Le dossier OVNI de Mussolini : le crash du Magenta en 1933 déclassifié
Par Austin Lee
Dans la brume de l’aube du 13 juin 1933, un champ paisible près de Magenta, en Italie, fut soudainement le théâtre d’un cataclysme. Un engin en forme de cloche, de 10 mètres de diamètre, fendit le ciel nocturne. Sa coque métallique luisait comme une étoile en fusion avant de s’écraser sur le sol, y laissant un cratère fumant. Les habitants murmurèrent qu’il s’agissait d’un « coup de foudre divin » ; mais ce n’était pas un phénomène naturel.
Les occupants de l’engin – des humanoïdes grands et blonds aux yeux bleu pâle et aux traits subtils, presque orientaux – gisaient inanimés ou dans le coma. La police militaire italienne, sous la poigne de fer de Benito Mussolini, boucla le site avec une précision impitoyable. Celui que l’on surnommait le Duce décréta le black -out total. Les journalistes qui osèrent couvrir l’incident de cet « objet aérien inconnu » s’exposèrent à la colère du Tribunal de la sûreté de l’État, leur carrière et leur vie ne tenant qu’à un fil.

Photo : Télégramme de Mussolini en juin 1933, ordonnant un silence complet sur « l’atterrissage présumé d’un avion inconnu sur le sol national ».
Sous l’égide de son OVRA, la police secrète, Mussolini créa le Gabinetto RS/33 (Cabinet de Recherche Spéciale 1933) à l’Université La Sapienza de Rome. Dirigé par Guglielmo Marconi, pionnier de la radio dont la fascination pour les signaux extraterrestres était un secret de polichinelle, le RS/33 réunit les plus brillants esprits italiens afin de percer les secrets de cette technologie.
L’engin fut transporté sous escorte armée jusqu’aux hangars SIAI-Marchetti de Vergiate, à une cinquantaine de kilomètres de là, un bastion isolé de l’innovation aéronautique. Mussolini, craignant qu’il ne s’agisse d’un prototype français, britannique ou allemand, ordonna une rétro-ingénierie. Pourtant, l’engin déjoua les chercheurs. Son système de propulsion était dépourvu de moteur conventionnel et ses alliages, aux signatures isotopiques étranges, défiaient les plus grands scientifiques et ingénieurs de l’époque. Les rapports de recherche, estampillés PRIORITÉ et CONFIDENTIEL, évoquaient des matériaux forgés au-delà des capacités métallurgiques terrestres. Cette technologie venue d’ailleurs, enfermée à Vergiate, déclencha une quête mondiale pour en percer les secrets.
Échos ancestraux des Grands Blancs
Les occupants du vaisseau Magenta, surnommés les « Grands Blancs » par les alliés japonais, faisaient écho à d’anciens mythes qui alimentaient les ambitions de l’Axe. En 1938, des émissaires japonais partagèrent les légendes shintoïstes des Tennin, êtres éthérés à la peau pâle et aux cheveux d’or, descendus des cieux dans l’Antiquité. Ces figures rappelaient les Devas védiques de l’Inde, géants rayonnants censés avoir offert aux civilisations anciennes la connaissance divine ; et les « Peuples des Étoiles » des tribus Hopi et Zuni, visiteurs à la peau pâle dotés d’outils sophistiqués dont l’héritage perdure dans les artefacts du désert.
D’autres récits à travers le monde présentent des motifs similaires. On peut citer les mythes hittites de Turquie sur les « dieux du ciel » et les guerriers célestes scythes de la steppe pontique (IXe-IIIe siècles av. J.-C.). Les Templiers, lors de leurs croisades en Anatolie au XIIe siècle, recherchaient des reliques d’« artefacts célestes », possiblement liées à l’Arche d’Alliance biblique.

Photo : La technologie des Vimanas
Ces mythes évoquaient des technologies perdues comme les Vimanas – des machines volantes en forme de cloche dotées de moteurs à mercure rotatifs antigravité.
Lignée humaine ?
D’après des récits anciens, les Grands Blancs seraient des humains évolués, survivants d’une civilisation pré-catastrophique. Les Védas décrivent Patala, un royaume souterrain peuplé d’êtres évolués, tandis que les légendes hopi évoquent un « peuple des fourmis » abritant des tribus dans des cités souterraines.
Les rapports RS/33 ont relevé des structures semblables à l’ADN chez les occupants de Magenta. Bien que les tests des années 1930 fussent rudimentaires, les résultats suggéraient une lignée humaine divergente.
Les mythes et les résultats des tests ont servi de prétexte à l’obsession de l’Axe pour le vaisseau Magenta, considéré comme une relique d’une histoire cachée.
La Quête de l’Axe (1933-1943)
Le crash du Magenta a déclenché une véritable course-poursuite de la part de l’Axe. Dès 1938, l’Axe Rome-Berlin trouvait dans cet engin un pilier clandestin, les régimes de Mussolini et d’Hitler étant unis par la quête d’une puissance technologique avancée.
Des notes de 1936 décrivent un engin cylindrique doté de hublots et de lumières rouges et blanches hantant le ciel du nord de l’Italie, peut-être issu d’essais secrets basés sur l’anomalie Magenta. Marconi se vantait d’un « rayon de la mort » capable de paralyser les moteurs à des kilomètres de distance, laissant entrevoir le potentiel technologique avancé de l’engin.
La SS allemande, sous les ordres d’Heinrich Himmler, transforma l’incident en croisade. Son organisation de recherche, l’Ahnenerbe, voyait dans l’engin la preuve de l’existence d’une civilisation aryenne disparue ou de visiteurs extraterrestres.
Les autorités allemandes ont épluché des textes anciens à la recherche de plans, interrogeant des moines et explorant des sites clés. Elles ont été intriguées par le Vimanika Shastra, un texte sanskrit controversé, qui décrivait des moteurs à vortex de mercure et des capacités de camouflage furtif étrangement similaires à celles du vaisseau Magenta.
En 1943, des ingénieurs SS auraient mené des expériences sur Die Glocke, un dispositif en forme de cloche censé manipuler la gravité, voire une technologie de propulsion nucléaire. Des communications SS interceptées et décryptées par les services de renseignement britanniques mentionnaient des « principes d’ingénierie non terrestres » à Vergiate.
La riposte de l’OSS et des Alliés (1942-1945)
Photo : Image imaginaire de la scène du 13 juin 1933

Alors que les forces de l’Axe poursuivaient les secrets du vaisseau Magenta, les services de renseignement alliés entrèrent en scène. L’Office of Strategic Services (OSS), agence de renseignement américaine en temps de guerre, capta des rumeurs concernant l’incident du Magenta.
En 1944, l’opération Black Orchid ciblait le site de Vergiate afin de confirmer l’existence du vaisseau. La station de l’OSS à Istanbul intercepta des renseignements de l’Axe, tandis qu’un diplomate allemand, agent secret de l’OSS, fournissait des indices.
Le Vatican, acteur discret mais influent, a joué un rôle crucial dans la gestion de l’incident et de l’engin.
En 1933, Mussolini informa le pape Pie XI de l’accident et sollicita ses conseils. En 1943, Pie XII, soucieux de concilier neutralité et sympathies anti-Axe, utilisa des prêtres jésuites et des intermédiaires suisses pour faire fuiter les télégrammes RS/33 et les notes de Marconi à l’OSS.
Face à l’escalade du conflit en Europe, des unités SS et de la Luftwaffe menèrent un raid éclair pour s’emparer du bunker du Vergiate. Des convois transportant d’étranges engins, lourdement escortés, furent repérés. Craignant une utilisation abusive par l’Axe, Pie XII facilita le transfert de l’engin aux Alliés entre 1944 et 1945.
Dès lors, des rumeurs persistantes circulaient selon lesquelles des composants étaient parvenus à diverses puissances internationales, dont la Chine, l’Union soviétique et d’autres nations. Ces activités internationales, entourées de secret, ont perpétué la légende du vaisseau Magenta, alimentant la course aux secrets cosmiques.
L’énigme moderne
En 2023, David Grusch, ancien officier du renseignement de l’US Air Force, a relancé l’énigme Magenta grâce à un témoignage explosif devant le Congrès. Affirmant que les États-Unis avaient récupéré l’engin en 1944-1945 avec l’aide du Vatican et du groupe des Five Eyes, Grusch a allégué qu’un programme secret sur les OVNI dissimulait des engins spatiaux et des organismes biologiques « non humains ».
Ses quatorze années d’expérience dans le renseignement ont renforcé les accusations de dissimulation s’étalant sur plusieurs décennies et impliquant la rétro-ingénierie, suscitant des appels bipartites en faveur de la loi sur la divulgation des PAN (Problèmes Anomalies Électroniques). Bien que le Pentagone ait nié ses allégations, le témoignage de Grusch, sous serment, a fait des PAN une préoccupation de sécurité nationale, liant l’engin Magenta à une histoire occulte d’ambitions de l’Axe et de collaboration entre l’OSS et le Vatican.
Le mystère non résolu
En 1945, le vaisseau Magenta avait disparu. Certains affirmaient qu’il avait été détruit lors des bombardements alliés, bien que Vergiate soit resté intact. D’autres insistaient sur le fait qu’il avait atteint les États-Unis, peut-être entre les mains de sociétés aérospatiales privées, influençant ainsi la conception de systèmes de propulsion exotiques et de technologies furtives. Les archives nationales américaines, conservées dans les dossiers de l’OSS et truffées de passages caviardés, offrent des indices troublants, mais aucune réponse. Les rêves cosmiques de l’Axe s’éteignirent avec leur défaite, mais des questions persistent : les Grands Blancs étaient-ils des humains avancés issus d’une civilisation disparue, ayant survécu à des cataclysmes souterrains, ou bien quelque chose de tout autre ?
La réponse, à l’instar du vaisseau, reste hors de portée, l’énigme Magenta brillant d’autant plus fort que Grusch avance des affirmations audacieuses.
Austin Lee


Austin Lee est le propriétaire de Galilhub ; il est armurier et tireur sportif de compétition. Il écrit régulièrement pour le magazine Soldier of Fortune. Il s’intéresse au phénomène OVNI.




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