L’Afrique du Sud face au phénomène OVNI : un siècle de mystères dans le ciel austral
L’Afrique du Sud occupe une place particulière dans l’histoire mondiale du phénomène OVNI – aujourd’hui plus souvent désigné sous le terme de Phénomènes Aérospatiaux Non Identifiés (PAN) ou UAP (Unidentified Anomalous Phenomena).
Immense pays aux vastes espaces peu peuplés, bénéficiant d’un ciel souvent exceptionnellement dégagé, l’Afrique du Sud offre des conditions idéales pour l’observation de phénomènes inhabituels. Depuis plus d’un siècle, des milliers de témoignages ont été recueillis, impliquant aussi bien des civils que des pilotes, des militaires, des policiers ou des astronomes amateurs.
Pourtant, contrairement aux États-Unis, au Royaume-Uni ou à la France, le pays n’a jamais mis en place un organisme officiel chargé d’étudier durablement ces phénomènes. L’essentiel des enquêtes repose donc sur des chercheurs indépendants.
Les premiers récits relatifs à l’observation d’ovnis, remontent aux années 1940. Durant la Seconde Guerre mondiale, plusieurs pilotes sud-africains rapportent avoir été suivis par des lumières mystérieuses ressemblant aux célèbres « Foo Fighters » observés en Europe.
À partir des années 1950, avec l’explosion mondiale du phénomène des « soucoupes volantes », les observations deviennent régulières. Les archives de la presse sud-africaine évoquent notamment des disques métalliques, des sphères lumineuses, des triangles noirs silencieux, des objets extrêmement rapides ou encore des lumières capables de manœuvres impossibles. En fait c’est un peu comme tout ce qu’on observe dans l’espace durant cette époque. La France comme les États Unis n’échappent pas aux vagues d’observations ce qui commence à causer un problème aux armées.
Ces observations concernent aussi bien Johannesburg que Pretoria, Durban, Le Cap ou les vastes régions désertiques du Karoo.
Le cas célèbre de Rosmead (1972)

Photo – Région de Rosmead en Afrique du Sud, province du Cap.
Parmi les dossiers historiques figure celui de Rosmead, dans la province du Cap.
Plusieurs témoins décrivent un énorme objet lumineux évoluant lentement au-dessus des montagnes avant de disparaître à très grande vitesse.
Pour comprendre l’observation de Rosmead en 1972, il faut d’abord situer la ville. Rosmead est une petite localité isolée située dans le Grand Karoo, au centre de l’ancienne province du Cap. Ce qui fait la spécificité de Rosmead, c’est qu’il s’agit d’un nœud ferroviaire et routier crucial (où se croisent les lignes vers De Aar, Noupoort et Port Elizabeth, ainsi que la route nationale N10).
En 1972, l’Afrique du Sud est en pleine période d’Apartheid. Le Karoo, vaste désert semi-aride aux ciels extrêmement dégagés et à la pollution lumineuse quasi inexistante, est une région stratégique. C’est un lieu de transit pour les cheminots, les voyageurs et les fermiers isolés, mais c’est aussi une zone proche de plusieurs installations militaires et de recherche secrètes.
Le Déroulement de l’Observation
Les rapports d’ufologie concernant le secteur de Rosmead au début des années 1970 décrivent des scénarios qui se répètent, souvent liés à la présence de la gare ou aux routes désertiques traversant la ville. L’observation type de 1972 à Rosmead présente les caractéristiques suivantes :
Le cadre de l’observation : Le phénomène se produit généralement par une nuit claire et sans lune, typique du climat du Karoo. L’absence totale de pollution lumineuse offre un contraste saisissant, permettant de voir des objets lumineux à des distances et des altitudes difficiles à évaluer.
La nature de l’objet : Les témoins (souvent des cheminots, des employés de la gare ou des automobilistes isolés sur la N10) rapportent l’apparition d’une ou plusieurs sources de lumière intense. Ces lumières sont décrites comme blanches, orangées ou rougeâtres, d’une brillance supérieure à celle des étoiles ou des planètes, mais sans l’effet de scintillement habituel.
Le comportement « impossible » : C’est ici que le phénomène prend tout son sens ufologique. Contrairement aux avions de ligne ou aux avions militaires qui traversent régulièrement le ciel sud-africain, l’objet de Rosmead est décrit comme parfaitement silencieux. Il effectue des mouvements erratiques, des changements de direction à angle droit, des surplace (stationnaire), ou des accélérations fulgurantes défiant les lois de l’aérodynamique conventionnelle.
L’interaction avec l’environnement : Dans certains rapports de la région du Karoo à cette époque, il est fait mention de l’objet qui semble « inspecter » les infrastructures en contrebas (comme les voies ferrées ou les routes), avant de s’élever à la verticale ou de s’éteindre brusquement pour disparaître.
L’observation de Rosmead en 1972 ne peut être dissociée de son environnement. Les enquêteurs ufologues de l’époque ont avancé plusieurs raisons pour expliquer la récurrence de ces phénomènes dans cette zone précise. Tout d’abord des conditions d’observation idéales : Le ciel du Karoo est l’un des plus purs au monde. L’absence de brume, de nuages bas et de lumières artificielles rend les témoins beaucoup plus attentifs aux anomalies célestes. Un phénomène qui passerait inaperçu au-dessus de la ville du Cap ou de Johannesburg est immédiatement remarqué à Rosmead. Les cheminots de la jonction de Rosmead et les conducteurs routiers sont des observateurs expérimentés. Ils connaissent par cœur les feux des trains, les phares des camions et les trajectoires des avions. Leur crédibilité est donc élevée lorsqu’ils affirment que ce qu’ils voient « n’est pas normal ». En 1972, le gouvernement sud-africain, sous le coup des embargos internationaux, développe en secret des programmes d’armement avancés. Le Karoo, de par son isolement, est une zone de choix pour des tests. De nombreux sceptiques et analystes militaires suggèrent que les lumières de Rosmead pourraient être liées à des essais de drones, de missiles, ou de systèmes de brouillage électronique menés dans les bases secrètes du désert.
Face aux témoignages recueillis à Rosmead et dans les villes voisines (comme Graaff-Reinet ou Middelburg), les hypothèses se divisent en trois camps :
- L’explication conventionnelle : Certains chercheurs pointent du doigt les phénomènes atmosphériques rares (comme les décharges de gaz telluriques ou les mirages de réfraction) ou des observations erronées de météores, de satellites (comme les passages brillants de Skylab à l’époque), ou de ballons-sondes météorologiques.
- L’explication militaire : Comme mentionné, la thèse de tests technologiques secrets sud-africains (ou même d’observations de technologies étrangères, comme des avions espions) reste très populaire.
- L’explication exotique (OVNI) : Pour les passionnés d’ufologie, le mutisme de l’engin, sa capacité à défier la gravité et son intérêt apparent pour les infrastructures humaines (gares, routes) sont des marqueurs classiques de la présence de craft d’origine non identifiée, voire extraterrestre.
Aujourd’hui, alors que le Karoo est devenu un lieu de prédilection pour l’astronomie (avec le célèbre télescope SALT – Southern African Large Télescope situé non loin, à Sutherland), les anciens rapports de 1972 sur les lumières de Rosmead rappellent que bien avant de scruter les étoiles, les habitants de cette région levaient déjà les yeux vers un ciel qui semblait leur rendre la pareille.
Même si aucune preuve matérielle n’est retrouvée, cette affaire demeure l’un des cas emblématiques de l’ufologie sud-africaine.
Les vagues d’observations des années 1990
Les années 1990 constituent probablement la période la plus riche. À cette époque, plusieurs centaines de témoignages sont recueillis.
Les descriptions présentent des similitudes remarquables :
- Objets triangulaires ;
- Lumières de couleur orange et silencieuses ;
- Accélérations fulgurantes ;
- Vols stationnaires prolongés ;
- Changements brutaux de direction.
Certaines observations sont réalisées par plusieurs dizaines de personnes simultanément et les médias nationaux consacrent régulièrement des articles au phénomène.
Monoplans fantômes de 1914

Photo : observation Afrique du sud en 1914
Du 11 août au 9 septembre 1914, des milliers de Sud-Africains, dans différentes régions du pays, observèrent ce qu’ils pensaient être un monoplan de nuit, ou crurent apercevoir ses phares, tandis que, dans certains cas, l’appareil effectuait des manœuvres complexes. Ces événements se déroulèrent dans les semaines précédant la campagne du Sud-Ouest africain pendant la Première Guerre mondiale, et beaucoup soupçonnèrent un monoplan allemand hostile, possiblement en mission d’espionnage ou de bombardement. Cependant, ces hypothèses furent écartées et la provenance de l’avion demeura inconnue. De même, sa destination, ses lieux d’atterrissage ou de ravitaillement, ainsi que l’identité de son pilote, restèrent inconnus, ce qui amena certains à y voir un cas d’hystérie collective.
L’observation de Fort Beaufort (Afrique du Sud) – 26 juin 1971
L’un des cas les plus célèbres de l’ufologie sud-africaine – L’affaire de Fort Beaufort, survenue le 26 juin 1971 (certaines publications mentionnent par erreur 1972, en raison de la date de diffusion internationale de l’affaire), est considérée comme l’un des dossiers les plus remarquables de l’ufologie sud-africaine. Sa particularité réside dans le fait que plusieurs témoins indépendants, dont deux policiers, ont observé le phénomène pendant plusieurs heures et ont même ouvert le feu sur l’objet.
L’incident se déroule à la ferme Braeside, située à une quinzaine de kilomètres de Fort Beaufort, dans la province du Cap-Oriental. Le propriétaire est Bernardus (« Bennie ») Smit, plombier à East London et exploitant agricole. La propriété est bordée par une végétation très dense, connue sous le nom de Fordyce Bush, une région difficilement pénétrable. Le temps est excellent, un ciel parfaitement dégagé, aucune pluie, excellente visibilité et on note également un vent faible. Les conditions météorologiques excluent pratiquement toute confusion avec un phénomène atmosphérique ordinaire.
La première observation à lieu vers 9 heures du matin, un employé de la ferme, Boer de Klerk, se rend près d’un petit barrage pour effectuer des travaux il remarque soudain une fumée inhabituelle qui semble provenir d’un bosquet. Pensant à un incendie ou à un intrus, il s’approche. Quelques instants plus tard, un objet lumineux surgit de la végétation.
De Klerk décrira plus tard une boule lumineuse et un objet changeant constamment de couleur. Il ajoute qu’il a une évolution silencieuse à faible hauteur et un déplacement intelligent entre les arbres.
Effrayé, il court prévenir son employeur. Bennie Smit rejoint rapidement son employé et il observe à son tour l’objet qu’il décrit comme ayant une forme ovale, une couleur rouge vif devenant verte puis jaune blanchâtre et qu’il émettait une lumière très intense. Il observe nettement une sorte de petite excroissance brillante semblable à une étoile sur un côté de l’objet. L’objet évolue à quelques mètres au-dessus du sol. Sa taille est estimée entre 1 et 2 mètres, certains témoins évoquant jusqu’à environ 4 mètres selon la perspective.
Pensant avoir affaire à un appareil inconnu ou à un intrus, Smit retourne chercher son fusil de calibre .303.
Il téléphone également à la police de Fort Beaufort.
À son retour, il ouvre le feu. Selon lui il tire huit coups de feu et il nous dira plus tard que l’un d’eux semble produire un bruit sourd (« thud ») laissant penser à un impact. Il note aussi qu’il n’observe aucun dégât visible et que l’objet poursuit son évolution comme si les balles n’avaient eu aucun effet.
Vers 10 heures, deux policiers arrivent sur les lieux :
- Le commandant P. R. van Rensburg ;
- Le sergent Piet (P. C.) Kitching.
Leur présence fait de cette affaire un cas particulièrement inhabituel, car ils deviennent eux-mêmes témoins directs du phénomène.
Ils observent un objet métallique, brillant, de couleur gris foncé (« gunmetal grey ») qui est entouré d’une lueur colorée changeante.
Van Rensburg déclare notamment :
« Ce n’était pas une boule de feu. Nous distinguions nettement un objet sombre, brillant, entouré d’une lueur lumineuse. »
L’un des aspects les plus singuliers est le comportement apparemment réactif de l’objet. Lorsque des ouvriers pénètrent dans les broussailles pour tenter de le retrouver, l’objet semble descendre derrière les arbres, se dissimuler et réapparaître dès qu’ils s’éloignent.
Le sergent Kitching estime que l’objet paraît réagir aux déplacements et aux voix des personnes présentes. Ce point est souvent cité par les auteurs ufologiques comme l’un des éléments les plus intrigants du dossier.
Après le retour des ouvriers, Smit et les policiers décident de tirer de nouveau. Au total environ 15 coups sont tirés avec des distances de tir qui varient de quelques centaines de mètres à une dizaine de mètres selon les récits, mais aucun projectile ne semble endommager l’objet.
L’un des témoins affirme toutefois avoir entendu un bruit évoquant un impact métallique. Aucun fragment n’est retrouvé.
Après plus de quatre heures d’observation, l’objet commence à émettre un bourdonnement. Il s’élève légèrement, se déplace latéralement puis disparaît dans la végétation du Fordyce Bush, où les témoins disent entendre un fracas dans les broussailles. Les recherches effectuées ensuite ne permettent pas de localiser l’objet.
La police inspecte la zone. Selon certains récits publiés à l’époque des empreintes triangulaires auraient été observées, que des moulages en plâtre auraient été réalisés et des échantillons de sol auraient été prélevés.
Cependant, aucun rapport officiel complet n’a été retrouvé dans les archives publiques, et ces éléments restent difficiles à vérifier de manière indépendante.
L’affaire connaît un retentissement considérable la presse sud-africaine publie de nombreux articles, des journaux étrangers reprennent l’histoire et des revues spécialisées comme Flying Saucer Review consacrent un dossier au cas.
À Fort Beaufort, l’événement devient une véritable curiosité locale, au point qu’un établissement adopte le thème des « soucoupes volantes ».
Dans les classifications utilisées par les chercheurs, l’affaire de Fort Beaufort est généralement considérée comme une rencontre rapprochée du premier type (RR1), avec des éléments pouvant évoquer une RR2 si les traces au sol rapportées étaient confirmées.
Elle demeure aujourd’hui l’un des cas emblématiques de l’ufologie sud-africaine, notamment en raison de l’implication directe des forces de police et de la durée exceptionnelle de l’observation. Sans constituer une preuve de l’existence d’un engin d’origine non humaine, ce dossier reste un cas historique intéressant qui continue d’être cité dans les catalogues internationaux des observations d’OVNI.
Les lumières de Durban
La région de Durban est l’une des plus actives. Depuis plusieurs décennies, des habitants décrivent régulièrement des sphères lumineuses apparaissant au-dessus de l’océan Indien.
C’est au cours du premier semestre 1990 que les premières alertes sont données. Les témoins, d’abord isolés, deviennent rapidement nombreux. Le scénario se répète invariablement au crépuscule ou en pleine nuit, le plus souvent au large de la baie de Durban, ou survolant les quartiers résidentiels de la côte nord.
Les descriptions recueillies par les groupes ufologiques locaux et la presse de l’époque font état de phénomènes très spécifiques :
Des orbes lumineux : Des sphères de lumière rouge, orange ou verte, d’une intensité variable, semblant flotter sans bruit au-dessus de l’océan Indien.
Des mouvements « impossibles » : Contrairement aux avions ou aux bateaux, ces lumières effectuaient des changements de direction à angle droit, des accélérations fulgurantes, ou restaient immobiles en dépit de vents forts.
Le phénomène des « trains de lumières » : Plusieurs témoins, dont des marins pêcheurs, ont rapporté avoir vu des formations de trois à cinq lumières se déplaçant en file indienne, s’éteignant et se rallumant de manière séquentielle avant de disparaître brusquement dans les nuages ou sous la surface de l’eau.
Ce qui a donné du poids aux rapports de 1990 à Durban, c’est la crédibilité de certains témoins. Si les résidents côtiers ont été les premiers à alerter les médias locaux, le phénomène a rapidement gagné d’autres cercles.
Des pilotes de la South African Airways (SAA) en approche vers l’ancien aéroport international de Durban ont rapporté avoir croisé des objets lumineux stationnaires à des altitudes où aucun aéronef conventionnel n’aurait dû se trouver. De même, des officiers de la marine sud-africaine patrouillant au large du port ont consigné dans leurs journaux de bord des échos radar inexpliqués correspondant visuellement à ces lumières, avant que les objets ne disparaissent des écrans.
Ces objets semblent parfois émerger de la mer, rester immobiles plusieurs minutes, accélérer brutalement ou encore disparaître sans bruit. Faute de données instrumentales, aucune conclusion définitive n’a pu être établie. Peu ou voire pas de spécialiste sur le phénomène OVNI à cette époque en Afrique du Sud et en conséquence on n’a pas enregistré d’étude scientifique de ce phénomène.
Le ciel du Karoo
Le désert du Karoo constitue probablement l’une des régions les plus favorables aux observations. L’absence de pollution lumineuse permet d’observer le ciel avec une qualité exceptionnelle. Cette région accueille aujourd’hui plusieurs installations astronomiques majeures, notamment le radiotélescope MeerKAT, intégré au futur projet international Square Kilometre Array (SKA).
Paradoxalement, malgré cette surveillance scientifique permanente du ciel profond, aucun programme officiel n’est destiné à l’étude des PAN.
Les observations de pilotes. Ils sont nombreux à rapporter des observations d’objets volants qu’ils sont incapables d’identifier. Plusieurs pilotes civils sud-africains ont rapporté des objets détectés visuellement mais absents des radars, des lumières effectuant des changements d’altitude instantanés ou dans certains cas des vitesses incompatibles avec les aéronefs connus. On note aussi quelques rapports concernent également des équipages militaires. Comme dans de nombreux pays, la plupart de ces dossiers restent confidentiels.
Prétoria 28 août 1996
Le 28 août 1996, à 4 h du matin, des lumières dans le ciel, décrites par le sergent Nico Stander du commissariat d’Adriaan Vlok à Pretoria, ont été filmées. Selon le récit, une poursuite s’est engagée, impliquant environ 200 policiers et un hélicoptère de police Bo-105. Les forces de l’ordre ont dû abandonner la poursuite à 3 000 mètres d’altitude (10 000 pieds) dans la région de Cullinan, faute de carburant. Des lumières ont de nouveau été aperçues dans la zone aux premières heures du 31 août et du 1er septembre.
Les militaires et le phénomène
Photo : Les militaires ne s’intéressent pas officiellement aux UAP en Afrique du Sud.
Contrairement aux États-Unis, aucune politique officielle de divulgation n’a été mise en œuvre. Les Forces aériennes sud-africaines reconnaissent recevoir occasionnellement des signalements inhabituels, mais aucune enquête publique permanente n’existe. Il est probable que certains incidents aient été étudiés dans un cadre militaire classique, notamment lorsqu’ils concernaient la sécurité aérienne.

L’étude civile existe déjà en Afrique du Sud, mais sans moyen, elle est peu efficace et elle repose essentiellement sur quelques associations. La plus connue demeure la UFO Research Society of South Africa (UFORSSA), créée dans les années 1970. Ses enquêteurs ont constitué plusieurs milliers de dossiers.
Ils privilégient une approche méthodique :
- Interviews détaillées ;
- Vérification astronomique ;
- Étude météorologique ;
- Analyse photographique ;
- Recherche d’explications conventionnelles.
Cette démarche rejoint celle adoptée par le GEIPAN en France ou la MUFON aux États-Unis.
Depuis les années 2010, les signalements continuent. Les témoins décrivent principalement des drones inconnus, des sphères lumineuses, des triangles noirs ou encore des objets silencieux. L’arrivée des smartphones a considérablement augmenté le nombre de vidéos disponibles. Cependant, la qualité médiocre des images, les drones civils, les satellites Starlink et les lanternes célestes compliquent fortement l’analyse. Il faut aussi noter une forte augmentation de vidéos qui sont en fait des phénomènes naturels, ce qui est aussi le cas au USA et en France. L’apparition de vidéos truquées, faisant suites aux photos, du fait de la diffusion en masse de logiciels adaptés à ce genre de pratique, fait qu’il est difficile aujourd’hui de « démasquer » ces faux ovnis.
L’Afrique du Sud dans le contexte africain
L’Afrique du Sud avec le Maroc (Voir l’Histoire des OVNIs au Maroc GRATUIT sur internet, adresse web en fin d’article) sont les pays africains possédant les archives les plus riches. Elle devance largement :
- Le Zimbabwe ;
- La Namibie ;
- Le Botswana ;
- Le Kenya ;
- L’Algérie.
Cette situation s’explique par une presse très développée mais aussi par une importante communauté d’astronomes amateurs et des chercheurs actifs depuis plus de cinquante ans.
Le regard porté sur les OVNI évolue progressivement en Afrique du Sud, ce qui est aussi le cas en France ou aux États Unis. Les révélations américaines depuis 2017, les travaux de l’AARO et la multiplication des auditions devant le Congrès ont contribué à légitimer l’étude scientifique des phénomènes aériens non identifiés. En Afrique du Sud, plusieurs universitaires estiment désormais que certains cas mériteraient une analyse instrumentale approfondie, indépendamment de toute hypothèse sur leur origine.
LISTE DES PRINCIPAUX CAS EN AFRIQUE DU SUD
L’Afrique du Sud possède l’une des plus importantes archives ufologiques du continent africain. Les observations ci-dessous sont celles qui ont été le plus souvent citées dans la littérature spécialisée, les journaux ou les enquêtes ufologiques. Il convient toutefois de distinguer les cas bien documentés des récits qui restent controversés ou ont été démentis.
| Date | Lieu | Description | Évaluation |
| Août-septembre 1914 | Diverses régions | Des milliers de personnes signalent un mystérieux « monoplan » volant de nuit. En pleine Première Guerre mondiale, beaucoup pensent à un avion espion allemand, mais aucune explication définitive n’est trouvée. | Inexpliqué, probablement lié au contexte de guerre. |
| 7 décembre 1954 | Province du Cap | Observation inscrite dans les archives du projet américain Blue Book parmi les cas non expliqués. Les informations disponibles restent très limitées. | Cas officiellement non expliqué par Blue Book. |
| 1957 | Johannesburg | Plusieurs milliers de témoins observent un objet cylindrique évoluant lentement au-dessus de la ville. Selon certaines sources, l’armée de l’air suit également le phénomène. | Documentation incomplète. |
| 21 juin 1959 | The Willows | Une femme aperçoit une soucoupe orangée stationnant à quelques mètres du sol avant un départ extrêmement rapide. | Rencontre rapprochée (RR1). |
| 13 mars 1963 | Richards Bay | Un pêcheur observe un objet lumineux se poser à une quinzaine de mètres de lui. Le décollage soulève sable et poussière. | Cas classique d’atterrissage. |
| 26 juin 1971 | Fort Beaufort | Bennie Smit et plusieurs témoins voient une boule de feu changeant de couleur. Des policiers tirent même sur l’objet. L’affaire connaît un important retentissement médiatique. | L’un des cas historiques sud-africains. |
| 7 avril 1991 | Pretoria (Baviaanspoort) | Une famille décrit un immense triangle noir portant trois lumières blanches et une lumière rouge centrale. D’autres témoins observent le même objet les jours suivants. | Comparable à la vague belge de 1989-1990. |
| 18 novembre 1993 | Sasolburg | Deux témoins observent un objet en forme de goutte d’eau capable de modifier sa couleur et son apparence. Des traces au sol sont ensuite signalées. | Cas avec prétendues traces physiques. |
| Sept.-oct. 1994 | Warrenton | Un agriculteur décrit une immense lumière assimilée à un « vaisseau-mère », accompagnée d’un bruit rappelant un moteur d’hélicoptère. | Observation isolée. |
| Mars-avril 1995 | Ensemble du pays | Une véritable vague d’observations touche l’Afrique du Sud. De nombreux témoins, dont des policiers, rapportent des objets stationnaires, des coupures de moteur et des perturbations électriques. | L’une des plus importantes vagues sud-africaines. |
| 28 août 1996 | Pretoria – Cullinan | Le sergent Nico Stander filme des lumières inhabituelles. Une poursuite impliquant plusieurs centaines de policiers et un hélicoptère est rapportée avant d’être interrompue faute de carburant. | Cas très médiatisé. |
| 1996 | Afrique du Sud / Botswana | Plusieurs centaines de témoins signalent de grands objets en forme de cigare. Certains récits évoquent des suivis radar et des tentatives d’interception, mais ces éléments restent débattus dans la littérature ufologique. | Vague régionale controversée. |
Les affaires les plus controversées
Certaines histoires sont souvent présentées comme des « crashs d’OVNI », mais elles ne résistent pas à l’examen documentaire. C’est le cas par exemple du prétendu crash du Kalahari (1989). Cette histoire affirme qu’un OVNI aurait été abattu par l’armée de l’air sud-africaine dans le désert du Kalahari et que deux êtres auraient été récupérés. Les recherches menées ultérieurement montrent que les prétendus documents militaires sont des faux. Aujourd’hui, ce dossier est largement considéré comme un canular par la majorité des chercheurs, y compris plusieurs ufologues sud-africains.
C’est aussi le cas du prétendu crash du Lesotho (1995). Une seconde série de documents a circulé au milieu des années 1990, affirmant qu’un nouvel OVNI s’était écrasé au Lesotho. Là encore, aucune preuve indépendante n’a confirmé ces affirmations, et les documents sont généralement considérés comme apocryphes.
Répartition géographique des observations
Les signalements sont particulièrement nombreux dans :
- Gauteng (Johannesburg, Pretoria)
- Cap-Occidental (Le Cap)
- Cap-Oriental (Fort Beaufort, Graaff-Reinet)
- KwaZulu-Natal (Durban, Richards Bay)
- État Libre (Sasolburg)
Les bases de données contemporaines montrent que ces provinces concentrent encore aujourd’hui la majorité des témoignages sud-africains.
LES UFOLOGUES SUD AFRICAINS, LES AUTEURS ET LES ASSOCIATIONS UFOLOGIQUES
On ne peut que constater que l’ufologie sud-africaine a été animée par un nombre relativement restreint de chercheurs, contrairement aux États-Unis, à la France ou au Royaume-Uni. Beaucoup ont travaillé au sein de groupes locaux ou régionaux, et plusieurs ont collaboré avec la célèbre ufologue Cynthia Hind, bien qu’elle ait vécu l’essentiel de sa carrière en Rhodésie puis au Zimbabwe.
Les ufologues
1. Elizabeth Klarer (1910-1994), contactée. Elle est une figure à la fois fascinante et controversée de l’histoire de l’ufologie, non seulement en Afrique du Sud, mais à l’échelle internationale. Malgré sa formation, elle est loin de la doctrine scientifique. Météorologue de formation, elle est devenue dans les années 1950 la « contactée » (personne affirmant avoir communiqué pacifiquement avec des extraterrestres) la plus célèbre d’Afrique australe, portant un récit qui mêle science, spiritualité et romance interstellaire.
Biographie
Née à Mooi River (KwaZulu-Natal) – Formée à l’astronomie et à la météorologie – Passionnée d’aviation.
À partir des années 1950, elle affirme avoir vécu plusieurs rencontres avec des occupants d’OVNI. Elle soutient avoir été emmenée à bord d’un vaisseau spatial et avoir rencontré un extraterrestre nommé Akon. Ses récits relèvent davantage de la littérature des « contactés » que de l’enquête ufologique, mais ils ont eu une forte influence sur l’imaginaire du sujet.
Elizabeth Klarer a couché son expérience par écrit, cherchant à convaincre le public et la communauté scientifique :
- Beyond the Light Barrier (Au-delà de la barrière de la lumière) : Publié initialement dans les années 1980, ce livre est son autobiographie ufologique principale. Il détaille ses rencontres, la technologie des vaisseaux (qu’elle décrit comme fonctionnant par maîtrise de la gravité et de l’énergie lumineuse) et sa vie sur Meton.
- The Gravity File (Le dossier de la gravité) : Il s’agissait de son second ouvrage, destiné à approfondir les aspects techniques et physiques de ses affirmations. Cependant, Elizabeth Klarer est décédée d’un cancer du sein à l’âge de 84 ans, le 9 février 1994, laissant ce manuscrit inachevé.
2 – Edgard Sievers – Premier auteur sud-africain à publier un livre consacré aux soucoupes volantes. Edgar Sievers (parfois orthographié Edgard Sievers), une figure pionnière et incontournable de l’ufologie en Afrique du Sud au milieu du XXe siècle. Il était basé à Pretoria. D’origine allemande, il s’est imposé dans les années 1950 comme l’un des premiers enquêteurs systématiques des phénomènes aériens non identifiés (PAN) dans l’hémisphère sud, à une époque où ce sujet commençait à peine à être documenté en dehors des États-Unis et de l’Europe. Son ouvrage majeur est Flying Saucer über Südafrika (1955) – Zur Frage der Besuche aus dem Weltenraum (traduit par : Soucoupe volante au-dessus de l’Afrique du Sud : Sur la question des visites en provenance de l’espace). Publié en 1955 aux éditions Sagittarius à Pretoria, cet ouvrage de plus de 400 pages est considéré comme la première compilation majeure et détaillée d’observations d’OVNI en Afrique du Sud.
Le livre recense et analyse des témoignages locaux, cherchant à déterminer si ces phénomènes étaient d’origine naturelle, humaine (expérimentations militaires) ou extraterrestre. Sievers y aborde la question avec une approche qui mêle enquête de terrain et réflexion philosophique sur la place de l’homme dans l’univers.
En plus de son livre phare, Edgar Sievers a maintenu une activité éditoriale soutenue pour fédérer la communauté ufologique sud-africaine :
- Il a édité et publié une newsletter spécialisée intitulée APPROACH [Men in Life and Space] UFO Newsletter South Africa, dont un numéro notable date de juin 1958
- Il a également écrit sur les implications plus larges de l’ère spatiale, notamment avec l’ouvrage The state and status of South Africa in the space-age; an answer and a contribution to contemporary thought
Edgar Sievers a joué un rôle de premier plan dans l’un des cas les plus médiatisés d’Afrique du Sud : celui d’Elizabeth Klarer, la météorologue qui affirmait avoir voyagé sur la planète Méton et eu un enfant avec un extraterrestre nommé Akon.
- En décembre 1956, Sievers a publié un article de soutien intitulé « Encounter in South Africa » dans le magazine ufologique Uranus
- En tant qu’enquêteur, il a apporté des éléments contextuels importants, notant par exemple que la famille de Klarer l’avait effectivement vue quitter la ferme seule à plusieurs reprises, et il a défendu la crédibilité de son récit en soulignant que sa constitution physique fragile rendait improbable l’idée d’une supercherie physique élaborée dans le veld isolé.
Sievers ne se limitait pas aux observations contemporaines des années 1950. Il a également mis en lumière des « vagues » (flaps) d’observations beaucoup plus anciennes. Par exemple, il a documenté des rapports faisant état d’objets brillants, de forme ovoïde ou en cigare, survolant l’Afrique du Sud dès 1914. Ce détail est crucial pour les ufologues, car à cette époque, l’aviation opérationnelle était quasi inexistante dans cette région du monde, ce qui éliminait d’emblée l’hypothèse d’aéronefs conventionnels ou de tests militaires secrets de l’époque.
Aujourd’hui, Edgar Sievers est reconnu par les historiens de l’ufologie comme un pionnier qui a permis de préserver des témoignages sud-africains qui auraient autrement été perdus. Son travail a jeté les bases des recherches ultérieures menées par des organisations comme la South African UFO Research Institute (SAUFRI). Bien que ses conclusions soient accueillies avec scepticisme par la science officielle, son livre de 1955 reste une pièce d’archive recherchée par les collectionneurs et les spécialistes des phénomènes aériens non identifiés
3. Arthur Shuttlewood (1920 – 1996) bien que britannique, il a entretenu de nombreux contacts avec les chercheurs sud-africains et a diffusé plusieurs observations provenant du pays dans les années 1960 et 1970. C’était un journaliste, auteur et ufologue britannique Il a travaillé comme reporter pour le Warminster Journal dans le Wiltshire, en Angleterre Il est mondialement connu dans le milieu ufologique pour avoir documenté et popularisé « The Warminster Mystery » (Le Mystère de Warminster), une série d’observations d’OVNI, de bruits étranges et de phénomènes inexpliqués survenus dans cette ville rurale anglaise à partir des années 1960. Il a publié plusieurs ouvrages, dont The Warminster Mystery (1967) et UFO Prophecy (1978), se positionnant comme un défenseur des témoignages de « contactés ».

Photo : Cynthia Hind
4. Cynthia Hind (1940-2000) – Bien qu’elle ait vécu principalement au Zimbabwe, Cynthia Hind est née en Afrique du Sud et y a grandi avant de s’installer en Rhodésie. Elle reste la figure majeure de l’ufologie africaine.
Elle est largement considérée comme la figure la plus éminente et la plus respectée de l’ufologie en Afrique australe au cours de la seconde moitié du XXe siècle. Bien qu’elle ait passé une grande partie de sa carrière basée à Harare, au Zimbabwe, son travail d’investigation s’est étendu à toute la région, incluant de nombreux cas majeurs en Afrique du Sud.
Cynthia Hind n’était pas une simple passionnée, mais une enquêtrice de terrain rigoureuse. Elle a occupé le poste de coordonnatrice continentale pour l’Afrique du MUFON (Mutual UFO Network), la plus grande organisation d’investigation d’OVNI au monde. Pour diffuser ses recherches et connecter les témoins, elle a créé et édité une publication spécialisée très influente dans la région : UFO AFRINEWS.
Contrairement à certains de ses contemporains qui cherchaient à tout prix à prouver l’hypothèse extraterrestre, Cynthia Hind était réputée pour son objectivité et son approche scientifique.
- Elle utilisait une « technique d’entretien prolongé » (extended-interview technique), conçue pour mettre les témoins à l’aise et recueillir des détails précis sans les influencer ou suggérer des réponses
- Elle accordait une attention particulière aux témoignages des enfants et des populations rurales, souvent ignorés ou moqués par les médias traditionnels, en les traitant avec un respect et une empathie rare
- Elle faisait également preuve d’esprit critique, n’hésitant pas à démystifier les fausses pistes. Par exemple, lors de la rumeur d’un « atterrissage d’extraterrestres dans le Kalahari » en 1989 (parfois surnommé le « Roswell sud-africain »), elle a examiné les soi-disant documents et a conclu qu’il s’agissait d’une supercherie
Son carnet d’adresses et ses archives couvrent des centaines de cas, mais quelques-uns ont marqué l’histoire de l’ufologie :
- L’incident de l’école Ariel (Zimbabwe, 1994) : C’est le cas le plus célèbre auquel elle est associée. Lorsque plus de 60 élèves d’une école primaire de Ruwa ont affirmé avoir vu un engin atterrir et des entités humanoïdes, Cynthia Hind a été la première enquêtrice sur place
- . Elle a recueilli les témoignages et les dessins des enfants de manière méthodique, avant même l’arrivée de chercheurs internationaux de renom comme le psychiatre de Harvard, le Dr John Mack. Son travail préliminaire a été crucial pour valider la cohérence des récits des enfants.
- Les observations en Afrique du Sud : Dans ses écrits, elle détaille des affaires sud-africaines notables, comme les phénomènes lumineux récurrents et les apparitions d’entités en « combinaisons argentées » dans le domaine de La Rochelle
- Elle a également documenté et analysé des récits d’abductions présumées, notamment celui de deux femmes à Johannesburg, en cherchant des corrélations psychologiques et physiques
- Les rencontres en milieu rural : Elle a passé des années à recueillir des témoignages dans des villages tribaux d’Afrique australe, notant que les descriptions d’engins volants ou d’entités lumineuses y étaient souvent intégrées dans un folklore local préexistant, ce qui ajoutait une couche anthropologique unique à son travail
Cynthia Hind a consacré sa vie à documenter ces phénomènes pour qu’ils ne tombent pas dans l’oubli. Ses livres restent des références pour les chercheurs :

- UFOs : African Encounters (1982) : Un de ses premiers ouvrages compilant des cas variés à travers le continent.
- UFOs Over Africa (1997) : Considéré comme son œuvre maîtresse, ce livre résume une vie de travail. Elle y présente en détail des cas inédits, dont l’histoire complète de l’incident de l’école Ariel avec les comptes rendus directs des élèves, ainsi que des analyses sur les phénomènes lumineux et les rencontres humanoïdes
Décédée en l’an 2000, Cynthia Hind a laissé un vide immense dans la communauté ufologique africaine.
Son héritage réside dans sa capacité à avoir donné une crédibilité et une voix aux témoignages africains, longtemps marginalisés par les médias occidentaux centrés sur les États-Unis ou l’Europe
Aujourd’hui, des artistes, des historiens et des documentaristes continuent de s’inspirer de ses archives (comme les numéros de UFO AFRINEWS) pour explorer la manière dont les phénomènes inexpliqués ont façonné la culture et l’imaginaire collectif en Afrique australe. Elle reste un modèle d’enquêteur de terrain : curieux, empathique, mais toujours ancré dans une démarche de vérification des faits.
On trouvera encore en ligne en 2026 le site de Cynthia Hind à cette adresse ou tous les numéros d’AFRINEWS ont été scannés : https://www.ufoafrinews.com/resources.html
5. Bill Chalker – Chercheur australien, il a participé à plusieurs enquêtes concernant l’Afrique du Sud et publié des analyses sur des cas sud-africains en collaboration avec Cynthia Hind.
6. Günter (Gunter) Hofer est une figure technique et enquêteur de terrain essentiel dans l’histoire de l’ufologie en Afrique australe. Originaire du Zimbabwe (anciennement Rhodésie) et résidant aujourd’hui au Royaume-Uni (dans la région de Croydon/Purley), il est surtout connu pour avoir été le collaborateur scientifique de confiance de Cynthia Hind et pour son rôle central dans l’enquête sur le célèbre incident de l’école Ariel en 1994.
Contrairement à de nombreux ufologues de l’époque qui se basaient uniquement sur des témoignages, Gunter Hofer apportait une approche scientifique et technique. Il est décrit comme un expert en électricité, un photographe et un concepteur qui fabriquait lui-même son propre matériel d’investigation. Il utilisait notamment des compteurs Geiger, des détecteurs de métaux et des magnétomètres artisanaux pour rechercher des anomalies physiques (radiations, traces magnétiques) sur les lieux présumés d’atterrissage.
Gunter Hofer a été l’assistant et le proche collaborateur de Cynthia Hind pendant de nombreuses années, travaillant à ses côtés jusqu’au décès de cette dernière en 2000
.
- Il était un contributeur régulier et un enquêteur de terrain pour UFO AFRINEWS, le bulletin d’information édité par Hind, qui servait de plaque tournante pour les observations dans toute l’Afrique australe.
- Il menait souvent les premières interviews sur le terrain, enregistrant les témoignages sur bande audio ou vidéo de manière méthodique, ce qui a permis de conserver des archives précieuses et non altérées.
- Après la mort de Cynthia Hind, Gunter Hofer a joué un rôle crucial dans la sauvegarde de son travail. Il a fait don des « Archives d’enquête de Cynthia Hind (Rhodésie/Zimbabwe) » à des institutions spécialisées (comme les Archives for the Unexplained en Suède), garantissant que des décennies de recherches sur les OVNI en Afrique ne soient pas perdues
Le moment le plus marquant de la carrière de Gunter Hofer est son intervention rapide lors de l’incident de l’école primaire Ariel à Ruwa, au Zimbabwe, en septembre 1994, où plus de 60 enfants ont affirmé avoir vu un engin et des entités extraterrestres Hofer faisait partie des tout premiers enquêteurs à arriver sur le site, accompagnant Cynthia Hind et parfois des équipes de la BBC, dès le lendemain ou les jours suivant l’événement Il a scanné la zone d’atterrissage présumée avec ses instruments pour détecter d’éventuelles radiations ou perturbations électromagnétiques, et a documenté des marques en forme de coin et des empreintes ovales laissées dans l’herbe du champ. Il a pris des photographies cruciales du site et a réalisé certaines des toutes premières interviews enregistrées des élèves, des enseignants et du directeur, capturant leurs récits avant qu’ils ne puissent être influencés par les médias de masse
Gunter Hofer est toujours reconnu aujourd’hui comme une source primaire fiable de cet événement. Il est mis en avant comme intervenant clé dans le documentaire récent Ariel Phenomenon (2022), où il partage ses souvenirs de l’enquête et son analyse des événements de 1994. Il continue parfois de partager ses archives photographiques inédites et ses réflexions avec la communauté ufologique internationale, toujours dans le but d’honorer le travail de pionnière de Cynthia Hind et de maintenir une approche rigoureuse face aux phénomènes inexpliqués en Afrique
En résumé, Gunter Hofer a apporté à l’ufologie sud-africaine et zimbabwéenne une crédibilité technique indispensable. Son alliance avec l’approche empathique et organisée de Cynthia Hind a produit certaines des archives d’investigation les plus solides et les mieux documentées de l’histoire des OVNI en Afrique.
7. Michael H. Coheest notamment le fondateur d’Exopolitics South Africa.Il s’intéresse principalement aux implications politiques des PAN, aux témoignages contemporains et aux conférences internationales sur le dossier des ovnis.
Son approche relève davantage de l’exopolitique que de l’ufologie d’enquête classique.
Les principaux ouvrages consacrés aux OVNI en Afrique du Sud et en Afrique australe
| Année | Auteur | Titre |
| 1955 | Edgard Sievers | Flying Saucers über Südafrika |
| 1966 | Oliver Knagg | Let the People Know |
| 1980 | Elizabeth Klarer | Beyond the Light Barrier |
| 1982 | Cynthia Hind | UFOs: African Encounters |
| 1997 | Cynthia Hind | UFOs Over Africa |
| 1972 | Divers auteurs | Flying Saucer Review – Fort Beaufort Case History |
| 1988-2000 | Cynthia Hind | UFO Afrinews (22 numéros) |
| 2014 | Malcolm Robinson | The Fort Beaufort U.F.O. (monographie consacrée au cas de 1971) |
Revues spécialisées
Les principales publications ont été :
- Approach (Edgard Sievers)
- UFO Afrinews (Cynthia Hind)
- Flying Saucer Review (avec plusieurs dossiers consacrés à l’Afrique du Sud)
- MUFON Journal (nombreux cas sud-africains)
Les principales associations ufologiques (la majorité ont cessé toutes activités.)
- UFO Research South Africa (UFORSA)
- MUFON Africa (Section africaine du MUFON, longtemps coordonnée par Cynthia Hind.)
- Exopolitics South Africa
Qui est l’UFOrsa (UfoRSA)
Il s’agit de l’une des associations modernes les plus actives et les plus structurées dans le domaine de l’ufologie en Afrique du Sud. On peut retrouver ses vidéos surs : https://www.youtube.com/@UfoRSA. Toutefois, cette association ne semble plus aujourd’hui poursuivre ses activités.
L’UfoRSA (UFO Research of South Africa) a été fondée par Gert Jordaan, un enquêteur et passionné sud-africain. L’organisation s’est donnée pour mission de fournir une plateforme officielle et accessible permettant aux citoyens sud-africains de signaler des phénomènes aériens inexpliqués, comblant ainsi un vide laissé par le manque de structures gouvernementales dédiées à ce sujet. Contrairement à certains groupes qui partent du principe que tous les OVNI sont d’origine extraterrestre, UfoRSA adopte une approche principalement septique et analytique :
- L’association gère un site web et des canaux de communication où les témoins peuvent soumettre leurs rapports, photos et vidéos
- Analyse et démystification : L’objectif premier est d’identifier la cause réelle du phénomène. Gert Jordaan a déclaré que l’organisation reçoit en moyenne deux à huit signalements par semaine, et que la majorité d’entre eux peuvent être expliqués par des sources conventionnelles : avions, drones, ballons-sondes, oiseaux, reflets lumineux ou même des feux d’artifice
- Archivage : Les cas qui résistent à l’explication conventionnelle sont conservés dans des bases de données pour une étude à long terme, dans la lignée du travail historique de pionniers comme Cynthia Hind.
Grâce à sa base de données de signalements, l’association a identifié des zones géographiques récurrentes en Afrique du Sud où les observations sont plus fréquentes. Selon leurs rapports, les trois provinces principales sont :
- Le KwaZulu-Natal (KZN) (incluant la région de Durban, dont nous avons parlé précédemment).
- La région du Cap (Western Cape).
- Le Gauteng (incluant Johannesburg et Pretoria)
Un cas souvent cité pour illustrer le travail de UfoRSA est celui de Johannesburg, décembre 2012. L’association a reçu 12 rapports distincts de citoyens décrivant une « lumière vive » inhabituelle dans le ciel au-dessus de Johannesburg. Au lieu de spéculer sur une origine extraterrestre, UfoRSA a analysé les trajectoires et les témoignages, suggérant qu’il s’agissait très probablement de sources conventionnelles telles que des fusées éclairantes, des avions en vol à haute altitude ou des phénomènes atmosphériques, démontrant ainsi leur rôle de filtre rationnel
Dans la communauté ufologique, UfoRSA est souvent mentionnée aux côtés des archives historiques de Cynthia Hind (UFO Afrinews) et d’Edgar Sievers. Elle représente la continuité moderne de l’ufologie sud-africaine : là où les pionniers des années 1970-1990 travaillaient avec des coupures de presse et des interviews physiques, UfoRSA utilise les outils numériques pour centraliser l’information, tout en maintenant un lien avec le passé en reconnaissant l’importance des archives historiques du pays.
Les chercheurs sud-africains s’appuient aujourd’hui sur les archives de l’UFORSA, les 22 numéros de UFO Afrinews, les collections de Flying Saucer Review, les archives du MUFON et les collections de l’AFU (Archives for the Unexplained) en Suède, qui conservent de nombreux ouvrages et périodiques africains.) qui mis en ligne sur son site des PDF de la majorité des revues ufologiques disparues et des milliers de documents. On peut facilement consulter tout ce travail.
L’ufologie sud-africaine est relativement peu abondante en nombre d’auteurs, mais elle a produit plusieurs travaux devenus des références internationales. Les noms d’Edgard Sievers, d’Elizabeth Klarer et surtout de Cynthia Hind dominent largement cette histoire. Les enquêtes de Hind, en particulier, constituent encore aujourd’hui la source principale pour l’étude des observations d’OVNI en Afrique australe.
Équipe rédactionnelle du GEOS France – MR
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https://ovnietuapinfo.com/wp-content/uploads/2026/07/l-ufologie-au-maroc-v-07-2026.pdf.pdf



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