armée en Amérique du Nord.
La loi d’autorisation de la défense nationale pour l’exercice 2026 comprend trois dispositions qui auraient un impact sur le Bureau de résolution des anomalies tous domaines du ministère de la Défense.
La version concertée de la loi d’autorisation de la défense nationale pour l’exercice 2026 exigerait que le Pentagone informe les législateurs des opérations menées depuis 2004 impliquant toute interception de phénomènes anormaux non identifiés (PAN) effectuée par les commandements militaires intégrés qui partagent le commandement et un objectif commun : la défense de l’Amérique du Nord.
Ce mandat constitue l’une des trois dispositions relatives aux PAN — ou le terme moderne désignant les OVNI et autres objets transmédias mystérieux — qui ont été intégrées à la législation annuelle sur la politique de défense.
Cette situation survient alors que le Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD) et le Commandement Nord des États-Unis (Northcom) sont confrontés à une augmentation inquiétante des signalements d incursions inexpliquées de drones et de PAN, en particulier à proximité d’installations militaires sensibles et de sites d’infrastructures critiques.
« L’inclusion par le Congrès de ces trois dispositions relatives aux activités illégales dans la loi NDAA de l’exercice 2026 constitue un pas significatif, même s’il est progressif, vers la transparence et le contrôle », a déclaré Jordan Flowers, directeur exécutif de la Disclosure Foundation, à DefenseScoop.
Anciennement connu sous le nom de Fonds de divulgation des UAP, ce groupe récemment rebaptisé réunit d’éminents scientifiques, universitaires, experts en sécurité nationale et défenseurs de la transparence, qui organisent et soutiennent toute une série d’initiatives visant à stimuler la recherche politique, l’éducation du public, le soutien juridique et les réformes du Congrès afin d’obliger le gouvernement américain à divulguer les informations relatives aux UAP.
Christopher Mellon, ancien sous-secrétaire adjoint à la Défense chargé du renseignement, préside le conseil d’administration de l’organisation. Flowers a souligné que deux des mesures adoptées par les législateurs dans la dernière loi NDAA reprennent des recommandations spécifiques que Mellon et son équipe défendent publiquement depuis des années.
Le Pentagone possède une longue tradition en matière de technologies et de savoir-faire dont le personnel a rapporté les performances exceptionnelles, semblant surpasser les capacités des moyens actuels. Au sein du département de la Défense, les équipes chargées d’étudier les phénomènes aéroportés non identifiés (PAN) ont pris diverses formes au cours des dernières décennies.
Sa version la plus récente, connue sous le nom de Bureau de résolution des anomalies tous domaines (AARO), a été officiellement lancée sous l’administration Biden en 2022 pour répondre à une exigence de la loi NDAA de cette année-là.
Une disposition de la loi NDAA pour l’exercice 2026 modifierait ce mandat antérieur afin d’enjoindre également le directeur de l’AARO à fournir au Congrès des rapports et des données concernant le « nombre, le lieu et la nature » de toute interception de PAN effectuée par Northcom et le NORAD. La nouvelle législation exige également des détails sur les procédures et les protocoles suivis lors de ces opérations, « y compris toutes les données collectées ou analysées au cours de ces interceptions ».
Lors d’un événement organisé au Capitole en mai, Mellon a fait remarquer que les États-Unis exploitent certains des systèmes de capteurs les plus avancés au monde, mais que les informations qu’ils recueillent sur les incursions anormales n’ont historiquement pas atteint le Congrès, l’AARO ou la communauté scientifique autant que les défenseurs de la transparence le souhaiteraient.
« L’instauration d’une obligation légale d’informer le Congrès sur ces interceptions constitue une mesure concrète pour corriger cette lacune », a déclaré Flowers.
La version consolidée du projet de loi de politique de défense pour l’exercice 2026 comprend également une directive demandant à l’AARO de prendre en compte les guides de classification de sécurité relatifs aux UAP qui s’appliquent aux informations utilisées pour les rapports et les enquêtes sur ces phénomènes.
Selon Flowers, cette inclusion « répond à des préoccupations de longue date concernant la surclassification et les restrictions injustifiées imposées à la diffusion d’images ou de données ». Les responsables de la Disclosure Foundation, dont Mellon, ont averti à plusieurs reprises que les guides de classification internes du ministère de la Défense ont été appliqués de manière non conforme aux normes des décrets présidentiels, ce qui, selon eux, a entraîné la suppression de documents auparavant non classifiés.
« Cette nouvelle exigence est une première étape nécessaire vers plus de cohérence et de transparence », a souligné Flowers.
La troisième section de la loi NDAA relative aux phénomènes aérobiques non identifiés (UAP) éliminerait en grande partie les exigences de déclaration redondantes et rationaliserait les processus des agences fédérales en matière de fourniture de données et d’informations pertinentes au Pentagone pour les enquêtes de l’AARO.
« Il reste encore du travail à accomplir, mais ces mises à jour sont encourageantes », a déclaré Flowers à DefenseScoop. « Elles démontrent que le Congrès est à l’écoute des experts et prend des mesures progressives pour renforcer la surveillance, réduire les obstacles au partage d’informations et garantir une meilleure compréhension des activités anormales dans l’espace aérien américain. »
Les deux chambres du Congrès doivent adopter la version de compromis de la NDAA et le président doit la signer avant qu’elle ne devienne loi.
Écrit par Brandi Vincent
Brandi Vincent est journaliste senior chez DefenseScoop, où elle couvre les technologies de rupture et les politiques associées ayant un impact sur le Pentagone et les militaires. Avant de rejoindre SNG, elle a réalisé un documentaire et travaillé comme journaliste pour Nextgov, Snapchat et NBC. Originaire de Louisiane, Brandi est titulaire d’un master en journalisme de l’Université du Maryland. Elle a été nommée Meilleure Nouvelle Journaliste aux Defence Media Awards 2024.
Brandi Vincent est journaliste senior chez DefenseScoop, où elle couvre les technologies de rupture et les politiques associées ayant un impact sur le Pentagone et les militaires. Avant de rejoindre SNG, elle a réalisé un documentaire et travaillé comme journaliste pour Nextgov, Snapchat et NBC. Originaire de Louisiane, Brandi est titulaire d’un master en journalisme de l’Université du Maryland. Elle a été nommée Meilleure Nouvelle Journaliste aux Defence Media Awards 2024.
Analyse et synthèse : Mémorandum sur les PAN (UAP) et la Loi de Défense 2026
RAPPORT D’ANALYSE : Mémorandum sur les PAN (UAP) et la Loi de Défense 2026
Objet :Analyse d’un mémorandum interne exhortant le conseiller de la Maison Blanche sur les PAN à agir, dans le contexte du renforcement des exigences de transparence par la Loi d’Autorisation de la Défense (NDAA) 2026.
1. Contexte et Synthèse
Un mémorandum interne, récemment porté à la connaissance du public, a été adressé au conseiller principal de la Maison Blanche sur les Phénomènes Aériens Non-identifiés (PAN/UAP). Ce document presse l’administration d’agir avec célérité et détermination pour se conformer à l’esprit et à la lettre des nouvelles dispositions législatives incluses dans le projet de Loi d’Autorisation de la Défense pour l’Exercice 2026 (NDAA 2026).
Le cœur du sujet réside dans le renforcement significatif, par le Congrès américain, des exigences de transparence et de responsabilité concernant les PAN. Ces nouvelles clauses législatives transforment la nature du mandat du conseiller, passant d’un rôle principalement consultatif à un rôle opérationnel de coordination et de supervision, sous le contrôle direct du Congrès.
2. Points Clés du Mémorandum
Le mémorandum souligne plusieurs impératifs :
Urgence d’Agir : Le document ne se contente pas de rappeler les nouvelles obligations ; il insiste sur la nécessité d’une action immédiate pour éviter un décalage entre les attentes du Congrès et la réponse de l’exécutif.
Changement de Paradigme Législatif : Il note que la NDAA 2026 ne se limite pas à demander des rapports, mais impose des procédures contraignantes. Cela inclut probablement :
L’obligation de divulguer certains documents classifiés dans des délais précis.
La mise en place d’un système centralisé pour la collecte et l’analyse des témoignages de lanceurs d’alerte (« whistleblowers »).
Un accès accru du Congrès aux données et programmes concernés.
Des mécanismes stricts de contrôle sur toute classification future d’informations liées aux PAN.
Rôle Élargi du Conseiller : Le conseiller est appelé à devenir le pivot de cette nouvelle architecture de transparence. Il doit coordonner les agences (DoD, IC, NASA, FAA), superviser la déclassification, et garantir la fluidité de l’information vers le Congrès et le public, dans les limites de la sécurité nationale.
Gestion des Risques : Le mémorandum met probablement en garde contre les risques d’inaction : perte de crédibilité, conflit institutionnel avec le Congrès, et alimentation de théories conspirationnistes.
3. Implications des Nouvelles Exigences de la NDAA 2026
La NDAA 2026 représente une escalade majeure dans la pression du législatif sur l’exécutif concernant le dossier PAN.
Contrôle du Congrès : Le Congrès affirme son autorité de supervision (« oversight ») de manière beaucoup plus agressive. Il ne se fie plus uniquement aux briefings volontaires de l’exécutif.
Normalisation du Sujet : En inscrivant ces procédures dans la loi fondamentale de défense du pays, le sujet est officiellement déstigmatisé et institutionnalisé. Il passe du statut de curiosité marginale à celui de question légitime de politique publique, de sécurité nationale et de transparence gouvernementale.
Pression sur les Agences : Les départements et agences (notamment au sein du Département de la Défense et de la Communauté du Renseignement) qui ont traditionnellement opéré dans la plus grande opacité sur ce sujet vont devoir se conformer à un nouveau cadre, sous la supervision du conseiller de la Maison Blanche.
4. Recommandations et Perspectives
Pour le Conseiller sur les PAN :
Structuration Rapide : Établir sans délai une petite équipe dédiée et un processus formel pour répondre aux exigences de la loi.
Cartographie et Audit : Identifier tous les programmes, données et canaux d’information pertinents à travers le gouvernement.
Établir un Calendrier : Définir un calendrier clair et contraignant pour les premières divulgations et rapports imposés par la loi.
Pour la Maison Blanche :
Soutien Politique : Donner un mandat clair et public au conseiller, affirmant l’engagement de l’administration en faveur de la transparence.
Arbitrage : Anticiper et arbitrer les conflits inévitables entre les exigences de transparence (Congrès) et les objections fondées sur la sécurité nationale (agences).
Perspectives à Suivre :
Réaction des Agences : La résistance ou la coopération des bureaucraties concernées sera un indicateur clé.
Contenu des Divulgations : La nature des informations qui seront effectivement rendues publiques déterminera l’impact réel de cette loi.
Réaction Internationale : Les alliés et adversaires des États-Unis suivront ces développements avec attention, pouvant adapter leurs propres politiques de communication sur ce sujet.
5. Conclusion
Le mémorandum analysé est le symptôme d’une transition critique dans la gestion gouvernementale du dossier PAN. La NDAA 2026 a changé les règles du jeu, transformant une promesse de transparence en une obligation légale contraignante. L’urgence exprimée dans le document reflète la conscience que l’administration doit maintenant passer de la parole aux actes.
La manière dont le conseiller de la Maison Blanche et l’administration dans son ensemble répondront à ce mandat renforcé sera déterminante. Elle définira non seulement la crédibilité des États-Unis sur ce sujet spécifique, mais aussi la relation de confiance entre l’exécutif et le législatif en matière de contrôle des informations sensibles. L’année à venir sera cruciale pour la mise en œuvre effective de cette nouvelle ère de transparence imposée sur les Phénomènes Aériens Non-identifiés.
Principales revendications et mesures législatives :
Renforcement des rapports : La loi NDAA de 2026 (actuellement en conférence) préconise des briefings obligatoires sur les rencontres avec des UAP par les commandements de défense nord-américains depuis 2004.
Archives centralisées : Ce projet vise à créer une collection centrale d’archives UAP aux Archives nationales.
Surveillance indépendante : Le projet de loi vise à créer un comité d’examen des dossiers relatifs aux activités potentiellement illégales (APL) chargé de gérer leur divulgation.
Plaidoyer pour des réformes plus larges : de groupes comme la UAP Disclosure Foundation (UAPDF) qui espèrent que ces dispositions favoriseront un cycle de meilleure compréhension et de nouvelles législations en matière de transparence.
Situation géographique : Sur la route entre l’État de Guerrero et Mexico, Mexique
Résumé : Carlos Antonio de los Santos Montiel, aux commandes de son Piper Aztec 24, effectuait un vol entre l’État de Guerrero et Mexico lorsqu’il aperçut trois objets très proches de son appareil. Il entendit un bruit sourd venant d’en bas, comme si l’un d’eux avait percuté son avion. Il constata ensuite que les commandes et le train d’atterrissage étaient bloqués.
Représentation par l’artiste Robert Gonzales d’OVNIs « escortant » des avions mexicains. Chaque OVNI mesurait 3 mètres de diamètre et 1,2 mètre de hauteur
Ignacio la Mora (oncle de Carlos), le pilote/témoin Carlos Montiel et l’enquêteur de terrain de l’APRO FI Fernando Pareja.
Contrôleur Julio Diaz et pilote Carlos Montiel
Type de cas/rapport : Cas standard ; Classification Hynek : Caractéristiques spéciales : Radar, Pilote/Équipage, Interférence de véhicule, OVNI multiples, Photo de témoin
Rapport complet / Article
Source : Bulletin APRO, Vol. 24 n° 2 (août 1975).
Le 2 mai 1974, Carlos Antonio de los Santos Montiel, âgé de 23 ans, quitta Mexico à bord de son Piper Aztec 24, immatriculé XB-XAU, à destination de Zihuatanejo, dans l’État de Guerrero. Il y arriva dans l’après-midi et, bien qu’ayant initialement prévu de rentrer le jour même, il décida de rester sur place et de revenir le lendemain. Il dîna à 20 h et se coucha.
Le matin du 3, le ciel était couvert, avec un important brouillard et une visibilité très réduite. Carlos décolla néanmoins à 10 h 30, sans avoir pris son petit déjeuner. Il fit monter son avion à 13 500 pieds, mais les conditions étant toujours mauvaises, il monta à 14 500 pieds où il trouva un ciel bleu dégagé et poursuivit son vol de retour vers Mexico.
Arrivé dans la région de Tequesquitengo, Carlos décida de perdre de l’altitude afin d’établir un contact visuel avec le lac et de vérifier sa position, plutôt que de se fier à ses instruments. Une fois sous la couverture nuageuse, la brume et le brouillard au sol lui masquèrent la vue du lac. C’est alors que les choses commencèrent à se produire.
En regardant vers la gauche (il observait jusque-là par le hublot gauche) et vers l’avant, il aperçut quelque chose sur sa droite. Il jeta un coup d’œil dans cette direction et fut stupéfait de voir un objet ressemblant à deux plaques jointes sur le pourtour, surmonté d’une coupole percée d’une petite fenêtre et d’une antenne. Cet objet se situait à 20 centimètres au-dessus de la surface de l’aile et à environ 1,5 mètre du cockpit du Piper. (Voir le dessin de Robert Gonzales, illustrateur de l’équipe.) Un coup d’œil à gauche révéla un autre objet identique, au même endroit, au-dessus de l’aile gauche.
« J’étais pétrifié », a déclaré Carlos plus tard aux autorités, « après avoir aperçu un troisième objet qui semblait sur le point de percuter le pare-brise. Mais il est passé sous l’avion et j’ai entendu un bruit étrange venant d’en bas, comme s’il avait heurté le dessous de l’appareil. »
Carlos a alors constaté que sa vitesse avait diminué de 140 à 120 milles nautiques. Il a tenté d’incliner l’avion vers la gauche pour essayer de déloger l’objet, mais les commandes étaient bloquées. Il a ensuite essayé de sortir le train d’atterrissage, espérant se débarrasser de l’objet, mais sans succès.
Fernando J. Tellez Pareja, enquêteur de terrain de l’APRO, a écouté l’enregistrement de la conversationentre Santos et la tour de contrôle de l’aéroport international de Mexico, conversation initiée par Carlos après avoir constaté le blocage de ses commandes :
Carlos : Center Mexico from extra bravo extra alfa union. Mayday ! Mayday ! (Note de l’éditeur : « Mayday ! » est un signal de détresse international.)
Mexico : À l’écoute, extra bravo extra alfa union. (Ici, le pilote a répété son appel deux fois ; apparemment, il n’a pas entendu la réponse de Mexico.) Centre du Mexique ici, à l’écoute, extra alfa union.
Carlos : Extra alfa union à Centre-Mexique. Mon avion est hors de contrôle, je n’ai plus aucun contrôle dessus. Trois objets non identifiés volent autour de moi. L’un d’eux est passé sous mon avion et l’a percuté. Le train d’atterrissage est bloqué et les commandes ne permettent pas de le déverrouiller. Ma position : je suis sur le radial 004 du VOR Tequesquitengo. Je ne contrôle plus l’avion. Centre-Mexique, vous me recevez ?
Centre-Mexique : Bien reçu, extra alfa union. Indiquez-moi votre position et votre situation. Nous contactons les autorités compétentes. (Carlos l’interrompt à nouveau.)
Carlos : L’avion est hors de contrôle.
À ce moment-là, l’aéroport international de Mexico a fermé ses pistes et s’est préparé à l’atterrissage d’urgence prévu. Les objets ont continué à maintenir leur position sur XB-XAU, exerçant un contrôle total sur l’avion.
L’appel de détresse a été reçu à 12h15 le samedi 3 mai. La tour de contrôle a contacté Ignacio Silva la Mora (l’oncle de Carlos), expert en aéronautique, qui a été mis en relation avec Carlos par radio pour analyser le problème et l’aider à préparer l’atterrissage
Lorsque Carlos a atteint le point de repère d’Ajusco, les OVNI ont fait passer l’avion de 15 000 pieds (altitude au-dessus de Tequesquitengo) à 15 800 pieds, puis ils sont partis un à un. L’objet situé au-dessus de son aile gauche s’est élevé jusqu’à dépasser la cabine, puis celui situé sur l’aile droite, avant que ces deux objets ne disparaissent de la vue en direction des volcans Popocatepetl et Iztaccihuatal. Les commandes de l’avion sont redevenues immédiatement normales et Carlos a repris le contrôle.
Il a alors tenté de sortir le train d’atterrissage, effectuant huit cercles autour de l’aéroport international de Mexico, tout en gardant le contact radio pour vérifier la réussite de l’opération. Finalement, après 40 minutes de survol en rond, manipulant le manche à balai avec un tournevis, il parvint à sortir le train d’atterrissage et atterrit à 13h34 sur la zone herbeuse entre les pistes 5 droite et 5 gauche, où l’attendaient les véhicules de secours, notamment les pompiers et une ambulance.
Après l’atterrissage, Carlos fut conduit à l’infirmerie de l’aéroport où il subit un examen complet. Son état de santé fut jugé normal. Certains avaient insinué qu’il aurait pu être sous l’influence de drogues ou d’alcool, mais l’examen médical mit fin à ces spéculations.
Deux jours après l’incident, le capitaine Augusto Ramirez Altamirano (inspecteur en chef de la région de la Direction civile aéronautique) déclara que Carlos devrait subir une série de tests afin de déterminer s’il avait réellement vu des ovnis ou s’il s’agissait d’une illusion due à un vol à trop haute altitude sans oxygène.
Le 7 mai, le Dr Luis Amezcua, chef du service de médecine aéronautique de l’aéroport international de Mexico, a effectué une série d’examens médicaux (neurologiques, physiques et psychiatriques, etc.) et a conclu que Carlos souffrait d’hypoglycémie, n’ayant rien mangé depuis 20 h la veille jusqu’après l’incident le lendemain. Il en a déduit que Carlos avait eu des hallucinations.
L’enquêteur de terrain Telles a interrogé le témoin, qui nous livre les informations suivantes : Carlos de los Santos a 23 ans, est pilote depuis deux ans, totalise 370 heures de vol et possède une licence de pilote privé et commercial. Il travaille pour Pelletier, SA, une entreprise spécialisée dans l’analyse et l’étude de l’eau. Son père est chef mécanicien de la compagnie aérienne Mexicana de Aviación. Carlos ne fume pas, ne boit pas, ne s’intéresse pas à la science-fiction et n’a jamais lu de livre sur les OVNI.
Concernant la confirmation radar, M. Julio Cesar Interian Diaz, contrôleur radar de l’aéroport international de Mexico, a déclaré que la distance entre Tequesquitengo et Mexico est de 48 milles nautiques et que le signal de l’avion de Carlos a été détecté par le radar à 43 milles de Mexico. L’appareil de Carlos était le seul dans ce secteur à ce moment-là. Le radar a enregistré la séparation d’un autre signal, partant dans une direction opposée à celle de l’avion de Carlos, et effectuant un virage à 270 degrés dans un rayon de 3 ou 4 milles à une vitesse de 450 à 500 milles nautiques par heure. M. Interian Diaz a indiqué ne connaître aucun autre aéronef capable d’effectuer une telle manœuvre.
Une enquête approfondie est menée par un ingénieur aéronautique avec l’aide de l’enquêteur de terrain Fernando Telles. Il convient de souligner qu’il s’agit de la première affaire importante de M. Telles et qu’il a réalisé un travail remarquable d’enquête et de rédaction de rapport.
(Note de l’éditeur : Concernant les hypothèses relatives à la réaction d’hypoglycémie : Carlos ne présente aucun symptôme d’hypoglycémie (taux de sucre bas dans le sang) : léthargie, irritabilité, surpoids. S’il avait réellement été diagnostiqué hypoglycémique et avait subi une hallucination aussi terrifiante, la peur aurait déclenché une libération d’adrénaline dans son sang, ce qui aurait provoqué une forte sécrétion d’insuline et, par conséquent, un choc, l’empêchant d’atterrir.)
Les partisans de la thèse affirment que les contrôleurs aériens auraient capté trois échos radar correspondant au récit du pilote concernant des objets encerclant son appareil.
00:23
Les objets étaient décrits comme ayant la forme d’un disque avec un dôme ou un « pare-brise » sombre et vitreux sur le dessus, distinct du fuselage.
02:48
De los Santos affirme avoir eu deux rencontres en 1975 avec quatre « hommes en noir » identiques qui ont tenté de le dissuader de parler de l’incident.
04:15
Il a décrit les hommes comme ayant une apparence « nordique », parlant d’une manière mécanique, et a déclaré que tous les quatre semblaient physiquement identiques.
06:36
Menace citée : « Si vous tenez à la vie, ne parlez plus. Ne dites rien. »
07:41
Les visiteurs présumés sont arrivés à bord de deux voitures diplomatiques noires, comparables à des Ford Grand Marquis ou à de grandes Lincoln de l’époque
08:25
Un échange de plusieurs jours prévu avec J. Allen Hynek à Mexico a eu lieu, comprenant une invitation à déjeuner le dimanche.
09:46
De los Santos affirme que l’un de ces mêmes hommes l’a bloqué sur les marches de l’hôtel et lui a ordonné, en espagnol, de ne pas rencontrer Hynek.
11:53
Il a répondu que s’il avait quelque chose d’important à dire, rien ne devait l’empêcher de le dire, mais il a finalement quitté les lieux.
16:02
Ray Stanford a été informé des allégations d’intimidation ; de los Santos affirme que Stanford a décrit de multiples intérêts de la NASA au-delà des engins spatiaux.
16:39
D’après les échanges, la NASA possède différents départements qui affirment avoir étudié des phénomènes paranormaux dans certains contextes.
17:36
On a rapporté l’histoire de personnel de la NASA assistant à une conférence sur la sorcellerie en Colombie ; des anecdotes connexes suggéraient également la présence d’« hommes en noir » sur place.
19:51
De los Santos affirme que Hynek lui a montré une lettre du président américain Gerald Ford mentionnant les rôles de conseiller de Hynek, ce qu’il a considéré comme un soutien à sa crédibilité.
21:05
Il affirme que les échos radar transmis par les contrôleurs ont été essentiels pour préserver sa réputation professionnelle face au scepticisme du public.
Il s’agit d’un dossier très complet reprenant la réponse un questionnaire d’enquête, les coupures de presse de l’époque, le rapport relatif à ce cas, l’analyse du Dr Haines etc…
En voici une analyse : (Avec l’assistance d’une IA)
Résumé du cas (faits rapportés)
Le vol et le témoin
Pilote : Carlos Antonio de los Santos Montiel, 23 ans à l’époque. nicap.org
Date de l’incident : la littérature sérieuse (APRO, NICAP) place l’événement au 3 mai 1975 vers 13h34 heure locale. nicap.org+1
Trajet : retour de Zihuatanejo (Guerrero) vers Mexico City, en altitude d’environ 15 000 pieds (≈ 4 500 m). nicap.org
Ce qui s’est passé selon les sources archives
Observation d’objets
Montiel aperçoit des objets volants non identifiés alors qu’il passe au-dessus du lac Tequesquitengo. nicap.org
Trois objets : l’un sur sa droite, un autre sur sa gauche, et un troisième venant de face et se plaçant sous l’avion. nicap.org
Ces objets seraient de forme circulaire (disques d’environ 3 m de diamètre) avec certains récits mentionnant une sorte de voûte ou hublot. nicap.org
Interférences et réactions du pilote
Montiel ressent d’abord une vibration étrange dans l’appareil. nicap.org
En tentant de manœuvrer, il note que les commandes de vol et le train d’atterrissage ne répondent plus normalement. nicap.org
Il transmet un appel Mayday à la tour de contrôle de Mexico City, décrivant la situation. nicap.org
Corroboration radar (sources ufologiques)
Selon les rapports ufologiques repris par NICAP :
Pendant que Montiel décrit l’incident, le controle radar aurait montré des échos inexpliqués proches de son avion, avec des mouvements qui ne correspondent pas à un avion conventionnel. nicap.org
Après l’incident, ces échos auraient fusionné et filé rapidement vers le Mont Popocatépetl. nicap.org
C’est l’un des points souvent avancés par les chercheurs comme une preuve indépendante visuelle + radar du phénomène.
Retour au sol et conséquences immédiates
Une fois les objets partis, Montiel aurait retrouvé le contrôle de l’appareil. nicap.org
Il aurait péniblement ramené l’avion au sol, après avoir réussi à abaisser le train de façon manuelle. nicap.org
Il fut examiné médicalement et déclaré apte et sobre, sans drogues ni alcool dans le sang. UFO Insight
D’après des entretiens attribués au pilote lui-même :
Montiel a rejeté l’idée d’hallucination due à l’hypoxie (absence d’oxygène) comme explication, affirmant que cela ne provoque pas les visions qu’il a décrites. Inexplicata
Il aurait aussi évoqué que les contrôleurs aériens avaient effectivement vu trois échos radar inhabituels lors du contact. Inexplicata
Selon certains récits hors contexte scientifique, Montiel aurait par la suite raconté des rencontres prétendues avec des personnes dites “Men in Black” après l’affaire (ces éléments n’apparaissent pas dans les archives officielles APRO/NICAP, mais dans la littérature populaire ufologique). Ufologie
Évaluation globale du cas
Élément
Source principale selon archives
Commentaire
Observation visuelle d’objets
APRO / NICAP
Pilotage avec perte de contrôle
Corroboration radar
APRO / NICAP
Échos non conventionnels
Date de l’événement
3 mai 1975
Date la mieux sourcée
Contrôle de l’appareil
Rapport du pilote
Interférences ressenties
Explications alternatives
Analyse critique
Hypoxie / hallucination évoquée
Conclusion (synthèse neutre)
Le cas de Carlos Antonio de los Santos Montiel est l’un des rapports ufologiques les plus cités impliquant un pilote professionnel, avec :
une description visuelle d’objets proches du vol,
un appel radio enregistré,
et selon certaines sources ufologiques, une corroboration radar indépendante. nicap.org
Les détails précis (dimensions, comportements des objets) varient selon les traductions et les sources secondaires, et des explications alternatives (médicales ou perceptives) ont été discutées dans la littérature critique. UFO Insight
Ces chercheurs affirment avoir de sérieuses questions concernant les ovnis et les extraterrestres.
Un groupe de chercheurs souhaite faire de l’étude des ovnis une discipline universitaire. Les experts les appellent phénomènes anormaux non identifiés, ou PAN.
Un groupe de chercheurs affirme qu’il est temps que le monde universitaire prenne au sérieux l’étude des ovnis.
Le mouvement, porté par la Society for UAP Studies, conclut une conférence internationale visant à établir une nouvelle discipline consacrée à l’étude des phénomènes anormaux non identifiés (ou UAP, le terme plus formel pour les OVNI).
Michael Cifone, cofondateur et président de la société, a déclaré qu’il s’intéressait à ce qu’il appelle « l’étrange empirique ».
Son expression fourre-tout englobe les choses qui brouillent les frontières entre le réel et le possible, les phénomènes qui défient toute explication simple : le spirituel, le paranormal, le parapsychologique et les PAN.
Cifone, titulaire d’un doctorat en philosophie des sciences de l’Université du Maryland, à College Park, espère que l’étude des PAN pourra devenir l’objet d’études universitaires sérieuses et rigoureuses, avec la même objectivité scientifique que n’importe quelle autre discipline.
La Société d’études des PAN est consciente de l’ampleur du défi que représente cette tâche, qui exige une grande ouverture d’esprit et une collaboration hors du commun. L’étude des PAN doit être scientifique, mais ne peut se limiter à un laboratoire ; les chercheurs devront donc collaborer à une étude à la fois physique et théorique.
Les extraterrestres existent-ils vraiment ? Les chercheurs n’en sont pas certains.
Cifone s’est entretenu avec USA TODAY la veille du lancement, le 4 décembre, de la conférence internationale de la Society for UAP Studies . Il est le directeur exécutif et cofondateur de cette organisation à but non lucratif, aux côtés de Michael Silberstein, professeur de philosophie à l’Elizabethtown College. Cifone est actuellement chercheur associé au Centre pour les rationalités alternatives dans les perspectives mondiales de l’Université Friedrich-Alexander, en Allemagne.
Photo: Mike Cifone – Society for UAP Studies. Il est également le fondateur de Limina, une revue sur le dossier PAN. Doc SUAP
Le conseil consultatif, le conseil d’administration et les dirigeants de la Société d’études sur les UAP comprennent des dizaines d’universitaires du monde entier, représentant diverses disciplines, dont la philosophie, le droit, les sciences et les sciences humaines.
« Nous ne prenons pas nécessairement position » sur la question de savoir si les PAN sont la preuve d’une vie extraterrestre, ni sur ce que leur existence pourrait signifier pour la compréhension que l’humanité a de sa place dans l’univers, a-t-il déclaré. « Mais nous nous intéressons à ces sujets qui ne rentrent dans aucune catégorie établie. En tant qu’universitaires, notre expertise réside dans l’établissement d’un cadre qui nous permet de ne pas nous contenter de spéculer, mais de situer nos réflexions dans des contextes historiques, culturels et scientifiques. »
De YouTube aux PAN
Au départ, Cifone ne s’intéressait guère au céleste ni au surnaturel, si ce n’est à la série « X-Files » et à une curiosité passagère. Mais lorsque le monde s’est figé pendant la pandémie de COVID-19, il s’est retrouvé à regarder une vidéo YouTube avec Kevin Knuth, professeur, ancien chercheur à la NASA et physicien, spécialiste de l’information quantique, de la robotique, des planètes et des PAN.
Intrigué et constatant que leurs cercles universitaires se chevauchaient souvent, Cifone entreprit d’en apprendre davantage sur l’œuvre de Knuth, en lisant ses écrits dans des revues scientifiques et universitaires.
À un moment donné, il s’est rendu compte que « même si [l’étude des PAN] était un sujet de moquerie, il y avait tout de même quelque chose d’étrange et de bizarre pour lequel il semblait exister de bonnes preuves anecdotiques et des témoignages, des preuves qui n’étaient pas facilement écartées par une analyse conventionnelle. »
À la recherche d’une « compréhension durable et rigoureuse »
Il n’y avait pas que Knuth, ni que de simples citoyens signalant des phénomènes étranges et inexpliqués. En 2004, des pilotes et opérateurs radar de l’US Navy, à bord des USS Nimitz et USS Princeton, ont rapporté avoir aperçu des « véhicules aériens anormaux » (VAA), survolant la zone de vol des avions commerciaux et militaires et effectuant des manœuvres qui semblaient impossibles à leurs yeux exercés. En 2024, le Congrès a tenu des auditions sur la question et le Pentagone, tout en déclarant n’avoir trouvé aucune preuve définitive de l’existence d’êtres extraterrestres, a également admis la présence d’« anomalies indéniables ».
Le Congrès a tenu des auditions supplémentaires au début de l’année 2025 suite à des centaines de signalements de PAN. Le Bureau de résolution des anomalies tous domaines du Pentagone a déterminé que les données révélaient plutôt un « biais de collecte géographique persistant, fondé sur la proximité des installations et capteurs militaires américains opérant dans le monde entier ».
Lors de la deuxième conférence de la Société d’études sur les phénomènes aériens non identifiés (UAP), Steve Fuller, auteur et professeur à l’Université de Warwick au Royaume-Uni, a déclaré être « totalement agnostique quant à la présence d’êtres extraterrestres parmi nous ou quant à la nature de ces anomalies sur nos écrans » et à leur lien avec une vie intelligente. Il a toutefois ajouté que nous (l’humanité entière) devions nous préparer à cette éventualité et rester ouverts à cette possibilité. Fuller a abordé la nature de l’humanité et la place que nous pourrions occuper au sein d’un collectif galactique ou universel.
Dans son entretien avec USA TODAY, Cifone a déclaré que l’objectif de la société est d’apporter une rigueur scientifique et académique à des phénomènes qui, pour beaucoup, restent encore marginaux. Ils ne cherchent à convaincre personne, pas même eux-mêmes.
« Nous tenons à souligner la neutralité positionnelle », a-t-il déclaré, « la méthodologie et les normes de preuve » qui feraient partie intégrante de toute autre activité universitaire.
Il a reconnu les difficultés : la création d’une discipline d’enseignement supérieur entièrement nouvelle exige non seulement des professionnels motivés, mais aussi des ressources et un soutien institutionnel. La société est actuellement financée par des dons privés et philanthropiques et ne reçoit aucun financement public (il a refusé de nommer les bailleurs de fonds, expliquant qu’il n’avait pas demandé l’autorisation de les divulguer publiquement).
Il adopte une vision à long terme et affirme que, jusqu’à présent, il n’a rencontré que peu de résistance.
« C’est un groupe qui s’auto-sélectionne », a-t-il déclaré. « Les personnes qui interagissent avec moi sont déjà intéressées et apprécient que la science, l’érudition et la recherche soient au cœur de notre démarche. Le sujet est notre activité principale. Nous sommes ceux qui mènent les recherches. Nous nous concentrons sur une compréhension rigoureuse et durable des phénomènes sous tous leurs aspects. »
Contributeurs : Eric Lagatta, George Petras, Janet Loehrke
Résumé de différentes sources fait par l’IA Deep Seek, en décembre 2025, toutefois je n’ai pas été en mesure de recouper ce cas sur le net, à partir de différentes IA, après avoir fouillé un maximum de sources, dont ce qui est disponible de la presse Marocaine sur internet. Les liens donnés par l’IA Deep Seek ne fonctionnent pas et après près de 20 ans de recherches sur tout ce qui touche au phénomène OVNI au Maroc, je suis étonné de ne pas avoir eu connaissance de ce cas, malgré la collaboration de dizaines de chercheurs à travers le monde et après avoir consulté différentes bases de données de cas OVNI. Je suis donc surpris par ce résumé de ce cas, qui demande encore des recherches afin de recouper différentes sources ! Note de Gérard LEBAT
RESUME DU CAS SELON DEEP SEEK
L’incident de Boukhalf, survenu dans la nuit du 14 au 15 août 1972 près de Rabat – Kenitra est considéré comme l’une des observations d’OVNI les plus sérieuses et documentées de l’histoire du Maroc. Il combine de nombreux témoins, une durée importante, et une réaction officielle des autorités militaires.
Contexte :
Date : Lundi 14 août 1972, peu après 23 h (certaines sources indiquent minuit passé).
Lieu : Boukhalf, un petit village situé sur la route principale entre Rabat et Kénitra (à environ 25 km au nord de Rabat), près de la base aérienne militaire de Kénitra. NDLR : Toutefois en décembre 2025, on ne trouve plus trace de ce nom de village et encore moins de cette observation qui a totalement disparue du net ! Ne pas confondre avec Boukhalef près de Tanger.
Témoins principaux : Les habitants du village, dont un instituteur, des commerçants, des paysans et… des gendarmes.
Photo : Interprétation imaginaire de l’objet
Photo : Interprétation imaginaire de l’objet
Déroulement de l’Observation :
Apparition et description : Un objet volant imposant et silencieux apparaît dans le ciel nocturne. Les descriptions concordent sur les points suivants :
Forme : Cylindrique ou « en forme de cigare », parfois décrit comme deux assiettes renversées l’une contre l’autre (forme classique de soucoupe).
Taille : Évaluée à environ 30 à 50 mètres de long (la taille d’un petit avion de ligne). Attention, très subjectif !
Couleurs et lumières : L’objet émettait des lumières clignotantes et changeantes, principalement des tons rouges, verts et bleus, très vives et pulsantes. Ces lumières éclairaient partiellement le sol et les environs.
Comportement : L’engin se déplaçait lentement, semblait planer ou stationner à basse altitude (estimée entre 200 et 500 mètres) au-dessus de la zone. Il était parfaitement silencieux, ce qui a particulièrement frappé les témoins. Il a effectué des manœuvres erratiques (montées, descentes, changements de direction) jugées impossibles pour un avion conventionnel.
La réaction des autorités : C’est cet aspect qui donne au cas son poids.
Alerte : Les gendarmes présents sur place, après avoir observé l’objet pendant plusieurs minutes, ont immédiatement alerté leurs supérieurs et… la Base Aérienne de Kénitra (Base Aérienne 1).
Interception militaire : Selon plusieurs témoignages crédibles, l’Armée Royale de l’Air (RMAF) aurait envoyé un avion de chasse (un Northrop F-5, modèle en service à l’époque) pour tenter d’intercepter ou d’identifier l’intrus.
Réaction de l’OVNI : À l’approche de l’avion militaire, l’objet non identifié aurait brusquement accéléré à une vitesse phénoménale et disparu en quelques secondes, laissant le chasseur sur place. Cette accélération « instantanée » est un élément classique des rapports d’OVNI sérieux.
Durée totale de l’observation : L’événement aurait duré entre 20 et 45 minutes, ce qui est exceptionnellement long pour une observation à basse altitude et avec autant de détails.
Enquêtes et Suites :
Enquête de la gendarmerie royale : Une enquête officielle a été ouverte. Les gendarmes ont recueilli les dépositions de nombreux témoins du village, dont les récits étaient cohérents. Le rapport, bien que non rendu public dans son intégralité, a circulé dans les milieux ufologiques et a été mentionné dans la presse.
Réactions médiatiques : Le cas a fait les gros titres des journaux marocains des jours suivants (Le Petit Marocain, Al Alam). La crédibilité des témoins (dont des forces de l’ordre) et l’implication militaire ont empêché un traitement humoristique ou sceptique habituel.
Explications avancées (et rejetées) :
Avion ou hélicoptère secret : Rejeté en raison du silence total, de la forme, des lumières inhabituelles et des manœuvres impossibles.
Ballon-sonde : Rejeté en raison de la taille estimée, des lumières actives, des changements de direction et de la réaction à l’avion de chasse.
Hallucination collective : Peu probable vu le nombre et la diversité des témoins, ainsi que le signalement aux autorités.
Phénomène naturel (ex : foudre en boule) : Incompatible avec la longue durée et la structure solide décrite.
Importance et Interprétations :
Cas de référence : Boukhalf 1972 est le cas marocain type cité dans les études ufologiques internationales. Il présente tous les critères d’un « bon » témoignage : multiples témoins indépendants, durée, détails, réaction officielle. ; Observation émise à l’époque, mais on ne retrouve rien en décembre 2025 sur ce cas sur le net, donc totalement gratuite !
Contexte géopolitique : Nous sommes en pleine Guerre Froide. Le Maroc, proche de l’Europe et possédant des bases stratégiques, était une zone de surveillance et de tests potentiels. L’hypothèse d’un engin expérimental secret (américain, soviétique, ou autre) testé près d’une base alliée est souvent avancée par les sceptiques. Écartée vue la technologie nécessaire et démontrée lors de l’observation.
Hypothèse militaire « locale » : Certains spéculent que l’engin aurait pu être lié à des essais secrets marocains ou en coopération, bien que cela semble peu probable pour la technologie de 1972.
Le mystère persiste : Aucune explication conventionnelle satisfaisante n’a jamais été officiellement fournie par les autorités marocaines. Le silence qui a suivi l’enquête initiale est typique des cas impliquant la sécurité aérienne.
En résumé, l’observation de Boukhalf en 1972 reste l’un des piliers de l’ufologie marocaine. C’est un cas crédible, bien documenté, qui impliqua l’armée de l’air et qui, près de 50 ans plus tard, continue d’être considéré comme non identifié.
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