LES RUMEURS SUR LES RECUPERATIONS D’EPAVES OU D’OVNI PAR LES AMERICAINS, LES RUSSES ET LES CHINOIS
Notre étude porte sur différentes catégories de sources de telles informations. Nous allons les examiner.
- Documents officiels déclassifiés et enquêtes gouvernementales.
- Témoignages d’initiés, lanceurs d’alerte et anciens militaires.
- Rumeurs, récits ufologiques et documents dont l’authenticité est contestée.
Lorsque l’on applique les standards historiques habituels, on constate que les affirmations sur la récupération d’OVNI existent dans les trois grandes puissances (États-Unis, URSS/Russie, Chine), mais les niveaux de preuve sont très différents.
Nous devons admettre qu’à ce jour, aucun document gouvernemental déclassifié authentifié, aucune étude scientifique, ne démontrent publiquement qu’un engin d’origine non humaine ait été récupéré par les États-Unis, la Russie ou la Chine. On pourra toujours prétendre que le secret est bien gardé, mais objectivement, depuis que des groupes spécialisés enquêtent sur ce sujet, en fait depuis plus de 70 ans, des indices sérieux et crédibles auraient fuités ! Or ce n’est pas le cas, les rumeurs et autres affirmations n’ont jamais permises de rendre public l’existence cachées d’engins provenant d’un autre monde.
En revanche, c’est facilement vérifiable, les États-Unis ont reconnu l’existence d’enquêtes sur les OVNI/UAP. Il exacte aussi que plusieurs témoins de haut niveau affirment l’existence de programmes secrets de récupération d’épaves, en Union soviétique on a mené des programmes d’étude des OVNI et des sources de renseignement occidentales et des témoignages récents affirment que la Russie et la Chine auraient également tenté de récupérer des objets inconnus.
Aucune preuve matérielle vérifiable n’a été rendue publique à ce jour.
1. Les lieux et les études souvent invoqués aux États-Unis
Roswell (1947)
Le cas le plus célèbre reste le prétendu crash de Roswell au Roswell.
Version officielle actuelle :
- Débris d’un programme secret de surveillance nucléaire (Projet Mogul).
- Aucune preuve publique d’un engin extraterrestre.
Cependant, Roswell demeure la base de nombreuses allégations de récupération d’un appareil non humain.
Projet Blue Book
Image : Project Blue
Le projet officiel de l’armée de l’air américaine a enquêté sur des milliers de cas entre 1952 et 1969. Les archives sont déclassifiées et accessibles via les National Archives and Records Administration. Le projet n’a jamais conclu à une origine extraterrestre. Mais depuis que ces conclusions ont été rendues publiques, on a de nombreuses preuves que l’étude en fait se bornait en fait à déciviliser le phénomène OVNI.

Le projet officiel de l’armée de l’air américaine a enquêté sur des milliers de cas entre 1952 et 1969. Les archives sont déclassifiées et accessibles via les National Archives and Records Administration. Le projet n’a jamais conclu à une origine extraterrestre. Mais depuis que ces conclusions ont été rendues publiques, on a de nombreuses preuves que l’étude en fait se bornait en fait à déciviliser le phénomène OVNI.
Les révélations de David Grusch
En 2023, David Grusch, ancien officier du renseignement américain, a témoigné devant le Congrès.
Ses affirmations :
- Existence d’un programme clandestin de récupération d’engins non humains ;
- Récupération présumée de véhicules et de « biologiques non humains » ;
- Implication de sociétés privées dans la rétro-ingénierie.
Cependant, il faut mettre en évidence que Grusch n’a pas présenté publiquement de preuves physiques et en fait ses déclarations reposent principalement sur des témoignages obtenus dans le cadre de ses fonctions.
Réponse officielle du Pentagone
Le bureau américain AARO (All-domain Anomaly Resolution Office) a publié en 2024 un rapport historique concluant qu’aucune preuve vérifiable d’une technologie extraterrestre n’a été mise en évidence, qu’aucune preuve d’un programme secret de récupération d’engins non humains n’a été trouvée et qu’aucune preuve de rétro-ingénierie de technologie extraterrestre n’a été mise en évidence.
C’est aujourd’hui la position officielle des États-Unis. Toutefois cette position est bien frileuse par rapport aux déclarations de milliers de personnalités américaines de premier plan, aussi bien du monde politique, que scientifique qui ont la conviction que la vie extraterrestre est possible, que des visiteurs et des objets d’une autre planète peuvent venir sur notre terre et surtout que l’état, les diverses agences gouvernementales, cachent beaucoup de choses au sujet des ovni.
2. Et en Union soviétique et la Russie
Programmes soviétiques réels
L’URSS a effectivement étudié les OVNI.
Des programmes ont été mis en place pour collecter et analyser les observations inhabituelles.
- Programme Setka-AN ;
- Programme Setka-MO ;
- Programme Network-AN ;
Les autorités soviétiques ne considéraient pas nécessairement ces phénomènes comme extraterrestres, mais comme des objets pouvant avoir une importance militaire.
Les « dossiers secrets du KGB »

Photo : les dossiers secrets OVNI en Urss.
Depuis les années 1990 circulent divers documents attribués au KGB. Ils contiennent des observations militaires, des enquêtes sur des phénomènes aériens ou des récits de crashs supposés.
Le problème est que beaucoup de ces documents ont une chaîne de provenance floue et sont difficiles à authentifier. Certains spécialistes les jugent plausibles, d’autres les considèrent comme des montages ou des compilations d’origine inconnue.
Bien évidemment, en Russie, on ne répond pas officiellement aux demandes écrites relatives à ces documents, ni aux questions qui nous intéressent à propos du dossiers ovni.
Allégations de récupération d’épaves
Des documents et témoignages récents évoquent des récupérations soviétiques d’objets inconnus dans les années 1960-1980. Tout cela reste au niveau de l’information rapportée, sans preuve et surtout aucune pièce récupérée qui serait accessible à la communauté scientifique. En fait, il faut noter qu’aucun document officiel russe authentifié par le gouvernement n’a confirmé l’origine non humaine d’un objet récupéré. Compte tenu de la politique de la Russie, on reste uniquement dans la spéculation.
La profusion de documents en provenance de Russie, ces dernières décennies, évidemment non confirmés par les autorités officielles, est toutefois intéressante car elle fait état d’un problème et d’enquêtes similaires à ce qu’on fait aux États Unis ou dans les pays ou des organismes officiels ou privés, spécialisée sur l’étude du dossier ovni, sont en place. Individuellement, de nombreux scientifiques Russes, des hommes politiques en union soviétique, ont confirmé l’intérêt officiel du pays pour le dossier ovni et ils font état d’enquêtes sur des observations intéressantes. Comme aux Etats Unis, en Russie, le privé est largement en avance sur la position officielle.
3. En Chine aussi
La Chine est paradoxalement le pays pour lequel les informations sont les plus limitées.
Ce que l’on sait :
- Des chercheurs chinois ont travaillé sur l’analyse d’observations d’objets non identifiés.
- L’armée chinoise s’intéresse aux phénomènes aériens inhabituels pour des raisons de défense.
- Certaines fuites et témoignages affirment que Pékin disposerait également de programmes de récupération et de rétro-ingénierie.

Photo : Etudes du phénomène OVNI en Chine
Toutefois aucun document gouvernemental chinois authentifié n’a confirmé publiquement une récupération d’engin extraterrestre, les informations proviennent principalement de sources
indirectes ou de déclarations de lanceurs d’alerte occidentaux.
Du côté privé, il existe depuis plusieurs décennies, des organisations privées, associatives, qui s’intéressent au dossier ovni. Nous avons ainsi de nombreuses sources d’informations qui nous permettent de constater que le phénomène est en Chine, similaire à ce qu’il est chez nous.
4. L’hypothèse d’une « course mondiale à la récupération »
Depuis quelques années, plusieurs témoins américains soutiennent qu’il existe une compétition internationale. Selon cette hypothèse les États-Unis récupèrent des objets depuis les années 1940 ; l’URSS puis la Russie ont mené des programmes similaires ; la Chine a développé ses propres capacités de récupération et les services de renseignement surveillent les activités des autres puissances dans ce domaine.
Cette théorie est cohérente avec la logique géopolitique : si un objet inconnu doté de technologies avancées tombait sur Terre, toutes les grandes puissances chercheraient naturellement à le récupérer. Cependant, le passage de cette logique à l’affirmation « des engins extraterrestres ont effectivement été récupérés » reste aujourd’hui non démontré.
Évaluation critique des preuves
| Affirmation | Niveau de preuve |
| Les États-Unis ont étudié les OVNI | Très élevé |
| L’URSS a étudié les OVNI | Très élevé |
| La Chine étudie les phénomènes aériens anormaux | Élevé |
| Des témoins affirment l’existence de programmes de récupération | Élevé |
| Des gouvernements ont récupéré des objets inconnus | Moyen |
| Ces objets étaient d’origine non humaine | Faible |
| Des programmes de rétro-ingénierie extraterrestre existent | Faible à moyen |
| Des preuves matérielles publiques existent | Très faible |
EN BREF ILS ONT TENTE DE RECUPERER DES OVNI
Le constat le plus rigoureux est le suivant :
Il existe de nombreux témoignages crédibles affirmant que les États-Unis ont mené ou mènent des programmes de récupération d’objets anormaux.
Des indices suggèrent que l’URSS/Russie et probablement la Chine ont poursuivi des efforts similaires.
Aucun document déclassifié authentifié n’apporte aujourd’hui une preuve publique et incontestable qu’un engin extraterrestre ait été récupéré par l’une de ces puissances.
Autrement dit, l’existence d’une recherche gouvernementale sur les OVNI est un fait historique. L’existence de programmes secrets de récupération reste une hypothèse soutenue par certains témoins, mais qui n’a pas encore été démontrée publiquement de façon concluante.
Équipe rédactionnelle GEOS France. PG – JU –



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