Informations mondiales sur les phénomènes aériens non identifiés, OVNI – UAP -UFO -PAN – MOC
Edité par le Groupe d’Etudes des Objets Spatiaux de France – G.E.O.S. France – A.S.B.L.. Parue au journal officiel de la République Française le 5 juin 1969
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L’ancien responsable du Pentagone, Christopher Mellon, affirme que le monde n’est pas prêt à la divulgation des OVNI – et ce qu’il a révélé lors d’un événement majeur sur les UAP pourrait tout changer.
Lors d’un récent événement de la Fondation SOL, l’ancien haut responsable du renseignement américain Christopher Mellon a fait une déclaration effrayante : « le monde n’est pas prêt à ce que la divulgation révélera. »
Mellon a joué un rôle central dans la divulgation moderne des PAN et n’est pas du genre à exagérer. Dans un contexte d’intérêt croissant pour les extraterrestres, son avertissement n’est pas seulement dramatique, il pourrait marquer un passage de la défense des droits à l’urgence.
Qui est Christopher Mellon ?
Mellon est l’ancien secrétaire adjoint à la Défense pour le renseignement sous les présidents Clinton et Bush.
Il a contribué à la fuite des vidéos d’OVNI du Pentagone de 2017 auprès du New York Times. Mellon est un fervent défenseur de la protection des lanceurs d’alerte et critique depuis longtemps le secret du gouvernement américain sur les PAN.
Dans une toute nouvelle vidéo, publiée le 4 juin sur YouTube : « Nous ne sommes pas seuls — une réflexion sur les UAP et le contexte cosmique de l’humanité », il y a plusieurs points profonds et stimulants à explorer.
Le discours prononcé lors de l’événement de l’Organisation scientifique pour la libération des connaissances sur les UAP et les phénomènes connexes en mai, a mentionné la découverte d’exoplanètes comme une preuve convaincante que nous ne sommes pas seuls. « Il existe probablement des milliards de planètes habitables, ce qui rend mathématiquement irrationnel de croire que nous sommes seuls », explique Mellon.
Cela correspond à l’idée selon laquelle nous pourrions être sous observation directe ou en contact avec « une autre civilisation bien plus ancienne et plus avancée que la nôtre », ce qui s’est reflété récemment dans d’autres endroits, avec des découvertes séduisantes d’art éthéré.
Il est à noter que l’expérience de Mellon dans les opérations spéciales américaines met en évidence des affirmations telles que des observations militaires, des données de capteurs et des témoignages de pilotes qui ont été multipliés au cours des deux dernières années.
La vérité plus profonde que la fiction
Mellon remet en question l’idée selon laquelle les visiteurs doivent être biologiques. Il propose que les civilisations avancées puissent envoyer des machines autonomes et auto-réplicatives – via des sondes von Neumann – capables de supporter les immenses échelles de temps des voyages interstellaires.
« Il se peut qu’ils ne soient pas du tout « eux » – il se peut qu’ils soient des explorateurs IA, envoyés à travers de vastes étendues d’espace et de temps. »
Aussi fou que cela puisse paraître à première vue, peut-être que tout cela est lié . L’IA pourrait-elle être une entité qui n’aurait pas été développée par l’homme ?
Il y a aussi les PAN. Sans jamais prétendre à la certitude, Mellon souligne que l’ampleur d’une seule découverte officiellement vérifiée de technologie non-humaine serait stupéfiante.
Notre vision du monde en péril
L’un des principaux obstacles au progrès réside dans l’apathie institutionnelle face aux dénonciateurs témoignant sous serment. Même lorsqu’ils témoignent sous serment, ils sont souvent traités avec le plus grand mépris. Dans l’interview, Mellon dénonce le décalage culturel. Les extraterrestres dominent l’appétit de la culture populaire, mais les preuves concrètes suscitent des haussements d’épaules.
« Des millions de personnes vont regarder les films Marvel en boucle, mais presque personne ne suit ce qui se passe dans la vraie vie », a-t-il déclaré.
Peut-être que cette résistance de l’esprit humain est due à la nature « tout ou rien » de la manière dont nous nous engageons dans le discours. Mellon suggère que les implications du contact seraient si bouleversantes que la dissonance cognitive éloignerait les gens. « La divulgation bouleverserait nos visions du monde, nos doctrines religieuses et notre place dans le cosmos. La plupart ne sont tout simplement pas prêts. » (Citation extraite)
Même si la société n’est peut-être pas encore prête à affronter des vérités qui pourraient réécrire tout ce que nous avons toujours cru, les preuves continuent de s’accumuler.
Et tôt ou tard, nous n’aurons peut-être plus le luxe de détourner le regard.
Qui est Marcus Walsh
Écrivain créatif
Marcus Walsh est rédacteur créatif chez Cybernews.
Auteur créatif et doué pour simplifier les idées complexes, je mets à profit mes années d’expérience en tant que professeur d’anglais et rédacteur indépendant. Ayant vécu à Reykjavik, Miami, Taipei et maintenant Vilnius – où je me sens pleinement chez moi – je puise mon inspiration dans diverses cultures et expériences. Quand je ne travaille pas, vous me trouverez en train de regarder un match de football, de courir au bord de la rivière ou de participer à des concours d’écriture créative.
« Le gouvernement ignore d’où ils viennent et ce qu’ils VEULENT » : une mystérieuse collision impliquant un avion militaire américain relance les interrogations sur les OVNIS
Un avion militaire américain aurait été frappé par un objet volant non identifié (OVNI) en 2023, selon des documents de l’armée de l’air récemment déclassifiés. Même les spécialistes sont perplexes face à ce phénomène, admettant la possibilité d’une technologie venue d’un autre monde.
Et s’ils avaient toujours été parmi nous ? Des documents de l’armée de l’air récemment déclassifiés ont révélé qu’un avion militaire américain avait été frappé par un objet volant non identifié (OVNI) et relancent les interrogations sur l’existence de ces derniers.
L’incident s’est produit en janvier 2023, après qu’un objet non identifié a percuté le flanc gauche d’un F-16 Viper, qui participait à des exercices d’entraînement près de Gila Benda, en Arizona, a confirmé un porte-parole de l’armée de l’air à Fox News Digital.
À l’époque, une première enquête avait conclu qu’aucun dommage n’avait été causé à cet avion d’une valeur de près de 70 millions de dollars, mais les autorités avaient toutefois exclu la possibilité d’une collision avec un oiseau. Plus tard, ils déclareront qu’un drone était à l’origine de l’impact, bien que « l’emplacement et l’opérateur de l’appareil restent à déterminer », rapporte le New-York Post.
757 phénomènes anormaux non identifiés
Cette étrange collision survient après que le ministère de la Défense a signalé 757 incidents impliquant des PAN (phénomènes anormaux non identifiés) entre le 1er mai 2023 et le 1er juin 2024, selon un document non classifié, publié par le Bureau de résolution des anomalies dans tous les domaines.
Parmi ces incidents, 708 ont eu lieu en vol, et seuls 49 cas ont été classés comme «cas clos» par les autorités. Par ailleurs, le ministère a reçu 18 signalements d’incidents impliquant des PAN à proximité d’infrastructures nucléaires, de sites de lancement et d’armes, selon le rapport.
« Aucun de ces cas résolus n’a démontré l’existence de capacités antagonistes étrangères avancées ou de technologies aérospatiales révolutionnaires », indique toutefois l’étude.
Des spécialistes perplexes
Bien qu’une grande majorité des PAN repérés par les autorités sont rapidement identifiés, James Fox, réalisateur spécialisé dans les films sur l’activité ovni, interrogé par le New-York Post, insiste sur le fait qu’il en existe quelques-uns dont les origines sont inconnues. Cela, même des plus hautes autorités gouvernementales et qui ne correspondent pas non plus à la technologie détenue par d’autres États.
« La principale raison du secret réside dans la difficulté, pour tout organisme gouvernemental, d’admettre l’existence d’engins structurés d’origine inconnue qui circulent en toute impunité », a déclaré le réalisateur. « Ils volent en rond autour de nos avions les plus rapides, et le gouvernement ignore qui ils sont, d’où ils ne viennent et ce qu’ils veulent ».
La vidéo, enregistrée le 27 avril par un résident anonyme de Twentynine Palms, suit un objet de forme hexagonale brillamment éclairé alors qu’il survole le désert.
L’OVNI serait apparu de nulle part vers 22 h 27 heure locale, alors que le témoin se tenait dans une cabane isolée.
Selon le rapport que le témoin a soumis au National UFO Reporting Center (NUFORC) deux jours plus tard, le vaisseau spatial suspect se déplaçait très lentement et de manière erratique, comme s’il était dans un état de confusion.« Il semblait se déplacer de manière arbitraire, sans direction claire. Ses mouvements étaient erratiques et à des vitesses variables », a écrit le témoin dans son rapport au NUFORC
Le grand objet semblait également pulser, émettant une lumière vive depuis ses bords, alors qu’il se déplaçait dans le ciel pendant environ 15 minutes.« Ce soir, c’est la nouvelle lune – ce n’était donc probablement pas la lune, et pourtant elle était beaucoup plus brillante qu’une pleine lune », a poursuivi le témoin.
« Ce qui ressortait, c’était son éclairage extraordinaire, sa forme étrange et ses mouvements irréguliers », a-t-il ajouté.
Alors que le témoin de Twentynine Palms suivait l’OVNI, il a ajouté que l’étrange objet a commencé à changer de forme, passant d’un objet hexagonal à une forme circulaire.
La personne qui a enregistré la vidéo sur son téléphone était le seul témoin dans la cabine cette nuit-là, donc personne d’autre n’a pu confirmer l’événement.
Cependant, il a déclaré dans son rapport au NUFORC qu’il n’avait pris aucune substance affectant la perception pendant l’observation et qu’il avait eu une vision claire tout au long de celle-ci.
Les responsables du NUFORC ont tenté de trouver une explication à l’événement, notant qu’un lancement de fusée SpaceX avait eu lieu ce jour-là, mais que la fusée Falcon 9 avait été lancée depuis la Floride trois heures plus tôt.
Un précédent lancement de fusée avait créé un phénomène similaire au-dessus de la Grande-Bretagne en mars.
Selon les experts, cette forme étrange a été causée par le carburant gelé et brillant libéré par la fusée SpaceX.
La spirale bleue se forme lorsque l’excès de carburant libéré par la fusée en rotation rapide s’élève, réfléchissant la lumière du soleil dans la haute atmosphère – lui donnant une lueur surnaturelle – avant de se transformer en vapeur d’eau.
Cette nouvelle observation a eu lieu quelques jours seulement avant une audience au Congrès américain sur les ovnis et les phénomènes aériens non identifiés (PAN).
Les intervenants, dont Luis Elizondo, lanceur d’alerte du projet OVNI du Pentagone, ancien administrateur de la NASA et amiral à la retraite de la marine, ont appelé le gouvernement à publier ce qu’il sait de ces observations inexpliquées.
Ils ont également appelé à une augmentation du financement pour la détection des OVNI et des PAN, qui, selon certains intervenants, étaient supprimés par la communauté du renseignement américaine.
Elizondo et d’autres ont souligné que les témoins comme celui de Twentynine Palms n’ont pas de canal central officiel aux États-Unis pour signaler les observations d’OVNI.
Pour cette raison, de nombreux signalements potentiels ne sont pas signalés ou ne font jamais l’objet d’une enquête de la part des autorités militaires ou fédérales.
Le NUFORC et le Mutual UFO Network (MUFON) sont deux des organisations civiles les plus connues qui conservent des enregistrements des observations de citoyens.
Bien que ces deux organisations ne soient pas affiliées au gouvernement, elles partagent souvent des données avec des chercheurs ou des institutions étatiques lorsque des cas importants se produisent.
Vous trouverez ci-après ce rapport, vous pourrez découvrir les annexes sur le site du Gouvernement Canadien à l’adresse ci-dessous.
L gouvernement Canadien prend enfin en considération la recherches sur le phénomène OVNI, dans l’objectif d’en savoir plus et d’envisager des solutions quant aux travaux à mener sur ce sujet.
Ce second rapport très étayé, fait le point sur ce qui se passe au Canada dans ce domaine, mais aussi dans le monde. La situation à ce jour en quelque sorte. Il fait état de la désinformation et des mauvaises informations sur ce phénomène, prends en compte les activités des diverses associations qui travaillent sur ce sujet au Canada, fait état après consultation des divers services officiels consultés et propose une méthodologie visant à améliorer les rapports sur les phénomènes observés et des recommandations sur les améliorations a faire en matière de recherche au Canada.
Rien d’exceptionnel, mais un début sensé pour entamer un programme qui pourrait déboucher sur des investigations sérieuses, des études approfondies sur ce dossier. Le début, reste à faire évoluer ce projet qui montre enfin une prise de conscience qui se mondialise sur le phénomène ovni, ce qui est une excellente avancée.
Signalons que ce projet se veut encadré par une clause de non responsabilité : « Il est à noter que le projet sky Canada n’a pas pour but d’accéder à des données de première main (photos, témoignages, etc.) ni de faire de l’OCSA le principal point de contact pour les Canadiens souhaitant signaler des observations ou des expériences personnelles. De plus, il ne vise pas à prouver ou à infirmer l’existence de vie extraterrestre ou de visiteurs extraterrestres. » Donc acte !!!
INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES – ANNEXE ET SOURCE DE CE RAPPORT PUBLIE EN JUIN 2025 QUE VOUS POUVEZ CONSULTER POUR PLUS DE DETAILS
Pour information, nous avions publié le rapport préliminaire de janvier 2025, qui est toujours en ligne sur le site du gouvernement Canadien et que vous pouvez consulter à cette adresse :
Le rapport vient de sortir, il a été encore modifié le 15 juillet 2025, très peu de média ont donc eu l’occasion de le commenter au jour de la rédaction de cette nouvelle.
Gestion des rapports publics sur les phénomènes aériens non identifiés au Canada
Rapport du projet Sky Canada du Bureau du conseiller scientifique en chef du Canada
Le projet Ciel Canada, dirigé par le Bureau du conseiller scientifique en chef du Canada (BCSC), a été lancé afin d’examiner les pratiques actuelles en matière de signalement public des phénomènes aériens non identifiés (PAN) au Canada. Ce projet a été stimulé par l’intérêt croissant du public et les récents développements dans d’autres pays, notamment aux États-Unis, où des procédures officielles de traitement des observations de PAN sont en cours d’élaboration. L’étude explore le contexte actuel en matière de signalement, identifie les lacunes et formule des recommandations pour améliorer la transparence et la recherche scientifique sur les questions liées aux PAN au Canada.
B. Méthodologie
Le Bureau de la conseillère scientifique en chef a recueilli des renseignements auprès des ministères et organismes fédéraux, des intervenants, des experts et d’autres organisations sur le traitement des observations de PAN signalées par le public au Canada. Les principales organisations et personnes consultées sont énumérées à l’annexe A. Nous avons également examiné des documents publics, tels que des données historiques sur les PAN, ainsi que des rapports et des enquêtes sur les PAN. Cela comprenait l’examen des pratiques et des archives historiques, ainsi que des procédures et des défis actuels liés à la collecte et à l’analyse de données fiables. Nous avons examiné les approches adoptées par d’autres pays, principalement des pays du G7 et quelques membres du Commonwealth. De plus, en 2024, nous avons mandaté la société privée Earnscliffe Strategies.Note de bas de page1mener un sondage en ligne auprès des Canadiens afin de connaître leur opinion sur les PAN. Les résultats du sondage sont présentés à l’ annexe B.
C. Principales conclusions
a. Le paysage des signalements de PAN au Canada
Certaines sources publiques estiment que les Canadiens signalent entre 600 et 1 000 observations de PAN chaque année. Selon le sondage commandé pour le projet Sky Canada, un répondant sur quatre affirme avoir personnellement été témoin d’un PAN au cours de sa vie. Cependant, seulement 10 % ont signalé leurs observations et 40 % des répondants ne savaient pas à qui s’adresser pour signaler ces observations. Il est intéressant de noter qu’une majorité de répondants soutiennent l’idée de créer un service gouvernemental fédéral chargé de recueillir les signalements de PAN et de rendre les conclusions publiques.
Des consultations auprès de nombreux ministères et organismes fédéraux ont révélé qu’ils recevaient occasionnellement des informations et des rapports d’observation de PAN de la part de leurs parties prenantes et du public. Cependant, peu de ces organismes enquêtent sur ces observations, sauf si elles relèvent d’aspects spécifiques de leurs mandats respectifs, comme la sécurité nationale, la sécurité des transports ou la sécurité publique. La plupart des ministères ne compilent pas les rapports qu’ils reçoivent, ce qui complique la communication d’informations sur le nombre de signalements ou le type de réponses apportées aux témoins. Actuellement, les signalements de PAN sont répartis entre de multiples organisations gouvernementales et non gouvernementales.
Le Canada, comme de nombreux autres pays, compte plusieurs organisations citoyennes qui se consacrent à la réception, à l’enquête et à la discussion des signalements de PAN. Néanmoins, leur présence ne résout pas la fragmentation du traitement des observations de PAN par les autorités et la communauté scientifique.
b. Lacunes identifiées au Canada
Le projet Sky Canada a mis en évidence plusieurs lacunes et pistes d’amélioration en matière de signalement des PAN au Canada. Parmi celles-ci, on compte :
Absence d’un système cohérent et normalisé de signalement et de suivi : les rapports sur les PAN sont reçus par diverses organisations fédérales sous différentes formes avec peu de coordination ou de surveillance, ce qui conduit à une collecte de données incohérente qui entrave les enquêtes scientifiques.
Absence de participation du public : Il n’existe aucune plateforme officielle et accessible permettant aux Canadiens de signaler les observations de PAN, d’obtenir des explications potentielles ou de consulter des informations fiables sur les PAN. Cette situation contribue à la prolifération de la mésinformation et de la désinformation.
Analyse limitée des signalements d’UAP : Les signalements d’observations d’UAP ne sont pas analysés plus en détail, sauf s’ils sont considérés comme présentant un risque pour la sécurité. Les personnes signalant des observations reçoivent rarement un suivi.
Participation scientifique insuffisante : Les efforts visant à étudier les PAN avec rigueur scientifique et à mobiliser la communauté scientifique canadienne ont été limités.
L’insuffisance des efforts déployés pour améliorer la culture scientifique, notamment en matière de sciences planétaires, combinée à l’absence d’un système transparent et cohérent de signalement et d’analyse des PAN, exacerbe l’impact de la désinformation et de la mésinformation.
c. Comparaisons internationales
La gestion des signalements de PAN dans plusieurs pays a également été examinée. Bien qu’il n’existe pas de modèle unique ni de norme opérationnelle universellement établie, les processus en place dans quelques pays, notamment les États-Unis, la France et le Chili, offrent des exemples intéressants d’approches coordonnées, transparentes et scientifiquement fondées en matière de signalement de PAN.
Aux États-Unis, le Bureau de résolution des anomalies (AARO) du Département de la Défense, créé en 2022, a structuré les approches de collecte et d’analyse des données sur les observations de PAN, ainsi que de communication des résultats. Par ailleurs, la NASA a publié en septembre 2023 une étude indépendante axée sur la meilleure façon de collecter les futures données sur les PAN pour faire progresser les études scientifiques. Suite à la publication de ce rapport, la NASA a annoncé la création d’un nouveau poste : Directeur de la recherche sur les phénomènes anormaux non identifiés, chargé de poursuivre l’étude des PAN et de coordonner les efforts de recherche.
De même, le GEIPAN ( Groupe d’Études et d’Informations sur les Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés / UAP Study and Information Group ) opère sous l’égide de l’agence spatiale française CNES ( Centre national d’études spatiales / National Space Study Centre) depuis 1977. Sa mission est de collecter, d’enquêter et d’archiver les rapports UAP et de mettre ses conclusions à la disposition du public.
Au Chili, la SEFAA ( Section d’Études de Phénomènes Aériens Anomales) est l’organisme officiel chargé de la collecte, de l’analyse et de l’étude scientifique des PAN. Elle relève de la Direction générale de l’aéronautique civile.
D. Recommandations
Les mesures suivantes sont proposées à l’examen du gouvernement du Canada afin de : 1) améliorer la coordination et l’analyse des rapports sur les PAN au Canada, 2) promouvoir la confiance du public et atténuer la désinformation, et 3) améliorer la rigueur scientifique et la littérature scientifique entourant les PAN.
Rapports et surveillance des données :
Identifier une piste : Un ministère ou une agence fédérale responsable de la gestion des données publiques sur les PAN doit être identifié.
Créer un service dédié : Ce service recueillerait des témoignages, enquêterait sur les cas et publierait ses analyses. Il informerait proactivement les Canadiens sur les PAN.
Améliorer la capacité de signalement dans l’aviation civile : Transports Canada devrait encourager les pilotes, les équipages de cabine et les contrôleurs aériens à signaler les observations de PAN sans crainte de stigmatisation. En collaboration avec NAV CANADA, ils devraient analyser les signalements de PAN afin de suivre les tendances et de fournir des explications aux pilotes, contribuant ainsi à réduire les distractions pendant les vols.
Communications :
Soutenir le dialogue public : une stratégie proactive visant à accroître la transparence et la communication avec le public concernant les PAN devrait être élaborée.
Promouvoir les collaborations intragouvernementales : Une directive interne visant à garantir la collaboration entre toutes les agences fédérales disposant d’une expertise ou de données pertinentes aiderait l’organisation principale à fournir des explications aux témoins et à corréler les observations récentes avec les rapports précédents.
Améliorer les relations avec les médias : L’organisation responsable doit jouer un rôle important dans l’atténuation de la désinformation et de la mésinformation en répondant aux demandes du public et des médias liées aux PAN, et en documentant et en communiquant les interprétations erronées courantes des observations.
Promouvoir l’application de données probantes actualisées pour lutter efficacement contre la désinformation et la mésinformation : entre autres, un groupe d’experts multidisciplinaire devrait être mis en place pour conseiller l’organisation chef de file sur les approches efficaces pour lutter contre la désinformation et la mésinformation.
Recherche:
Faciliter l’accès libre et les données ouvertes : les données relatives aux PAN doivent être mises à la disposition du public à des fins de transparence et pour soutenir la recherche.
Mener des enquêtes : Des enquêtes périodiques auprès des Canadiens devraient être menées pour évaluer leurs perceptions des PAN et l’impact des services dédiés.
Soutenir la science citoyenne : des initiatives et des programmes de science participative devraient être développés pour permettre la participation bénévole à l’étude des PAN.
Fournir des outils de collecte de données : Le développement et le déploiement d’outils numériques et portables accessibles au public doivent être soutenus pour faciliter le signalement des observations d’UAP et aider à collecter des données standardisées.
Miser sur les atouts du Canada en recherche astronomique et aérospatiale : le Canada dispose d’un formidable bassin de talents et d’infrastructures de recherche physique dédiées à ce secteur. Les membres de cette communauté devraient avoir la possibilité de participer au dialogue public sur les PAN.
Collaboration internationale :
Partage d’informations : L’organisation chef de file devrait établir des partenariats avec des entités internationales dédiées aux PAN, telles que AARO et NASA (États-Unis), GEIPAN (France) et SEFAA (Chili).
Coopération en matière de recherche et de communication : Le Canada devrait collaborer activement avec des partenaires internationaux pour des collaborations en matière de recherche et des efforts de sensibilisation du public.
E. Conclusion
Une approche plus structurée de la gestion des signalements de PAN au Canada serait bénéfique à plusieurs égards. Elle améliorerait la transparence et lutterait contre la désinformation ; elle démontrerait également l’engagement du Canada envers la rigueur et la recherche scientifiques. Cela renforcerait non seulement la confiance du public, mais positionnerait également le Canada, aux côtés de certains de ses alliés, comme chef de file dans l’effort mondial visant à élucider la nature des PAN.
L’adoption d’une approche collaborative fondée sur la science contribuera à répondre aux préoccupations du public, à démystifier les PAN et à révéler potentiellement des informations précieuses sur des phénomènes aériens actuellement inexpliqués.
Message du conseiller scientifique en chef du Canada
Qu’il s’agisse de satellites, de drones, d’avions ou d’événements atmosphériques, nul ne peut nier l’activité croissante du ciel. Notre capacité à comprendre ce que nous observons dépend d’une multitude de facteurs, tels que l’heure de la journée, la couverture nuageuse, la distance et le contraste des couleurs. Il est rare de confondre une volée d’oies volant en V avec un escadron de chasse volant à haute altitude. Mais parfois, ce que l’on observe dans le ciel n’est pas immédiatement clair, et l’on peut se demander s’il s’agit d’un phénomène naturel, d’un nouveau type d’avion ou de quelque chose de complètement différent.
Le monde de l’aviation continue de croître et de se diversifier, répondant aux besoins des entreprises, de la défense nationale, du tourisme et des loisirs. Plus de 100 000 vols commerciaux ont lieu chaque jour dans le monde. Les ingénieurs cherchent à améliorer la forme des avions et à trouver des matériaux plus légers et plus résistants pour les rendre plus rapides et plus performants. Afin d’économiser l’énergie et de réduire l’impact environnemental du transport aérien, il est même envisagé d’utiliser des dirigeables et des ballons de différents types pour le transport de passagers et de fret. Parallèlement, la technologie des drones devient de plus en plus abordable et impressionnante, permettant à presque tout le monde de piloter des appareils aussi petits qu’un oiseau ou aussi grands qu’un véhicule. Peut-on identifier ces appareils de nuit comme de jour ? Peut-on évaluer avec précision leur distance et leur vitesse en se basant uniquement sur leurs feux de navigation ?
Une lumière se déplaçant lentement dans le ciel nocturne pourrait être un drone à 100 mètres du sol ou un satellite à 600 kilomètres d’altitude reflétant le soleil. À l’œil nu, un train de satellites de communication Starlink apparaît comme de faibles points lumineux se déplaçant en ligne droite et dans un silence complet. Si l’observateur ne reconnaît pas les signes de cette nouvelle technologie, y aura-t-il quelqu’un à proximité pour lui fournir les informations correctes ? Ou s’appuiera-t-il sur les réseaux sociaux pour partager ce qu’il a vu et trouver des explications ?
Les médias sociaux et Internet offrent tout ce qu’il y a de bon, de très bon, de pire et de pire. Quel site web canadien peut-on consulter pour signaler des observations de phénomènes aériens non identifiés (PAN) ? À quel organisme officiel peut-on envoyer des photos, des vidéos ou des descriptions détaillées pour comprendre ce qu’on ne peut expliquer soi-même ? C’est avec ces questions en tête que nous avons lancé le projet Ciel Canada.
Notre objectif était de recenser les ressources et les processus actuellement en place pour le traitement et le suivi des signalements de PAN, de les comparer aux meilleures pratiques d’autres pays et de formuler des recommandations d’améliorations potentielles. Par conséquent, ce rapport se concentre sur les services offerts au public canadien pour signaler les PAN, et non sur les PAN eux-mêmes ; il est essentiel de comprendre cette distinction pour lire le rapport. Le projet Ciel Canada ne vise pas à étudier ce que sont les PAN. Il s’agit de mettre la science au service de tous.
La préparation de ce rapport a suscité plus d’impatience publique que tout autre projet dans l’histoire de ce bureau. De nombreuses personnes et organisations ont proposé leur aide, et nous les remercions de leur intérêt.
Au nom de l’équipe du projet Sky Canada, je tiens à remercier les nombreux contributeurs qui ont accepté de répondre à nos questions pour appuyer notre travail : fonctionnaires fédéraux, journalistes, universitaires canadiens et étrangers, experts en la matière et membres du public. Notre étude n’aurait pas pu être menée à bien sans leur contribution.
A. Introduction
Depuis l’aube de l’humanité, le ciel est une source profonde de fascination, d’émerveillement et d’inspiration. Souvent considéré comme un royaume mystérieux et inaccessible, il a également été imaginé comme la demeure d’êtres divins et d’animaux mythiques, le support de légendes et le fondement d’innombrables systèmes de croyances. À travers les civilisations, les humains ont cherché un sens aux phénomènes célestes – qu’il s’agisse d’éclipses, de comètes, de nuages ou de lumières énigmatiques du ciel nocturne –, interprétant ces événements à travers le prisme de la religion, de la culture et de l’imaginaire.
L’humanité a évolué, tout comme sa compréhension de son environnement. L’émergence de disciplines scientifiques telles que l’astronomie, la géologie, la biologie, la physique et la chimie a marqué un tournant radical, passant des interprétations mythologiques à la recherche empirique. Du modèle héliocentrique révolutionnaire proposé par Copernic aux révélations télescopiques de Galilée, en passant par l’ère de la génomique, de l’aéronautique et de l’intelligence artificielle, chaque avancée a clarifié des phénomènes autrefois considérés comme surnaturels. Le mouvement des planètes, la durée de vie des étoiles, l’évolution des organismes vivants et la mécanique des systèmes météorologiques sont devenus compréhensibles, enrichissant notre compréhension de la nature. Pourtant, malgré ces avancées monumentales, le ciel conserve une part de mystère. Symbole de ce que nous avons appris comme de ce qu’il nous reste à découvrir, le ciel continue d’inspirer le désir d’exploration, de réflexion et d’émerveillement.
Au Canada, comme ailleurs dans le monde, les gens s’émerveillent devant le ciel et sont parfois intrigués par ce qu’on appelle aujourd’hui les « phénomènes aériens non identifiés » (PAN), qui suscitent parfois une curiosité et des débats considérables. Les rapports de pilotes, de militaires et de civils décrivent parfois des observations de lumières étranges, d’objets se déplaçant anormalement ou de phénomènes célestes pour lesquels aucune explication immédiate ne peut être fournie. Si bon nombre de ces observations peuvent être attribuées à des illusions d’optique, à des phénomènes atmosphériques ou à l’activité humaine, une minorité demeure inexpliquée pour une multitude de raisons, notamment le manque de données fiables qui empêche une analyse scientifique rigoureuse. Pourtant, ces observations inexpliquées suscitent l’intérêt et peuvent être la source de mésinformation ou de désinformation. L’un des principaux problèmes liés à la mésinformation et à la désinformation est leur impact sur la confiance du public. Lorsque les gens sont exposés à répétition à de faux récits, ils peuvent devenir sceptiques à l’égard des sources crédibles, notamment les scientifiques, les journalistes et les institutions gouvernementales.
Début 2023, plusieurs incidents très médiatisés au Canada ont attiré l’attention du public. En deux semaines, quatre objets non identifiés ont survolé l’espace aérien nord-américain. Le premier, et le plus largement médiatisé, était un ballon à haute altitude qui a survolé l’Alaska, l’ouest du Canada et les États-Unis vers l’est, du 28 janvier au 4 février. L’US Air Force l’a finalement abattu au-dessus des eaux territoriales américaines, au large de la Caroline du Sud. Les débris récupérés ont permis d’identifier l’objet comme provenant d’un pays étranger et transportant du matériel sophistiqué.
Une semaine plus tard, le 11 février 2023, le Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD) a ordonné l’abattage d’un ballon plus petit au-dessus du Yukon. Deux autres petits ballons volant à haute altitude ont été abattus au-dessus de l’espace aérien américain : l’un dans le nord de l’Alaska le 10 février, et le second au-dessus du lac Huron le 12 février. Selon une brève déclaration d’un porte-parole de la GRC à CTVNews.caNote de bas de page2Les débris récupérés sur les rives du lac Huron n’ont pas été jugés comme présentant un risque pour la sécurité nationale.
Ces incidents récents ont mis en lumière l’importance d’une enquête gouvernementale sur ce qui apparaît dans le ciel et la complexité de la distinction entre les phénomènes naturels, les dispositifs technologiques courants et les problèmes de sécurité potentiels. Ce rapport vise à poser un jalon dans la quête du Canada pour une meilleure approche de gestion et d’étude des PAN.
B. Objectifs
Début 2023, l’OCSA a annoncé la création du projet Sky Canada. Ses principaux objectifs étaient initialement les suivants :
examiner les méthodes actuelles de signalement des PAN au Canada et proposer des améliorations au besoin,
de permettre au gouvernement fédéral du Canada d’optimiser la collecte et l’analyse des observations de PAN de manière transparente,
pour fournir des informations sur de meilleurs outils de lutte contre la désinformation et la mésinformation,
encourager la science participative et la compréhension publique des phénomènes aériens,
pour appuyer la surveillance de l’espace aérien du Canada.
De plus, afin d’évaluer la volonté du Canada de collaborer avec ses alliés en matière de signalement des PAN, un objectif secondaire important était de comparer les pratiques du Canada avec celles d’autres pays, en particulier les pays du G7.
L’OCSA a clairement défini les aspects que le projet Sky Canada ne visait pas à aborder. Le projet ne visait pas à prouver ou à réfuter l’existence de vie extraterrestre ou de visiteurs extraterrestres. La collecte ou l’analyse de données de première main, telles que des photos, des vidéos ou des rapports d’observation de PAN, ne faisait pas partie du projet. Enfin, le projet ne doit pas être perçu comme une tentative de faire du Bureau du conseiller scientifique en chef le principal point de contact pour le signalement des observations de PAN au Canada. De plus, il ne vise pas à positionner l’OCSA comme l’organisme principal chargé de lancer ou de gérer des collaborations internationales liées à la recherche ou aux enquêtes sur les PAN.
Ce rapport présente les conclusions du projet Sky Canada, notamment :
les défis associés à la collecte et à l’analyse de données fiables sur les observations d’UAP,
un examen des pratiques historiques du gouvernement fédéral du Canada en matière de signalement des PAN,
une description de la façon dont les ministères et organismes du gouvernement canadien reçoivent et gèrent actuellement les informations relatives aux PAN de la part de leurs partenaires et du public, ainsi qu’un bref aperçu des groupes non gouvernementaux qui reçoivent également des rapports d’observation d’UAP de la part du public,
un résumé des approches adoptées par quelques autres pays.
Le rapport propose quatorze recommandations pour améliorer les rapports et la collecte de données sur les observations d’UAP au Canada.
C. Contexte : PANs et science
Le mystère des phénomènes célestes non identifiés fascine depuis longtemps l’humanité, captivant l’imagination du public et suscitant à la fois scepticisme et curiosité. La terminologie décrivant ces événements célestes non identifiés a évolué au fil du temps, reflétant une évolution de l’approche scientifique et de la perception sociétale. Le passage du terme autrefois omniprésent « OVNI » (Objet Volant Non Identifié) à celui, plus récent et plus nuancé, de « PAN » (Phénomène Aérien ou Anormal Non Identifié) marque un élargissement du champ d’application et une évolution vers plus de crédibilité et d’ouverture. Historiquement, les OVNI ont été associés à la spéculation extraterrestre et souvent tournés en dérision. Cette section explore l’évolution de la terminologie, les implications de ce changement pour la recherche et la perception du public, ainsi que le rôle de la science et de la technologie dans l’analyse de ces phénomènes énigmatiques. Elle aborde également la recherche plus large de la vie extraterrestre, le potentiel des nouvelles découvertes en astrobiologie et les défis auxquels sont confrontés les chercheurs travaillant dans ce domaine souvent stigmatisé.
Des OVNI aux PAN : évolution de la terminologie et élargissement de la portée
Jusqu’à récemment, le terme « OVNI » était utilisé pour décrire des phénomènes aériens impossibles à identifier de manière concluante. Les OVNI sont, par définition, non identifiés, mais cela ne signifie pas qu’ils soient d’origine extraterrestre, qu’ils échappent à toute explication naturelle ou scientifique, ou qu’ils ne seraient pas identifiables avec l’accès à des données et outils supplémentaires ou plus précis.
L’abréviation « PAN » (Phénomène Aérien ou Anormal Non Identifié) est un terme récent et de plus en plus répandu. Les PAN englobent un ensemble plus large de mouvements (comme l’immobilité dans les airs, la chute ou la flottaison et l’immersion dans l’eau) ainsi que des phénomènes non matériels (comme les gaz et les lumières).
Ce changement de terminologie pourrait réduire la stigmatisation historique associée aux observations d’OVNI. Les témoins étaient souvent accueillis avec scepticisme et moquerie, ce qui a donné lieu à des perceptions négatives et à des jugements arbitraires. La stigmatisation peut avoir des conséquences importantes, comme décourager les témoins de se manifester et entraver la recherche scientifique. La nouvelle terminologie, plus globale, relative aux PANs peut contribuer à promouvoir une plus grande transparence, crédibilité et acceptation de la recherche dans les milieux professionnels et scientifiques, ainsi que dans le grand public.
Bien que le terme OVNI continue d’être utilisé, les gouvernements et autres organisations adoptent progressivement le terme plus général « PAN ». Ce rapport utilisera l’abréviation « PAN » pour décrire des activités plus récentes, et « OVNI » pour des activités plus historiques, bien que ces termes soient largement interchangeables.
La science et la recherche de la vie extraterrestre : des approches scientifiques prometteuses
Aucune vie extraterrestre n’a été détectée à ce jour, mais la plupart des scientifiques impliqués dans cette quête estiment que sa découverte n’est qu’une question de temps. Ils estiment qu’avec des milliards d’étoiles semblables au Soleil dans notre seule galaxie, la Voie lactée, il est fort probable que certaines d’entre elles soient orbitées par des planètes semblables à la Terre. Partant de cet argument, il est plausible que de la vie extraterrestre ait existé par le passé, ou aujourd’hui, ou qu’elle puisse éventuellement apparaître sur d’autres planètes hors de notre système solaire ; peut-être même une vie intelligente capable de progrès technologiques. La plupart des Canadiens partagent ce point de vue, comme le montre un sondage Ipsos réalisé auprès de plus de 1 001 Canadiens en mai 2021, qui indique qu’une solide majorité (65 %) des personnes interrogées croient à l’existence d’une vie intelligente ailleurs dans l’univers.Note de bas de page3.
La science repose sur des investigations rigoureuses et systématiques, et des preuves substantielles doivent être rassemblées et vérifiées avant de tirer des conclusions. Cela est particulièrement vrai lorsque les scientifiques sont confrontés à des affirmations extraordinaires, comme la présence de vaisseaux extraterrestres dans le ciel. C’est ce que voulait dire le célèbre astronome et écrivain Carl Sagan lorsqu’il a déclaré : « Les affirmations extraordinaires exigent des preuves extraordinaires. »Note de bas de pageun
Comment la méthode scientifique pourrait s’appliquer aux PAN
La méthode scientifique est un processus systématique et itératif utilisé pour étudier l’univers qui nous entoure, acquérir de nouvelles connaissances et affiner ou corriger nos connaissances actuelles. Son application aux PANs pourrait comprendre plusieurs étapes clés, notamment :
Observation : Recueillir des rapports et des données sur les observations de PAN, y compris, mais sans s’y limiter, des témoignages oculaires, des photographies et des vidéos, des données radar et des preuves matérielles, en veillant à ce que les informations recueillies soient objectives et impartiales. Cela peut impliquer le développement de nouveaux instruments spécifiquement conçus pour améliorer la précision et la fiabilité des données.
Hypothèse : Pour chaque cas étudié, explorer les explications possibles de l’observation. Celles-ci peuvent aller d’un phénomène naturel à une technologie humaine avancée, en passant par une fraude ou un dysfonctionnement d’instrument.
Expérimentation : Tester l’hypothèse. Si les expériences traditionnelles peuvent s’avérer complexes en raison de la nature insaisissable des PAN (l’observation ne peut être répétée comme dans une expérience en laboratoire contrôlée), les chercheurs peuvent réaliser des simulations, analyser des données existantes ou passées, ou utiliser des outils d’observation (comme les radars ou les satellites) pour recueillir des informations supplémentaires.
Analyse : Examiner et analyser les données pour rechercher des tendances, des anomalies ou des corrélations. Cela peut inclure la comparaison des rapports de PAN avec des phénomènes atmosphériques connus ou avec le comportement et la trajectoire de vol des aéronefs.
Conclusion : Tirer des conclusions de l’analyse. Cela peut impliquer de classer un PAN donné en phénomènes connus, observations inexpliquées par manque de données ou zones nécessitant une investigation plus approfondie.
Communication : Partager les résultats avec la communauté scientifique, les agences gouvernementales et le public, par le biais d’articles de recherche ou de rapports et via un portail en ligne accessible au public.
L’application de la méthode scientifique aux PAN permet d’assurer une approche rigoureuse et objective de la compréhension de ces phénomènes tout en favorisant la pensée critique et en faisant progresser les connaissances scientifiques.
La recherche de vie extraterrestre implique plusieurs domaines, dont l’astronomie, la biologie et la planétologie, et s’appuie à la fois sur des modèles théoriques et des preuves empiriques. Bien qu’il n’existe encore aucune preuve de l’existence de vie extra-terrestre, plusieurs raisons incitent à l’optimisme quant à cette possibilité, notamment :
Découverte d’exoplanètes : Des instruments comme le télescope spatial James Webb (JWST) permettent aux scientifiques d’analyser l’atmosphère de milliers d’exoplanètes (planètes situées hors de notre système solaire). Nombre d’entre elles se trouvent dans la « zone habitable » de leur soleil.
Astrobiologie et extrémophiles : La découverte des extrémophiles – des organismes qui prospèrent dans des conditions extrêmes – a élargi notre compréhension des endroits où la vie pourrait exister et de ce à quoi la vie extraterrestre pourrait ressembler, en particulier dans des environnements difficiles.
Planètes du système solaire : Mars suscite une attention particulière en raison des traces d’eau liquide présentes dans le passé. Le rover Perseverance de la NASA explore Mars à la recherche de signes de vie microbienne ancienne. Des lunes comme Europe de Jupiter et Encelade de Saturne, qui abritent des océans souterrains sous des surfaces glacées, sont également considérées comme des habitats potentiels pour la vie microbienne.
SETI : La recherche d’intelligence extraterrestre (SETI) utilise des radiotélescopes pour détecter des signaux provenant de civilisations technologiques. Malgré plusieurs décennies de recherche, aucun signal n’a encore été confirmé. Des projets comme Breakthrough Listen visent à scruter des millions de systèmes stellaires à la recherche de signes de telles civilisations.
Recherche sur les bio- et techno-signatures : Les scientifiques recherchent des indicateurs observables pouvant suggérer la présence de vie (bio-signatures) ou de technologie (techno-signatures). Ces indicateurs peuvent prendre la forme de marqueurs chimiques, tels que des gaz ou des molécules organiques spécifiques, produits par des organismes vivants ou par des moyens technologiques. De nouveaux modèles sont en cours d’élaboration pour prédire la nature de ces marqueurs sur différents types d’exoplanètes.
La communication à distance avec des civilisations extraterrestres, si elle se concrétise un jour, relèvera davantage du marathon que du sprint, en raison des vastes distances qui séparent les systèmes solaires. Même des signaux voyageant à la vitesse de la lumière peuvent mettre des milliers d’années à se propager dans les deux sens. L’improbabilité de la présence d’une autre civilisation technologiquement avancée à proximité, l’absence de signaux SETI à ce jour et les immenses défis des voyages interstellaires sont les principales raisons pour lesquelles il existe un fort consensus parmi les scientifiques sur le fait que les PAN ne sont pas des véhicules extraterrestres. Mais, comme toujours en science, de nouvelles preuves (telles que les signaux SETI ou d’autres données) pourraient modifier l’opinion scientifique dominante.
Explications courantes des PAN
La plupart des observations de PAN peuvent être expliquées par une enquête et une analyse minutieuses, à condition de disposer de données fiables et suffisantes. Par exemple, le GEIPAN (Groupe d’Études et d’Informations sur les Phénomènes Aérospatiaux Non Identifiés), qui enquête sur les observations de PAN en France, rapporte que sur les 3 188 cas recensés en 2025, seuls 3,2 % sont restés non identifiés après enquête. De plus, 31,4 % des cas n’ont pu être expliqués faute de données suffisantes.Note de bas de page4De même, le Mutual UFO Network (MUFON) Canada rapporte que, sur les 321 observations qu’il a enquêtées en 2023, 31 % n’ont pas pu être expliquées de manière concluante en raison d’informations trop vagues.
Dans la plupart des cas, les observations de PAN peuvent être expliquées par des explications relativement simples, notamment :
Aéronefs conventionnels : Les PAN peuvent être des aéronefs conventionnels qui ne sont pas immédiatement reconnus, surtout s’ils sont vus de loin ou dans des conditions de mauvaise visibilité.
Phénomènes météorologiques : Les conditions atmosphériques peuvent créer des effets visuels inhabituels. Par exemple, les cristaux de glace, les tempêtes, les nuages ou les inversions de température peuvent parfois faire apparaître des lumières ou des objets de manière inhabituelle et difficile à identifier.
Objets astronomiques : Les planètes, les étoiles ou les météores peuvent parfois être mal identifiés car leur apparence peut changer en fonction des conditions atmosphériques ou de leur position dans le ciel.
Objets artificiels : Les ballons météorologiques, les drones, les ballons et satellites de télécommunication, les lanternes volantes ou les avions expérimentaux peuvent également être classés comme PAN par les observateurs. Ces objets peuvent présenter des trajectoires de vol ou un éclairage inhabituels, source de confusion.
Illusions d’optique : les reflets, les reflets d’objectif ou d’autres effets optiques peuvent créer l’apparence de quelque chose d’inhabituel dans le ciel.
Erreur humaine : une mauvaise interprétation d’objets ou de phénomènes du quotidien, tels que les lumières d’un avion vues sous un angle différent, peut conduire à des rapports d’UAP.
Néanmoins, certaines observations d’UAP – pour lesquelles des données existent – restent inexpliquées même après enquête.
S’attaquer au casse-tête : utiliser la technologie pour étudier les observations d’UAP
Les nouvelles technologies peuvent contribuer au signalement et à l’analyse des PAN. Par exemple, la start-up technologique Enigma Labs a lancé une application iOS en temps réel.Note de bas de page5pour les téléphones intelligents en 2023. Cette application capture les observations et les compile dans une base de données standardisée et facilement consultable, qui peut être analysée par le public et les chercheurs. Elle permet également aux utilisateurs de partager des informations sur leurs observations. L’application Enigma comprend plus de 14 000 rapports d’observation de PAN au Canada, dont certains couvrent des rapports d’observation historiques téléchargés d’autres sources. Il est intéressant de noter que le sondage réalisé par Earnscliffe Strategies pour le projet Sky Canada a révélé que deux répondants sur cinq souhaitent utiliser une application mobile pour documenter les PAN (voir l’annexe B ).
L’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) dans ce contexte est particulièrement prometteuse. Grâce au volume croissant de données rendu possible par les technologies des smartphones, comme l’application d’Enigma Labs, l’IA pourrait considérablement simplifier et standardiser le processus d’examen et d’évaluation des observations de PAN. L’IA peut aider à analyser de vastes quantités de données provenant de sources diverses, telles que des bases de données sur la localisation des avions, des satellites, des étoiles, des planètes et des conditions météorologiques. Cette capacité pourrait contribuer à interpréter plus précisément les données visuelles issues des observations de PAN et à identifier des tendances.
Un autre exemple est le projet Galileo de l’Université Harvard.Note de bas de page6Le projet Galileo développe des instruments spécifiquement conçus pour surveiller le ciel de manière empirique et systématique. Il utilise des technologies, notamment des outils d’IA, pour analyser les données collectées et détecter des anomalies qui pourraient autrement passer inaperçues. En appliquant une approche axée sur les données, le projet Galileo vise à renforcer la rigueur scientifique des études sur les PAN.
De telles initiatives pourraient s’avérer cruciales pour passer des preuves anecdotiques à une analyse scientifique plus rigoureuse et pourraient contribuer à améliorer la qualité de la recherche sur les UAP.
Briser la stigmatisation : les défis de la recherche universitaire sur les PAN
Bien qu’il puisse exister une justification scientifique valable à l’étude des PAN, de nombreux chercheurs universitaires semblent craindre la stigmatisation associée à la poursuite de recherches sur ce sujet. Une enquête récenteNote de bas de page7Une enquête menée auprès de 1 460 professeurs titulaires ou en voie de titularisation dans 144 universités à forte intensité de recherche aux États-Unis a révélé que 53 % d’entre eux pensaient que la recherche liée à l’UAP mettrait en péril leur titularisation ou leur promotion, même si seulement 7 % avaient une opinion négative de ce type de recherche.
Un examen par l’OCSA de deux des principaux organismes fédéraux de financement de la recherche au Canada a révélé très peu de projets financés liés aux PAN. Par exemple, au cours des 25 dernières années, aucune demande de subvention ou de financement n’a été déposée auprès du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) en lien direct avec les PAN, et seulement sept demandes et deux subventions ou bourses ont été déposées auprès du Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH). Par conséquent, l’OCSA n’a recensé qu’une douzaine de thèses de doctorat portant sur les PAN au Canada au cours de cette même période de 25 ans. Parmi celles-ci figuraient les recherches de Matthew Hayes à l’Université Trent, qui ont donné lieu à un ouvrage exhaustif intitulé Search for the Unknown: Canada’s UFO Files and the Rise of Conspiracy Theory (McGill-Queen’s University Press, Montréal, 2022). Cet ouvrage explore l’histoire des observations de PAN au Canada, la réaction du gouvernement et la perception qu’en a eue le public.
Favoriser la découverte : le rôle de la science participative dans l’engagement des communautés
La science participative, historiquement appelée science citoyenne, implique l’engagement de bénévoles du public comme assistants de recherche dans des projets scientifiques. Elle permet aux chercheurs de collecter de vastes quantités de données sur des zones géographiques plus vastes et sur des périodes plus longues que ce qui serait possible avec une petite équipe de scientifiques et un nombre limité d’instruments. Cette approche accélère non seulement la découverte scientifique, mais renforce également, et c’est tout aussi important, la confiance du public dans la science. De plus, la science participative favorise la culture scientifique en offrant de nouvelles possibilités de participer activement aux initiatives de recherche, en collaborant avec des scientifiques professionnels à la collecte, à l’analyse et à l’interprétation des données, tout en se familiarisant avec la méthode scientifique. Comme l’indique le rapport du Comité permanent de la science et de la recherche de la Chambre des communes sur la science citoyenne (2023),Note de bas de page8Ces initiatives sont particulièrement utiles pour combler les lacunes en matière de données et éclairer les politiques publiques, notamment dans les domaines de la santé (par exemple, le suivi de la grippe) et de l’environnement (par exemple, la surveillance des espèces). Ces contributions démontrent le rôle essentiel que les scientifiques citoyens peuvent jouer dans l’avancement des connaissances et la prise de décision fondée sur des données probantes.
L’application de la méthode scientifique, les progrès dans la technologie de collecte de données et les initiatives telles que la science participative représentent des étapes importantes pour traiter les observations d’UAP avec objectivité et précision.
D. Les PAN et le public
La façon dont les rapports d’observations de PAN sont présentés et diffusés influence considérablement la perception du public. Certaines observations suscitent une large attention, alimentée par des témoignages convaincants, des preuves documentées ou des circonstances extraordinaires. La couverture médiatique et la culture populaire ont également façonné ces récits, inscrivant certains cas dans la mémoire collective. En particulier, des observations canadiennes bien documentées, comme la rencontre de Falcon Lake ou l’incident de Shag Harbour, sont devenues des références culturelles, commémorées non seulement dans les traditions locales, mais aussi par des initiatives comme les pièces de monnaie de la Monnaie royale canadienne sur le thème des PAN, comme nous le verrons plus loin.
Malgré l’intrigue, le discours autour des PANs est souvent fragmenté, avec des mécanismes de signalement incohérents et des niveaux de crédibilité variables selon les sources. La montée des théories du complot, de la désinformation et du sensationnalisme peut encore brouiller les pistes, rendant plus difficile pour le public de distinguer le vrai du faux.
Cette section explore la relation complexe entre les observations de PAN, la couverture médiatique et la perception du public. Elle examine la façon dont certaines observations gagnent en notoriété, le rôle des médias dans la formation des perceptions et les implications culturelles et scientifiques plus larges de ces phénomènes. Elle offre également un aperçu de l’histoire des signalements de PAN au Canada.
Désinformation et mésinformation dans le débat public sur les PAN
Face à la fascination, à la complexité et à l’incertitude croissantes du domaine des PAN, celui-ci connaît également une montée de la mésinformation et de la désinformation. Ces défis impactent considérablement le paysage numérique actuel, influençant l’opinion publique et la prise de décision. Les fausses informations se propagent via une interaction complexe entre les réseaux sociaux, les sites d’information en ligne, les médias traditionnels et les événements publics. De fait, les interactions sur ces canaux peuvent amplifier la désinformation, rendant difficile pour le public de distinguer les informations fiables des spéculations, des mensonges ou du sensationnalisme. L’implication de sources crédibles, notamment les agences gouvernementales et la communauté scientifique, est cruciale pour combler ce vide informationnel. Pour y parvenir, un cadre clair et transparent de communication et d’analyse des données doit être établi.
Le projet Sky Canada a examiné les pratiques gouvernementales actuelles en matière de signalement des PAN afin de déterminer dans quelle mesure ces pratiques pourraient résoudre deux types de problèmes liés à l’information : la mésinformation et la désinformation. La mésinformation désigne des informations inexactes ou fausses qui circulent involontairement dans la sphère publique, souvent longtemps après qu’elles ont été prouvées fausses, tandis que la désinformation désigne des informations fausses visant délibérément à induire les gens en erreur.
Ces dernières années, la désinformation, la mésinformation et les théories du complot ont de plus en plus retenu l’attention des chercheurs de divers domaines (communication, économie, journalisme, marketing, philosophie, psychologie, sciences politiques, sociologie, etc.). L’un des principaux enseignements de ces recherches est l’importance de fournir rapidement des explications claires pour contrer, ou du moins réduire, la propagation d’idées trompeuses.
Dans le monde actuel de surcharge d’informations, les lacunes en matière d’information sont souvent rapidement comblées par la désinformation ou la mésinformation.Note de bas de page9Lorsque les gens ressentent de l’incertitude ou de la peur, ils sont plus susceptibles de chercher des explications pour reprendre le contrôle de leur situation.Note de bas de page10La désinformation fournit des explications fausses, mais parfois réconfortantes, qui peuvent être séduisantes, même si elles ne reposent sur aucun fait. Les gens peuvent rechercher des explications qui confirment leurs croyances, les conduisant potentiellement à accepter des conclusions biaisées ou des théories du complot.Note de bas de page11.
Des recherches ont montré que les théories du complot sont contagieusesNote de bas de page12Une fois ancrées, elles sont difficiles à démystifier. Il existe un biais cognitif qui pousse les gens à croire la première information entendue, même si elle s’avère fausse par la suite.Note de bas de page13Les stratégies réactives comme la démystification (tenter de réfuter la désinformation) ou la riposte ont tendance à être moins efficaces que les stratégies préventives.Note de bas de page14. Une telle prévention, également appelée « pré-intoxicant », semble être l’approche la plus efficace.Note de bas de page15Il s’agit de fournir des informations correctes à l’avance pour éviter la propagation de faussetés.
Les fausses histoires se propagent souvent plus vite que les corrections factuelles, car elles sont généralement plus convaincantes émotionnellement. Par conséquent, l’inaction n’est jamais la meilleure option.Note de bas de page16Un dialogue ouvert et transparent avec le public, notamment avec des personnalités de confiance comme les scientifiques, est essentiel pour combler les lacunes en matière d’information et renforcer la confiance dans les institutions. Lorsque les citoyens font confiance aux sources d’information, ils sont moins susceptibles d’adhérer aux théories du complot.Note de bas de page17Cela souligne la nécessité d’une source d’information fiable et crédible sur les PAN, capable de fournir rapidement et précisément des explications aux témoins, aux médias et au grand public.
Une autre préoccupation majeure concerne le rôle de la technologie dans l’accélération de la diffusion de fausses informations. Les plateformes de médias sociaux, les algorithmes de recommandation et les technologies de deepfake rendent de plus en plus difficile la distinction entre réalité et fiction. En fin de compte, la lutte contre la mésinformation et la désinformation exige une combinaison d’éducation aux médias, d’utilisation responsable des technologies et d’efforts proactifs de vérification des faits, tant de la part des individus que des institutions. L’implication de sources crédibles, notamment des agences gouvernementales et de la communauté scientifique, peut contribuer à combler le vide informationnel dans la sphère publique. Pour ce faire, un cadre clair et transparent de communication et d’analyse des données doit être mis en place.
Observations de PAN dans les médias et le public
Les observations publiques de phénomènes aériens non identifiés peuvent être déroutantes pour les personnes qui en font l’expérience, les incitant à rechercher des informations et des réponses. Si cette recherche peut ouvrir les esprits au raisonnement scientifique, elle peut aussi les exposer à la désinformation et aux théories du complot, surtout s’ils ne savent pas quelles organisations fiables peuvent les aider.
Bien que la plupart des signalements d’observations de PANs suscitent peu d’intérêt, certains deviennent célèbres. Les observations documentées par vidéo ou photographie, réalisées par des témoins de première ligne comme des policiers ou des militaires, ou partagées par plusieurs témoins indépendants, tendent à être considérées comme plus crédibles. Les caractéristiques de vol qui semblent défier les lois connues de la physique suscitent l’intérêt du public. Les observations qui se produisent sur de longues périodes, sur de vastes zones géographiques ou en plein jour sont plus remarquables. Lorsque les observations rapportées alimentent la couverture médiatique, incitent les gouvernements à agir ou à mener des recherches scientifiques, ou imprègnent la culture populaire par le biais de films ou de livres, elles peuvent s’ancrer dans la mémoire collective.
Les cinq observations suivantes comptent parmi les cas de PAN les plus connus signalés au Canada au cours des dernières décennies et ont été commémorées par la Monnaie royale canadienne sur des pièces de monnaie :
20 mai 1967, près de Falcon Lake, Manitoba : Stefan Michalak, qui prétendait avoir rencontré un OVNI atterri alors qu’il prospectait des minéraux, aurait été brûlé par une explosion de gaz chaud ou d’air.
4 octobre 1967, Shag Harbour, Nouvelle-Écosse : Des témoins ont rapporté avoir vu une rangée de lumières descendre et pénétrer dans l’eau. Les équipes d’urgence, dont la GRC et la Garde côtière, sont intervenues, supposant un accident d’avion, mais aucune épave n’a été retrouvée.
26 octobre 1978, près de Clarenville, Terre-Neuve-et-Labrador : Plusieurs témoins, dont un agent de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), ont rapporté avoir vu un objet ovale au-dessus du port. Aucune preuve matérielle n’a été trouvée.
7 novembre 1990, Montréal (Québec) : Un important phénomène lumineux de forme ovale a été observé en soirée au-dessus de la piscine sur le toit de l’hôtel Bonaventure par une quarantaine de témoins, dont des journalistes et des policiers. Les contrôleurs aériens ont confirmé l’absence d’activité radar dans le secteur.
11 décembre 1996, Yukon : Au moins 31 personnes, réparties dans quatre régions du Yukon, ont signalé avoir aperçu une rangée de lumières dans le ciel, que plusieurs ont décrite comme ressemblant à un vaisseau spatial. Le phénomène a ensuite été observé par plusieurs autres personnes à différents endroits.
Observations de PAN au Canada : incidence et signalement
Étant donné le caractère éphémère des observations de PAN, leur signalement et leur analyse peuvent mobiliser des personnes et des institutions très différentes, souvent de manière aléatoire. Les observations de PAN peuvent provenir de sources diverses, notamment de simples citoyens, de pilotes de ligne et de militaires, et peuvent être signalées à différentes autorités selon les circonstances.
L’incidence des observations d’OVNI a été analysée au fil des ans par divers organismes de sondage et chercheurs. En 1974, Gallup a mené ce qui pourrait bien être le premier sondage auprès du public canadien sur les OVNI. Les résultats ont montré que 67 % des répondants avaient entendu parler d’OVNI, tandis que 8 % croyaient en avoir vu un.Note de bas de page18En 1978, 81 % des Canadiens avaient entendu parler des OVNI, tandis que 10 % pensaient en avoir vu un.
L’enquête Earnscliffe 2024 pour le projet Sky Canada a révélé que 27 % des 1 008 répondants ont déclaré avoir observé un objet ou un phénomène dans le ciel qu’ils ne pouvaient pas identifier, 11 % affirmant avoir fait une telle observation au cours de la dernière année (voir l’annexe B ).
Selon les données publiées par un certain nombre d’organisations, on peut estimer qu’entre 600 et 1 000 cas d’observations de PAN sont signalés chaque année au Canada.Note de bas de page19Note de bas de page20En l’absence d’un organisme unique de collecte de données, le nombre et la nature de ces observations ne peuvent être établis de manière concluante pour de nombreuses raisons, notamment la possibilité qu’une même observation soit signalée séparément par plusieurs organismes. Il est donc difficile d’avoir une idée précise de l’ampleur du phénomène.
Au Canada, la plus longue et la plus reconnue des collections d’observations d’OVNI est « The Canadian UFO Survey », produite par un groupe de bénévoles manitobains appelé Ufology Research, dirigé par M. Chris Rutkowski. En 2023, 570 signalements d’OVNI ont été recensés ; depuis 1989, plus de 24 000 signalements canadiens ont été répertoriés. Les principales sources de cette collection comprennent d’autres organisations ufologiques, comme le National UFO Reporting Center (NUFORC), basé aux États-Unis, ainsi que des cas signalés directement à Ufology Research et des organismes gouvernementaux canadiens. Il convient de noter que les données d’une autre organisation, MUFON Canada, n’étaient pas disponibles pour Ufology Research en 2023 (le MUFON a signalé séparément 321 cas en 2023), ce qui suggère que la liste pourrait être incomplète. L’enquête menée par Earnscliffe en 2024 suggère également que le nombre d’observations pourrait être plus élevé.
Bien que les progrès technologiques et la recherche scientifique aient amélioré notre capacité à enquêter sur les PAN, l’absence de mécanismes de signalement normalisés, la collecte de données fragmentée et la propagation de fausses informations compliquent les efforts visant à évaluer correctement le nombre de cas d’PAN au Canada chaque année.
E. Méthodologie et résultats
Le Bureau de la conseillère scientifique en chef (BCSA) a recueilli des renseignements auprès des ministères et organismes fédéraux, des intervenants, des experts et d’autres organisations sur le traitement des observations de PAN signalées par le public au Canada. Les principales organisations et personnes consultées sont énumérées à l’annexe A. Nous avons également examiné des documents publics, comme des données historiques sur les PAN, ainsi que des rapports et des enquêtes sur les PAN. Nous avons notamment examiné les pratiques et les archives historiques, ainsi que les procédures et les défis actuels liés à la collecte et à l’analyse de données fiables.
Enfin, nous avons examiné les approches adoptées par quelques autres pays pour les comparer avec le Canada et rechercher les meilleures pratiques.
L’histoire des signalements de PAN au Canada
Au Canada, les PAN peuvent être signalés par de multiples canaux impliquant les organismes fédéraux, provinciaux et de la société civile. Au niveau fédéral, Transports Canada gère le Système de rapports quotidiens d’événements de l’aviation civile (SRAPEC) pour les incidents affectant la sécurité aérienne, y compris les observations de PAN. L’Aviation royale canadienne (ARC) et le ministère de la Défense nationale surveillent également l’activité aérospatiale et peuvent recevoir des rapports par l’intermédiaire de leurs réseaux opérationnels.
Historiquement, le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) a recueilli et étudié les signalements de PAN de 1967 jusqu’aux années 1990. De plus, les organismes d’application de la loi comme la Gendarmerie royale du Canada (GRC), la Police provinciale de l’Ontario (OPP) et la Sûreté du Québec (SQ) peuvent également servir de points de contact pour les observations de PAN, notamment dans les cas impliquant la sécurité publique. Des organisations de la société civile, comme Ufology Research of Manitoba et MUFON Canada, compilent et analysent les données de PAN recueillies auprès des citoyens. De plus, les observatoires locaux, les établissements universitaires et les groupes d’astronomie amateur servent parfois de canaux informels pour signaler et analyser des observations aériennes inconnues.
Ces diverses voies illustrent l’absence d’un système cohérent et normalisé de signalement et de suivi des phénomènes PAN au Canada. La section suivante présente les principales informations recueillies au cours du projet.
gouvernement fédéral
L’histoire du signalement des PAN au sein du gouvernement fédéral s’étend sur plusieurs décennies, mais comprend de longues périodes d’activité minimale, voire inexistante. De plus, différents ministères fédéraux y ont été impliqués de manière transitoire, transférant souvent la responsabilité à d’autres organismes fédéraux.
En 1950, le ministère des Transports autorisa l’un de ses ingénieurs, Wilbert Smith, à effectuer des recherches à temps partiel pour déterminer si certains ovnis pouvaient utiliser la puissance du champ magnétique terrestre comme source de propulsion. Ce projet fut baptisé « Projet Magnet ».Note de bas de page21, et Smith a progressivement élargi son champ d’action pour inclure des enquêtes sur la validité des observations d’OVNI. À un moment donné, Smith a lancé un ballon au-dessus d’Ottawa pour surveiller les reportages du public et des médias sur l’événement. Il a également établi un observatoire d’OVNI en périphérie d’Ottawa. Bien que ses efforts pour détecter les OVNI aient été infructueux, ils ont suscité l’intérêt des médias, ainsi qu’une attention indésirable pour le ministère. Incapable de convaincre ses collègues du bien-fondé de ses recherches, Smith a dû poursuivre ses travaux en privé après que le ministère des Transports a mis fin au projet Magnet en 1954.
En 1952, le Conseil de recherches pour la défense (CRD), alors organisme scientifique militaire du Canada au sein du ministère de la Défense nationale (MDN), a mis sur pied un comité appelé Projet Second Storey afin d’examiner les cas de survols de « soucoupes volantes » au-dessus du territoire canadien, signalés par différentes branches des forces armées. Le comité était présidé par Peter Millman, astronome au Conseil national de recherches du Canada (CNRC) ; il comprenait des membres de divers services du renseignement militaire canadien et d’autres organismes gouvernementaux. Le comité n’a pas enquêté sur les observations d’OVNI, mais a élaboré un formulaire normalisé.Note de bas de page22pour faciliter le signalement des ovnis dans les différents services gouvernementaux. Ce formulaire n’a jamais été largement adopté ni utilisé. Le comité a tenu six réunions entre 1952 et 1954 et a conclu que « les ovnis ne constituaient ni une menace pour la sécurité, ni un intérêt scientifique ».Note de bas de pagebIl a recommandé de mettre fin à toutes les enquêtes menées par l’armée canadienne.
Entre 1954 et 1967, des rapports publics ont continué d’être soumis à divers ministères et organismes fédéraux, dont la Gendarmerie royale du Canada, Transports Canada et le ministère de la Défense nationale, ainsi qu’aux services de police locaux et à des entités non fédérales. Ces organismes menaient parfois des enquêtes ou consignaient les observations à des fins de conservation.
En 1967, sur recommandation du ministre de la Défense nationale, la responsabilité de la surveillance des signalements d’ovnis fut transférée au CNRC, qui devint alors le principal service de réception des signalements d’ovnis du public. Ce transfert de responsabilité incluait la déclassification du projet Second Storey du MDN et du projet Magnet du ministère des Transports, ainsi que la prise en charge de la gestion des signalements d’ovnis antérieurs. Selon le CNRC, jusqu’en 1995, il était officiellement chargé de recueillir des informations sur les ovnis auprès du public, des municipalités et d’autres ministères fédéraux comme la GRC et le MDN. Le Dr Peter Millman, chargé d’enquêter et de répondre aux questions du CNRC, fournissait souvent des explications (étoiles, planètes, météores, phénomènes optiques, par exemple) pour les observations soumises par le public. La plupart des signalements d’ovnis reçus par le CNRC, mais pas tous, étaient compilés dans ce qui allait devenir le fichier des « Observations non météorologiques ».
En 1995, le CNRC a cessé de recueillir les rapports d’ovnis. Tous les documents connexes ont été transférés à ce qui est aujourd’hui Bibliothèque et Archives Canada (BAC), qui conserve actuellement ces archives. La collection de documents sur les ovnis de BAC, estimée à 15 000 pages, dont quelque 9 500 ont été numérisées, est accessible au public et fournit des renseignements précieux sur l’histoire des observations d’ovnis et la réponse du gouvernement canadien à ces observations. Quant aux archives personnelles du Dr Millman, accessibles au public par l’intermédiaire du service d’archivage du CNRC, elles ne contiennent que peu de documents liés au sujet des ovnis.
L’histoire du signalement des PAN au sein du gouvernement fédéral canadien témoigne d’un niveau d’intérêt et de responsabilité fluctuant au fil du temps, divers ministères et organismes s’engageant par intermittence dans des enquêtes. Depuis les premières initiatives comme le projet Magnet et le projet Second Storey jusqu’au transfert ultérieur du signalement des OVNIs au Conseil national de recherches du Canada, l’approche gouvernementale a évolué, mais a souvent manqué de continuité et de cohérence. Ces efforts ont été façonnés par une combinaison de curiosité scientifique, d’intérêt public et de prudence institutionnelle. Si des projets comme ceux menés par Wilbert Smith et le Dr Peter Millman cherchaient à fournir des cadres scientifiques pour comprendre les observations de PAN, ils se sont heurtés au scepticisme des cercles gouvernementaux et ont souvent peiné à gagner du terrain. L’adoption limitée de mécanismes de signalement normalisés et l’arrêt des enquêtes officielles en 1995 ont marqué un déclin de l’implication fédérale.
Aujourd’hui, l’héritage de ces efforts est préservé grâce à des archives comme celles de Bibliothèque et Archives Canada, qui constituent une ressource précieuse pour comprendre le contexte historique de la question des PAN au Canada. Ces documents mettent en lumière les défis que représente l’équilibre entre l’intérêt public, la recherche scientifique et les priorités gouvernementales pour aborder un sujet complexe et souvent mal défini. Si l’intérêt pour les PANs ne faiblit pas, ces leçons historiques soulignent l’importance de la transparence, de la collaboration et d’une approche rigoureuse pour les recherches futures.
Consultations avec les ministères et organismes fédéraux
Le projet Ciel Canada visait à mieux comprendre la situation au Canada en identifiant les organisations canadiennes qui reçoivent habituellement des signalements de PAN et en examinant si et comment elles recueillent, enquêtent et suivent ces signalements. L’OCSA a consulté et recueilli ces renseignements auprès des ministères et organismes fédéraux, ainsi qu’auprès de plusieurs organisations non gouvernementales et de particuliers intéressés par les PAN. Il convient de noter que la participation à ces consultations était entièrement volontaire. Le type de réponse et le niveau d’engagement variaient d’une organisation à l’autre, mais en général, l’équipe a pu rencontrer et échanger avec des représentants de haut rang de toutes les organisations contactées. La liste des organisations et des particuliers consultés figure à l’annexe A.
Des questions précises ont été posées aux ministères et organismes fédéraux afin de comprendre leur rôle, le cas échéant, dans la gestion des signalements de PAN. Plus précisément, on leur a demandé si le public canadien communiquait avec leur organisation pour signaler des observations de PAN. Si oui, à quelle fréquence, quel suivi était effectué et comment l’information était-elle protégée.
Ces consultations ont révélé que les ministères et organismes fédéraux reçoivent des informations et des rapports d’observation de PAN de la part de leurs parties prenantes et du public. Cependant, peu de ces organisations enquêtent actuellement sur ces observations, sauf si elles relèvent d’aspects spécifiques de leurs mandats respectifs, comme la sécurité nationale, la sécurité des transports ou la sécurité publique, et ces cas sont assez rares. De plus, la plupart des ministères ne compilent pas les rapports qu’ils reçoivent, ce qui rend difficile la communication d’informations sur le nombre de signalements ou le type de réponses apportées aux témoins.
Les réponses des ministères et organismes fédéraux qui ont reçu des informations relatives aux PAN sont résumées ci-dessous, ainsi que les informations provenant des médias et de sources en ligne.
Transports Canada (TC) et NAV CANADA
Transports Canada est le ministère fédéral responsable des transports routier, ferroviaire, maritime et aérien. Sa Direction générale de l’aviation civile recueille des rapports sur divers incidents (y compris les observations de PAN) auprès des pilotes, des contrôleurs aériens et du public. Ces rapports sont diffusés publiquement par l’intermédiaire du Système de rapports quotidiens d’événements de l’aviation civile (SRELAC), accessible sur le site web du SRELAC de Transports Canada.Note de bas de page23Plus précisément, le CADORS recueille et diffuse des renseignements de base sur les incidents impliquant des aéronefs immatriculés au Canada dans les aéroports canadiens, dans l’espace aérien souverain du Canada et dans l’espace aérien international dont le Canada a accepté la responsabilité.
NAV CANADA est une société privée sans but lucratif; elle est le fournisseur de services de navigation aérienne du Canada depuis 1996. Elle supervise l’activité de la circulation aérienne grâce à un réseau sophistiqué de centres de contrôle régional, de tours de contrôle de la circulation aérienne (ATC), de stations d’information de vol, de centres de maintenance, de centres d’information de vol et d’aides à la navigation partout au pays.
En cas d’observation d’un PAN, les pilotes signalent généralement leur observation à la tour de contrôle, à la station d’information de vol (SIF) ou à une autre unité de contrôle de la circulation aérienne (ACA) la plus proche. Ces unités déposent un rapport d’événement aéronautique (REA) auprès de NAV CANADA, qui est ensuite transmis à l’équipe CADORS de Transports Canada pour évaluation et traitement.
Les signalements d’observations de PAN par le public peuvent également être transmis à Transports Canada par l’intermédiaire de l’application en ligne de signalement d’incidents aériens. Les signalements ainsi transmis peuvent également être publiés dans le CADORS, à condition qu’ils répondent aux critères d’inclusion.
Les analystes de Transports Canada utilisent ces rapports de PAN pour créer un enregistrement CADORS basé sur les détails de l’événement. Ces événements sont ensuite classés comme « événements » dans CADORS, selon les informations fournies : « Observation de ballon météorologique, de météore, de fusée, d’OVNI et de renseignements » ; « Interférence laser » ; ou « Autres incidents opérationnels ».
L’examen des rapports CADORS permet d’assurer le suivi des événements à risque élevé tout en recherchant les tendances et les risques émergents grâce à une analyse globale effectuée par Transports Canada. Un suivi plus approfondi peut être effectué par divers organismes, dont Transports Canada, NAV CANADA, le Bureau de la sécurité des transports du Canada et le Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD).
NAV CANADA fournit environ 80 % des renseignements sur les événements aéronautiques dans chaque enregistrement CADORSNote de bas de page24. D’autres sources d’information utilisées pour créer ou compléter un dossier CADORS comprennent les renseignements reçus du Bureau de la sécurité des transports (BST), de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), des exploitants d’aéronefs et d’autres organismes.
NAV CANADA est également responsable de la collecte, de l’évaluation et de la diffusion de messages spéciaux appelés NOTAMNote de bas de pagecLes NOTAM sont des avis à court terme déposés par NAV CANADA pour alerter les pilotes d’aéronefs de dangers potentiels le long d’une route de vol ou à des endroits qui pourraient affecter un vol, comme la présence d’animaux sauvages, un avertissement de cendres volcaniques, des satellites, un lancement de fusée, une tempête solaire, etc.
En janvier 2024, CTVNews.caNote de bas de page25Rapportés dans la base de données CADORS en ligne de Transports Canada, ils n’ont recensé que 17 événements signalés par des pilotes en 2023 pouvant être considérés comme des PAN.Note de bas de page26, couvrant tous les types d’événements et d’observations. Ainsi, les observations de PAN ne représentent qu’une très faible proportion (environ 0,08 %) de tous les incidents signalés par les pilotes. Elles sont si rares dans le CADORS que Transports Canada n’est pas incité à consacrer du temps et des efforts à les expliquer. En fait, lorsque de tels incidents ne soulèvent pas de graves préoccupations en matière de sécurité, les autorités canadiennes n’enquêtent pas davantage.
Garde côtière canadienne (GCC)
La Garde côtière canadienne (GCC) est un organisme de service spécial de Pêches et Océans Canada. Sa mission est d’assurer la sécurité des marins dans les eaux canadiennes, de protéger le milieu marin canadien et de favoriser la sécurité et l’efficacité du commerce maritime. La GCC reçoit rarement des signalements de PAN, bien qu’elle dispose de procédures de traitement de ces signalements. Dans le cadre de son Avis aux navigateurs annuel,Note de bas de page27, procédures sur ce que l’on appelle les observations de renseignements vitaux , tout objet aquatique qui semble hostile, suspect ou non identifié doit être signalé et traité comme un « MERINT »Note de bas de pagedLes messages MERINT sont transmis à la station de la Garde côtière canadienne ou américaine la plus proche ou la plus pratique. De 2010 à 2022, seuls deux rapports MERINT ont été transmis, tous deux à la région Ouest de la GCC.
Ministère de la Défense nationale (MDN)
Le projet Ciel Canada se concentre principalement sur les aspects civils des observations de PAN au Canada, excluant les observations et les processus militaires. Néanmoins, des réunions ont eu lieu avec des représentants du ministère de la Défense nationale, du Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD), des Forces armées canadiennes et de Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC) afin de discuter des objectifs du projet Ciel Canada et de recueillir toute information qu’ils souhaitaient partager.
RDDC, l’organisme de recherche scientifique du MDN, a informé l’OCSA qu’il n’a pas de programme officiel sur les PAN et qu’il n’a ni la capacité ni le mandat de recueillir, de recevoir ou d’analyser les rapports des citoyens sur les PAN.
L’Aviation royale canadienne (ARC) n’enquête généralement pas sur les observations de phénomènes inexpliqués, sauf dans le cadre d’une enquête sur des menaces ou des situations de détresse potentielles. L’ARC collabore avec la Federal Aviation Administration des États-Unis et Transports Canada pour faire respecter les règlements en matière de sécurité.
Les médias ont rapporté que l’ARC avait représenté les Forces armées canadiennes lors d’une réunion d’information du Groupe des cinq sur les PAN en mai 2023. Cette réunion informelle était organisée par les États-Unis au Pentagone, où une présentation sur les PAN a été faite par le Bureau de résolution des anomalies dans tous les domaines (AARO) des États-Unis. Bien que les détails de la réunion demeurent confidentiels, elle a été présentée comme un moyen de renforcer la coopération en matière de signalement et d’analyse des observations inexpliquées. L’OCSA n’a pas pu accéder à des informations de première main sur cette réunion.
Conseil national de recherches du Canada (CNRC)
Comme mentionné précédemment, de 1967 à 1995, le CNRC était le principal organisme fédéral responsable de la réception des rapports d’observation de PAN au Canada. Au CNRC, ces rapports étaient compilés par l’Institut Herzberg d’astrophysique et conservés sous la responsabilité du Dr Peter Millman, dans ses rapports de cas d’« observations non météoritiques », terme désignant les cas non liés aux météores. Les dossiers rassemblés par le CNRC ont été transférés à Bibliothèque et Archives Canada (BAC) en 1995, où ils sont accessibles au public.
Le CNRC continue de recevoir occasionnellement des demandes d’information sur des documents archivés relatifs aux PANs. Selon ses archives, il a traité une quarantaine de demandes (observations, questions, demandes des médias, etc.) liées aux PANs au cours de la dernière décennie. Ces demandes ont été transmises à d’autres ministères, comme Transports Canada et BAC, ainsi qu’à des clubs d’astronomie locaux, comme les centres de la Société royale d’astronomie du Canada.
Bibliothèque et Archives Canada (BAC)
La collection de documents gouvernementaux sur les PAN de la BAC comprend des dossiers de 1947 à 1995 provenant principalement de quatre organisations fédérales :
le ministère de la Défense nationale;
le ministère des Transports;
le Conseil national de recherches du Canada; et
la Gendarmerie royale du Canada.
Les archives de BAC comprennent de la correspondance, des rapports, des notes de service et des formulaires de procédure. Certaines portent sur des observations d’OVNI spécifiques, tandis que d’autres traitent des processus généraux de signalement ou des politiques de documentation des phénomènes. Ces dossiers ont servi à de multiples fins, notamment pour expliquer des observations aériennes inhabituelles, enquêter sur certaines observations ou répondre aux demandes de renseignements du public.
L’ensemble de la collection de BAC (plus de 15 000 pages) est accessible au public. Les utilisateurs peuvent trouver ces documents grâce aux outils de recherche en ligne de BAC en utilisant des mots-clés comme « OVNI » ou « non météoritique » et en déposant une demande auprès de BAC. Un sous-ensemble des documents numérisés (environ 9 500 pages) est directement accessible en ligne dans les archives numériques de BAC sur le site Web de Patrimoine canadien . Pour mettre en valeur cette collection, BAC a organisé en 2005 une exposition en ligne intitulée « Les OVNI du Canada : À la recherche de l’inconnu ».Note de bas de page28.
De nombreux chercheurs et auteurs ont exploité la collection de documents sur les OVNIs de BAC pour rédiger des ouvrages sur divers sujets connexes, notamment, plus récemment, Matthew Hayes pour Search for the Unknown: Canada’s UFO Files and the Rise of Conspiracy Theory (2022) et Chris Rutkowski pour Canada’s UFOs: Declassified (2022). Ces ouvrages mettent en lumière la richesse des ressources disponibles dans les documents de BAC sur les PANs et leur utilité pour comprendre les réponses gouvernementales et sociétales inspirées par ces phénomènes.
Gendarmerie royale du Canada (GRC) et forces de police provinciales et locales
La plupart des municipalités et des provinces canadiennes ne disposent pas de leurs propres services de police ; elles dépendent de la Gendarmerie royale du Canada (GRC). La GRC dessert environ 73 % du territoire canadien et détient un mandat d’enquête fédéral à l’échelle du pays. Par conséquent, la GRC reçoit des signalements de PAN de la part du public partout au Canada. Cependant, elle n’enquête généralement pas sur les observations de PAN, car ses activités se concentrent sur la sécurité publique et les enquêtes criminelles.
À l’heure actuelle, la GRC n’a pas de politique officielle concernant la collecte ou la diffusion des signalements de PAN. Par conséquent, il n’existe pas de système de classification propre aux PAN. Ces signalements sont généralement classés comme des incidents non criminels en vertu de la Loi sur l’aéronautique (autres activités ). Cette classification englobe également diverses autres observations de navires dans l’espace aérien canadien, comme les drones.
Lorsque des membres du public contactent la GRC, la nature de l’appel est évaluée et classifiée avant toute enquête. Cependant, aucune directive spécifique n’est fournie aux agents d’appels ou aux membres de la GRC concernant les signalements de PAN. Les appels peuvent être classés comme « véhicule suspect », par exemple, et se perdre dans un grand nombre de signalements autres que des PAN. Il était donc impossible pour la GRC de fournir des statistiques sur les signalements de PAN.
Historiquement, la GRC a mené des enquêtes sur les « objets volants non identifiés », et bon nombre de ces documents ont été déclassifiés et sont accessibles au public par l’intermédiaire de Bibliothèque et Archives Canada.
Lors des consultations avec l’OCSA, la GRC a reconnu l’intérêt croissant du public pour les PAN et la prolifération de fausses informations à ce sujet. Elle a souligné l’intérêt potentiel d’un bureau dédié, chargé de fournir des informations factuelles et de centraliser les signalements de PAN. Cela permettrait à la GRC de se concentrer sur les enquêtes criminelles et les menaces à la sécurité publique.
De plus, la GRC coordonne ses activités avec les services de police provinciaux et municipaux, au besoin. La mission première de ces services de police locaux et provinciaux est d’assurer la sécurité publique et ils abordent généralement les appels liés aux PAN dans cette optique. Les consultations de la GRC avec ces organisations ont révélé l’absence de systèmes normalisés de collecte et d’organisation des signalements de PAN, ainsi que de politiques officielles concernant ces incidents. À l’instar de la GRC, ces services de police locaux et provinciaux ont reconnu les avantages potentiels d’un organisme centralisé auquel les observations locales de PAN pourraient être transmises.
Agence spatiale canadienne (ASC)
La mission de l’Agence spatiale canadienne (ASC) est de promouvoir l’utilisation et le développement pacifiques de l’espace, de faire progresser la connaissance de l’espace par la science et de veiller à ce que les sciences et technologies spatiales procurent des avantages sociaux et économiques aux Canadiens. L’ASC n’intervient actuellement pas dans les dossiers liés aux PAN et ne recueille pas de rapports d’observation de PAN. Si des citoyens contactent l’ASC au sujet des PAN, que ce soit pour obtenir des renseignements ou signaler une observation, ils seront informés que ce type de service n’est pas disponible. La compétence de l’ASC concerne les questions spatiales, et non les activités dans l’atmosphère terrestre (où se produisent la plupart des cas de PAN).
Environnement et Changement climatique Canada (ECCC)
Le Service météorologique du Canada (SMC), qui fait partie d’Environnement et Changement climatique Canada (ECCC), fournit des services et des renseignements météorologiques et environnementaux aux Canadiens. Le SMC reçoit de nombreuses demandes de renseignements concernant les caractéristiques météorologiques, la météo, la quantité d’eau, la glace, la qualité de l’air et le climat, ainsi que les instruments et les données qu’il gère. Certaines de ces demandes concernent les lignes de nuages qui se forment fréquemment derrière les aéronefs en vol, communément appelées traînées de condensation ou traînées de condensation. Ces traînées sont principalement composées de vapeur d’eau qui se condense et gèle dans la haute atmosphère froide, créant des traînées visibles dans le ciel. Ce sujet fait souvent l’objet de spéculations, car il est souvent associé à des théories du complot qui impliquent généralement des allégations de programmes gouvernementaux secrets, comme la géo-ingénierie ou la dispersion chimique, et qui relient parfois ces traînées à des PAN.
Bien que le MSC réponde à toutes les demandes, il ne catalogue, ne collecte, n’analyse ni ne gère les nombreuses demandes reçues. Des réponses standard peuvent être utilisées pour les questions courantes. ECCC exploite également une application météorologique qui fournit au public des explications scientifiques sur les phénomènes météorologiques. Le MSC a déclaré que ses ressources sont entièrement dédiées aux prévisions météorologiques et qu’il n’est pas en mesure d’assumer des responsabilités supplémentaires telles que l’analyse des rapports de PAN.
* * *
Les consultations menées par l’OCSA auprès des ministères et organismes fédéraux fournissent un aperçu précieux de l’état actuel du signalement et de la gestion des PAN au Canada. Bien que certains ministères, comme Transports Canada, aient mis en place des mécanismes de collecte et d’analyse des données relatives aux PAN, la plupart des organisations n’enquêtent pas sur les observations, sauf si elles recoupent leurs mandats spécifiques, comme la sécurité nationale ou la sécurité des transports. L’absence de compilation centralisée des données et de processus de signalement normalisés complique l’identification des tendances et la réalisation d’analyses exhaustives des signalements de PAN.
Groupes et organisations UAP dirigés par des citoyens
Si les efforts gouvernementaux pour étudier et cataloguer les observations de PAN ont fluctué au fil du temps, les initiatives citoyennes sont restées constantes. En comblant les lacunes laissées par les agences fédérales et en exploitant les sources accessibles au public, les initiatives citoyennes continuent de jouer un rôle indispensable dans l’étude des PAN, en maintenant un engagement constant en faveur de la transparence et de l’investigation, avec différents degrés de rigueur.
Parmi les contributeurs les plus éminents de ce domaine figure Chris Rutkowski, dont la passion pour la recherche sur les observations d’OVNI a débuté en 1975, alors qu’il était étudiant en physique et en mathématiques. Au fil des décennies, Rutkowski s’est tourné vers la communication scientifique à l’Université du Manitoba et l’expérience acquise au cours de sa longue carrière a consolidé son rôle de figure clé de la recherche sur les ovnis. M. Rutkowski est cofondateur d’Ufology Research et, en 1989, lui et ses collègues ont commencé à publier le Canadian UFO Survey , une revue annuelle qui recense et analyse les observations d’OVNI au Canada. Ce rapport est toujours publié aujourd’hui.
En 1988, Rutkowski a rencontré Peter Millman, astronome et chercheur émérite du CNRC, à l’Institut Herzberg d’Ottawa. Après le décès de ce dernier, il a rencontré d’autres membres du personnel de l’Institut en 1995, où il a proposé de contribuer à la collecte des rapports d’ovnis, si nécessaire. Ainsi, Rutkowski a fini par recevoir des rapports directement d’organismes fédéraux comme le MDN et Transports Canada à partir de 2000. Cependant, en 2020, la soumission directe de rapports d’ovnis par les ministères fédéraux a considérablement diminué. À l’heure actuelle, Ufology Research inclut toujours des informations provenant de sources fédérales dans son enquête annuelle, mais s’appuie principalement sur des sources accessibles au public (p. ex., les rapports de l’aviation civile – décrits plus loin) et sur des informations obtenues grâce à des demandes officielles d’accès à l’information.
Aujourd’hui, le Canada, comme de nombreux autres pays, compte plusieurs organisations citoyennes qui se consacrent à la réception, à l’enquête et à la discussion des signalements de PAN. MUFON Canada est un organisme sans but lucratif qui s’appuie sur des bénévoles civils pour étudier les signalements de PAN.
Il existe également de nombreux groupes au niveau provincial. Par exemple, au Québec, il y a l’ Association québécoise d’ufologie (AQU), le Réseau OVNI-ALERTE (UFO-Alert Network), le Groupe d’Assistance et de Recherche sur les Phénomènes Aérospatiaux Non-identifiés (GARPAN), tandis qu’UFO*BC enquête sur les observations de la Colombie-Britannique et du Yukon.
Ces organisations et initiatives offrent des plateformes permettant de signaler les observations, de mener des enquêtes et de partager des informations. Certaines entretiennent des liens avec des organisations similaires dans d’autres pays. Leur existence témoigne d’une inégalité dans la manière dont les observations de PANs sont traitées par les autorités et la communauté scientifique. Cependant, leur manque de ressources financières limite leurs actions et les empêche d’offrir une gamme complète de services.
À titre individuel, plusieurs journalistes et commentateurs couvrent actuellement les questions liées aux PAN. Par exemple, Daniel Otis est un journaliste canadien reconnu pour ses reportages sur les PAN et les sujets connexes ces dernières années. Il a exploré divers aspects des PAN, notamment les enquêtes gouvernementales et militaires, ainsi que les perceptions du public. Ses articles examinent souvent les implications des observations de PAN et l’intérêt croissant du public et des autorités pour la compréhension de ces phénomènes.
Christian Page est un autre journaliste respecté dans ce domaine, connu pour ses recherches et ses écrits sur les PAN et le paranormal. Il a contribué aux discussions sur les implications des observations de PAN, notamment leur impact potentiel sur la science, les politiques gouvernementales et la perception du public. Page étudie fréquemment les liens entre la technologie, la défense et les phénomènes inexpliqués observés dans le ciel. Il a également plaidé pour la transparence et la poursuite des recherches sur les PAN, soulignant la nécessité d’une approche systématique pour comprendre ces phénomènes.
Ensemble, Otis, Page et d’autres jouent un rôle clé dans le débat public sur les PAN, chacun utilisant sa plateforme pour promouvoir une plus grande transparence, une plus grande responsabilité et une meilleure compréhension dans ce domaine en évolution.
Perspectives mondiales sur les signalements de PAN : un aperçu des approches nationales
L’étude des phénomènes aériens non identifiés suscite un intérêt croissant à l’échelle mondiale, les pays adoptant des approches différentes pour la collecte, l’analyse et la gestion des données sur les PAN. Historiquement, de nombreux pays, dont le Canada, abritaient des bureaux des PAN au sein de leur ministère de la Défense. Cependant, au fil du temps, ces bureaux ont été fermés et la responsabilité de la surveillance des PAN a été transférée à d’autres organisations.
Une analyse comparative a été menée afin d’examiner les pratiques en matière de PAN dans plusieurs pays comparables. Comme résumé ci-dessous, les stratégies employées par les différents pays varient et peuvent impliquer des entités gouvernementales et non gouvernementales, voire les deux.
Gestion des signalements de PAN dans les Amériques
États-Unis
Ces dernières années, le gouvernement américain a intensifié ses efforts de collecte et d’analyse de données relatives aux PAN. En avril 2020, le Département de la Défense américain (DOD) a publié trois vidéos d’UAP afin de « dissiper toute idée fausse du public quant à la véracité des images diffusées, ou quant à leur contenu. »Note de bas de page29Dans sa déclaration, la Marine a également noté que les « phénomènes aériens observés dans les vidéos restent qualifiés de « non identifiés ». La même année, le Pentagone a créé la Force opérationnelle sur les phénomènes aériens non identifiés.
Le 25 juin 2021, le Bureau du directeur du renseignement national des États-Unis a publié un rapport au Congrès américain intitulé « Évaluation préliminaire : phénomènes aériens non identifiés » examinant 144 rapports d’UAP militaires des dernières décennies.
L’intérêt et l’engagement accrus du gouvernement envers l’étude scientifique des PAN ont abouti à la création, en 2022, du Bureau de résolution des anomalies dans tous les domaines (AARO).Note de bas de page30au Pentagone. L’AARO a pour objectif d’enquêter sur les signalements gouvernementaux de PAN, d’améliorer la collecte de données, de normaliser les exigences de déclaration et d’atténuer les menaces potentielles pour la sûreté et la sécurité posées par les PAN. Sa mission est de « minimiser les surprises techniques et de renseignement en synchronisant les données scientifiques, de renseignement et de détection opérationnelle, l’identification, l’attribution et l’atténuation des phénomènes anormaux non identifiés à proximité des zones de sécurité nationale ». En février 2024, l’AARO a publié le premier volume (sur deux) d’une étude qui passe en revue l’ensemble des efforts et programmes d’enquête du gouvernement américain sur les PAN de 1945 à nos jours.Note de bas de page31.
Le 1er juin 2024, l’AARO a publié son deuxième rapportNote de bas de page32Sur 757 signalements de PAN entre le 1er mai 2023 et le 1er juin 2024, 174 cas ont été résolus, concernant des objets tels que des ballons, des oiseaux, des drones, des satellites et des aéronefs. Concernant les cas non résolus restants, l’AARO continue de collecter et d’analyser les informations en collaboration avec des partenaires militaires et techniques.
AARO souligne qu’à ce jour, ils n’ont découvert aucune preuve d’êtres, d’activité ou de technologie extraterrestres.
Parallèlement, la National Aeronautics and Space Administration (NASA) a mené une étude indépendante afin d’évaluer sa contribution aux efforts gouvernementaux en cours. Le rapport, publié en septembre 2023, s’est concentré sur la meilleure façon de collecter les données futures sur les PAN pour faire progresser son étude scientifique.Note de bas de page33Il définit également une approche multidimensionnelle de l’étude scientifique des PAN, reconnaissant la nécessité d’une collaboration entre différents secteurs et disciplines. À l’instar du rapport de l’AARO, l’examen des documents gouvernementaux non classifiés par l’équipe d’étude indépendante n’a révélé aucune preuve d’activité extraterrestre. Suite à la publication du rapport, la NASA a annoncé la création du poste de directeur de la recherche sur les phénomènes anormaux non identifiés, chargé d’approfondir l’étude et de coordonner les travaux de recherche relatifs aux PAN.
L’incursion de quatre ballons à haute altitude dans l’espace aérien nord-américain début 2023 a incité le président Biden à demander aux services de renseignement américains d’examiner de plus près la question des PAN. Il a chargé une équipe interinstitutions d’étudier les implications politiques plus larges pour la détection, l’analyse et la neutralisation des objets aériens non identifiés (OACI) présentant des risques pour la sécurité. Le président a également annoncé que ses services collaboreraient avec leurs homologues étrangers concernés afin de partager des informations et de recueillir leurs points de vue.Note de bas de page34.
Enfin, la loi sur la sécurité de l’espace aérien pour les AméricainsNote de bas de page35Le projet de loi a été présenté à la Chambre des représentants en janvier 2024. Il propose que la Federal Aviation Administration (FAA) élabore des procédures de signalement, de collecte, de stockage, d’enquête et d’analyse des incidents impliquant des PAN. La législation vise également à protéger les témoins – qui signalent des observations de PAN – contre des conséquences néfastes, telles qu’une disqualification médicale ou des représailles de la part de leur employeur ou du gouvernement, uniquement sur la base de leur signalement.
Mexique
La plupart des signalements d’observations de PAN au Mexique proviennent des médias, de chercheurs indépendants et des réseaux sociaux, qui jouent un rôle important dans la documentation et la diffusion d’informations sur ces événements. Bien qu’il n’existe pas d’organisme gouvernemental officiel dédié au signalement des PAN au Mexique, des interventions gouvernementales ont été observées. En septembre 2023, le Congrès mexicain a tenu des audiences sur les PAN, avec notamment une présentation de Jaime Maussan sur les corps momifiés d’extraterrestres. Ces preuves ont ensuite été réfutées par des scientifiques mexicains.Note de bas de page36L’Assemblée législative tenait des audiences pour discuter des actions et des politiques du gouvernement américain concernant les PAN.Note de bas de page37.
Chili
La SEFAA (Sección de Estudios de Fenómenos Aéreos Anómalos, ou Section d’étude des phénomènes aériens anormaux)Note de bas de page38, est l’organisme officiel chilien chargé de la collecte, de l’analyse et de l’étude scientifique des PAN. Il opère au sein de la Direction générale de l’aéronautique civile (DGAC) de l’armée de l’air chilienne. Sa mission principale est de recueillir des informations sur les observations d’UAV signalées par les équipages des compagnies aériennes ou le grand public. Ces informations sont analysées afin d’évaluer les risques potentiels pour la sécurité des opérations aériennes et la sécurité nationale.
Un aspect notable des activités de la SEFAA est son engagement en faveur de la transparence et de l’accessibilité. L’organisation met à la disposition du public ses conclusions et informations concernant les PAN, favorisant ainsi l’ouverture et la compréhension de ces phénomènes. La SEFAA publie des rapports mensuels détaillant les cas qu’elle a reçus, étudiés et clôturés, permettant ainsi aux personnes intéressées de se tenir informées de ses activités.Note de bas de page39.
Gestion des signalements de PAN en Europe
France
L’organisme public français chargé de gérer les signalements de PANs est hébergé au sein du Centre national d’études spatiales (CNES). Le GEIPAN ( Groupe d’Études et d’Informations sur les Phénomènes Aérospatiaux Non Identifiés) étudie les PANs depuis 1977. Sa mission est de collecter, d’enquêter et d’archiver les signalements de PANs et de mettre ses conclusions à la disposition du public. En anonymisant les observations, le GEIPAN permet une étude plus approfondie des phénomènes observés par des équipes scientifiques externes. Les principes qui guident le GEIPAN comprennent de faibles coûts de fonctionnement, le service public, le respect des témoins et un engagement en faveur de la transparence, de la neutralité et de l’objectivité des enquêtes.
Le GEIPAN dispose d’une équipe de trois employés à temps plein pour gérer le processus de signalement. Le public peut signaler un PAN via un formulaire disponible en ligne. Les signalements sont étudiés grâce aux efforts de plus de 20 bénévoles formés répartis dans toute la France. Le GEIPAN compte de nombreux partenaires gouvernementaux (dont l’armée, l’aviation civile, les services météorologiques, le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives, la police nationale, entre autres) et des contacts externes dans des domaines complémentaires (astronomie, aéronautique, météorologie, psychologie, imagerie, technologie des drones, électromagnétisme, etc.). Le comité de pilotage du GEIPAN est présidé par un expert reconnu du secteur aérospatial et comprend des représentants des autorités civiles et militaires du pays. Sa mission est d’analyser les performances du GEIPAN et de formuler des recommandations au CNES.
L’association française Méprises du Ciel reçoit également les signalements d’UAP du GEIPAN et du public. Elle contribue à sensibiliser le public aux fausses interprétations des UAP. Bien qu’il soit difficile d’établir un lien de cause à effet direct entre ces enquêtes et l’évolution de l’opinion publique, certains éléments indiquent qu’en France, les théories du complot liées aux UAP sont en baisse et moins répandues que dans d’autres pays. Note de bas de page40.
Allemagne
Depuis plus de 50 ans, le point de contact de l’Allemagne pour les rapports sur les PAN est la GEP (Gesellschaft zur Erforschung des UFO-Phänomens, ou Société pour la recherche sur les phénomènes OVNI).Note de bas de page41, une organisation scientifique citoyenne à but non lucratif basée à Ludenscheid. Le GEP reçoit les signalements publics d’observations de PAN, mène des enquêtes au cas par cas et publie ses conclusions. Depuis 1980, il publie ses conclusions dans son bimestriel Journal für UFO-Forschung (Journal de recherche sur les OVNIs). D’après le rapport annuel du GEPNote de bas de page42, ils ont reçu en moyenne 342 rapports par an de 2022 à 2024. Plus de 90 % des rapports reçus ont été expliqués comme des causes conventionnelles, le reste étant inexpliqué en raison de données insuffisantes.
Italie
L’Italie compte deux organisations privées à but non lucratif bien connues liées aux PAN : le CUN ( Centro ufologico nazionale , ou Centre ufologique national)Note de bas de page43, et le CISU ( Centro Italiano Studi Ufologici , ou Centre italien d’études ufologiques)Note de bas de page44Elles ont été créées respectivement en 1965 et 1985. Toutes deux participent à la collecte et au catalogage des témoignages d’observations de PAN et à leur diffusion publique. Elles ont également accès aux enquêtes non classifiées sur les PAN menées par l’armée de l’air italienne et menées par le ministère italien de la Défense.
Royaume-Uni
Le ministère de la Défense du Royaume-Uni (MoD) était chargé d’enquêter sur les signalements d’OVNI de 1950 à 2009. Dès le départ, le MoD a mis en place un groupe de travail, placé sous la direction de son conseiller scientifique en chef, pour étudier le phénomène OVNI. En juin 1951, le groupe de travail a conclu que les observations d’OVNI pouvaient s’expliquer par « des phénomènes astronomiques ou météorologiques ; des erreurs d’identification d’avions, de ballons, d’oiseaux, des illusions d’optique et des délires psychologiques, ainsi que des canulars délibérés ».Note de bas de pageetIl a recommandé qu’« aucune enquête supplémentaire sur les phénomènes aériens mystérieux signalés ne soit entreprise, à moins que des preuves matérielles ne soient disponibles ».Note de bas de pagefNéanmoins, le ministère de la Défense a maintenu une ligne d’assistance téléphonique et une adresse e-mail dédiées aux OVNIs, ainsi qu’une petite équipe d’enquêteurs, pour recevoir les signalements d’observations. De 1997 à 2009, il a publié des rapports annuels indiquant les dates, les heures, les lieux et de brèves descriptions de toutes les observations d’OVNIs. Le ministère de la Défense a mis fin à ce programme en 2009. Depuis lors, les observations d’OVNIs au Royaume-Uni peuvent être signalées aux autorités locales ou à des associations comme la British UFO Research Association (BUFORA).
Union européenne
L’Union européenne (UE), en tant qu’entité, n’a pas élaboré de lois ou de réglementations spécifiques concernant les PAN. Cependant, la Commission européenne a mis en place un portail de signalement des incidents liés à l’aviation.Note de bas de page45qui fournit des formulaires de signalement communs permettant aux particuliers de signaler les PAN. Malgré cette évolution, la Commission européenne considère que le domaine des PAN relève de la compétence des États membres.Note de bas de page46, ce qui leur permet de faire face à ces phénomènes en fonction de leurs besoins de sécurité nationale.
Gestion des signalements de PAN en Océanie
Australie
De 1950 à 1996, la Royal Australian Air Force (RAAF) était chargée d’enquêter sur les observations d’UAP en Australie.Note de bas de page47Cependant, la RAAF a cessé son implication dans les enquêtes publiques sur les UAP en 1996, invoquant un manque perçu de valeur scientifique et des raisons impérieuses de continuer à consacrer des ressources à ces activités.
Aujourd’hui, les observations publiques de PAN en Australie peuvent être signalées à la police locale ou à des organismes tiers tels que le Mutual UFO Network (MUFON) pour l’Australie et la Nouvelle-Zélande et le Centre australien d’études sur les OVNI (ACUFOS). Les incidents de sécurité aérienne liés à la défense (y compris ceux potentiellement causés par des PAN) sont gérés par l’Autorité de sécurité de l’aviation de défense (DASA), tandis que l’Autorité de sécurité de l’aviation civile (CASA) est chargée de la sécurité de l’aviation civile.
Nouvelle-Zélande
La Nouvelle-Zélande a également connu une période, s’étendant de 1954 à 2009, au cours de laquelle l’armée a recueilli des observations publiques d’OVNI, apparemment sans les enquêter.Note de bas de page48L’armée néo-zélandaise a publié des centaines de documents détaillant les allégations d’observations d’OVNI dans les archives nationales.Note de bas de page49Aujourd’hui, les membres du public peuvent toujours signaler les observations d’UAP à la fois à l’Autorité de l’aviation civile de Nouvelle-Zélande (CAA)Note de bas de page50et les Forces de défense néo-zélandaises (NZDF). Il existe également des groupes civils, comme Ufocus NZ.Note de bas de page51, qui recueillent les rapports du public et des pilotes.
Gestion des signalements de PAN en Asie
Japon
Selon des sources médiatiques, le ministre japonais de la Défense a demandé en 2020 aux forces de défense japonaises d’enregistrer et de photographier tout objet qu’elles rencontrent ou qui pénètre dans l’espace aérien japonais, et de prendre des mesures pour « l’analyse nécessaire » des observations.Note de bas de page52Cette directive souligne l’importance accordée par le gouvernement japonais à la surveillance et à la documentation des PAN, ainsi que la reconnaissance de la nécessité d’une analyse et d’une enquête approfondies, incluant les informations fournies par le public. L’armée japonaise a annoncé en février 2023 une nouvelle politique visant à considérer les drones et les ballons non identifiés comme des cibles légitimes à abattre.Note de bas de page53.
Le 28 mai 2024, les législateurs au pouvoir et de l’opposition au Japon ont tenu une réunion pour aborder les problèmes liés aux PAN et, le 6 juin 2024, ils ont créé un groupe non partisan pour renforcer les capacités de détection et d’analyse des PAN.Note de bas de page54.
Chine
L’essor de la recherche sur les PAN en Chine a coïncidé avec la période de réforme du pays à la fin des années 1970. Dans le cadre de la première vague de réformes, l’intérêt du public pour les PAN a commencé à émerger.Note de bas de page55En septembre 1979, des étudiants de l’Université de Wuhan ont créé le Bureau de liaison des passionnés d’OVNI de Chine, qui est devenu plus tard l’Association chinoise de recherche sur les OVNI. L’association s’est développée et a ouvert des antennes dans d’autres villes.
Le Journal of UFO Research, fondé en 1981 à Lanzhou par la Gansu People’s Publishing House, est devenu le magazine de recherche sur les OVNI le plus lu en Asie dans les années 1990.Note de bas de page56Suite au succès de l’Association chinoise de recherche sur les ovnis, plusieurs sociétés locales ont été créées, dont la Beijing UFO Society, fondée en 1984. La Beijing UFO Society a affirmé avoir recueilli un nombre important de photographies et de témoignages de première main sur les PAN grâce à son travail sur le terrain.
Au cours des années 1990, l’intérêt pour les PAN et la vie extraterrestre a augmenté à mesure que les médias d’État ont commencé à couvrir le sujet et que les restrictions de publication ont été assouplies.Note de bas de page57Cependant, l’Association chinoise de recherche sur les ovnis a été dissoute en 1997.
La Chine a récemment mis en place une force opérationnelle au sein de l’Armée populaire de libération (APL) chargée d’enquêter sur les phénomènes aériens non identifiés (PAN). Cette force utilise un système de signalement à plusieurs niveaux pour gérer les observations de PAN, en collectant des données auprès des stations radar militaires, des pilotes de l’armée de l’air, des commissariats de police, des stations météorologiques et des observatoires affiliés à l’Académie chinoise des sciences. Les rapports font l’objet d’une analyse préliminaire au niveau des commandements militaires régionaux avant d’être centralisés dans une base de données nationale. Pour traiter cette masse de données et identifier des tendances, l’APL utilise l’intelligence artificielle (IA) afin d’évaluer la nature et le niveau de menace potentiel de ces phénomènes. Cette approche permet à l’APL de déterminer rapidement si les objets observés sont des aéronefs étrangers, des phénomènes naturels ou potentiellement d’origine extraterrestre.Note de bas de page58.
* * *
Les récents développements mondiaux dans l’étude et la recherche sur les PAN témoignent d’un engagement croissant en faveur de la recherche scientifique et de la sécurité nationale. Des pays comme les États-Unis, la France et le Chili ont mis en place des organismes gouvernementaux officiels pour enquêter sur les observations d’UAV, tandis que d’autres s’appuient sur des organisations non gouvernementales ou des groupes de science citoyenne pour recueillir et analyser les rapports. La reconnaissance croissante de la nécessité d’une collecte de données rigoureuse et d’une coopération internationale reflète un intérêt commun pour la compréhension de ces phénomènes et une évolution mondiale vers une approche plus systématique et plus ouverte de l’étude des PAN.
F. Recommandations visant à améliorer les rapports et la recherche sur les PAN au Canada
Le projet Sky Canada met en lumière une lacune importante dans l’approche canadienne face aux phénomènes PAN, la plupart des entités fédérales n’ayant ni la capacité, ni le mandat, ni les ressources nécessaires pour s’attaquer systématiquement à ce problème. L’intérêt du public pour une plus grande transparence et de meilleurs mécanismes de signalement souligne la nécessité d’une action coordonnée. Les observations d’organisations non gouvernementales, de groupes citoyens et de journalistes indépendants révèlent la fascination persistante du public pour les PAN et l’intérêt potentiel d’établir des cadres plus robustes pour la collecte de données et les enquêtes.
Le sondage d’Earnscliffe (voir l’annexe B ) a révélé que l’intérêt pour les PAN est généralement modéré. Cependant, la moitié des répondants estiment que le gouvernement canadien devrait agir face aux observations de PAN et consacrer des fonds à cette initiative, notamment pour les enquêtes. La majorité des répondants estiment que le gouvernement devrait mettre en place un service permettant aux Canadiens de signaler leurs observations et attachent de l’importance à la transparence de l’information à ce sujet.
À l’avenir, le projet Ciel Canada servira de base essentielle aux discussions sur l’amélioration de la surveillance fédérale et de la mobilisation du public concernant les PAN. En favorisant la collaboration entre les ministères et avec les organisations civiles, le Canada pourra élaborer une approche plus cohérente et transparente pour comprendre et gérer ces phénomènes.
Pour permettre des études scientifiques approfondies sur les observations de PAN, diverses activités de collecte de données et d’enquête seraient nécessaires. Par exemple, des protocoles normalisés devraient être établis pour garantir la comparabilité des données, tant dans leur contenu que dans leur format.
La fragmentation des signalements de PAN entre les différents ministères et organismes canadiens complique l’application des principes scientifiques. Ce manque de coordination entraîne une collecte d’information incohérente au sein du gouvernement, ce qui complique, voire rend impossible, l’accès aux données et leur compilation pour une analyse rigoureuse et scientifique. De plus, la difficulté d’accéder aux enquêtes sur les signalements contribue à la méfiance et à la désinformation.
Au cours du projet Sky Canada, le Bureau du conseiller scientifique en chef a reçu environ 250 demandes de renseignements de Canadiens concernant divers aspects du projet, notamment des demandes sur l’endroit où signaler les observations de PAN et des demandes d’aide gouvernementale pour interpréter les photos et les vidéos, malgré le fait que le site Web de Sky Canada indique clairement que le Bureau n’offrait pas ce service ni ne recueillait de telles informations.
Dans l’ensemble, l’analyse présentée dans ce rapport suggère que le Canada bénéficierait d’un processus amélioré de signalement, de collecte et d’étude des observations de PAN. Cette approche devrait être plus rigoureuse, transparente et coordonnée qu’elle ne l’est actuellement.
Les mesures suivantes sont proposées à l’examen du gouvernement du Canada afin de : 1) améliorer la coordination et l’analyse des rapports sur les PAN au Canada, 2) promouvoir la confiance du public et atténuer la désinformation, 3) améliorer la rigueur scientifique et la culture scientifique entourant les PAN, et 4) positionner le Canada pour une plus grande collaboration avec d’autres pays sur un sujet qui n’a pas de frontières géographiques :
Rapports et surveillance des données :
Désigner un responsable : Il faudrait désigner un ministère ou un organisme fédéral responsable de la gestion des données publiques sur les PAN. Ce responsable devrait être une organisation scientifique fiable et reconnue, capable de communiquer avec le public et disposant d’un réseau scientifique international déjà établi. Par exemple, l’Agence spatiale canadienne pourrait être envisagée pour un tel rôle.
Mettre en place un service dédié : Ce service recueillerait des témoignages, enquêterait sur les cas et publierait ses analyses. Il informerait proactivement les Canadiens sur les PAN. Pour atteindre ces objectifs, il pourrait réunir un réseau de partenaires gouvernementaux et universitaires ainsi que d’experts pour mener des analyses scientifiques et assurer le suivi des témoins. L’exemple du GEIPAN en France mérite d’être étudié.
Améliorer la capacité de signalement dans l’aviation civile : Transports Canada devrait encourager les pilotes, les équipages de cabine et les contrôleurs aériens à signaler les observations de PAN sans crainte de stigmatisation. En collaboration avec NAV CANADA, ils devraient analyser les signalements de PAN afin de suivre les tendances et de fournir des explications aux pilotes, contribuant ainsi à réduire les distractions pendant les vols. Ces signalements pourraient être corrélés et fusionnés avec ceux soumis par le public concernant des observations similaires.
Communications :
Soutenir le dialogue public : Il convient d’élaborer une stratégie proactive visant à accroître la transparence et la communication avec le public concernant les PAN. Cette stratégie pourrait associer des organisations publiques de confiance, notamment des centres scientifiques et des musées, ainsi que des bibliothèques publiques.
Favoriser la collaboration intragouvernementale : Une directive interne visant à assurer la collaboration entre tous les organismes fédéraux possédant l’expertise ou les données pertinentes aiderait l’organisme responsable à fournir des explications aux témoins et à corréler les observations récentes avec les rapports précédents. De plus, comme certains ministères continueraient de recevoir des rapports dans le cadre de leur mandat (par exemple, Transports Canada ou la GRC), il faudrait les encourager à transmettre leurs données, le cas échéant, à l’organisme responsable.
Améliorer les relations avec les médias : L’organisation responsable devrait jouer un rôle important dans la lutte contre la désinformation et la mésinformation en répondant aux demandes du public et des médias concernant les PAN, et en documentant et en communiquant les interprétations erronées courantes des observations. Des exemples de telles approches, notamment des outils numériques interactifs, existent dans d’autres pays.
Promouvoir l’application de données probantes actualisées pour lutter efficacement contre la désinformation et la mésinformation : entre autres, un groupe d’experts multidisciplinaire devrait être mis en place pour conseiller l’organisation chef de file sur les approches efficaces pour lutter contre la désinformation et la mésinformation.
Recherche :
Faciliter l’accès libre et les données ouvertes : les données relatives aux PAN doivent être mises à la disposition du public à des fins de transparence et pour soutenir la recherche.
Mener des enquêtes : Des enquêtes périodiques auprès des Canadiens devraient être menées pour évaluer leurs perceptions des PAN et l’impact des services dédiés.
Soutenir la science citoyenne : Des initiatives et des programmes de science participative devraient être développés pour favoriser la participation bénévole à l’étude des PAN. Entre autres avantages, ces activités contribuent à accroître la probabilité d’une citoyenneté informée et à susciter l’intérêt des jeunes pour les carrières scientifiques et technologiques.
Fournir des outils de collecte de données : Le développement et le déploiement d’outils numériques et portables accessibles au public doivent être soutenus, tels que des applications bilingues pour smartphones et des plateformes interactives, pour fournir des informations, notamment pour la collecte de données et les programmes de recherche en cours.
Miser sur les atouts du Canada en recherche astronomique et aérospatiale : Le Canada dispose d’un excellent bassin de talents et d’une infrastructure de recherche physique, et participe à d’importantes initiatives internationales visant à comprendre notre planète et l’univers, ainsi qu’à développer des outils pour les voyages et l’exploration spatiale. Il faudrait soutenir davantage ce secteur et lui donner l’occasion de participer au dialogue public.
Collaboration internationale :
Partage d’informations : L’organisation principale doit établir des partenariats avec des entités internationales dédiées aux PAN, telles que l’AARO et la NASA (États-Unis), le GEIPAN (France) et le SEFAA (Chili), pour partager des données, des méthodologies et des meilleures pratiques en matière de recherche et d’investigation sur les PAN.
Coopération en matière de recherche et de communication : Le Canada devrait collaborer activement avec des partenaires internationaux pour des collaborations en matière de recherche et des efforts de sensibilisation du public.
G. Conclusion
Les signalements d’objets ou de phénomènes inhabituels dans le ciel captivent depuis longtemps le public, suscitant souvent mystère, étonnement et débats nourris. Les observations de PAN suscitent invariablement des questions qui relient la science, les médias et la culture, offrant des perspectives d’exploration, mais aussi un risque d’interprétation erronée.
La plupart des cas de PAN peuvent être expliqués par une enquête approfondie, mais certains restent non résolus, ce qui suggère la nécessité d’analyses plus approfondies à l’aide d’outils analytiques avancés. L’étude de ces phénomènes pourrait permettre des progrès technologiques et une meilleure compréhension de notre univers. En fin de compte, l’étude des PANs nécessite une collaboration interdisciplinaire et internationale.
Si elles sont mises en œuvre, les recommandations formulées dans ce rapport pourraient favoriser des progrès dans plusieurs domaines clés. Leur premier objectif est d’accroître la transparence gouvernementale sur les PANs, ce qui pourrait réduire les théories du complot et la désinformation qui y sont associées. Deuxièmement, la mise en place de systèmes de signalement clairs et efficaces pour les observations de PANs simplifiera grandement le processus, encouragera une plus grande participation du public et soutiendra la science citoyenne. L’amélioration des données issues des rapports publics permettra des analyses de recherche plus complètes et plus précises. L’enquête sur les signalements de PANs pourrait également améliorer la sécurité de l’espace aérien en identifiant les menaces, renforçant ainsi la sécurité nationale grâce à l’atténuation proactive des risques liés aux PANs. Enfin, ces mesures permettront au Canada de se joindre ultérieurement aux efforts internationaux concernant les observations de PANs, favorisant ainsi une approche globale et globale pour comprendre et résoudre le problème des PANs. Le Canada peut s’assurer que les mystères des PANs inspirent les générations futures en stimulant la curiosité, la pensée critique et l’ouverture d’esprit dans les enquêtes.
L’investigation et l’étude des phénomènes aériens non identifiés s’inscrivent dans la quête de connaissance et de compréhension de l’humanité. L’adoption de communications plus transparentes et de méthodes scientifiques rigoureuses constituera une avancée significative dans la compréhension du public et la lutte contre la désinformation. C’est dans cet esprit que les recommandations de ce rapport ont été formulées.
ANNEXES ET TOUTES INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES A REGARDER SUR LE SITE DU GOUVERNEMENT CANADIEN
50 ANNÉES D’HISTOIRE UFOLOGIQUEET LA VÉRITABLE HISTOIRE DESREPAS UFOLOGIQUES
Fréquemment, lors des conférences et réunions diverses auxquelles j’assiste ou à d’autres occasions, on me pose la question : « Comment en êtes-vous venu à vous occuper des OVNI ? » Toujours la même histoire à raconter, toujours incomplète car il est toujours trop long de tout expliquer.
Il y a quelques années un ami ufologue m’a demandé d’écrire mon histoire, puis un deuxième, un troisième…. C’est pourquoi, j’ai décidé un jour d’écrire le texte que vous allez lire ci-après pour faire un point succinct sur mon passé. Incomplet, il sera régulièrement augmenté dans l’avenir, à la suite des souvenir qui me reviendront.
Je vous livre donc maintenant près de 50 années d’histoire !
1966 – (j’ai alors un peu plus de 16 ans) à Paris je rencontre dans le cadre de mes activités professionnelles, alors agent des « postes et télécommunication » à mes temps perdus, Jean-Michel FERRARI qui est membre de la Commission
002 Photo Marc Thirouin, directeur de la commission Ouranos.
OURANOS et auteur d’un petit recueil publié par Marc THIROUIN. Il a pour titre » La vérité sur l’affaire de FATIMA ». Il me fait connaître le domaine de l’ufologie, Marc Thirouin, puis j’apprends l’existence sur Paris du GEPA. En parallèle je lis un certain nombre d’articles dans la presse et notamment dans « Le Parisien » qui a publié à cette époque une longue série d’articles sur le phénomène OVNI. Je me passionne enfin pour ce dossier après la lecture du premier ouvrage de Franck EDWARD, « Soucoupes Volantes, affaires sérieuses. » Dans ce contexte, j’apprends bien vite l’existence du GEPA, à mieux le connaître et dès 1966 j’assiste à ses réunions. Être présent à ces rencontres était pour moi un certain exploit car je devais me rendre à la gare de Meaux en mobylette alors que j’habitais la commune de Saint Denis Les Rebais.
Photo 002-003 004 : Numéro de la Revue Ouranos, Fondateur, Marc Thirouin. ( nr 12- 5 – 7 -)
Cette gare est située à 30 Kms environ de mon domicile d’alors (St Denis Les Rebais). La nuit, vers 2 h du matin, en rentrant de Paris, je devais supporter le froid, la neige, le verglas ou la pluie, mais la route me paraissait courte compte tenu des récits fantastiques que j’avais entendus au cours de la soirée. Découvrir à partir des exposés fait par des spécialistes, apprendre ce qui se passait réellement autour de ce phénomène était une réelle découverte pour moi. Lors de ces réunions, dès 1966, je
rencontrais les plus sérieux ufologues de France, qui pour certains furent pour moi des exemples. On approchait de vrais scientifiques, des enquêteurs d’un niveau exceptionnel, tous passionnés par ce phénomène qui se découvrait à ses premières heures ce qui est vraiment exceptionnel, qui avaient la tête sur les épaules, qui travaillaient sur des orientations sensées, qui ne racontaient pas n’importe quoi, pas d’histoire de « petits gris », des approches d’un niveau que la science ne pouvait pas rejeter !
Rappelons que le GEPA a été fondé en Novembre 1962 avec la participation, entre autres de :
René Hardy, Dr
René Fouéré
Francine Fouéré
Henri Chaloupek, un ancien qui a déjà participé à la fondation d’OURANOS.
Pierre Guérin, Pr Astronome
Aimé Michel, auteur et un des premiers à écrire sur le dossier OVNI
Le professeur F. J. Ivanoff
Le général d’Armée de l’Air Lionel Max Chassin, président du groupe
L’organisation s’est tout de suite donnée une orientation scientifique, tous les chercheurs qui s’intéressaient au dossier des OVNIs étaient en Contact avec le GEPA. Le GEPA éditait la revue « Phénomènes Spatiaux ». La totalité de ces numéros ont été édité sous forme de volumes reliés sous coffret quelques années avant la disparition de Francine Fouéré.
C’était sa dernière volonté, qu’elle a eu quelques difficultés à réaliser, plusieurs contacts lui faisant « faux bond’ » ne sont jamais allé au bout du travail important qui consistait à réunir cette œuvre. Mais lorsqu’on connait la volonté de Francine, elle a tout fait pour mener à bien cette édition unique et exceptionnelle sur ses propres deniers, une telle édition n’est jamais rentable et représente un investissement très important. On peut trouver chez l’éditeur ce coffret.
Le GEPA a arrêté ses activités en 1977 après la création du GEIPAN, estimant qu’il devait laisser à cet organisme qui était aussi sa volonté, le soin d’étudier ce
phénomène avec des moyens financiers que les chercheurs privés ne pouvaient pas avoir.
007 Photo ci-dessus : Mr René Fouéré et Mme Francine Fouéré animateurs du GEPA.
Au GEPA, Joël MESNARD et surtout Jean-Louis BECQUEREAU deviennent mes références. Le premier m’enseigne les méthodes d’enquêtes, qu’il expose alors lors des réunions du GEPA. C’est un passionné, il n’hésite pas à prendre la route presque tous les weekends, pour se rendre auprès des témoins. Il consacre sa vie à la connaissance de ce phénomène. Le second passionné, par des recherches plus matérielles me permet de me familiariser avec le ciel grâce à deux années successives passées sur le terrain dans le cadre de nuits continues d’observation du ciel, et ce durant un mois, 24 h sur 24.
Nous nous relayons nuit et jour, observant le ciel avec passion, à partir de camps situés sur les hauteurs de Nice /Grasses/Vence (Précisément au Mont Baou des blancs, tout proche du col de Vence, de St Barnabé haut lieu de l’insolite avec son champ de pierres aux formes diverses ou de nombreuses observations d’ovni ont été enregistrées). Ces emplacements nous permettent d’avoir un champ de vision impressionnant de la côte d’Azur ce qui augmente les chances d’y observer un OVNI.
008 Photo : Général Lionel Max Chassin, président du GEPA –
Malheureusement au cours de ces séances d’observation du ciel, je n’ai jamais eu l’occasion d’observer d’OVNI. Toutefois l’enseignement apporté par ces expériences était riche et m’a permis de mieux connaître le ciel. Nous avions avec nous le matériel de base, télescopes, appareils photos, caméras, jumelles etc….L’installation est rudimentaire, une toile de tente et toute la journée le soleil intense du mois d’août. Mais nous échangeons, nous nous transmettons en fait toutes nos connaissances et nous apprenons à connaître non seulement la carte du ciel avec ses planètes, ses constellations mais aussi nous pouvoir observer tous les phénomènes naturels, comme comètes, étoiles filantes et les quelques satellites qui à cette époque traversaient déjà le ciel. J’ai pu apprendre la diversité des apparences de ces satellites, brillance différente, les satellites qui clignotes en fonction des matériaux et de l’éclairage, ceux qui se déplacent très vites, d’autres très lentement…. Tout cela est d’un grand intérêt et pour devenir un bon enquêteur sur le phénomène OVNI, c’est une formation qui me semble indispensable. Mes premiers pas dans l’aventure Ufologique qui durera en fait toute ma vie, est donc due à la qualité des personnes spécialisées dans divers domaines scientifiques que j’ai pu rencontrer au GEPA, alors animé par Francine et René Fouéré, sous la présidence du Général d’armée de l’air Lionel Max Chassin. (26 April 1902 – 16 August 1970).
009 ci dessous Francine et René Fouéré
010 Ci-dessous, Monsieur et Madame Fouéré lors d’une réunion du GEPA à Paris.
M’engageant de plus en plus, mes connaissances et mon expérience dans le domaine devenant de plus en plus importantes, je prends une part active dans le milieu ufologique. Vers 1967/1968 lors de la création du GEOS à Genève. (Le GEOS Suisse a été créé le 31 mai 1968. Il est à cette époque placé sous la présidence de J. PERRINJAQUET – ingénieur et auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet – Il est animé également par Roland VAGNETTI qui prend une part très active dans cette association.) Des anciens du GEOS SUISSE déclarent : Alain Stauffer, moi-même et Daniel Benaroya « nous pédalons dans la soucoupe » depuis notre adolescence (66/67), nous avons commencé par agrafer les bulletins du GEOS de Roger-Paul Perrinjaquet. Une partie de l’histoire du GEOS en Suisse et il faut noter que tout était manuel, bénévole, avec des moyens rudimentaires par rapport à notre époque. Alain Stauffer, aujourd’hui au Brésil, Jacques Benaroya toujours à Genève, tout comme moi, animeront durant toute leur vie des groupes s’intéressant à ce phénomène, ils créeront même dans les années 2010, une maison d’édition qui publiera quelques ouvrages de référence (malheureusement oubliés de la majorité des jeunes ufologues d’aujourd’hui ; 2025) sur les OVNI.
011 Photo : Ci-dessous à droite, copie de l’article de la revue » Postes et Télécommunications ».
Après deux ou trois voyages à Genève et plusieurs discussions avec les animateurs du GEOS en Suisse, en 1968, je fonde le GEOS FRANCE, une représentation sur notre territoire du GEOS de Genèvre. À cette époque, le GEOS Suisse n’a publié que deux ou trois numéros du bulletin d’informations de l’association.
Actif, souhaitant développer le GEOS en France, je fais mes premières interventions à la radio (Notamment sur France Inter avec Claude Villers).
que j’alimente en documentation pour ses émissions journalières et qui me cite régulièrement en communiquant mon adresse, ainsi que dans divers journaux.) A la suite de ces interventions publiques, je reçois quelques milliers de lettres de la part des auditeurs. (À cette époque, les gens écrivaient beaucoup, cela a bien changé !). Ils souhaitent avoir des renseignements sur le GEOS et sur le phénomène. Je fais alors imprimer, au duplicateur à encre, quelques 3000 prospectus retraçant un bref historique du phénomène et donnant des informations sur le GEOS. Un bulletin d’adhésion en faveur du GEOS Suisse est joint. À cette époque-là, les émissions radio étaient très écoutées et les auditeurs écrivaient fréquemment. Ainsi une bonne émission pouvait engendrer 500 lettres. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Il faut se replacer dans le contexte de l’époque ou l’information sur les OVNIs était rare et les moyens de communications très limités en nombre par rapport à ce que nous avons aujourd’hui. Le rôle des associations était alors important et très efficace. Rapidement, grâce à mon action, je collecte 100 à 200 adhésions en faveur du GEOS avec la promesse de recevoir régulièrement un bulletin d’informations sur les OVNI.
Dès 1969, j’utilisais les médias pour faire connaître le dossier ovni : Alors qu’occupant momentanément un poste d’auxiliaire aux Postes et Télécommunications, avant de reprendre ultérieurement des études de droit à l’université de Paris IV à Paris, je suis interviewé par la direction de la Revue des Postes et Télécommunications, qui est éditée à plus de 300 000 exemplaires. Cet article permettra d’asseoir encore plus le réseau du GEOS et de sensibiliser le public, de nombreux postiers rejoignent à cette occasion le GEOS, constituant à cette époque un formidable réseau d’amitié et de correspondants à travers la France !
012 Quelques photos de Gérard Lebat, « Revue Postes et Télécommunications » 1969
Cette nouvelle expérience en ce qui concerne la création d’une cellule France du GEOS SUISSE me permet de faire l’apprentissage à mes dépens, des dures réalités du monde associatif : le bulletin 4 du GEOS en Suisse voit péniblement le jour, et le N° 5 se fait attendre……… À ce jour il n’est toujours pas paru…. Une sombre histoire se passe à Genève sans que je n’en connaisse exactement les fondements, mais il en résulte que J. PERRINJAQUET ne s’occupe plus du GEOS Suisse et que Roland VAGNETTI n’assure plus ses fonctions. Les « fonds de l’association » par la même occasion ont disparu ! ! ! ! Devant cet état de fait, il s’avère que mes abonnés ne reçoivent aucun bulletin. Je prends l’initiative au cours de l’hiver 1968 /1969 d’acheter un duplicateur à encre GESTETNER sur mes premiers salaires peux élevés, péniblement gagnés à cette époque dans l’administration des PTT en tant qu’auxiliaire. (Bien que cela représente plusieurs mois de salaire, je suis jeune et encore chez mes parents, je finance le projet !). Je dois noter que le représentant local de GESTETNER m’a largement aidé, il est devenu un véritable ami à l’époque, m’aidant, me conseillant dans les normes relatives à l’édition, la publication de la revue. Des heures de travail sont nécessaires pour imprimer au duplicateur à encre, rassembler les pages, taper les textes sur des stencils, tout d’abord sur une vielle Underwoods, puis une meilleure machine à écrire, ma sœur Marie Rose alors m’aidant ainsi que deux jeunes voisins.) J’entreprends avec les quelques amis, qui déjà se réunissent régulièrement à REBAIS, à la ferme de mes parents, et dans le froid parfois l’hiver, la rédaction du 1er numéro du bulletin du GEOS France. Nous décidons de l’appeler GEOS INTERNATIONAL, en concertation avec J. PERRINJAQUET et Roland VAGNETTI. J. PERRINJAQUET est d’ailleurs rédacteur en chef du premier numéro. Il prend une part active dans la réalisation de ce premier bulletin en nous communiquant plusieurs textes. Un dessinateur de Châlons-sur-Marne, Daniel BOILEAU et un animateur, Gérard LANTZ contribuent activement à la parution de ce numéro ainsi qu’à la promotion. Lors de l’émission TV « CONTACT » le GEOS et son bulletin sont cités et présentés sur le petit écran ce qui assure une importante promotion. En parallèle le soutien de plusieurs articles de presse et une importante présentation des activités du GEOS dans le BULLETIN DES POSTES ET TÉLÉCOMMUNICATIONS (qui est diffusé à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires) assure la première centaine d’abonnés nécessaires au financement du projet. En parallèle à la parution de la revue, l’association GEOS France est née (publication le 5 juin 1969 au Journal officiel de la République Française,. Page 5600.) La revue quant à elle parait le 1er juillet 1969. Citons également un écrivain, Robert CHOTARD, auteur entre autres « de Jules Verne aux Extraterrestres » qui contribue efficacement au succès du GEOS, en apportant, grâce à son fichier d’amis, un certain nombre d’adhérents qui resteront longtemps fidèles au GEOS. Dés 1967, j’organise également à Paris 12 ème, rue Maurice Ravel, au Centre International de Séjour, qui nous octrois un emplacement ou une salle suivant les impératifs du centre, des réunions mensuelles. Y viennent alors de nombreux ufologues de la régions parisienne, Didier Ser qui publie des ouvrages sous le nom d’Henry Durrant, Gérard Lantz, Gille Richard etc… C’est alors essentiellement le lieu ou tout les membres du GEOS se réunissent pour sélectionner des articles pour alimenter la revue du GEOS et évoquer les actions à mener. On y parle évidemment du dossier OVNI en général. ;
PHOTOS- 013 Nr 1 de la revue GEOS International et 014 un des premiers numéros de la revue Ouranos éditée par Marc Thirouin, sur Paris, puis qui déménagea ensuite sur Valence)
À cette époque, le travail de l’enquête sur le terrain me passionne et je rencontre à cette occasion de nombreux témoins, bien souvent identifiant les observations, mais parfois restant sans réponse, en autre dans un cas se déroulant à Meaux en 1968 ou un gardien de nuit suite aux aboiements de son chien, sort à l’extérieur et observe un engin qui passe devant lui à très basse altitude, à vitesse assez rapide. Il l’observe alors lors de son passage entre deux bâtiments. La presse en parle. Je fais l’enquête, mais je reste devant un cas inexpliqué, l’objet étant tout de même relativement proche, rien ne peut l’expliquer. Le témoin est sérieux, il ne reçoit pas d’enquêteurs, son affaire reste donc pratiquement entre un article de presse et quelques personnes. Aucune recherche de publicité, c’est un employé ordinaire, sérieux, qui a une vie tranquille et qui n’a donc aucune raison de mentir.
Régulier, le Nr 2 de GEOS International sortira dès septembre et on notera la collaboration active de J. C. DOHMEN (auteur Belge d’un ouvrage sur le phénomène) et d’Henri BORDELEAU (auteur Canadien) J’importerai alors en France, 20 ou 30 exemplaires de son petit ouvrage, les seuls certainement qu’on peut aujourd’hui retrouver dans notre pays. J’écris également dans d’autres revues et notamment dans l’éphémère revue MIROIR DU FANTASTIQUE.
Le Nr 3 paraîtra en Novembre avec le rattachement au GEOS de l’OREPI un petit groupe de VIENNE dans l’Isère.
015 Photo à droite, en 1976 à BRUXELLES ou je participais à un important colloque sur le phénomène ovni. Je rencontrais alors et sympathisais avec Pierre Köhler (Observatoire de Meudon). À partir de la Gauche, en deuxième position, Pierre Delval, moi-même en troisième position) Pierre Köhler m’apprendra beaucoup de chose dans le domaine des satellites dont il est alors un expert, il était à cette époque à l’observatoire de Meudon, puis fut engagé au CNRS et enfin en 1981, il s’oriente vers le journalisme scientifique, prend la direction d’un service durant 22 ans à RTL. Il écrira plusieurs ouvrages et présentera diverses chroniques à la TV dont M6)
Le Nr 4 paraît en janvier 1970 avec la collaboration de Guy TARADE et Jacques POTTIER tous deux auteurs d’ouvrages sur le sujet, etc.….
Au cours du 1er trimestre 1970, Alfred NAHON éditeur du célèbre COURRIER INTERPLANÉTAIRE édite son dernier numéro, sous les presses du GEOS. (En fait notre bon vieux duplicateur à encre Gestetner qui chaque weekend tournait au maximum !) Ce numéro tiré à plus de 1000 exemplaires a été financé par le GEOS et en fait bien souvent par moi-même car les ressources sont toujours largement insuffisantes ! Il lance dans ce numéro un appel pour tenter de renflouer le Courrier Interplanétaire. Mais c’est sans résultat. En fait, à cette époque, aucune revue sur l’insolite ou les ovnis ne peut se financer, les auteurs et responsables les financent souvent au-delà de ce qui est pensable sur leurs propres revenus. Le GEOS assurera ensuite gratuitement le service de son bulletin aux abonnés du Courrier Interplanétaire et ce jusqu’à la fin de l’engagement d’Alfred NAHON vis à vis de ces derniers.
Alfred NAHON – Il est né à Toulon en 1914 et décidera en 1990. Il est membre, comme Jimmy Guieu, et bien d’autres, de la « Commission Internationale d’Enquête Scientifique Ouranos ». Le 28 octobre 1954, il fonde l’Association Mondialiste Interplanétaire (AMI, siège à Lausanne), dont Marc Thirouin est président, et il démissionne en mai 1955 après avoir sorti son propre journal soucoupiste, le Courrier Interplanétaire en mars 1955. Ce journal était apprécié pour sa diversité de l’insolite. Alfred Nahon était bien considéré. Nous avions une large sympathie pour ce qu’il faisait, vu son âge, au-delà souvent de ses forces et de ses ressources. C’était l’époque héroïque des débuts de l’ufologie, beaucoup de personnes, animateurs de groupes donc d’idées, y laissaient tous leurs revenus. Cela a bien changé à notre époque ou la majorité des actes envers les ovnis, est UFOLO COMMERCIAL (dans l’espoir de gagner beaucoup d’argent !!). Et comme le sujet est plus ou moins porteur, on publie n’importe quoi, dont des histoires invérifiables et fausses d’extraterrestres qui se crashes au sol, des ET parmi nous et toute une littérature qui tourne autours des aliens, petits gris et petits hommes « verts ». On est loin d’une recherche sérieuse orientée vers la science et donc la réalité.
La revue GEOS INTERNATIONAL poursuivra sa parution régulière, jusqu’au numéro 8. Dès le numéro 9, elle prendra le titre de « LES EXTRATERRESTRES. » La revue sera publiée au duplicateur avec une couverture imprimée (un luxe pour nous à cette époque) tous les deux mois sous cette appellation et ce jusqu’au numéro 14.
Ont notamment contribués à sa parution, durant ces trois années : V. J. B. OLMOS du CEONI en Espagne, chercheur sérieux, auteur par la suite d’ouvrages sur le phénomène, Robert FUTAULLY astronome à l’observatoire de MEUDON, Gène DUPLANTIER, (Canada) , Serge HUTIN, écrivain bien connu, etc. …….
016 À gauche Juan Ballester Olmos ‘ Espagne) qui encore aujourd’hui faits des recherches sur le phénomène ovni et Gérard Lebat lors des rencontres ufologiques Européennes de Châlons en Champagne 2005.
En Juillet 1971, la revue éditée alors tous les deux mois, deviendra bimensuelle, imprimée, et comptera une trentaine de collaborateurs actifs. Mais le travail manuel représenté par l’envoi d’un millier de numéros tous les 15 jours devient vite insupportable, trop prenant et le dernier numéro de cette formule verra le jour en Janvier 1972.
En 1971 sera éditée la 1ère série de L’HISTOIRE DES SOUCOUPES VOLANTES EN DIAPOSITIVES, projet élaboré avec un éditeur Parisien qui se lance, CASADAMONT et ceci avec notre concours. Il déposera le bilan dès la première série éditée.et un ou deux ouvrages explosifs édités qui lui valurent un procès !
Connaissant la technologie pour mener à bien ces éditions, je prends la relève et 9 séries paraîtront par la suite, en 15 années. Un tel projet compte tenu de son coût était « osé » à l’époque. Là encore mes salaires y passaient pour lancer les éditions. Nous étions d’ailleurs les seuls au monde à faire de telles éditions sur les soucoupes volantes ! ….
On publie également à cette époque : autocollants, pares soleil de voiture, Insignes en métal, le tout au nom du groupement.
Les problèmes de santé, (grave accident automobile m’immobilisant plusieurs années, (3 au total avant de reprendre une activité normale, après avoir suivi une nouvelle formations complétant mes études Universitaires), l’absence de rémunération suite à 2 années passées en milieu hospitalier et en centre de rééducation font que le financement ne suit pas. Le renouvellement des abonnements en 1973 n’est pas à son plus haut niveau. Nous conservons un bon nombre d’abonnés car bien souvent les abonnements sont « soldés » à un prix très bas. Jusqu’à 20 Frs de l’époque, ce qui ne payent même pas le papier, ni les frais postaux ! Le Nr 22 ne sortira donc qu’en Juillet 1973 avec la reprise d’une parution tous les deux mois. Imprimée, elle ne conservera pas cette présentation et avec le Nr 23 on reprendra sa parution au duplicateur à encre.
017 En 1976, Gérard LEBAT lors d’une émission de télévision. « Magasine Aujourd’hui Madame », diffusée dans l’après-midi. C’est à cette occasion que je fais connaissance de Jean Claude Bourret, avec qui j’aurai des contacts épistolaires, ayant eu l’ plaisir d’avoir eu sa présence à nos Repas Ufologiques, alors version libres, de Colmar, alors dirigé par Mr Padrine. Il s’intéresse toujours aujourd’hui au phénomène OVNI et aide bien souvent de nouveaux auteurs. Il est à noter qu’il a souvent, lorsqu’il éditait sa série d’ouvrages sur le dossier ovni, aidé les associations Ufologiques de l’époque.
En parallèle, et ce dès 1967, je suis en contact avec Pierre DELVAL Président du GEMOC de Grenoble et éditeur de Phénomènes Inconnus et de Marc THIROUIN responsable de la CIES-OURANOS, revue Ouranos. Ce titre change à cette époque et la revue paraît sous le nom de « Ciel Insolite » à la suite de la création en 1967 de l’UGEF dont je faisais partie (Union des Groupements Espiologiques de France et de langue Françaises). Je suis également en contact avec Francis SCHAEFFER président du GEOCNI (qui deviendra par la suite le CFRU) qui lui aussi édite une petite revue sur le phénomène OVNI. Je participe avec Pierre DELVAL, Marc THIROUIN et Francis SCHAEFFER (et peut être d’autres dont je ne me souviens plus les noms) à Grenoble et à Valence à plusieurs réunions qui mettrons en place les statuts de l’UGEF (dont je détiens encore un exemplaire – transmis vers 2010 au SCEAU pour archive). Publiée au J.O. l’UGEF est donc officielle. Marc THIROUIN en est l’un des animateurs les plus actifs. Un mémorandum est publié en mars 1968 (que je détiens également – idem archivé au SCEAU depuis) qui reprend en détails une déclaration faite par le comité scientifique, lors de la réunion de Toulaud (Ardèche) à propos de l’isolement et du manque de moyen des groupements.
018 Revue LES EXTRATERRESTRES NR 23 publiée en commun avec Ouranos – Phénomènes Inconnus. 1972 – Mais moins de deux ans plus tard, vu le manque de sérieux et les dérivations vers la parapsychologie du responsable, la collaboration cessa et déboucha sur le fait qu’un comité d’ufologues de l’époque, essentiellement domiciliés dans la région Parisienne, s’est réunis à Rebais (77) qui décida de relancer le GEOS et la publication de la revue LES EXTRATERRESTRES. Une nouvelle série qui sera publié durant près de 5 ans.
019 – COMITE OURANOS QUEBEC OURANOS 26 – lors de la création de sa représentation au Québec. 1978 – A cette époque OURANOS bénéficiait de la collaboration de nombreux ufologues passionnés et sérieux qui enquêtaient, se déplaçaient à travers la France pour former ce qu’il est aujourd’hui la base des premières informations sur le phénomène OVNI. A cette époque, de temps à autre des observations intéressantes d’objets à terre ou à basse altitude, ce qui est rare de nos jours, et depuis plus de deux décennies, phénomène pratiquement inexistant dans notre pays. Malgré la veille intense que poursuit le GEIPAN, au nom de la France, on n’enregistre pratiquement aucun cas d’observations non identifiées après analyse. Le phénomène tels qu’on le connaissait durant les années 50 – 60 a disparu !
Il est à noter que la CIES Ouranos fondée Le 24 juin 1951, quatre ans jour pour jour après l’observation de Kenneth Arnold, par Marc Thirouin, à Paris, sous le nom de CIE Ouranos (Commission d’investigation et d’enquête) dont il est directeur général. Yvonne de Saint-Aubin (décédée le 22 décembre 1976), était dès les premières heures d’Ouranos, une collaboratrice qui ne comptait pas son temps et qui en fait assurait un peu tout au niveau administratif. Il sort le 1er numéro de la revue (14 pages de 13,5 cm par 9 cm, expédiées directement de Grande-Bretagne comme une lettre ordinaire). Le n° 2 paraît en octobre 1952, à un format un peu plus grand. Henry Chaloupek un ufologue connu sur Paris, reconnu et qui s’est intéressé au sujet dès ses débuts, nous raconte : « La diffusion de cette revue fut très difficile ; Marc Thirouin était un très mauvais organisateur, n’avait aucun sens pratique, ce qui fut très néfaste pour la gestion de la revue qui dut avoir environ 130 abonnés au tout début. En plus, sa santé était des plus mauvaises, une tuberculose le minait et les antibiotiques qu’il était obligé de prendre avaient également parfois une influence sur son cerveau ; ceux qui le fréquentaient assidûment s’en rendaient bien compte ».
020 Une des rares photos de Marc Thirouin – A cette époque les photos étaient rares et chères, on ne se préoccupait pas de la promotion comme de nos jours ce qui explique le peu de documents photographiques. Puis, il faut savoir que toute la documentation et les archives de Marc Thirouin, après sa mort, ont été détruite, débarrasser par la famille afin de libérer rapidement son appartement. (témoignage que j’avais eu de la part d’un proche à l’époque en me rendant sur place quelques mois après son décès et après des recherches – 1972).
L’association se réunissait dans une salle de l’école Pascal à Paris ou se retrouvait déjà : Mrs F. Couten, J. Guieu, A. Michel, H. Chevalier, Dr Pagès, J. Vuillequez, H. Chaloupek, Mme S. Saunier, Mr P. Delval, F. Conselin et bien d’autres……. Charles Garreau est aussi l’un des animateurs d’Ouranos dès ses débuts, dans les années 50-52 cet auteur a commencé à s’intéresser au dossier des « soucoupes volantes », comme on appelait nos OVNI d’aujourd’hui à cette époque. Marc Thirouin, avocat à Paris né en 1911 à Chartres nous a quittés le 24 juillet 1972. Marc Thirouin est décédé bien seul, dans son appartement, entre ses livres, ses archives, malade et parfois ne se nourrissant que de « bonbons » ! (Témoignage direct 1972). Ses archives ont été rapidement détruites par la famille pour libérer l’appartement, après sa mort, personne ne s’en étant préoccupé. C’est un membre de sa famille qui les a fait enlever pour débarrasser le logement. (Déplacement sur place à l’époque, car en contact avec Marc Thirouin et la rencontre d’un membre de sa famille ou proche, quelques mois après qui me raconta ces faits. C’est la nécessité de rendre l’appartement rapidement qui a motivé la famille de le vider et donc de détruire toute la documentation qui à leurs yeux ne présentait aucun intérêt.) Notons au passage que Marc Thirouin et son équipe a fait l’enquête sur le cas de Marius Dewilde à Quarouble dans le nord, nous laissant de précieux renseignements. Toutefois, si on était un peu naïf à cette époque, par la suite de nombreuses incohérences sont apparues dans cette histoire et on pense aujourd’hui qu’elle n’est pas réelle. J’ai eu l’occasion de rencontrer, longtemps après, Marius Dewilde, lorsqu’il était sur Tours, il avait alors déjà beaucoup transformé l’histoire et je serai tenté d’être de cet avis. Il faut savoir aussi que Marc Thirouin était honorablement reconnu, il était titulaire de nombreuses distinctions, membre de l’Association française pour l’Avancement des Sciences, Marc Thirouin reçoit la Plaque de Grand officier de la Société des Arts Sciences & Lettres en 1971 à Paris après avoir consacré plus de 20 ans à la recherche sur l’origine du problème des « soucoupes volantes ». C’est donc un honneur pour moi d’avoir rencontré ce personnage, peu organisé j’en conviens, mais qui était, malgré les maladies qu’il devait supporter, toujours plein d’idées, actif et entreprenant.
021 – Aimé Michel, un pionnier de l’ufologie, un modèle pour les apprentis ufologues des années 60
Plus tard, quelques années après, une association s’est créé à Valence, sous la présidence de David DUQUESNOY, l’Association des Amis de Marc Thirouin (A A M T) qui a repris les idées de Marc Thirouin en organisant un groupe d’enquête très efficace. L’association Ais de Marc Thirouin à édité une revue durant quelques année « le bulletin de l’AAMT », faisait un grand nombre de conférences sur Rhône-Alpes et le Vaucluse, avait noué des liens importants avec Jean-Claude Bourret qui régulièrement était en conférence dans cette région Rhône-Alpes/PACA, enquêtait de façon soutenue sur tous les cas d’observations locaux. Raymond Bonaventure en était un membre actif et reconnu pour son sérieux, avant d’habiter sur la région Parisienne où il fonda la SPESE ; J’ai eu l’occasion de rencontrer David Duquesnoy, puis Raymond Bonaventure qui à œuvrer dans le cadre du GEOS quelques temps. Notons également que des ufologues qui allaient faire un excellent travail durant quelques années, Michel Dorier et Michel Figuet ont fait leurs débuts dans le cadre de l’AAMT. Lors de quelques assemblées générales de l’AAMT, dans un grand centre culturel de Valence, en bordure de l’autoroute A7, l’association remplissait totalement la salle et on pouvait y croiser les groupes ufologiques de l’époque : la Société varoise d’étude des phénomènes spatiaux étranges (Toulon), le Groupement de recherche et d’étude du phénomène ovni (Le Pontet –Orange – Avignon), le Groupe Véronica (Nîmes, animé par notre ami Charles Gouiran) et bien d’autres associations au fils des rencontres.
022 – Bertrand Méheust est en compagnie d’Aimé Michel sur la photo de 1981.
Régionalement l’AAMT était donc une référence. Elle travaillait sérieusement sur ce phénomène. J’ai eu la chance de rencontrer la majorité des Présidents des quelques 100
associations qui en France peuplaient le paysage ufologique national. Le temps passe, aujourd’hui (je me situe en 2025) la majorité de ces acteurs ont disparu, ceux qui restent parmi nous ayant bien souvent arrêté de s’occuper de ce phénomène. L’âge en est la cause, la maladie, mais aussi le manque de sérieux du milieu ufologique depuis les années 2012 ce qui a découragé beaucoup d’ufologues sérieux parmi les anciens.
023 Photo : Le nr 33 de la revue Ouranos – 1967 – OURANOS NR 1 1952 – Revue OURANOS nr 3 janvier 1953 – Epoque de Marc Thirouin
Pour reprendre mon histoire, Pierre Delval, GEMOC, résidant sur Grenoble à cette époque où il enseignait, a suivi tous ces faits, nous nous rencontrions régulièrement, il avait déjà pris la suite de la publication d’Ouranos et Ciel Insolite avec l’accord de Marc Thirouin. Quelques années après Pierre Delval a déménagé sur Bohain en Vermandois dans l’Aisne, ou il a poursuivi quelques temps la publication d’Ouranos, écris des livres sur le phénomène ovni et les faits parallèles, fait de nombreuses conférences, longtemps avec Alain Gadmer, qui tous deux se tournèrent vers la parapsychologie et d’autres sciences parallèles considérées à cette époque comme peu sérieuses.)
Le résultat de cette collaboration qui débouche sur la fusion du GEMOC – OURANOS – CFRU ET GEOS ET LA REVUE les Extraterrestres fait que le numéro 23 de Nov. Déc. 1972 de la revue LES EXTRATERRESTRES à le même contenu rédactionnel que PHÉNOMÈNES INCONNUS. (Remplaçant Ouranos, puis par la suite une édition commune sous le nom d’Ouranos qui a été repris par Delval après qu’Ouranos ait été publié sous le nom de CIEL INSOLITE par Marc Thirouin) Il en sera de même pour le numéro 24. Un accord est en cours d’élaboration en vue de fusionner et de regrouper de nombreuses associations. Durant cette période de négociation, une revue commune est éditée par le CFRU association dans laquelle le GEOS est en cours de fusion et de la » F.S.U. » Fédération Suisse d’Ufologie active à cette époque. Il s’agit alors d’une revue commune éditée dans le cadre d’une coordination européenne. Ceci me demande des déplacements fréquents en Lorraine, en Suisse et à Grenoble.
Un protocole d’accord est signé par le président du CFRU (F. Schaeffer,) le président de l’UGEF (P. Delval) et le président du GEOS (moi-même) le 20 mars 1973. Il prévoit l’absorption du GEOS dans la structure du CFRU. L’ex. GEOS deviendra dorénavant : « service de documentation et de prospection du CFRU. » Nous nous retrouvons donc à cette époque dans la structure suivante : l’UGEF avec deux sections : le CFRU et la FSU.
Une fusion des revues se fait en parallèle : CIEL INSOLITE de M. THIROUIN (qui ne paraît déjà plus) PHÉNOMÈNES INCONNUS de P. DELVAL, qui parait sous ce nom après le décès de Marc Thirouin et LES EXTRATERRESTRES. Le titre retenu sera OURANOS. C’est en réalité la reprise de la parution de l’ancienne revue fondée par Marc THIROUIN. Le premier numéro d’OURANOS, organe de l’UGEF, regroupant les trois revues précitées paraît donc en Mars 1973. Chacun apporte ses articles, et c’est Pierre Delval qui coordonne le tout et qui assure la publication de la revue.
Fin 1973, nouvelle évolution et apparition du sigle UGEPI (Union des Groupements d’Études des Phénomènes Inexpliqués.) en remplacement de l’UGEF. L’UGEPI regroupe à nouveaux un certain nombre de groupuscules apparus entre-temps. L’UGEPI est placée sous la présidence de P. DELVAL. L’UGEPI regroupe : LE CFRU – LE CEREIC de Nice, la F.S.U de Genève, le GREPI de Strasbourg, le GEEPC de Perpignan, le GEOS rattaché lui-même au CFRU. À cette époque de nombreux groupements se créent en France. (On en compte près d’une centaine !). Les unions s’organisent, mais en réalité ce ne sont que de nombreux déplacements à travers la France, voir l’Europe, qui usent les responsables de ces regroupements. Il ressort de toute cette organisation, qui est sans cesse remise en cause, qu’elle n’est pas viable ! Jamais les unions ne fonctionneront sur de longues années. J’ai moi-même parcouru en 71/72/73/74 les routes de France, rencontrant la majorité des présidents d’associations pour tenter des regroupements fiables, mais en vain.
024 – Couverture du dernier numéro qui paraîtra de la revue Hypothèses Extraterrestres nr 19 – 1981 (le 1er numéro a été publié en janvier 1977)
Le CFRU dispose quant à lui de très nombreuses sections en France et en Europe. Mon rôle est la prospection et le service de documentation à cette époque. Je fais un certain nombre d’émissions TV ou radio dans ce cadre. En 1974 OURANOS se dote d’une représentation à Bruxelles avec une tentative de Fédération Belge d’Ufologie rattachée à l’UGEPI.
025 L’autocollant « OVNI OUI ILS EXISTENT » publié du temps du CFRU puis ensuite par le GEOS France. (1970 – 1980). Il fut distribué, ayant été édité sous plusieurs versions à quelques 5000 exemplaires, sous plusieurs versions durant plus d’une dizaine d’années. Le dessin de base avait été réalisé par Daniel Boileau alors sur Châlons sur Marne en 1967 – 1968.
Vers 1974 P. DELVAL rencontre des problèmes personnels, il publie irrégulièrement la revue, il ne tient plus compte de l’avis général. Il s’entoure également de personnages qui lui causent beaucoup de torts. (Notamment d’Alain GADMER, qui fait pour ( et avec) P. DELVAL des centaines de conférences, malheureusement peu sérieuses selon l’avis de nombreux collaborateurs qui prônent une orientation plus scientifique. GADMER et DELVAL se tournent très vite vers la parapsychologie, mélangeant OVNI et PARAPSYCHOLOGIE). La revue s’en ressent, le contenu change également d’orientation. Il perd de nombreux collaborateurs.
Vers 1974 je cesse toute collaboration avec l’UGEPI. En effet la revue OURANOS a une si mauvaise réputation que Pierre BELLEMARRE dès 1974 ne souhaitait pas la recevoir dans ses émissions quotidiennes sur l’insolite. (Je m’étais rendu à RTL rue Bayard à Paris avec Pierre Delval, sur invitation de Pierre Bellemare, mais, nous n’avons pas été invité à passer à l’antenne au dernier moment !). Ceci ne me facilitait pas la tâche dans le rôle de promotion qui m’était attribué et que je ne pouvais plus accomplir. D’autre part vis à vis des organismes tels que LDLN et le GEPA, le manque de sérieux d’OURANOS était facilement mis en évidence, situation et orientation de l’organisation qui ne me convenait pas. Il en est de même pour la majorité des collaborateurs issus des divers groupements qui ne le suivent plus.
026 – PIERRE DELVAL EN COMPAGNIE DE JOAQUIM FERNANDEZ EN 1978 – Joaquim Fernandez, Portugais, co-fondateur et président du centre national portugais sur les ovnis CEAFI ( Centro de Estudos Astronómicos e Fenómenos Insólitos ), rédacteur en chef de sa revue Insolito (1975-1981) , puis directeur du CNIFO (Comissão Nacional de Investigação do Fenómeno Ovni), ainsi que ainsi que rédacteur de sa revue Anomalia ( 1993-1996).- Il a obtenu doctorat à l’Université de Porto en 2005, avec une thèse sur « L’imagerie extraterrestre dans la culture portugaise – de la modernité au milieu du XIXe siècle » (la première du genre présentée à une université portugaise). C’est un acteur important dans l’étude du phénomène OVNI, travail qu’il poursuit encore de nos jours. (2025).
C’est 1974-1975 aussi l’époque des nuits d’observation du ciel, des réseaux ovni de « cibistes » et de radio amateurs. J’organise donc en juin 1974, dans le cadre du GEOS, une importante nuit d’observation du ciel qui a bénéficié d’un appui « sans réserve » de la part de la presse. Un contact, directeur d’un service (le service scientifique) à l’AFP me passera une dépêche qui sera reprise PAR TOUS LES JOURNAUX DE FRANCE et d’expression Françaises en Belgique, Suisse, Canada etc…. et relatées sur les stations de radio et TV. Une foule de journalistes se déplacent. Un succès total de cette première grande nuit d’observation du ciel pour tenter d’y observer des ovnis. On nous téléphone et on nous écrit de partout, nous relatant quelques observations, peu intéressantes en règle générale.
1974-1975 C’est la période du GEOS ou il était organisé des nuits nationale d’observation du ciel. Puis des conférences et des expositions. Ici lors d’une réunion de travail à Rebais, une partie des membres actifs, on reconnait gérard Lebat et Michel Piccin. C’est à cette époque que la rupture avec Ouranos, se fait et qu’un comité s’est réuni à Rebais en 1976 à l’issue duquel la décision de relancer le GEOS a été prise. ( Le GEOS en fait n’avais jamais arrêté ses activités, devenant en plus le Service de documentation du CFRU au sein d’Ouranos, une fédération complexe et peu viable à long terme du fait d’un manque de coordination, de l’évolution des idées de certains, de plusieurs associations ( entre autre le CFRU, GEMOC, GEOS etc…)
Le lundi, le mardi, de nombreux articles parlent encore de cette nuit d’observation. L’expérience est renouvelée avec le même succès en 1975. En 1976, cette manifestation aura déjà moins de succès. Par la suite l’intérêt pour ces nuits d’observation du ciel, s’estompera. Cette manifestation permettra au GEOS de se faire connaître, de trouver par la même occasion de nouveaux abonnés à la revue LES EXTRATERRESTRES.
027 Gérard LEBAT à la une du Pays Briard, un journal de Seine et Marne. 11 Novembre 1977.. C’est au moment d’une conférence et exposition sur les OVNI au théâtre municipal de Coulommiers que cet article a été réalisé. Par la suite j’interviendrais régulièrement dans ce journal en y publiant des articles sur le phénomène OVNI.
Au cours du printemps et de l’été 1976 Guy CAPET et Bernard CHARBONNIER me contactent et après des très fréquentes visites, l’idée de relancer le GEOS et la revue LES EXTRATERRESTRES est lancée. Je soumets l’idée à plusieurs ufologues généralement débutants, qui nous suivent dans ce renouveau du GEOS.
Une première réunion est organisée en Août 1976, puis une seconde le 9 octobre 1976 au Centre Culturel du 10ème arrondissement à Paris, qui deviendra pour 5 ans notre point de rencontre mensuel à Paris. (Précédemment dans les années 68/70, j’avais déjà organisé dans le centre culturel du 12 ème un point de rencontre mensuel ou se réunissaient les premiers collaborateurs du bulletin du GEOS, Gérard Lang et bien d’autres). On met au point un comité de lecture qui se compose de Thierry PINVIDIC, Raymond BONAVENTURE etGuy CAPET. Ils sont chargés d’approuver ou de rejeter les articles, le tout devant être bouclé pour le 25 octobre.
Le bureau du GEOS est composé de Raymond BONAVENTURE, de Bernard CHARBONNIER et de moi-même. Les réunions se suivent à un rythme important et le 1er janvier 1977 le numéro 1 de la revue, nouvelle série, imprimée avec photos sur papier couché de luxe, paraît.
028 – 1 – Période intense des conférences. Gérard LEBAT – Coulommiers 1977; l’affiche a été réalisée par Noël Paulin, éditée en sérigraphie par nos propres moyens sous la direction de Bernard Charbonnier. Ce travail d’imprimerie se faisait dans le sous sol de mon pavillon sur Rebais.
029 – 2 – À cette époque les nuits d’observation du ciel, faisaient la » une » du Parisien (archives Patrick Billaudé) 1974. Nous en avons réalisé en 1974 et 1975, bénéficiant d’une couverture nationale dans la presse pour l’annoncer, ( dépêches de l’AFP) ce qui nous a amené avec le concours de centaines d’observateurs à connaître à chaque reprise une dizaine d’observations d’objets mineurs. Nous avions en place un standard téléphonique, notre numéro étant diffusé dans la presse, qui sonnait en permanence, ce qui nous a permis des contacts divers et d’informer de nombreuses personnes. En place également un réseau de cibistes et surtout de radio-amateurs officiel. Un camp local d’observation du ciel avec un nombreux matériels, était relié par CB au standard.
030 – 3 – En conférence avec le journaliste et ufologue Guy CAPET à St Dizier. 1978. A cette époque nous organisions déjà des conférences avec éventuellement une exposition à travers essentiellement la partie nord de la France. Nous avons repris ce même programme de conférences vers 1974 et ce jusqu’en 1979. Ces conférences étaient organisées soit à la demande des organisateurs, ou sur notre demande dans les Centres culturels, les Maisons de jeunes, les salles municipales ou au sein d’associations. Le rythme était soutenu au cours des années 1975 – 1976 et 1977 environ avec d’octobre à juin, une conférence pratiquement chaque semaine et même quelquefois deux. Ces conférences étaient assurées par Guy CAPET, Bernard CHARBONNIER et moi même, toujours bénévolement sur nos propres ressources.
Retrouver lors d’une émission TV sur FR3, Guy Capet, Journaliste, Fondateur d’une Radio Libre à Troyes, durant plus d’une décennie l’un des piliers du GEOS France – Revue Hypothèses Extraterrestres dans un reportage de FR3 datant de 1978.
Une émission régionale de « terroir » de FR3 du 19 octobre 1978, comportant des interviews à Troyes, des reportages auprès d’ufologues des années 1970. Vous y découvrirez un membre du GEPA (ne pas confondre avec GEPAN) qui a travaillé sur l’antigravitation. Mais aussi des jeunes de l’époque enquêtent et recueillent des témoignages OVNI, dont celui de Monsieur Gateau (décédé le 21 août 2023) dans l’Aube qui observa un OVNI au sol en 1964 et qui communiquera son témoignage au GEOS France lors d’une conférence dans son village de St André les Vergers. (Le samedi 28 mars 1964 à 06 h dans la région troyenne, il fait froid. Tiens ! Une citerne à bestiaux se dit Gérald Gateau en voyant à flanc de coteau, en plein milieu d’un pâturage un objet d’apparence métallique, qui brille dans la clarté du matin. Il se dit : Comment se fait-il qu’il y ait une citerne en plein hiver, surtout qu’il n’y a pas de vaches ici. Intrigué, il se gare, sort de sa voiture et marche en direction de l’objet. Tout à coup, il voit au milieu du champ un objet d’environ une dizaine de mètres de long sur à peu près 4 m de haut qui s’élève du sol très rapidement. Nom de Dieu ! dit-il en se retournant vivement. Pris de panique, il s’enfuit à toutes jambes. Cependant, toute la journée, il travaille sans rien dire de ce qu’il aurait vu le matin. De retour chez lui, même mutisme auprès de son épouse : Si je lui dis ça, elle va me prendre pour un fou dira-t-il. À ce moment-là, son observation se limitait à cette description, il brodera par la suite !) Le Groupe Troyen de recherches rattaché au GEOS, présente sa méthodologie d’enquête, qui n’a pas pris une ride. Cela reste toujours d’actualité concernant les enquêtes de terrain.
031 – 032 – Guy Capet est également un écrivain qui a publié de nombreux ouvrages sur sa région mais aussi un livre sur le phénomène OVNI en Champagne Ardenne. Il était chargé des relations avec la presse aux Premières Rencontres Européenne de Châlons en Champagne en 2005. Une photo de Guy Capet lorsqu’il était venu me rendre visite à mon ryad à l’époque ou j’habitais à Marrakech au Maroc (25-12-2012)
Par la suite, un animateur influent, Michel Piccin nous rejoindra suite à une conférence donnée à Charenton. Intéressé par le phénomène, il se lancera à fond dans l’étude de ce sujet après cette rencontre et il donnera un nouvel élan à l’association; Il deviendra un spécialiste de l’affaire de CERGY PONTOISE en consacrant tout son temps à vivre et à suivre le trios, durant des mois, dans leurs préoccupations journalières. Il créa à cette occasion un groupe confidentiel d’étude de ce dossier et du phénomène, le groupe CONTROL. C’est donc le seul qui peut décrire avec précisions les acteurs de l’affaire de Cergy Pontoise et confirmer comment ils ont fait pour inventer ce « canulard » qui à mis en déroute tout le milieu ufologique a la fin de l’année 1979.
La revue paraîtra régulièrement chaque trimestre jusqu’en juillet 1981, date à laquelle il fut décidé de mettre fin à sa parution. La raison : le nombre des renouvellements d’abonnements a chuté dans des proportions catastrophiques. Ce fait est en corrélation avec la disparition de la majorité des associations qui s’intéressaient au sujet. (On en compte moins de cinq actives en 1981, alors qu’elles étaient près d’une centaine quelques années auparavant). On note le désintérêt général du public pour ce phénomène. Ce désintérêt est né à la suite de l’affaire Franck Fontaine à Cergy Pontoise. En effet, cette affaire à fait la « une » de la presse. Le public a tout d’abord cru à cet enlèvement, qui rapidement s’est montré n’être qu’une supercherie. Un « ras de bol » général vis à vis du phénomène est apparu et a débouché sur l’effondrement de l’ufologie Française, qui était la plus active au monde.
033 Photo, Gérard Lebat lors d’une émission de radio vers 1975 chez RMC, studios de Paris.
Les activités du GEOS France se concentraient sur la publication de la revue Hypothèses extraterrestres, des réunions à Paris chaque mois au centre culturel du 10 ème et surtout sur la réalisation d’un programme annuel de conférences à travers la France, une en Allemagne et en 1981, le projet de donner un sérieux exposé sur le phénomène OVNI à la chambre des Lord à Londres, projet qui a été malheureusement arrêté à la suite de la cessation de la parution de la revue. L’équipe des conférenciers du GEOS France, aidé par un super montage audiovisuel en fondu enchainé sur le phénomène, mis au point par un passionné de cet art et qui nous lâchât aussi quelques mois avant que la revue cesse de paraitre, a parcouru des centaines de villes essentiellement dans la partie nord de la France. Une exposition de panneaux relatifs à l’ufologie, pouvait être aussi organisé, nous mobilisant alors tout un Week end. 50 à 250 personnes participaient à ces conférences en tant que spectateurs, ce qui fait une information détaillée donnée à plusieurs milliers de personnes. Lors de chaque conférence la presse locale l’annonçait et publiait quelquefois à l’occasion des enquêtes sur le phénomène. Grâce à ces actions, l’information sérieuse du public a touchée un grand nombre de personnes.
LE CAS FRANCK FONTAINE A L’ORIGINE DE L’EFFONDREMENT DE LA RECHERCHE PRIVÉE UFOLOGIQUE EN FIN 1979 ET 1980. ELLE METTRA 20 ANS A S’EN RELEVER.
034 A gauche Franck Fontaine – 035 A droite, Salomon N’Diaye et Franck Prevost. – 036 Esquisse du trio, dessin de Noël Paulin.
Le Lundi 26 novembre 1979, vers 4 h 00 du matin, Franck Fontaine disparaît. La presse s’empare de l’information, qui fait le tour du monde. Les commentaires sur ce qui serait un enlèvement par une soucoupe volante, selon ses deux compères, Jean Pierre Prévost et Salomon N’Diaye, ne cessent quotidiennement d’envahir les journaux écrits, parlés et télévisés. Mais coup de théâtre : Franck Fontaine réapparaît 8 jours plus tard. Ou était-il réellement passé ? En fait caché chez un membre de sa famille…. Les enquêtes que j’ai menées à l’époque sur place, côtoyant le trio et rencontrant à de nombreuses reprises Franck Fontaine, ses amis, sa famille, m’ont permis de relever, dans un premier temps, de nombreuses incohérences dans leurs discours. J’ai également noté des contradictions et aussi une nette volonté de vendre leur histoire. Pour moi c’est simple, cette histoire était fausse. Mes conclusions dès le début décembre 1979, ont été publiées par une note rapide au duplicateur à encre, jointe à la revue Hypothèse Extraterrestres qui sortait justement de chez l’imprimeur. Rapidement également, certains ufologues arrivèrent également à la conclusion qu’il s’agissait d’un canular. D’ailleurs, à ses proches, Franck Fontaine ne s’en cachait pas, Jean-Pierre Prévost l’avoua aussi publiquement, ultérieurement. Affaire classée donc. Mais ce canular de grande ampleur a totalement déstabilisé le milieu ufologique et le public est devenu peu enclin à entendre parler du phénomène ovni. La preuve en étant la disparition, à cette époque, de la majorité des associations s’intéressant à l’ufologie. Il y en avait au moins 80 et plus fin des années 70, début 80 on pouvait les compter sur les doigts d’une main. Après la création du GEPAN, le fait que la gendarmerie ait reçu pour instruction de ne plus diffuser à la presse les témoignages relatifs aux OVNI, a certainement eu une influence sur cette nouvelle situation, la presse évoquant plus rarement le phénomène. L’AVEU DE JEAN PIERRE PRÉVOST PUBLIÉ DANS LA PRESSE : « J’affirme que l’affaire de Cergy-Pontoise est bidon du début à la fin. J’en suis le seul responsable. C’est moi qui ai tout organisé, tout monté. Je peux le prouver. Franck Fontaine a passé les 8 jours de sa disparition dans l’appartement d’un ami, à Pontoise ; c’est moi qui l’y ai conduit, et c’est moi qui l’ai ramené. Comment peut-on imaginer des extraterrestres venant enlever un guignol. »Extrait du Parisien Libéré du 7 Juillet 1983.ÉGALEMENT :En juin 1983, Jean-Pierre avoue sur les ondes de Radio-Korrigan : » l’affaire de Cergy, c’est bidon. ».
037 Photos : A gauche, Reconstitution du moment et des conditions dans lesquelles Franck Fontaine disparait.
038 La deuxième photo représente l’entrée de leur cage d’escalier, immeuble rue de la Justice mauve à Cergy Pontoise, quelques jours après la disparition de Franck Fontaine et avant sa réapparition – en haut à gauche :
039 Photo à droite Jean-Pierre Prevost et Patrick Pottier enquêteur, Romilly sur Seine sur les lieux de la disparition de Franck Fontaine.
Il est à noter que nous avons refait une nouvelle bande son à la suite du départ de Mignot, qui avait subtilisé la bande son, nouvelle bande réalisée avec Guy Dilcher de Dannemarie Les Lys et deux autres membres du groupe. Cette entrave a perturbé durant trois ou quatre semaines notre programme de conférences. Nous en avons profité pour rectifier certaines erreurs dues à un manque de connaissances de Mignot et surtout augmenter considérablement le montage par de nouvelles séquences, montage parfait aux dires des spectateurs et des ufologues, qui alors durait 40 minutes environs.
041 Ci-dessus, le document du 8 juillet 1978 invitant les associations à une réunion à Toulouse.
Le 12 Septembre 1978, une délégation du GEOS, s’est rendue à la réunion du GEPAN à Toulouse, lequel tentait, sous l’impulsion de Claude Poher, une ouverture vers les associations Ufologiques. Je faisais donc partie de l’équipe. (Voir lettre d’information du CNES, en cliquant sur l’image en marge – Un document d’archive aujourd’hui !). En fait d’ouverture, certainement déçus par l’approche folklorique que certaines associations démontraient envers le phénomène ovni et qui se sont avec verve exprimées lors de cette réunion au désespoir des associations sérieuses, firent que cette tentative ne fut pas couronnée de succès ! Le GEPAN abandonnait l’idée de collaborer avec les associations.
042 Gérard Lebat et Karl Veit de la DUIST à Mayence en Allemagne lors d’un congrès sur le phénomène ovni au cours duquel nous avons présenter notre montage audio-visuel, doublé en langue Allemande.
Je voudrais remercier et citer ici les noms des collaborateurs les plus actifs de la revue LES EXTRATERRESTRES qui devient à partir du numéro 13 ( dans le but d’en adoucir le nom) HYPOTHÈSES EXTRATERRESTRES, sans qui, le GEOS et sa revue n’auraient pu vivre une aussi belle aventure : Guy CAPET, de Troyes qui a fait une très belle carrière dans le journalisme, directeur d’une agence de presse et fondateur, directeur, d’une radio libre qui existent encore, Bernard CHARBONNIER, technicien à la SECMA à Corbeil Essonne et Michel PICCIN alors Maître Imprimeur, tous les trois piliers essentiels du GEOS. Merci également aux personnes suivantes qui ont contribué au fil des années au succès du GEOS : Raymond BONAVENTURE – Henry DURANT – Jean SIDER – Noël PAULIN – Jean-James MIGNOT- Le Pr CORNU – Guy DILCHER – Thierry PINVIDIC – Patrick POTTIER, Patrick FOURNEL et bien d’autres dont les noms m’échappent aujourd’hui ……….
Le 6 octobre 1979, le GEOS participait à un grand colloque en Allemagne, chez la DUIST de Karl Veit. 16 pays représentés, 200 – 300 personnes dans la salle. Karl Veit est un vieil ufologue qui dirige depuis des décennies UFO NACHCHRITEN. Nous avons présenté un montage audio-visuel, ainsi qu’une conférence, en langue Allemande. Une délégation de 4 personnes du GEOS s’est déplacée à Mayence pour assurer cette manifestation, ou durant la soirée qui a suivi la conférence, le champagne a été à l’honneur dans nos chambres d’hôtel en compagnie de Karl Veit ! Ce fut une sympathique soirée, une expérience intéressante qui a marqué nos échanges supers amicaux avec l’Allemagne ufologique de l’époque !
043 Photo : Karl Veit, photo de 1958, aujourd’hui décédé (2001) et 044 – 045 photo de deux ouvrages édités par sa petite maison d’édition spécialisée sur le phénomène OVNI mais aussi le côté « cosmique » tendance « Adamski », ce qui dénotait quelque peu d’une véritable démarche scientifique ! Il diffusera ces ouvrages de 1956 jusqu’à vers les années 2000.
Karl Veit, né en 1907, il est fermement ancré dans la tradition Adamski. Toutefois, Karl Veit publie dans son journal mensuel ou Bimensuel tout ce qui a trait aux observations d’ovnis, aux idées diverses, y compris issues de scientifiques, ce qui après un tri dans les articles, fait de ce journal un support d’informations très intéressant. La revue paraitra durant plusieurs décennies, jusqu’en 1988 avec numéro 311 /313. La DUIST, association, disparait par dissolution en 1988 lorsque Karl Veit souffre d’un décollement de la rétine. La sté d’édition poursuit par contre ses activités.
En 1956, Karl Veit aperçut deux vaisseaux spatiaux flottant en formation au-dessus du Rhin et fonda alors la « Société allemande d’étude des OVNI/IFO » (DUIST), basée à Wiesbaden-Schierstein. Veit décrit les « objets volants identifiés » aperçus comme des « Ifo », c’est-à-dire des vaisseaux spatiaux extraterrestres. Avec sa femme Anny, Veit dirige la maison d’édition Ventla de littérature cosmique et publie le « UFO News ». Karl Veit est décédé très âgé en 2001, cinq jours après le 11 septembre. Cependant, sa philosophie « Adamkiste » perdure encore de nos jours.
LES ENQUETES – TOUJOURS UNE PREOCUPATION AU GEOS
046 Photo avec Michel Piccin, de dos sur la droite, qui dirige une audition lors d’une enquête, reconstitution pour la télévision Française.
Depuis la cessation de publication de la revue Hypothèses Extraterrestres, en 1981, j’ai pris un certain recul avec l’ufologie, m’y intéressant de plus loin, participant si besoin aux réunions, aux congrès, aux émissions TV ou Radio mais ne consacrant plus un temps important à ce thème.
Puis, je suis retombé dedans en 1995 en fondant, créant et assurant entre autres la programmation des Repas Ufologiques Parisiens. Ils font suite comme le dira Michel Piccin, aux repas gastronomiques qui étaient de mise à la suite des conférences que nous donnions durant les années 70-77, puis aux réunions dans des restaurants Parisiens qu’organisaient Thierry Rocher vers les années 80-95. Les Repas Ufologique ont pris de plus en plus d’importance année après année. Les repas Ufologiques Parisiens voient ainsi défiler chaque mois les plus grands Ufologues de France et de l’étranger. On y vient en fait du monde entier, de Moscou comme des Usa, du Brésil, de l’Argentine, de Chine, du Japon etc…. (En général à l’occasion du passage à Paris de ces ufologues à l’autre bout du monde.) Ces repas remportent un succès évident et ils se sont multipliés dès 2003 dans plusieurs villes de Province, en Belgique, au Québec, en Côte d’Ivoire et au Maroc. Je fonde et je prends dès 2004, la Responsabilité du RÉSEAU DES REPAS UFOLOGIQUES, qui se met alors en place et qui dès l’été 2007 atteindra le nombre de 23 villes organisatrices de repas. (De vrais villes ou on trouve un vrai repas ufologique actif, le règlement impose à un animateur qui n’assure plus les repas le retrait de son nom de Repas Ufologique de la ville de, du site d’expression privé des Repas Ufologiques). Ainsi, personne ne contacte un repas qui n’existe pas en fait ! Dans ce réseau d’amis, l’objectif n’est pas de faire du nombre, mais seulement de la qualité, de présenter quelque chose de sérieux ce qui a contribué largement à faire des Repas que j’ai fondé de 1996 à 2012 une institution reconnue mondialement.
047 Photo : La collection de DVD sur les diverses conférences des Premières Rencontres Ufologiques Européennes de Châlons en Champagne qui ont vu le jour réalisé par Frédéric Jacobé. C’est une réalisation d’une grande importance, 10 DVD historiques ! Un travail important qui a été réalisé par Frédéric Jacobé en consacrant des mois de travail à cette œuvre unique. Malheureusement, si les rencontres ont été un succès incroyable, gratuites pour tous, entrées, stands, exposants etc… ces DVD n’ont pas eu le succès espéré et n’ont été en fait distribué, qu’a très peu d’exemplaire, malgré un prix coutant de 10 euros justifié pour 5 euros par DVD revenant à Frédéric pour l’acquisition de matériel, 2 euros pour les achats du DVD, les étiquettes, les boitiers, et 3 euros consacré aux frais postaux, emballage. Vu les quelques exemplaires distribués gratuitement, le stock invendu, c’est là encore dans mes deniers personnels que j’ai puisé !
Durant plus d’un an, de juin 2004 à octobre 2005, je me suis chargé de mettre en place LES PREMIÈRES RENCONTRES UFOLOGIQUES EUROPÉENNES. Un ufologue local qui avait la possibilité d’obtenir un Week end le prestigieux Parc des Expositions de Chalons en Champagne, plus de 10 000 m2, a coordonné sur place les besoins. Je souhaitais ces rencontres gratuites pour tous et au fil des semaines, j’ai structuré cette manifestation, qui se faisait pour la première fois sous ce principe. Grâce à mes nombreuses relations dans le milieu ufologique j’ai réuni sur le site quelques 200 personnalités du monde ufologique. Un salon consacré à tout ce qui touche l’ufologie, a réuni près d’une centaine de Stands. (Des professionnels comme les revues Top Secret, Nexus etc.… des associations Belges, Française, Allemandes, Suisse, Italiennes etc… Trois salles de conférence ont été occupées, dont l’une pour le colloque européen des chercheurs du domaine ovni d’EUROUFO. La presse nous a largement soutenues. (Plus de 100 journalistes sur place), 10 000 personnes sont venues à Châlons, plus de 2 000 000 de téléspectateurs en Allemagne grâce aux retransmissions de la TV allemande présente sur le site, 48 h d’enregistrement radio pour Ici et Maintenant, notre présence à tous les journaux d’informations d’Europe 1, des annonces toutes les heures sur France Info….
048 Les Rencontres de Châlons-en-Champagne : plus de 200 personnalités du monde ufologique !10 000 visiteurs ! Une centaine de journalistes ! 100 stands !
Résultat : LA PLUS IMPORTANTE MANIFESTATION JAMAIS RÉALISÉE AU MONDE SUR LES OVNIs SOUS CE CONCEPT ! (Des conférences, des stands, un colloque international, une exposition, l’Europe représentée, les usa, la Grande Bretagne, plus de 17 pays présents, des stands généraux comme France télécom, Peugeot, le Wi Fi large bande sur place pour les télévisions etc….). Frédéric Jacobé de Châlons en Champagne à assuré un large travail sur place,. Le parc des Expositions de Châlons en Champagné nous avait été gratuitement prêté pour cette manifestation, c’est cette opportunité qui m’a donné l’idée d’y organiser une grande rencontre, exposition, stands, 3 salles de conférences, des exposants de notoriété nationale comme France Télécom, Peugeot, une salle pour la conférence de presse du samedi laissant le temps aux journalistes de préparer les images pour le 20 h etc…
En fait cette idée ne devait dans mon esprit qu’être une réunion d’ufologue et d’information du public comme en fait j’avais l’habitude d’organiser. Toutefois, au fil des mois, l’intérêt montré par le milieu ufologique pour le projet, m’a amené constatament à revoir mes prévisions et à accroitre les moyens. Grace aux plans précis du salon, au fil des mois j’étendais la superficie des diverses activités. Les stands sont passé à près de 100, les conférences, 33 salles, le secteur des exposants nationaux à 100 m2 carré chacun etc… Je remettais en cause chaque mois l’importance du programme… Tout ceci est le fruit du travail bénévole de centaines d’ufologues qui a non seulement à travers la France, mais l’Europe et même des Etats Unis, ont contribué à cette immense manifestation ufologique qui devait réunir plus de 10 000 personnes sur trois jours ! Le tout était gratuit, contrairement à tous les congres qui réunissent quelques dizaines, voir centaines de personnes aux Etats Unis, puis aujourd’hui en France et qui coutent des frais d’entrée non négligeables, plusieurs centaines d’euros pour assister aux conférences, au public. J’ai passé une année complète à plein temps, parfois mes nuits assurant alors du 24 h sur 24. Puisque c’est mon histoire je dois dire ici que financièrement cette réalisation, dont j’ai pu supporter le financement, c’est grâce à mes indemnités de licenciement pour cause de liquidation judiciaire de la société qui m’employait que j’ai réussi à le faire en assurant le financement d’une dépense de plus de 30 000 euros de l’époque ! Bien des ufologues ont aussi assuré la prise en charge des frais qu’ils ont engagés dans leurs propres réalisations et actions. Sans leur concours, ces journées n’auraient pas été une aussi importante réussite. Personnellement, mon état de santé à durement été mis à l’épreuve et j’ai mis en fait plus d’une année à me remettre du travail vraiment trop intense que j’avais fourni, m’obligeant à avoir recours à la médecine. Les campagnes de presse réalisée avec DVD, Email, courriers, fax tout au long de l’année auprès de quelques 300 journalistes ou médias ont débouchées sur un intérêt évident de leur part, nous assurant une couverture totale grâce essentiellement à Europe 1 qui nous interviewait lors de chaque journal, à France Bleu qui avait conclut un partenariat et assurait durant plus de 15 jours des interventions sur les ondes très régulièrement, à France Info qui durant tout la durée de la manifestation parlait de nous à chaque journal, chaque heure presque, à l’AFP qui a diffusé de nombreuses dépêches nous assurant une couverture dans tous les médias nationaux et même à l’étranger, à FR3 qui a assuré des images à de nombreuses reprises dans les journaux télévisés locaux, au Journal l’Union, l’Est éclair et bien d’autres qui ont couvert la manifestation, aux radios libres locales qui ont elles aussi répercuté sur les ondes interviews et informations sur ces journées, aux divers réalisateurs de films qui ont réalisé des courts métrages sur le déroulement des Rencontres Ufologiques de Châlons, au Figaro Magazine, à une société productrice d’émissions TV installée sur place qui a réalisé des reportages tout au cours de ces journées pour le réseau des TV allemandes touchant alors plus de 2 millions de téléspectateurs, à la Radio ICI ET MAINTENANT également sur place qui a assurée plus de 20 h d’émission, et j’en oublie bien d’autres qui par leur concours et des actions de grande envergure ont permis le succès inespéréré et non prévisible de ce que nous avions mis en place. En fait nous avions dénombré plus de 100 journalistes ou médias présents à un moment ou à un autre sur place au cours de ces trois journées. Je tiens à remercier tous ces acteurs pour leur concours. Je me suis déplacé en Belgique, Allemagne, Suisse et Italie pour présenter le projet à des associations ufologiques qui sont en général venues sur place pour tenir un stand ou y présenter des conférences. Notons la présence d’EUROUFO qui a tenu dans une salle indépendante sa rencontre annuelle, réunissant de nombreux chercheurs et scientifiques spécialisés dans l’étude du phénomène OVNI à l’échelon de l’Europe.
C’est l’occasion ici de remercier chaleureusement celles et ceux qui ont aidé par un moyen quelconque, ( conférences – stands – créations diverses comme artistiques, informatique, animation, mise en place sur le terrain, diffusion de l’information etc..) qui sont venus à ces Rencontres Européennes, dont les noms suivent, liste qui a été établie à l’époque pour réaliser les badges des visiteurs privilégiés :
NOM – PRENOM ASSOCIATION OU ORGANISME ABRAINI Giorgio Association CISU Italie (Centro Italiano Studi Ufologici) – Italie ABRASSART Jean-Michel CHERCHEUR INDÉPENDANT – ENQUETEUR – Belgique ALBANESE Jean-Michel Témoin et Intervenant – Avignon ALESSANDRI Robert Association UNIVERS OVN – Marseille ALLEMAND Éric Association SIXIÈME SENS – Association de recherche sur le paranormal et l’inexpliqué. 59 Wattrelos ANCELLE Jean-Loup SITE VERITAS EUROPE – TOUTE LA VERITE.COM BALLESTER OLMOS Vicente-Juan FUNDACION ANOMALIA – Espagne BALLINI Eugenio FONDAZIONE SENTINEL ITALIA BARBIEUX Bruno Web master du site LES SOUCOUPES VOLANTES BARET Jean Baptiste – ELRIC- Association « RÉUNION OVNI CONTACT » ILE DE LA REUNION BAYER Juergen Site PARANEWS.NET – Allemagne BEAKE Pierre Association LE COL DE VENCE.COM – NICE BEAU Jérôme PROJET RECHERCHE UFOLOGIQUE – Paris DELEPINE Franck TÉMOIN – FILM D’UN OVNI EN POLOGNE – Paris – France BELPHANTOM Didier Les Repas Ufologiques – Belgique BENAROYA Daniel Association GREPI (Groupe de Recherche et d’Étude des Phénomènes Insolites) – Suisse BERTRAM Dominique TÉMOIN – FILM D’UN OVNI EN POLOGNE – Paris – France BIDAULT Bernard ÉCRIVAIN – France BIESER Thérèse INVITE – France BIGONI Aldo LES REPAS UFOLOGIQUES PARISIENS – France BONIN Ludovic LES REPAS UFOLOGIQUES TOULOUSAINS/SITE UFO PUBLICATION – France BONVIN Fabrice Web master des sites : Les Farfadets et extraterrestres.org – Stand – Suisse BOULOT Didier ASSOCIATION DE RECHERCHE SUR LES EXTRATERRESTRES – – France BOURDAIS Gildas ÉCRIVAIN – France BOTERDAEL Lévi ASSOCIATION BUFON (Belgisch UFO Netwerk) BOUSQUET Bruno Association OVNI LANGUEDOC BRANGET Guy Association A.E.I.O.U. (Association d’Enquêteurs d’Investigation des Observations Ufologiques) – Pays de Loire – France BRENIG Léon Association SOBEPS Bruxelles Belgique BROCHOT Jean-Michel (Voir aussi MICHELL Jhean) Association OMEGA GROUP – HAARP FRANCE BROSSES – De – Marie-Thérèse ÉCRIVAIN – France BRUNIE Simone Site UFOCOM – France BURKEL Claude ENQUÊTEUR – France BURNS Max BUFORA – Angleterre BUTEUX Jeannot Association OVNI CHAMPAGNE-BOURGOGNE – France CANOVA Josette Association C.R.F. LE GRAND ŒUVRE – SECTION OVNI et LES AMIS DE ST THYRSE – France CANUTI Thibaut Auteur – France CAPET Guy Association G.T.R. OVNI (Groupement Troyen de Recherche sur les OVNI) – France CARTERON Jean Association LES RENCONTRES DE L’EXTRAORDINAIRE – Paris – France CASTILLE Danielle Association OVNI CHAMPAGNE-BOURGOGNE – France CHALOUPEK Henri Association G.E.P.A. (Association d’Étude des Phénomènes Aériens) – France CHAMPAGNE DE L’AUCHE CHAMPAGNE CHARNAY Didier Revue UFO LOG – Association NEXUS – France CHOLET Jacote MUTLDIMENSIONAL MUSIC – CHOMARAT Lionel INVITE – France CIAMPINI Cédric Association « L’UNION ». – France CLERGOT Hervé Revue BETA TAURI – France COHEN C.V. REVUE LE MONDE DE L’INCONNU COILHAC Didier ÉCRIVAIN – France COLIN Xavier Association LE COL DE VENCE.COM – NICE- France COMBOT Pascal Association VIGIE OVNIS 29 – (Groupe d’étude et de recherche Finistérien sur les OVNI) – France COSTE Michel CONFÉRENCIER – France COUPIER Nicolas INVITE – France CROCE Olivier Association LES INVISIBLES DU COL DE VENCE – Étude sur les phénomènes du Col de Vence – France DA CRUZ Joao Manuel INVITE – France DELBARRE Jean-Pierre G.E.R.U. (Membre du ) – France DELORME Bruno Association A.R.P.E. – (Association pour la Recherche sur la présence Extraterrestre) – France DENNERRY David NEXUS – Magazine d’informations sur l’insolite, les sciences parallèles – France DE PLAIGE Didier Animateur de la radio ICI ET MAINTENANT – France D’EUCK Philippe INVITE – France DHONDT Jean-Pierre Association GNEOVNI (Groupement Nordiste d’Étude des Ovni). – France DIER Stéphane Association « L’UNION ». – France DOUILLET Philippe REVUE MORPHIEUS DUBOIS Geneviève EDITIONS LE MERCURE DAUPHINOIS – France DUPAS Laurent STAND LAURENT DUPAS – France DUPOUY Jean-François LES REPAS UFOLOGIQUES PARISIENS – France DUQUESNOY Joël Association G.E.R.U. – (Groupement d’Étude et de Recherche Ufologique) – France DURAND Gilles Association SCEAU/Archives OVNI (Sauvegarde, Conservation des Études et Archives Ufologiques) – France ELRIC Association Réunionnaise d’Études des Objets volants non identifiés – St Paul – ILE DE LA REUNION EUROPUB IMPRESSION NUMÉRIQUE SUR TOUS SUPPORTS – THEME OVNI – France FAUCHEREAU Rémy Associations A.E.PA. (Association d’Étude des Phénomènes Aériens), SCEAU/Archives OVNI., OVNI CHAMPAGNE BOURGOGNE – France FAURE Jean-Christophe Librairie « LE GRAND CHÊNE »- France FAZIO BAIZ Francisco Association UFO ARGENTINA – Buenos-Aires – CONFERENCIER – Argentine FERRYN Patrick REVUE SOBEPS BRUXELLES – Belgique FERRER Thierry Invité – France FLAMANT Arnaud Organisation des rencontres – France FONDAZIONE SENTINEL Association FONDAZIONE SENTINEL -Italie FORGET Bruno DIRECTION de l’UCIA Châlons FOUERE Francine Association G.E.P.A. (Groupement d’Étude des Phénomènes Aériens) – France FOURNEL Patrick Associations CNEGU (Comité Nord-Est des Groupes Ufologiques) et SCEAU/archives OVNI. – France FRAVAL Véronique INVITE GARNIER Jacques A.E.I.O.U. (Association des Enquêteurs d’Investigation des Observations Ufologiques) – Loire Atlantique – France GAULIN Thierry Association OVNI LANGUEDOC – France GAUTIER Gérard Associations C.R.F. LE GRAND ŒUVRE – SECTION OVNI et LES AMIS DE ST THYRSE – France GEHARDT Roland Association CENAP (Centrales Erforschungsnetz Außergewöhnlicher Himmelsphänomene) – Allemagne GEFFROY Sylvain Invité – France GLUCK Bruno Association G.E.R.U. – (Groupement d’Étude et de Recherche Ufologique) – France GILLOT Jean-Marc INVITE – Membre du SCEAU/Archives OVNI – France GOMEZ Didier Association STUDIOVNI – Revue UFOMANIA – France GRANDSIRE Jean-Michel Éditions J.M.G. – France GRANDVILLE C. Revue LES GRANDS MYSTERES – Belgique GRASSINO Gian Paolo Association CISU (Centro Italiano Studi Ufologici) – Italie GRESLE Jean-Gabriel ÉCRIVAIN – France GRESSIEN Michel TÉMOIN – France GROSSET Michèle Associations C.R.F. LE GRAND ŒUVRE – SECTION OVNI et LES AMIS DE ST THYRSE – France GRUPPO CAMELOT Groupe Camelot – Italie GUIGNARD Patrick Chroniqueur. GUTERIEZ Grégory PROJET RECHERCHE UFOLOGIQUE – France HAYS François Revue Ufolog – Association Nexus – France HILD Jean-Charles EXPOSANT – France HOPKINS Budd ÉCRIVAIN – CONFERENCIER USA HUGUES Bernard Association CERPA (Centre d’Études et de Recherches sur les Phénomènes Aérospatiaux) – Marseille – France ILLOBRAND VON LUDWIGER DELEGATION EUROPE DU MUFON ISAURE LES REPAS UFOLOGIQUES TOULOUSAINS – France JACOBE Frédéric Association OVNI MARNE – France JENDRIQUE Patrick Association UFO 57 – France JOHNSTON Miles CONFÉRENCIER -Association IRISH UFO CENTER – Irlande JOLIVET Bernard Association OVNI INVESTIGATION – France JUNCK Christian TÉMOIN – France JUNCOSA Francine Associations CNEGU (Comité Nord-Est des Groupes Ufologiques) et SCEAU/archives OVNI. – France KALKA Christoph Konrad ÉCRIVAIN – Association TIME RIDER RESEARCH – Allemagne KAPF Hermès Revue LES GRANDS MYSTERES – Belgique KEAN Leslie JOURNALISTE – CONFERENCIERE -ECRIVAIN – USA KIEFFER Christian Association SPICA – (Sciences et Phénomènes Insolites du Ciel et de l’Aéronautique) – France KIRSTEIN Dennis UFOzine Allemagne KOZAN Jacky INVITE – France KULT Jiri CONFÉRENCIER – France LAGNEAU Jean-Louis Association G.E.I.P.I.S. FRANCE LAHAYE Freddy Site LES CROPS CIRCLES – France LA MAISON DE L’ASTRONOMIE Nr 1 DU MATERIEL D’ASTRONOMIE SUR PARIS – France LAPARRE François Dr Abonné LDLN – France LARQUET Thierry Association C.R.U. (Comité de Recherche Ufologique) – France LAVIANO Jean-Pierre Les Repas Ufologiques Parisiens – France LEBAT Gérard Responsable et fondateur des Repas Ufologiques, organisateur des rencontres, Ancien Directeur de Publication de la revue Hypothèse Extraterrestres, Président du GEOS France. LE BIHAN Ludovic INVITE – France LOPEZ Marine Association E.U.S. (European UFO Survey) – France LIGNON Yves CONFÉRENCIER – France LORTAL Robert CONFERENCIER – TÉMOIN – France LOUYS Jacques Dr – Psychiatrie – Spécialiste d’Ummo – France MAGUIN Dominique INVITE- France MANCUSI Bruno CHERCHEUR INDÉPENDANT -Suisse MARLIN Philippe Éditions ŒIL DU SPHINX – France MARTI Patricia LES REPAS UFOLOGIQUES PARISIENS – France MARY Luc HISTORIEN DES SCIENCES – ECRIVAIN – France MASCLAUX STUDIO Photographe Professionnel MATHE Philippe Association SERPPE (Service d’Étude et de Recherche sur les Phénomènes Parallèles et Étranges) – France MAZE Pierre Éditions NOUVELLE TERRE – France MAZZOCCHI Bruno Association OVNI NORD ISERE – France MEESSEN Auguste CONFÉRENCIER – Belgique MEHEUST Bertrand ÉCRIVAIN – France MERLE Laurent Association OVNI INVESTIGATION – France MESNARD Joël Revue LUMIÈRES DANS LA NUIT – France METZ Georges Enquêteur – LUMIÈRES DANS LA NUIT – France MICHELL Jhean (voir aussi Jean-Michel Brochot) Association GROUPE OMEGA – PROJECT HAARP – France MOJSILOVIC Mirko Association GEP e.V. (Gesellschaft zur Erforschung des UFO-Phänomens e.V.) et Association CENAP – Allemagne MONDET Éric Organisation du Parc des Expo. Sécurité MONETA Jean-Jacques ASSOCIATION PLANETE OVNI – France MOREAU Dominique INVITE – France MOREL Gilles Association G.E.I.P.I.S. FRANCE MORGENTHALER Christian Association SPICA – (Sciences et Phénomènes Insolites du Ciel et de l’Aéronautique) – France MORIN Frédéric REVUE MORPHIEUS MORISSON Jocelyn ÉCRIVAIN – France MUNSCH Gilles Associations CNEGU (Comité Nord Est des Groupes Ufologiques) et SCEAU/Archives OVNI – France NASSIET Yanice EXPOSANT – Membre du SCEAU/Archives OVNI – France NEXUS MAGAZINE Magazine d’informations sur l’insolite, les sciences parallèles – France NUHLEN Reinhard ASSOCIATION DEGUFO e.V. (Deutschsprachige Gesellschaft für UFO-Forschung e.V.) Allemagne PADRINES Maxime EXPOSANT – France PAUTROT Pascal Art Castle Production – ASSOCIATION PLANETE OVNI – France PELOSATO Alain Revue SCIENCE FICTION MAGAZINE – France PERRONET Serge TÉMOIN – France PERRACHON Gilles INVITE – France PEYRAUT Jean-Louis Associations OVNI CHAMPAGNE – BOURGOGNE et SCEAU/Archives OVNI – France POLLION Jean Auteur – Belgique PINON Gilles CONTRE AMIRAL CONFÉRENCIER – AUTEUR – France PINVIDIC Thierry Association SCEAU/Archives OVNI – France PRAUD Frédéric ASSOCIATION PLANETE OVNI – France RICHIR Pierre Artiste Peintre – France RIVERA Jean-Luc CONFÉRENCIER – Ecrivain – France ROBÉ Raoul Associations CNEGU (Comité Nord Est des Groupes Ufologiques) et SCEAU/Archives OVNI – France ROBIN Daniel Association OVNI INVESTIGATION – France ROCHER Thierry LES REPAS UFOLOGIQUES PARISIENS et Association SCEAU/Archives OVNI – France ROGER Patrice Association GROUPE SENTINELLE – Revue Sentinel UFO NEWS – France ROUSSEL Robert ÉCRIVAIN – Ancien du G.E.P.A. – (Groupement d’Étude des Phénomènes Aériens) – France RUSSO Edoardo Association C.I.S.U. (Centro Italiano Studi Ufologici) – Italie SANCHEZ Ghislain Association R.A.C.E – LA CENTRALE UFOLOGIQUE – France SANDRA ANCIENNE UFOLOGUE ET PASSIONNEE DE L’INSOLITE – France SAÜQUERE Roch Revue TOP SECRET – France SCHAEFER Francis Association C.F.R.U. (Cercle Français de Recherches Ufologiques) – France SCORNAUX Jacques Association SCEAU/Archives OVNI – France SERAY Patrice Associations CNEGU (Comité Nord Est des Groupes Ufologiques) et SCEAU/Archives OVNI – France SEVAL Christel ÉCRIVAIN SIMON Michael ANIMATEUR EN SALLE 2 – France SIMON Michael Association POUSSIERES D’ÉTOILES – France SOSSON Freddy Association : Commission Consultative de Recherche Ufologique – C C R U SOYEZ Jean-François Association SIXIÈME SENS – Association de recherche sur le paranormal et l’inexpliqué. – France STAUFFER Alain Association GREPI (Groupe de Recherche et d’Étude des Phénomènes Insolites) – Suisse STOTZER Nathalie Association GREPI (Groupe de Recherche et d’Étude des Phénomènes Insolites) – Suisse SVAHN Class Association UFO SVERIGE et AFU – Suède TERRASSE Raymond CONFÉRENCIER – France TIBERT Patrice TROADEC Jean-Pierre Association OVNI INVESTIGATION – France TSCHOPP Jean-Loup Association GREPI (Groupe de Recherche et d’Étude des Phénomènes Insolites) – Suisse TURCO Michel INVITE – ex CFRU – France VAITI Olivier INVITE – France VAN DE LEUR Thierry Association GROUPE SENTINELLE – Revue Sentinel UFO NEWS – France VAN OVERMEIRE Godelieve INVITE – Belgique
Un grand merci à tous, pour avoir contribuer à la réalisations et au succès des PREMIERES RENCONTRES EUROPEENNES DE CHALONS EN CHAMPAGNE, une manifestation Ufologique qui est toujours de par son style, la plus importante au monde. Bien que j’ai employé le qualificatifs « première », si dans mon projet initial, de petite envergure, elles auraient été en mesure de se poursuivre dans le temps, le fait que le projet ait reçu l’adhésion de tout le monde ufologiques, qu’il ait pris l’envergure d’une importante manifestation, il est évident que je savais que cela ne pourrait être refait à nouveau vue l’ampleur de la tâche.
UNE JOURNEE IMPORTANTE AUX REPAS DE PARIS AVEC LA VENUE DE NICK POPE, 200 CONVIVES PRESENTS.
Juin 2006, le Professeur Candide Mammolitti qui préside le CISU à Lugano en Suisse Italienne et ou je m’étais rendu dans le cadre de son congrès ufologique, m’informe que Nick Pope ne serait pas contre l’organisation à Paris d’une importante conférence. Je peux organiser cet évènement à Paris, dans le cadre d’une soirée exceptionnelle et de répercuter vers la presse les déclarations que Nick Pope pourrait y faire. La venue de Nick Pope à Paris est une chose inespérée compte tenu de sa popularité en Grande Bretagne et des fonctions qu’il occupe au sein du Ministère de la Défense Britannique. Il est en fait responsable du bureau « ovni » ! Il n’est pas connu en France par contre, il sera nécessaire de faire une promotion poussée dans le milieu ufologique. Après en avoir parlé à quelques collaborateurs, la décision est prise : nous organisons la rencontre. Un contact est pris avec Nick Pope qui immédiatement nous confirme qu’il est ok pour venir à Paris. Je prends alors contact avec plusieurs personnes pouvant me traduire les textes de Nick Pope ou parlant de Nick Pope. Jean Luc Rivera, prend en charge cette tâche. Je mets en place sur un site que je dirige à l’époque, une page Nick Pope, qui regroupe alors la plus importante base d’informations sur Nick Pope au monde et en Français. Prévue pour le 6 mars 2007, cette soirée réunira plus de 200 personnes venues de toute l’Europe et quelques 50 organisateurs et journalistes. En quelques mois, la salle est comble ! La soirée se déroulera donc à » guichet fermé » !
Photos : 049 Le Pr Candide Mammolitti du CISU en Italie
050 Nick Pope, l’ancien « patron » du bureau ovni Anglais au sein du Ministère de la défense. (Photos G. Lebat).
2025 : Nick Pope a travaillé pour le ministère britannique de la Défense pendant 21 ans. Il a notamment été affecté à une division où ses fonctions comprenaient la recherche et l’enquête sur le phénomène OVNI, afin d’évaluer les implications pour la défense, la sécurité nationale et la sécurité des vols.
Nick Pope est un invité régulier de diverses émissions d’information télévisées et de documentaires, et a agi en tant que consultant et porte-parole sur plusieurs films et émissions de télévision sur le thème des OVNI et des extraterrestres.
Nick Pope vit aujourd’hui à Tucson, en Arizona.
6 Mars 2007 : L’organisation de cette importante journée consacrée à Nick Pope est l’un des plus importants évènements de ces dernières années, avec les Rencontres de Châlons.
En 2010, je fais le déplacement au Québec ou je vais rencontrer durant une quinzaine de jours les ufologues Québécois. C’est chez François Bourbeau, journaliste, animateur TV, Écrivain et ufologue que je me rends car il est lui aussi, venu aux Repas Ufologiques que j’ai créé, et qui se déroulaient à Paris – La Défense, quelques années plus tôt. Il a consacré une soirée à une émission de Didier De Plaige sur la radio ICI ET MAITENANT à laquelle je participais, émission qui fut qualifié de « sulfureuse » compte tenu du parleé vrai de François Bourbeau. Je lui devais cette visite.
051 François Bourbeau reçoit Gérard Lebat à Montréal.
À cette occasion à Montréal, il a réuni quelques ufologues actifs à son domicile, que j’ai été en mesure de rencontrer. Un Diner Ufologique était également organisé quelques jours plus tard par Gilles Millot de l’AQU à Montréal ou des anciens ufologues étaient venus me rencontrer. Des noms que je connais depuis des décennies et avec qui, pour certains, j’avais déjà des correspondances depuis les années 70..
Enfin, un visage sur ces personnes, pionnières au Québec dans le domaine OVNI. Puis direction la ville de Québec, afin de rencontrer lors d’un repas ufologique exceptionnel organisé par les ufologues de Québec Ville, entre autres mon Viel ami Jean Morissette, un ancien également. Ce fut l’occasion de déjeuner avec Jean Casault, auteur de nombreux ouvrages sur le sujet ovni, avec qui j’’ai eu de nombreuses correspondances depuis les années 70. De très intéressantes rencontres ufologiques Franco-Québécoises qui m’ont permis de retrouver de nombreux correspondants et amis des années 70/90, à l’époque où nous écrivions encore par courrier et où il était nécessaire d’attendre parfois deux mois pour avoir la réponse !.
En Janvier 2008, je décide d’habiter le Maroc, Marrakech, 3 h 00 de Paris et je délègue la responsabilité des repas Ufologiques (organisation et suivie des repas et non pas du site que je continue à détenir légalement en tant que propriétaire et dont j’assure la rédaction comme il prétends).
Quelques années plus tard, sous prétexte d’obtenir des subventions, ce responsable crée l’association du même nom « les Repas Ufologiques ». Pour créer cette association à laquelle je ne souhaitais pas participer, il me demande d’en être un administrateur, poste en fait qui n’engage qu’à peu de chose, ce que j’accepte pour l’aider.
052 Photo du Ryad Raha, ou j’ai déménagé en 2008 qu’y passant dès 2004 la majorité de mon temps. Je l’ai acquis fin 2003 et je l’ai quitté fin 2015.
LA FIN DES REPAS UFOLOGIQUES DE GERARD LEBAT
Rapidement, en Avril 2012, le responsable de cette association, sous le prétexte que j’ai écrit un article sur une observation sans valeur, mais qui ne correspondait pas à son avis, me vire purement et simplement de son association, arbitrairement sans respecter la procédure issue des droits de l’homme et du citoyen de 1889. En complément, il me reprochait de ne pas mettre fréquemment sa photo et de publier des articles sur lui sur le site. Il n’écrivait en fait pratiquement aucun article, ce qui me posait un problème pour en publier, sauf à les inventer avec son nom en évidence comme il disait, ce que je n’accepte pas de faire ! C’est ainsi, sans explication, ce qui est illégal qui de plus, que je suis exclu (de quoi ? Je n’y avais aucun poste actif) et je n’ai jamais participé à quoi que ce soit, ni avoir été tenu informé, quant à cette place d’administrateur, fantôme pour moi ! En fait la machiavélique manœuvre consistait seulement à me dérober le site internet dont j’étais le propriétaire et évidemment le groupe REPAS UFOLOGIQUES. Je refusais de participer à cette comédie et mentir aux lecteurs et c’est par lettre que ce responsable qui s’est nommé Président, commence une procédure juridique avec menaces à mon encontre me sommant de rendre mon site qu’il convoite, avec mise au tribunal sous 8 jours.
Une partie des Repas Ufologiques d’alors a tenté de destituer ce type en organisant une assemblée exceptionnelle, ce qui a une voie près aurait été fait. Pluie de menaces, de mots grossiers, vulgarité, voie de fait etc… envers bien des personnes n’acceptant pas ses idées au sein de l’association qu’il avait recréé à son nom, des Repas Ufologiques, ce qui perturba la majorité des dirigeants de repas qui ont alors abandonné leurs repas et certains leurs activités ufologiques. Des personnes qui souhaitaient refaire autre chose dans le domaine ont été aussi menacées, persécutées et abandonnèrent même de s’occuper d’ufologie, étant à bout de nerf. Il faut savoir que ce personnage n’est pas vraiment dans son fond, ce qui ne se voit pas au premier contact, gentil, conciliant, sensé, juste mais plutôt adepte des méthodes fortes, meuglant fortement si on le contrarie ou si on n’est pas de son avis, mentant, lâchant des mots grossiers et discréditant ses interlocuteurs qui n’acceptent pas ses idées !
Pour en revenir aux menaces de ce type, je demande à un avocat de prendre l’affaire en main vue les menaces, verbales et surtout écrites et entre autres sa mise en demeure. Je suis alors quelques jours en France, mais je rentre dans les jours qui suivent au Maroc ou j’ai depuis 4 ans mon domicile. Devant la gravité des courriers et mails que je confie à cet avocat, il décide de faire la procédure légale avant l’échéance des 8 jours qu’il m’impose. Il communique par la suite, entre autres une proposition visant à un accord, à discuter, à l’avocat de ce personnage. Mais évidemment il ne répondra pas.
J’engage alors sur le conseil de mon avocat une procédure de référée pour statuer sur le site, à savoir qui l’entretiendra durant la procédure judiciaire, qui en aura la responsabilité, avant une éventuelle poursuite de la procédure judiciaire, afin de me dégager de toutes responsabilités pécuniaires, de toutes éventuelles plaintes. En effet ce site étant évalué tout de même à 15 000 euros à cette époque, j’avais à ce propos reçu des offres d’achats auparavant que j’ai toujours refusé, l’argent n’étant pas un intérêt pour moi, je devais donc me prémunir de toutes les responsabilités possibles.
Une ordonnance fut rendue dans laquelle l’association en avait la détention momentanée. Mais, tant que le jugement n’était pas rendu, il en avait la responsabilité et devait l’entretenir ; (c’est un référé, qui débouche sur une ordonnance et non pas le jugement sur le fond de la revendication de ce personnage.) De ce fait, en ce qui me concerne, je n’avais plus de responsabilité pécuniaire, ni juridique sur ce site. Mais en fait ce personnage à tout bonnement supprimé le site dans les jours qui ont suivi ! Situation très grave pour lui, car le jugement n’avait pas déterminé la propriété et j’avais la possibilité de lui demander réparation pour cette « destruction » mobilière d’un bien qui légalement m’appartenait malgré tout, dont il avait la garde et l’entretien jusqu’au jugement définitif et qui avait une certaine valeur !
Attendant la suite de la procédure, il ne bougera pas, ne donnant aucune suite et en fait il n’y a jamais eu de jugement sur le fond dans ce dossier. Ce personnage n’en ayant jamais fait la demande en justice. En conséquence, juridiquement, aucun jugement dans ce dossier et encore à ce jour, je peux prétendre à la propriété de ce site, compte tenu du fait que tous les actes juridiques quant à sa fondation officiel, sa propriété, sont à mon nom Il peut à son encontre y avoir bien des conséquences pécuniaire et juridique qui en fait l’a détruit, ne l’a pas entretenu, le site ayant perdu toute sa valeur. Le principal étant le fait que je ne sois plus responsable, le côté financier n’étant pas pour moi un intérêt, je n’ai pas présenté une nouvelle plainte, dont le jugement s’étalerait sur des années, voir une décennie ! J’ai autre chose à faire et je ne conçois pas l’ufologie comme une structure de rentabilité, l’élément de communication que j’ai créé comme un bien m’appartenant, mais comme un outil ou je pouvais faire avancer, à mon niveau dans le contexte de l’information, la connaissance l’étude du phénomène OVNI. J’avais mis en place ces Repas sous le signe de l’amitié, de la bonne entente, de la liberté individuelle et non pas de la contradiction et de la guéguerre.
Outre ce procédé peux commun mis en place pour s’accaparer d’un bien, comme nous le verrons ci-après, dans la foulé les bases fondamentales des Repas Ufologiques ont été modifiées, son règlement, ce qui après ces transformations arbitraires fera apparaitre les Repas Ufologiques comme une organisation totalement différente de qu’ils étaient auparavant. Le jugement de la communauté ufologique internationale ne se fera pas attendre, les repas sont rapidement devenus marginaux.
En 2012 c’est la fin des Repas Ufologiques que j’ai créé en tant que tels et dont je suis le fondateur selon un concept d’indépendance, d’amitié et de liberté totale dans les initiatives individuelles ce qui faisaient de chaque Repas une entité totalement indépendante d’une direction centrale ou de quelque structure associative qui soit. L’esprit de « bon père de famille » y régnait, avec ses rencontres individuelles, son respect d’autrui, son entraide, son savoir vivre.
Tout était non structuré et libre ce qui remplissait de bonheur les responsables de chaque Repas. On n’y rencontrait de ce fait aucun esprit égocentrique ou la menace, la vengeance et l’insulte était employée.
053 Photo diffusée vers 2012 et retrouvé sur internet, démontrant des personnes responsables de ces nouveaux repas qui ont causés des soucis à un couple de personnes âgées, tout cela à propos de rivalités ufologiques ! Plante contre ces personnes sera déposée par la victime.
De par ses qualités, l’unité que formait alors Les Repas Ufologiques, ils étaient respectés et écoutés, devenant une référence que tous les médias consultaient pour toutes émissions. Les Repas Ufologiques n’existent donc plus.
Respectés, Les Repas Ufologiques des années 1997 à 2012 ont été une réalisation unique dans le domaine ovni et ce dans le monde. Ils avaient de bonnes relations et d’un bon niveau avec les autorités officielles chargées de suivre l’évolution des observations dans le domaine ovni en France. Interlocuteur privilégié dans ce domaine, les Repas Ufologiques rayonnaient autrefois non seulement en France, mais dans le monde.
En quelques mois, en employant ce qui ne sont que des pratiques inadmissibles telles la menace et la violence, cette structure est devenue la bête noire des services officiels en France, des ufologues sérieux et compétents ainsi que de nombreux chercheurs bénévoles dans le domaine. Cette structure est tombée très bas, inconnue et non reconnue
054 Ci-dessus le second documents issus d’une série sur d’internet, illustrant des manœuvres d’intimidation et de démolition d’un ufologue, manœuvres perpétuées sur des ufologues âgés et handicapés par un membre dirigeant de cette association. Ceci illustre l’ambiance 2012 – 2016 dans le domaine associatif ufologique, domaine dans lequel il faut prendre ses précautions et bien choisir avec qui on va s’associer pour faire des activités et travaux sur le dossier ovni.
MEETING OVNI
055 Logo du site Meeting OVNI
À la suite de la disparition des Repas Ufologiques originaux, diverses initiatives sont lancées, auxquelles j’ai donné mon accord de participation, mais qui dans l’ambiance nauséabonde de l’époque dans le domaine des groupes ufologiques, n’ont pas survécus. Un groupe en place m’a demandé courant 2012 de collaborer à une initiative consistant à la création d’un nouveau site « MEETING OVNI ». Il regrouperait des repas ufologiques et des cercles d’amis aimant des rencontres régulières sur le sujet. Disponible j’y ai donné suite et j’ai créé le support internet d’un site au profit de ce groupe. Malheureusement l’auteur de ce nouveau groupe avait déjà eu des soucis avec le responsable des nouveaux Repas Ufologiques et il fut rapidement menacé et persécuté. L’initiateur de ce nouveau site, MEETING OVNI qui avait le soutien de plus de 80 personnalités du domaine ufologique, abandonnera rapidement cette idée après des menaces d’une autre époque. Il connaissait bien le personnage et savait qu’il pouvait être capable du pire !
LE MUFON France
056 Logo du site Mufon France
Une structure nouvelle, le Mufon France a vu le jour par la suite, (en 2013). Il fut d’abord lancé par John Tomlinson qui le céda ensuite afin de devenir le groupe avec un site qui nous intéresse. De nombreuses personnalités du monde ufologique qui suivaient autrefois des structures diverses aujourd’hui inexistantes, suivent cette initiative qui est dirigée par un ancien directeur du GEPAN : Monsieur Jacques Patenet. J’y contribue activement alors après son contact.. Le MUFON France met en œuvre un exceptionnel potentiel humain, de haute qualité, avec des références scientifiques, techniques et un savoir-faire issu d’un bon niveau de culture, qui tous azimut, se développe et débouche sur d’innombrables actions. Ces actions touchent le domaine de la recherche, de l’information, ce qui en fait une concentration non seulement de la matière grise, mais aussi de moyens humains de qualité. Mais le contexte a changé depuis la cessation des activités des Repas Ufologiques et la polémique fait rage, démantelant par la même occasion l’union qui régnait alors en France. Au fil des années qui suivent, dans ce contexte, le Mufon France estompera ses activités, pourtant novatrices et d’un sérieux reconnu. Il fut mis en quasi sommeil en fin 2015 et arrêta ses activités quelques temps après. Dans les années qui suivent un ufologue nouvellement arrivé dans le milieu, relancera un nouveau groupe, sérieux, sous le nom de Mufon France. Ce fut l’occasion , lors des activités du Mufon France, de créer des liens très forts avec deux présidents successifs du Mufon aux USA, qui sont alors venus à Paris aux repas de cette ville, l’occasion pour les ufologues Français de rencontrer deux importantes personnalités du monde ufologique américain. Bien évidemment, compte tenu de la nouvelle orientation de cet organisme, les liens ont cessé.
LES RENCONTRES UFOLOGIQUES
057 Logo du site Les Rencontres Ufologiques.
Je lance en 2013 le site « Les Rencontres Ufologiques » avec le soutien de nombreux groupes, organisme et site rattaché au Mufon France d’alors. Ce nouveau site avait pour rôle de diffuser l’information « grand public » du Mufon France, de donner la parole aux auteurs et chercheurs, de fédérer des initiatives les plus diverses. Ce site, grand public, qui complétait le site scientifique du Mufon France, faisait partie de la stratégie de communication du Mufon France, en direction d’un public très large. Mais là encore c’est un échec, l’époque est à la discorde, au boycott et il fermera en même temps que le Mufon France auquel il était rattaché 2 ou 3 années plus tard.
L’HISTOIRE DES OVNI AU MAROC
058 Logo du blog Ovni Maroc International.
Depuis 2008, j’écris un livre accessible gratuitement sur internet, « l’HISTOIRE DES OVNIS AU MAROC ». Il a été publié sous l’impulsion de Patrice Seray en 2013 sous forme d’un livre papier. Il est toujours d’ailleurs disponible sur internet sur le site OVNI MAROC INTERNATIONAL. Je réunis un maximum d’informations sur les cas d’ovnis dans ce pays et je fais en parallèle de nombreuses enquêtes, en me rendant auprès des témoins, sur des cas importants et inconnus ayant pour localisation le Maroc. C’est l’ouvrage le plus complet à ce jour, concernant le Maroc et le phénomène Ovni. C’est une base reconnue d’informations sur le phénomène ovni au Maroc, utile et indispensable pour les chercheurs qui nous ne pouvons que l’espérer, un jour approfondiront le sujet dans ce pays. La version internet existe toujours, elle est mise à jour régulièrement, augmentée des informations qui continuent à me parvenir et cessera d’être alimentée en 2016. (Accessible aujourd’hui sur le site https://ovni-maroc.blogspot.com/ . J’ai parcouru au Maroc entre 2008 et 2015, des milliers de kilomètres afin de rencontrer plus d’une quinzaine de témoins qui m’ont relaté des cas d’une haute étrangeté. Vous pouvez trouver certains de ces cas dans l’ouvrage « L’Histoire des Ovnis au Maroc » qui est disponible à cette adresse : ovni Maroc Gérard Lebat ; La version disponible sur Internet comporte tous les cas nouveaux enregistrés après la parution du livre en 2013, arrêtée en 2016. À ma connaissance il n’y a pas eu de cas importants au Maroc entre 2016 et aujourd’hui (2025).
059 Couverture du livre OVNI au Maroc
Annonce de l’ouvrage : Le phénomène OVNI est bien présent au Maroc, il s’est produit à plusieurs reprises dans les pays de France, USA, Italie etc…. c’est localisé. Au Maroc, plus d’une centaine d’observations ont été rapportées et montrées dans « L’HISTOIRE DES OVNIS AU MAROC ». Le problème est de série, lors d’une observation en 1976, majesté le roi Hassan II est inquiété et a demandé aux autorité des informations sur le sujet. En France le dossier OVNI est également disponible dans la série, tout comme dans plusieurs pays et un service spécialisé en même temps que le CNES (Centre National d’Études Spatiales) : le GEIPAN (Groupe d’Études et d’informations sur les Phénomènes aérospatiaux Non Identifiés) est chargé de l’étudier et rend compte au grand public, via un site internet spécial, de l’avancement de ses recherches. Gérard LEBAT.
Étant domicilié à l’étranger, au Maros, 12 ans, puis au Portugal 10 ans, mes activités ufologiques sont très limitées, en fonction de mon temps, je place quelques informations sur les sites OVNI MAROC, OVNI 91 et depuis juin 2025 sur UAP ET OVNI Info. Si je suis l’évolution de ce phénomène, je ne m’y implique pas. On note un réel progrès ces dernières années, dans la présentation publique privée a la suite de l’arrivée de nouveaux ufologues sérieux qui prennent la main et s’impliquent sérieusement et avec une orientation scientifique dans l’analyse de ce phénomène. Quant à la comédie UAP qui se joue aux US vis-à-vis du gouvernement et de la main mise d’un gang plus intéressé par les retombées économiques que par une véritable recherche, je suis sceptique quant aux résultats futurs. Je me contente de relayer les principales informations mondiales sur ce sujet, traduites en Français, écartant les histoires de petits gris et autres âneries de ce genre !
PARCOURT PROFESSIONNELS
Au niveau professionnel, depuis mon entrée dans la vie active, après un bref passage à La Poste, puis quelques années au sein de la Police Nationale, à la suite d’un accident de voiture, je m’oriente dans le domaine de la comptabilité après des études dans ce domaine. J’ai également repris à mon retour du service militaire des études Universitaires en droit. Dans mon dernier poste, en Comptabilité, après avoir passé plus de 20 ans en tant que responsable puis directeur de la Comptabilité d’un groupe, (avec en fait de nombreuses autres responsabilités, ayant la confiance et étant un des bras droits du PDG) je pars en retraite officiellement le 1er Décembre 2007 après que l’entreprise ait déposé le bilan en fin 2003. Je décide alors de m’établir pour quelques années à Marrakech (3 h de Paris !) ou j’ai acquis depuis fin 2003 un Ryad en périphérie de la ville. Je compte y passer la majorité de mon temps, tout en poursuivant mes activités ufologiques, ce qui est possible avec internet et la proximité en avion à bas prix, de Paris.
À la fin du mois de Novembre 2015, je vends ma propriété de Marrakech. En Janvier je suis en France, mais je pars dès le 12 janvier 2016 pour l’Argentine ou j’ai organisé un long circuit à travers ce grand pays qui devait me conduire dans la majorité des Cafés Ufologiques ou j’ai donné des conférences. À Buenos Aires, je rencontrais le professeur Ruben Morales et je participais au Café Ufologiques qu’il organisait dans sa ville. Un large public présent et de riches rencontres avec les ufologues de Capital Fédérale (Buenos Aires).
060 À IGUAZÚ, devant les chutes, le Professeur Ruben Morales et Gérard Lebat. Janvier 2016.
Après Buenos Aires accompagné par le Pr Ruben Morales, je suis passé par Rosario ou j’ai rencontré les « dinosaures » de l’ufologie d’Argentine, une bande d’anciens ufologues qui dès la fin des années 50, le début des années 60 furent les initiateurs de l’ufologie dans ce pays. Je fus très touché par la rencontre de plusieurs ufologues que je connaissais de nom depuis près de 50 ans ! Le circuit se poursuivit, vers Santa Fe, Victoria, et Paraná ou j’ai rencontré la descendante d’un « Lebat » venu fin des années 1800 s’installer en Argentine et probablement suivant les quelques infos retrouvés un membre bien lointain de ma famille. C’est donc avec grande joie que je rencontrais donc à Paraná une « cousine » jusqu’alors inconnue.
Notre chemin devait ensuite nous conduire aux Cafés Ufologiques de Corrientes chez le Professeur Andres Salvador, puis aux cafés ufologiques de Resistencia. Enfin je poursuivais seul mon circuit à travers le nord Est de l’Argentine, puis vers les Cafés Ufologiques de Capilla del Montes chez Claudio Miguel Chena et Mendoza chez mes amis, Luis Emilio Annino et Raul Diaz Moronne. Tout au long de ces trois semaines en Argentine, je rencontrais partout un accueil exceptionnel et une soif de savoir, quant à ce qui se passait en France au niveau Ufologie. L’évolution de l’activité ufologique en Argentine depuis les années 60 est en fait très similaire à ce qui s’est passé chez nous malgré le fait qu’il n’existe que peu de relation entre nos deux pays. Des pionniers font des enquêtes, des groupes se créent, des études spécifiques sont élaborées, des livres sont édités sur le sujet. Enfin, tout comme en France. Au sein de l’armée, une cellule « ovni » est mise en place officiellement. Une évolution similaire à notre propre histoire de l’ufologie en France, animée aujourd’hui par un réseau de cafés ufologiques, aux qualités de cœur exceptionnelles ou les relations entre responsables, totalement indépendant l’un de l’autre, sont vraiment conviviales et chaleureuses.
061 Logo OVNI ET UAP Info
Depuis 2016, ayant quitté le Maroc fin 2015, j’ai pratiquement abandonné en fait l’étude du phénomène OVNI et après m’être installé quelques mois en France (janvier 2016 à juin 2016) je rejoints le Portugal, l’Algarve ou je pense résider jusqu’en 2025. Je consacre alors mon temps de 2016 à 2019 à aider bénévolement les nouveaux arrivant au Portugal dans les domaines administratifs et juridiques. Je reprends plus activement fin 2024 des publications d’articles étrangers, traduits, sur le dossier OVNI que je publie régulièrement sur les blogs OVNI Maroc, OVNI 91 (https://ovni-91.blogspot.com/ ) et sur OVNI ET UAP Info. ( https://ovnietuapinfo.wordpress.com/ ).
UNE CONDAMNATION QUI CONFIRME L’ORIENTATION CONTRAIRE AUX PRINCIPES DE L’ASSOCIATION DE FAIT QUE J’AVAIS CRÉÉE
CONDAMNATION DANS LE MILIEU UFOLOGIQUE FRANÇAIS
L’objectif de l’association de fait Les Repas Ufologiques, créée par moi-même, (clôturée en 2012 sous cette forme) faisait suite à des réunions cordiales et amicales ou l’amitié était de mise. C’est entre autres dans cet état d’esprit qu’elle a œuvrée durant plus d’une dizaine d’année. Elle a été après mon départ sur l’étranger, totalement transformée et totalement réorientée vers une organisation associative avec un président, plaçant chaque repas sous sa dépendance. De nombreuses plaintes auraient été déposées au cours des années qui suivirent à l’encontre de son président ou ex-président dont l’égo surdimensionné l’a amené à continuellement déraper. Certaines ont fait l’objet de procédures devant les tribunaux. Certaines seraient encore en cours, toutefois des condamnations à son encontre déjà prononcées.
J’apprends par le net que son président ou plutôt ex président puisqu’il a démissionné, a ses dires sur le net pour protéger l’association, vient d’être condamné dans un jugement de première instance en date du 9 décembre 2019 jugé par le Tribunal d’instance de Narbonne, dans un des dossiers portés en justice, pour « insultes publiques ». À titre de réparation, deux personnes obtiennent de la part de l’ex-président de cette association, recréé par lui-même, divers dommages et intérêts en réparation des préjudices subis.
Ce jugement démontre le bien fondé des rumeurs et des propos régulièrement formulés par ce personnage, qui au fil des années, insultait, méprisait et expulsait de son groupe toutes les personnes qui ne le soutenait pas, sans tenir compte des plus élémentaires des doits : la liberté d’expression et le droit à se défendre.
Il y a bien longtemps que je me suis désolidarisé de cette copie de l’organisation associative de fait, donc libre, que j’ai créée et qui était alors présente dans la grande majorité des reportages médiatiques sur le dossier ovni, devenue également une interlocutrice référencée des médias d’alors. Sa notoriété internationale a d’ailleurs rapidement cessé d’exister. Cette situation a largement contribué à la « décadence » du mouvement ufologique en France, éloignant de ce dossier la grande majorité des chercheurs anciens dans ce domaine.
UN CAS NON IDENTIFIE SUR LEQUEL J’AI ENQUETE.
MEAUX 15 DECEMBRE 1968
Un cas qui m’a intrigué, que je n’ai jamais réussi à identifier, qui fait partie de mes premières enquêtes, c’est une affaire qui se déroulait à Meaux en 1968. (15 Décembre 1968 vers 22 h 00) Alors qu’il surveillait une usine, à la sortie de Maux, un gardien, Mr Drivière a eu son attention attirée par une forte voix qui criait : 700 k….700 K… Il croit à une plaisanterie. Il s’avance alors en sa direction, lorsque que quelques secondes plus tard, un gros objet lumineux, aussi gros qu’une voiture, est apparu de derrière un bâtiment de l’usine Ultrasonic qu’il surveillait et passa à grande vitesse dans son champ de vision (entre deux bâtiments) pour disparaître en deux ou trois secondes.
L’objet, ovale, était très bas, à une faible distance du témoin. (Peut être une centaine de mètres, 150 au plus). L’observation, très brève, dans un champ de vision limité, n’a pas pu trouver de solution.
062 Reconstitution de l’observation d’un OVNI à Meaux en 1968
HISTORIQUE DE LA PUBLICATION DE LA REVUE DU G.E.O.S. FRANCE
« HYPOTHÈSES EXTRATERRESTRES »
Directeur de la Publication : Gérard Lebat
063 – JUILLET 1969 : Publication du Nr 1, édition bimestrielle au duplicateur à encre. Titre : GEOS International. 26 à 30 pages dans cette série au duplicateur. (Format 21 X 29.7) – Gérard Dohmen « A identifier et le cas Adamski » – Il a contribué à la création du GEOS en France
064 – SEPTEMBRE 1969. Édition du numéro 2 Titre GEOS International. (Format 21 X 29.7)
NOVEMBRE 1969 Édition du Nr 3. Idem
JANVIER 1970 Édition du Nr 4. Couverture imprimée, le reste au duplicateur à encre avec insertions de dessins par stencils électroniques. (Format 21 X 29.7) Publication au nom du GEOS.
MARS 1970 Édition Nr 5 Couverture imprimée + 1ère page se sommaire imprimée. Le reste au duplicateur (Format 21 X 29.7) Publication au nom du GEOS.
MAI 1970 Édition du Nr 6. Idem
JUILLET 1970 Édition du Nr 7 Idem
SEPTEMBRE 1970 Édition du Nr 8 Idem
NOVEMBRE 1970 Édition du Nr 9 Prend le titre de LES EXTRATERRESTRES, Revue Internationale. 21 x 29.7 cms)
065 – JANVIER 1971 Édition du Nr 10
MARS 1971 Édition du Nr 11
MAI 1971 Édition du Nr 12 Le stencil électronique remplace les stencils courants. Publication au nom du GEOS.
JUILLET 1971 Édition du Nr 13 Présentation imprimée sur 4 pages, en offset avec photos devient BIMENSUEL (Format 21 X 29.7)
JUILLET 1971 Édition du Nr 14 Idem
AOÛT 1971 Édition du Nr 15 Idem
068 – AOÛT 1971 Édition du Nr 16 Idem
OCTOBRE 1971 Édition du Nr 17 Présentation identique mais sur 8 pages. (Format 21 X 29.7) Publication au nom du GEOS.
NOVEMBRE 1971 Édition du Nr 18 Idem mais sur 4 pages offset avec photos (21 X 29,7)
DÉCEMBRE 1971 Édition du Nr 19 Présentation identique mais sur 8 pages. (Format 21 X 29.7)
067 – JANVIER 1972 Édition du Nr 20 Idem
JANVIER 1972 Édition du Nr 20 Idem
066 – JUILLET /AOÛT 1972 Nr 21. Toujours le titre LES EXTRATERRESTRES Revue Internationale, mais totalement imprimée avec photos, 20 pages. Publication au nom du GEOS.
SEPTEMBRE OCTOBRE 1972. Nr 22. Présentation à nouveau au duplicateur, avec couverture imprimée.
NOVEMBRE DÉCEMBRE 1972 – Nr 23. Présentation imprimée avec photos sous le titre LES EXTRATERRESTRES, mais contenu identique à Phénomènes Inconnus de PIERRE DELVAL.
JANVIER FÉVRIER 1973. Nr 24. Idem. Publication au nom du GEOS.
MARS 1973 Devient commun avec OURANOS Nr 6 Direction de Pierre DELVAL. Édition commune sous le nom d’OURANOS de CIEL INSOLITES (déjà disparu !) de PHÉNOMÈNES INCONNUS et de LES EXTRATERRESTRES. Le titre OURANOS étant inutilisé depuis le décès de MARC THIROUIN, il est repris par Pierre DELVAL La reprise de la publication se fait au nom de l’union des Groupements Espiologiques de France et de langue Française – UGEF – à laquelle participe la Fédération Suisse d’Ufologie – FSU – et le CFRU. Le GEOS est à cette époque composante de la structure du CFRU selon accord de mars 1973. Le CFRU fait lui-même partie de l’UGEF. Le GEOS devient par ce même accord : SERVICE DE DOCUMENTATION DU CFRU et sera régulièrement mentionné à ce titre dans OURANOS.
Cette collaboration verra éditer les numéros :
7 d’OURANOS – AVRIL 1973
8 EN JUILLET 1973
9 EN OCTOBRE 1973
10 EN JANVIER 1974
11 EN MARS 1974 L’UGEF devient UGEPI.
12 EN JUIN 1974
13 EN OCTOBRE 1974
14 EN MARS 1975
15 EN FÉVRIER 1976
La publication d’OURANOS, théoriquement Bimestrielle, mais effectivement trimestrielle n’étant plus régulièrement assurée, ainsi que pour d’autres motifs, un comité d’ufologues se réuni à REBAIS durant l’été 1976 et décide de faire revivre le GEOS et de reprendre la publication d’une revue plus moderne et imprimée.
JANVIER 1977 PARUTION DU 1ER NUMÉRO DE LA REVUE LES EXTRATERRESTRES nouvelle formule, imprimée sur papier glacé, 21 x 29.7 avec photos.
069 – JANVIER 1977 PARUTION DU 1ER NUMÉRO DE LA REVUE LES EXTRATERRESTRES nouvelle formule, imprimée sur papier glacé, 21 x 29.7 avec photos.
La parution se fera régulièrement tous les trimestres jusqu’au numéro 19 de Juillet 1981 époque ou l’UFOLOGIE s’est « effondrée ».
(La cause en ayant été l’affaire de Cergy Pontoise qui a découragé le milieu ufologique, fait percevoir le dossier OVNI comme une » arnaque » dans l’esprit du grand public. Il faudra plus de 20 ans pour se remettre de cette terrible affaire, totalement inventée, sans aucun fond de réalité (ce qui a été admis et bien précisé par les témoins eux-mêmes par la suite.)
Sous l’impulsion essentielle de Raymond BONAVENTURE, (ancien de l’Association les Amis de Marc Thirouin de Valence – AAMT – venu habiter sur Paris) le nom de la revue sera légèrement modifié, la revue aura alors pour titre HYPOTHÈSES EXTRATERRESTRES à partir du numéro 13. Les hypothèses diverses révolutionnèrent à cette époque le milieu de la recherche ufologique privée, nous avions affiché clairement l’hypothèse que nous retenions comme la plus vraisemblable par rapport à tout ce qui existait dans ce bouillonnement de culture des années 70 !
La collection complète des revues publiées par le GEOS France a été confiée à Thierry Rocher en 2008 pour archivage en bibliothèque par le SCEAU. Elle est disponible sur internet, sur le site de l’AFU en Suède (non vérifié s’il y a tout) en ayant donné l’autorisation de publication.
070 – 1er numéro – Photo : Lettre mensuelle des Repas de gérard Lebat
LA LETTRE MENSUELLES DES REPAS UFOLOGIQUES
En 2007-2008 a été lancée la publication Mensuelle de la lettre des Repas Ufologiques. C’est une revue sous forme numérisée qui est adressée à plus de 2000 personnes, qui ont à un moment contacté les Repas Ufologiques. Elle comporte suivant les numéros, 6 à 12 pages d’informations générales sur les dossiers ovnis et quelques annonces relatives aux Repas.
Cette lettre parait régulièrement jusqu’à l’arrêt des activités des Repas Ufologiques et de son site, alors sous la direction de Gerard Lebat. Ce qui suivra, sous cette appellation, n’aura rien à voir avec les anciens repas ufologiques, vous n’aurez plus de revue, plus de site mais un blog, une ambiance directionnelle peu présente et des polémiques….
071 – Photo : Lettre mensuelle des Repas de gérard Lebat – octobre 2012.
Ils sont alors fréquentés par la totalité des Ufologues, de nombreux scientifiques et par de nombreuses personnes venant du monde entier. Les Repas Ufologiques ayant à cette époque une renommée mondiale. Par exemple, durant des mois, voire une année, un journaliste venait pratiquement tous les mois des usa aux Repas de Paris pour enregistrer les divers orateurs, ce qui était retransmis sur des centaines de stations radios FM aux Usa ou encore par la présence de la Télévision Japonaise à ce même repas. Les plus célèbres Ufologues des USA et d’autres pays sont venus à cette époque aux Repas de Paris. (Entre autres le Président du Mufon, la plus importante association ufologique au Monde, objets de séries sur le thème ovni pour les TV) M. Dave Mc Donald). J’ai d’ailleurs été par la suite le Directeur du Mufon pour le Maroc. Nous avions à cette époque la confiance de tous les médias qui nous consultaient régulièrement mais aussi des institutions officielles tel le GEIPAN – (J’ai contribué à la création avec Jacques Patenet, ancien directeur du GEPAN, d’une organisation à orientation scientifique sur le dossier ovni, après la clôture des Repas Ufologiques Originaux.)
LA LETTRE DES RENCONTRES UFOLOGIQUES
Cette lettre dans une période transitoire ou on assiste à un effondrement qui durera quelques années, de l’ufologie a vu sa publication poursuivie sous l’appellation de LETTRE DES RENCONTRES UFOLOGIQUES durant quelques années. Elle cessera de paraitre en 2013. Cette lettre également publié sous forme de fichier numérisé relate toute l’actualité ufologique aussi bien en France que dans le monde. Elle parait plus fréquemment dès 2012, jusqu’à un numéro par semaine.
072 – La lettre des Rencontres Ufologiques
On retrouvera dans cette lettre des écrits les plus divers et des informations sur ce qui se passe dans les Repas Ufologiques de Gérard LEBAT, quelques-uns ayant rejoint l’usurpateur de cette société amicale.
La rédaction de cette lettre régulière, faite en général sur mon temps de sommeil, demande un travail considérable, qui ajouté à toutes les tâches relatives à la gestion des Repas, aux déplacements à travers la France et parfois plus loin, représentait bien souvent 16 h de travail par jour !
ILS SONT VENUS AUX REPAS UFOLOGIQUES PARISIENS 073
Les Repas Ufologiques Parisiens, dirigés par Gérard LEBAT, de 1997 à 2012 ont reçu PLUSIEURS CENTAINES de célébrités du monde Ufologique venus de France et du monde entier ! À cette époque, Les Repas Ufologiques étaient connus dans le monde entier, avec des milliers d’heures d’émissions sur les TV Allemandes, (plus de 200 000 000 de téléspectateur !) les chaines de radio d’un réseau de la FM aux Usa, des émissions TV au Japon etc….
Etc……………………
Quelques pages de l’histoire des
REPAS OVNI AVANT LA CREATION DES REPAS UFOLOGIQUES
Une bande d’ufologues Parisiens, de la jeune génération, apparaît sur Paris aux débuts des années 80. Parmi eux, Michel Coste, Thierry Rocher, Raoul Robé, Gille Durand et d’autres dont je ne me souviens plus les noms. Ils font leurs débuts en venant, notamment, aux conférences que donnaient à cette époque le GEOS France, sur Paris et sur toute la partie Nord de la France. (Le GEOS France a donné des centaines de conférences, dans beaucoup de grandes villes situées au nord de la Loire, au sein de dizaines d’associations ou de clubs parfois « secrets » ou « très confidentiels »). Parmi les conférenciers habituels du GEOS France : Bernard Charbonnier, Michel Piccin, Guy Capet et Gérard Lebat. Généralement ils étaient deux, souvent trois, à mener ces conférences, l’équipe en place se relayait car parfois le GEOS France avait trois conférences dans la même semaine ! Certains de ces anciens jeunes ufologues aiment d’ailleurs à rappeler, l’image qui leur en reste : cette bande de « pieds nickelés » (nous étions souvent trois) qui costume, cravate, arpentaient les salles de la région Parisienne, salles qui leurs étaient les plus accessibles. Le « bon vieux temps » comme diraient certains !
Puis arriva l’affaire de Franck Fontaine et l’effondrement » de l’ufologie populaire ». Fléchissement du nombre d’abonnés en 1980 à la revue éditée par le GEOS France, « Hypothèses Extraterrestres «, abandons des activités de la majorité des quelques 80 associations qui représentaient alors le milieu ufologiques Français et ras le bol du public pour le phénomène OVNI après le faux enlèvement de Franck Fontaine à Cergy Pontoise. 1981, le coup de grâce fut alors donné à l’association GEOS France qui en 6 mois se retrouvaient avec 200 lecteurs au lieu du millier que sa revue comptait à la fin des années 70. Ras le bol aussi, par voie de conséquence, de ses « piliers » Michel Piccin, Bernard Charbonnier et Guy Capet. Il fut alors décidé de mettre fin à la publication de la revue.
Les jeunes ufologues Parisiens ont quant à eux poursuivit leur chemin, enquêtant, contre enquêtant, organisant des nuits d’observation du ciel etc… Vers 1985, quelques années après l’arrêt de la publication de la revue » Hypothèses Extraterrestres » Thierry Rocher invita Gérard Lebat à l’un des repas privés qui se donnaient plus ou moins régulièrement, entre un petit comité d’ufologues, dans des restaurants de Paris. Puis ces repas s’estompèrent et vers 1990/1992 reprirent avec vigueur. Mais ces repas restaient privés, entre amis, habitués et étaient organisés en un seul lieu. Aucun rapport avec le concept mis en place par la suite pour structurer les Repas Ufologiques en un réseau à l’échelon presque Mondial avec ses représentations en Belgique, Côte d’Ivoire, Maroc etc….
Jean Claude Leroy à cette époque, a eu la bonne idée de tenir un journal de bord, de ces repas et c’est issu de ses archives personnelles que vous allez trouver ci-dessous quelques dédicaces de l’époque. Ces documents font partie intégrale de l’histoire des soucoupes volantes et de ses animateurs.
Ces repas consacrés à l’ufologie et au paranormal ont évolué sous la direction de Thierry Rocher dans les années 1990 jusqu’aux environs de 1995. Ils furent ensuite confiés à Jean Luc Rivera qui avec dextérité les anima durant deux années. Mais c’était toujours un style de repas amicaux où se retrouvaient une bande d’amis pour parler ovni.
Devant partir aux USA vers 1997, c’est Gérard LEBAT qui en repris la coordination. Gérard LEBAT, organisa à la demande des participants des repas qui se déroulaient, avec un thème différent, dans différents restaurants parisiens (chinois, libanais, cuisine régionale Française, Choucroutes à l’Alsace etc.…) ; Avec l’apport du réseau de Gérard Lebat, ces repas s’ouvraient sur un plus large public, s’agrémentant de nouveaux ufologues venant pour la 1ère fois.
C’est à cette époque que Gérard LEBAT, devant ce nombre de plus en plus important de participants, des problèmes de personnes qui dégénéraient, fut amené à donner une nouvelle structure à ces réunions et les dota d’une règlementation en créant une association de fait qui fut appelée LES REPAS UFOLOGIQUES PARISIENS. C’est donc sous cette impulsion que les REPAS UFOLOGIQUES furent en fait créés, élargis non seulement à une bande d’amis, mais aussi ouvert à tous, sur invitation. On verra par la suite grandir ces REPAS UFOLOGIQUES qui se sont implantés, sur le même modèle, dans d’autres villes, dirigés par des ufologues amis de Gérard Lebat. Ils formèrent ainsi un réseau qui s’est étendu au fil des mois, des années.
Le nombre de participants à ces Repas Ufologiques Parisiens, devenant de plus en plus grand (30/40) il devenait impossible de les gérer dans ces restaurants ou la responsabilité de la note finale appartenait aux différents coordinateurs des repas. Eh oui, déjà à cette époque, quelques petits malins à la mentalité malsaine partaient avant la fin du repas, SANS PAYER ! L’addition était lourde pour les coordinateurs qui se retrouvaient à payer 1 voire 2 repas en plus. Il était donc nécessaire de trouver une solution, de restructurer à nouveau ces repas et il fut décidé de les faire dans un self-service, ce qui évitait tous les problèmes financiers. Il fut alors décidé d’installer le quartier des repas au MÉLODINE de Beaubourg, qui fut ensuite racheté par FLUNCH. Le quartier, central de Paris et facile d’accès, attira l’intérêt des journalistes, que connaissaient pour certains Gérard Lebat : ces repas étaient tout de même insolites ! Et le nombre des invités ne cessa de grandir. 50 -100 -150 et même 220 personnes lors de la venue du Dr Leir à Paris.
En fin 2003, FLUNCH ferma ses portes pour travaux et nous proposait de déménager vers le FLUNCH des Halles. Le premier repas ne s’est pas trop mal déroulé, mais les deux suivants furent catastrophiques : FLUNCH nous a interdit carrément l’entrée, car nous leur donnions beaucoup trop de travail ! eh oui, certains restaurateurs refusent 100 clients ! Difficile à croire, mais des dizaines d’invités ont été l’objet d’un acte commercial totalement anormal et durent imposer leur présence. De retour, au FLUNCH de Beaubourg, après les travaux, on nous accepta, mais on contrôlait sournoisement que tous les participants avaient bien son assiette repas ! Il était d’usage que certains invités des repas, peu fortunés, ne prenaient qu’un café ou une simple consommation, et parfois (vraiment rarement !) rien. Et l’incident, sous-jacent, arriva : un mardi soir, l’un des invités des repas ayant pour habitude de dégager les plateaux, un contrôle fut fait après son acte et il nous fut reproché de ne pas respecter la règle de consommer ! Puis, en fait, nous dérangions, nous donnions du travail supplémentaire, car parmi les 100 -150 invités certains tardaient toujours à partir et on nous reprochait ce fait, allant jusqu’à nous mettre dans le noir total ! Grognements de la part du personnel : nous étions indésirables. Que cela n’en coûte, nous cherchons un établissement qui accepte de travailler et nous nous installons en Septembre 2005 au SELF CASINO de LA DÉFENSE. Notons aussi que suite aux travaux, la salle du FLUNCH n’était pas pratique pour nos réunions, car compartimentées.
Les Repas Ufologiques Parisiens, tels que vous les connaissez aujourd’hui, ont comme origine cette bien étrange histoire, qui obligea le reposable à constamment trouver des solutions de remplacement et à des négociations à mener avec diplomatie. Ils ont pris une autre dimension au fil des années et se sont dotés d’un règlement non contraignant, qui ouvre les portes des repas à tous les passionnés d’ufologie, d’insolite, quel que soit leur orientation. Chaque Repas a toujours été autonome, dirigé par un animateur ufologue, qui avait toute liberté d’action, aucune cotisation et qui ne respectait uniquement qu’un règlement qui ne faisait alors que reprendre des conseils de « bon père de famille ».
Les Repas Ufologiques Parisiens sont ainsi devenus une association de fait, non déclarée. Pas de Président, rien d’imposé qui ne soit une hiérarchisation. Toutes les tendances y étaient représentées, toutes les associations y participent ! Ils ont le succès que vous connaissez (la majorité des grands journaux en ont parlé : Le Parisien, Le Figaro, Marianne, Le Nouvel Observateur, l’Express etc.…) et ils voient défiler chaque mois des centaines de personnes à leur table. Les plus grands ufologues de France et même de l’étranger y ont participé. On y vient du monde entier : Japon, Urss, Argentine, Rwanda pour ne citer que quelques pays d’où des passionnés d’ufologie sont venus à notre table. Nous ne saurons jamais comment remercier ces milliers de personnes qui ont, par leur simple présence, aidées à perpétuer ces repas. Et nous remercions également par avance toutes les personnes qui dans l’avenir viendront maintenir en vie simplement par leur présence, ce concept simple, culturel et qui de plus est totalement GRATUIT ! Une chance pour tous de côtoyer les « grands » du milieu ufologique, de parler ufologie entre connaisseurs ou simplement de venir se documenter afin de faire ses débuts dans cette fantastique histoire des hommes qui font l’ufologie. Cette organisation des REPAS UFOLOGIQUES s’est achevée en 2010, à la suite de la reprise de cette structure pour en faire une organisation dictatoriale qui a rapidement sombrée dans l’oubli, dans la polémique et dans les histoires à ne plus en finir.
Texte de base écrit vers 2010. Complété par la suite.
Gérard LEBAT – Les dates qui sont toutefois quelquefois approximatives à quelques mois. Rédaction finale, texte Gérard LEBAT
PRENONS CONNAISSANCE MAINTENANT DE CES DOCUMENTS D’ARCHIVE QUE JEAN CLAUDE LEROY A BIEN VOULU NOUS CONFIER. 084
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