La chasse aux signaux extraterrestres devient sérieuse : que découvrent les scientifiques chinois dans TRAPPIST-1 !
Et si la réponse à l’une des plus anciennes questions de l’humanité se trouvait à seulement 40 années-lumière, dans TRAPPIST-1 ?
Publié le 16 décembre 2025
Écrit par Sarah Jones
Une équipe de scientifiques chinois explore les profondeurs du cosmos à la recherche de signaux radio extraterrestres provenant du système stellaire TRAPPIST-1, susceptible d’abriter des planètes potentiellement habitables. Il s’agit d’une entreprise colossale, car ils mènent l’une des recherches les plus minutieuses jamais réalisées dans cette région de l’espace. Grâce aux progrès technologiques constants, ils espèrent que ces efforts permettront un jour de révéler l’existence d’une vie extraterrestre, une question qui fascine l’humanité depuis des siècles.
Le système TRAPPIST-1 a captivé l’attention des astronomes car il comprend sept planètes, dont plusieurs se situent dans la zone habitable de leur étoile. Cette zone, propice à la présence d’eau liquide, un élément essentiel à la vie, pourrait être idéale. Bien qu’aucune preuve directe de vie n’ait encore été apportée, le potentiel de ce système en fait une cible de choix pour ce type de recherche.
Pourquoi TRAPPIST-1 ?
En matière de recherche de vie extraterrestre, le système TRAPPIST-1 figure parmi les plus prometteurs. Comme l’indique la NASA , sa proximité astronomique (environ 40 années-lumière) le rend accessible à nos télescopes les plus puissants. De plus, ses planètes, de la taille de la Terre, orbitent dans la zone habitable de leur étoile. C’est ce qui rend ce système si fascinant : il pourrait abriter des environnements propices au développement de la vie, telle que nous la connaissons.
Mais il y a plus que la simple position des planètes à prendre en compte. TRAPPIST-1 est une étoile relativement calme, ce qui pourrait faciliter la détection de faibles signaux provenant potentiellement des planètes. De plus, ces dernières sont suffisamment proches les unes des autres pour que leur étude conjointe permette aux scientifiques d’obtenir une image plus complète.
D’après l’étude publiée sur arXiv , cette combinaison de facteurs explique en partie pourquoi ce système constitue un lieu idéal pour détecter d’éventuels signaux extraterrestres. Après tout, si des extraterrestres existent et tentent d’établir un contact, c’est peut-être l’endroit idéal pour les écouter.

Cette illustration d’artiste montre à quoi pourrait ressembler le système TRAPPIST-1, d’après les données de février 2018. Crédit : NASA/JPL-Caltech
La recherche de signaux radio
Les signaux radio sont depuis longtemps au centre des préoccupations des astronomes en quête d’intelligence extraterrestre. L’idée est simple : les civilisations avancées, si elles existent, pourraient communiquer sur de vastes distances grâce aux ondes radio. Cette méthode a fait ses preuves sur Terre, alors pourquoi pas pour elles ? L’équipe de recherche chinoise utilise certains des radiotélescopes les plus performants au monde pour scruter le système à la recherche de signaux inhabituels susceptibles d’indiquer une vie intelligente.
« Grâce à des équipements plus performants, comme le futur Square Kilometer Array (SKA) , nous pourrions bientôt être en mesure de détecter des signaux provenant d’une civilisation extraterrestre communiquant avec son vaisseau spatial », a déclaré Nick Tusay , doctorant en astronomie, astrophysique et astrobiologie à l’université Penn State.
Le défi est immense. Ces signaux, s’ils existent, seraient incroyablement faibles, sans parler des interférences provenant d’innombrables autres sources radio dans l’univers. Mais les scientifiques chinois restent déterminés.
L’étude souligne que certains rapports analysent un large éventail de fréquences, dans l’espoir de déceler le moindre signal distinctif. On espère que les progrès technologiques permettront de capter plus facilement même les signaux les plus faibles. Malgré la difficulté de la tâche, les efforts de l’équipe sont salués comme l’une des recherches les plus exhaustives jamais menées dans ce domaine.
Un effort mondial pour trouver la vie extraterrestre
Des États-Unis à l’Europe, les astronomes utilisent diverses méthodes pour explorer l’univers à la recherche de signes de vie intelligente. TRAPPIST-1 figure bien sûr parmi les objets les plus prometteurs, de par sa proximité et la possibilité que ses planètes abritent la vie. L’équipe de recherche, dirigée par Guang-Yuan Song de l’université de Dezhou en Chine, indique que la collaboration internationale accroît les chances de succès, car davantage d’observateurs et d’instruments plus puissants convergent vers le même objectif.
Bien que la recherche de signaux radio dans TRAPPIST-1 soit au cœur de cet article, il est important de rappeler que les astronomes utilisent également d’autres techniques. Par exemple, ils étudient les atmosphères des exoplanètes pour déterminer si elles contiennent des signes de vie, comme de l’oxygène ou du méthane.
Sarah Jones
Sarah Jones est une auteure spécialisée dans les médias et la culture numérique. Diplômée de l’Université de Pennsylvanie, elle a débuté sa carrière en collaborant à diverses plateformes en ligne avant de rejoindre l’équipe de The Daily Galaxy en juillet 2025. Elle s’intéresse particulièrement aux interactions entre la science, la technologie et la vie quotidienne.
À PROPOS DE TRAPPIST-1 (Source IA)
Les scientifiques chinois, utilisant notamment le radiotélescope FAST (le plus grand au monde), concentrent leurs recherches sur la détection de signaux technologiques et l’étude de l’habitabilité du système TRAPPIST-1.
Voici les points clés de leurs découvertes et activités récentes (2024-2025) :
1. La recherche de « Technosignatures » (SETI)
En septembre 2025, une équipe de chercheurs chinois a braqué le télescope FAST (Five-hundred-meter Aperture Spherical Telescope) vers TRAPPIST-1. L’objectif est de détecter d’éventuels signaux radio artificiels émanant de ce système, qui possède trois planètes dans la zone habitable.
- Pourquoi TRAPPIST-1 ? Parce que c’est l’un des meilleurs candidats pour la vie extraterrestre, avec sept planètes rocheuses situées à seulement 40 années-lumière de nous.
- Résultats actuels : Bien que des recherches soient en cours, aucun signal confirmé de civilisation technologique n’a encore été annoncé.
2. Le défi des éruptions stellaires
Les chercheurs chinois collaborent également sur l’analyse des données climatiques des exoplanètes. L’une des découvertes majeures concernant TRAPPIST-1 est l’extrême activité de son étoile (une naine rouge).
- Impact : Des études récentes suggèrent que les éruptions solaires répétées pourraient « souffler » les atmosphères des planètes les plus proches (TRAPPIST-1b, c, d), les rendant potentiellement stériles comme des roches nues.
3. Études sur l’eau et l’atmosphère
Des équipes internationales, incluant des contributions de chercheurs chinois dans l’analyse de données du télescope James Webb (JWST), tentent de déterminer si TRAPPIST-1e possède une atmosphère riche en méthane ou en azote.
- Controverse récente (décembre 2025) : Les scientifiques appellent à la prudence. Des indices de méthane ont été détectés, mais ils pourraient provenir de l’activité de l’étoile elle-même et non de la planète.
Résumé des caractéristiques du système
| Planète | Situation | État probable (selon les dernières études) |
| b & c | Zone chaude | Probablement des roches nues sans atmosphère dense. |
| d | Limite zone habitable | Atmosphère très ténue ou absente (comparable à Mars). |
| e | Zone habitable | Meilleur candidat pour une atmosphère secondaire et de l’eau. |
| f, g, h | Zone froide | Mondes potentiellement glacés ou riches en eau. |
ET PLUS PRECISEMENT SUR LES SIGNAUX EMIS : (source IA)
Les recherches menées par les scientifiques chinois, notamment via l’équipe de Zhen-Zhao Tao et Guang-Yuan Song (Université normale de Pékin), se sont intensifiées en septembre 2025.
Leur étude, publiée sur arXiv (2509.06310), apporte des précisions techniques majeures sur ce qu’ils ont « entendu » (ou non) en provenance de TRAPPIST-1. Voici les détails concrets :
1. Une sensibilité sans précédent
Grâce au télescope FAST, les chercheurs ont atteint une sensibilité jamais vue auparavant pour ce système.
Puissance détectable : Ils ont été capables de détecter des signaux d’une puissance de seulement 1,48 109 W (environ 1,5 gigawatt). À titre de comparaison, c’est une puissance inférieure à celle de certains radars militaires terrestres très puissants.
- Fréquences balayées : Ils ont cherché des signaux dits « à bande étroite » (quelques Hertz seulement), qui sont impossibles à générer par des phénomènes naturels (étoiles, pulsars, etc.).
2. Le tri des « millions de signaux »
Le défi majeur n’est pas de recevoir un signal, mais de filtrer le bruit.
- Bruit terrestre : Le télescope capte des millions d’interférences radio terrestres (satellites, téléphones).
- Technique du « Planet-Planet Occultation » (PPO) : Les scientifiques chinois et leurs collaborateurs internationaux ont synchronisé leurs observations avec les moments où deux planètes de TRAPPIST-1 s’alignent par rapport à la Terre. L’idée est de capter des « fuites » radio si une civilisation sur une planète communiquait avec une base sur une autre.
3. Les conclusions actuelles : « Un silence assourdissant »
Malgré la détection initiale de milliers de candidats potentiels (plus de 200 000 « hits » dans leurs algorithmes), l’analyse finale a conclu qu’aucun signal n’était d’origine extraterrestre intelligente.
- Résultat : Tous les signaux suspects ont été identifiés comme des interférences radiofréquences (RFI) provenant de notre propre technologie humaine.
- Ce que cela signifie : S’il existe une civilisation dans TRAPPIST-1, elle n’émet pas de signaux radio puissants et continus vers nous au moment où nous regardons.
4. La nouvelle piste : Le méthane (Décembre 2025)
Parallèlement aux ondes radio, des données récentes du James Webb (analysées aussi par des équipes internationales incluant des experts chinois) montrent des indices de méthane sur TRAPPIST-1e.
- Le signal : De légères « bosses » dans le spectre lumineux.
- Le doute : Le méthane est un gaz associé à la vie sur Terre, mais les scientifiques chinois et européens préviennent que l’activité magnétique de l’étoile pourrait créer des faux positifs.
- Comparaison des méthodes de détection
| Méthode | Outil | Ce qu’ils cherchent | Résultat 2025 |
| Radio (SETI) | FAST (Chine) | Émissions artificielles (Technosignatures) | Néant (Sensibilité record atteinte) |
| Spectroscopie | JWST (USA/EU) | Gaz de vie (Biosignatures) | Indices de méthane (À confirmer) |



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